AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Descendance rime avec décadence [pv Lazar]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   07.03.12 0:20

Ashkore déambulait dans le quartier des affaires de Naniwa, la démarche sûre comme à son habitude. Sans se préoccuper des autres piétons qui l’entouraient, elle marchait droit devant elle. Nul besoin de se frayer un chemin à travers la foule et de jouer des coudes, les gens qui la croisaient s’écartaient presque d’eux-mêmes sur son passage – et si jamais, ils n’en avaient pas l’intention, un regard perçant posé sur ces durs à cuire suffisait normalement à les faire devenir tendre comme un bon steak juteux et à les faire se pousser.
Et en dernier recours, si vraiment la technique précédente ne fonctionnait pas : elle bombait la poitrine. Simple, rapide, mais ultra efficace. Ce que les humains pouvaient être faibles devant une paire de seins…
Seins que la dragonne avait relativement généreux, tout comme ses autres courbes d’ailleurs – d’où le visage hagard et la bave au coin de la bouche de certains. La reptile ancestrale avait en effet su mettre à profit son observation des humains pour se meubler un corps de rêve. Et pour parfaire le tout, elle avait aussi appris à le sublimer et à le mettre en valeur comme il fallait.

Aujourd’hui, elle avait un peu sorti le grand jeu. Ses cuissardes noires aux talons vertigineux claquaient sur le bitume, une robe joliment décolletée et tout aussi sombre que ses souliers moulait ses formes plantureuses et ses lèvres étaient habillées d’un élégant rouge vif. Elle y avait aussi coincé une fine cigarette dont l’extrémité n’était cependant pas allumée. Mais ce n’était pas vraiment le détail auquel on faisait attention en voyant la jeune femme…
Ça tombait parfaitement bien car ça avait été en réalité le but de sa journée : détourner l’attention d’hommes d’affaires et les faire occulter quelques éléments du décor - comme les chiffres de la bourse qui faisaient leur gymnastique habituelle...par exemple.
Et oui, car depuis plusieurs semaines maintenant, Ashkore avait commencé à comprendre comment tout ce beau micmac marchait. Toujours dans l’optique de voir ses richesses s’amonceler – on est un dragon ou on ne l’est pas -, la créature avait en effet réussit à percer les mystères du nouveau monde dans lequel elle évoluait. Adieu diamants aussi gros que le point, minerais d’or et d’argent et bonjour actions en bourse, investissements et intérêts généraux. Le passe-temps principal de la belle brune consistait donc à présent à se mettre à niveau et agrandir sa fortune – en faisant tourner la tête des traders juste assez pour les déconcentrer et profiter de leur soudaine inattention.
La journée avait été rude mais productive et la demoiselle sortait de là, relativement contente d’elle. Quelques kilos de viande en guise de diner viendraient rendre ce jour particulièrement agréable.

Et c’est donc perdue dans ses pensées gastronomiques qu’Ashkore faillit passer à côté d’une sensation familière et d’une rencontre fort intéressante.
C’est un frisson parcourant ses innombrables écailles qui la fit réagir. En une fraction de seconde, la dragonne s’arrêta net et scruta intensément la foule de ses yeux jaunes. Elle exécuta ce petit manège un bref instant avant que ses prunelles ne se posent enfin sur l’être responsable de son émoustillement.
Grand, brun, élégamment vêtu d’un costard noir...seule une paire de lunettes de soleil venait gâcher le tableau en dissimulant son regard. Mais peu importait, elle n’avait pas besoin de voir les pupilles de l’homme pour sentir qu’il s’agissait d’un reptile. Et qui disait reptile à forme humaine, disait dragon, non ?

La jeune femme avait du mal à y croire, mais n’ayant aucune culture en ce qui concernait les nouvelles races survenues pendant ses deux millénaires "d’hibernation", elle ne vit pas d’autres possibilités quant à la sensation qu’elle avait et l’aura que dégageait l’objet de son attention.
Ainsi, après de longues secondes d’observation, elle s’approcha, à la fois intriguée et excitée, de l’homme qui semblait déployer tous ses moyens pour trouver ce que les humains appelaient "briquet" afin d’allumer la cigarette qu’il avait à la bouche.

« Vous avez besoin de feu ? »

Mi-étonnée, mi-amusée par la situation, elle attendit que la question fasse son bout de chemin jusqu’à la cervelle de son interlocuteur et que celui-ci daigne relever la tête pour le gratifier d’un petit sourire un coin.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 329
▬ Humeur : Zazaresque
▬ Topics : Par là

Sssserpent pssssychotique.
[Lycan du serpent]


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   08.03.12 21:48

Le merveilleux monde de la finance et des affaires. Lazar y était plongé jusqu'au cou
La journée avait débuté sur un rythme d'enfer. Secrétaires hurlantes et téléphones fous l'avaient accompagnés depuis ce matin. Un important partenaire commercial de passage à Naniwa, sujet de toutes les attentions pour rendre son séjour agréable. Le chien d'un client capricieux qui avait fait des siennes et saccagé tout l'étage. Un stagiaire au bout du rouleau ayant fait la fille de l'air en sautant du toit - Merci mec, on avait vachement besoin d'attirer encore plus l'attention de la flicaille sur nous. Demandes stupides, papiers à signer, rendez-vous incessants, presse ennuyante, forces de l'ordre insistantes, sourires, affabilités, langue de bois, mensonges, STOP.

Lazar se laissa tomber sur son fauteuil, s'enfonçant dans le cuir noir, la tête renversée en arrière. Visage tourné vers le plafond et main lui couvrant les yeux, ses lunettes gisaient au bout de son autre bras ballant par-dessus l'accoudoir. Depuis combien de temps n'était-il pas rentré chez lui pour se poser ? Non pas qu'il se considérait particulièrement plus débordé que d'habitude - il n'avait pas grand chose d'autre que son travail dans la vie et trouvait que ce n'était pas plus mal - mais le niveau d'incompétence de la population moyenne et son manque total de logique/bon sens/amabilité avaient la capacité de l'épuiser assez rapidement. Le principe du I'm surrounded by idiots et ses merveilles.

Il aurait pu rester longtemps dans cette position, à la recherche du calme et du repos. Longtemps, très long...
En fait, il eu droit à à peine cinq minutes de répit.

Il entendit la porte automatique coulisser dans un petit vrombissement suivit du clac-clac caractéristique des talons aiguilles de sa secrétaire. Il ne prit même pas la peine de se redresser alors qu'elle déposait une pile de dossiers sur le bureau déjà dans un état de bordel avancé (au paradoxal inverse du reste de la pièce, qui était d'une propreté et d'une sobriété presque effrayante) et se contenta simplement d'un vague au-revoir quand elle annonça qu'il était l'heure pour elle de partir. Il ne répondit simplement rien quand elle lui souhaita bon courage. La veinarde.
Aussitôt eut-elle quitté les lieux que le lycan poussa un profond soupir et se releva. Elle avait finit son service, il devait donc être 17h30 et des poussières. Pour sa part, vu comme c'était parti, il en avait encore pour un moment avant de pouvoir clamer home, sweet home. La magie des responsabilités.

Il posa à peine un coup d'œil à la paperasse et sortit. Avant de se remettre au travail, il avait besoin d'une vraie pause. De se dégourdir les jambes. Il traversa les couloirs, atteignit l'ascenseur, compta les étages qui le séparait du rez-de-chaussé, et rongea son frein. Cette entreprise était immense, et siégeait dans un des bâtiments les plus imposants du quartier. Son bureau était situé quasiment au sommet. Ça faisait une sacré trotte jusqu'en bas. Il aurait pu aller sur le toit me direz-vous. Mais même s'il n'avait cure du suicidé de la mi-journée il n'avait pas vraiment l'envie d'aller se poser en un tel endroit aussi tôt après un accident pareil. Et surtout, il faisait froid tout là-haut.

Un fois en bas, il traversa le hall d'entrée rapidement et l'air de l'extérieur lui cingla le visage, lui donnant enfin la permission de se décrisper. Il avisa le coin habituel où la plupart des salariés avaient l'habitude de venir fumer, non loin des larges portes d'entrées, et il fouilla ses poches, cigarette déjà en bouche.
Il se rappela qu'il avait de nombreux coups de fil à passer. Confirmer sa présence à un gala quelconque du lendemain soir. Commanditer "la disparition" de certains gêneurs. Un jour, il lui faudrait un deuxième cerveau, le sien allait surement imploser d'ici peu. Pourtant, pour l'instant, il se dit qu'il avait bien le droit à une petite accalmie sans avoir à penser au reste. Dés qu'il aura allumé sa cigarette.
Dés qu'il aura retrouvé le briquet.
Briquet qui devait bien être dans une de ses poches.

Il réalisa que cela devait bien faire deux bonnes minutes qu'il fouillait ses poches à sa recherche. Rien, rien, toujours rien. Il ne l'avait tout de même pas oublié là-haut ? Découragé, il allait rentrer quand il plongea la main dans la poche intérieure de sa veste et qu'il senti le poids familier de son cher et tendre briquet.

« Vous avez besoin de feu ? »

Cher et tendre briquet qu'il lâcha subversivement quand il releva la tête.

Ma foi...

Derrière ses lunettes, son regard détailla de haut en bas la subite apparition. Face à une femme pareille, il pouvait bien se permettre d'oublier qu'il avait bel et bien un briquet.
Une femme qui, cependant, lui offrait une sensation étrange. Quelque chose d'indéfinissable, un frisson en bas du dos, une impression familière et pourtant si lointaine. Intrigante.
Surement la fatigue.

Proposé aussi aimablement. Merci.

Lazar s'approcha pour tendre la cigarette, s'attendant à ce que la brune sorte du feu pour lui.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   10.03.12 0:09

Les sens aiguisés de la dragonne n’eurent aucun mal à deviner à quelle occupation s’affairaient les yeux de son vis-à-vis malgré les lunettes noires et opaques comme la plus sombre des nuits qu’il avait sur le nez. Elle sentit sans mal les prunelles la détailler de haut en bas et laissa couler sans faire de remarque. Elle commençait à être habituée à ce genre de considération de la part des personnes – mâles pour la plupart - qu’elle croisait. Et de toute façon, elle en avait fait tout autant avant de venir l’aborder. Son propre regard doré était d’ailleurs toujours en train de scruter le visage de l’homme.
Celui-ci présentait une figure un peu anguleuse. Un menton légèrement pointu, un nez dans le même style. Quelques mèches de cheveux lui retombaient sur le front. Ashkore se fit la réflexion qu’il portait merveilleusement bien son costume d’homme d’affaire et que les lunettes de soleil, qu’elle avait déploré au premier abord, donnait finalement à l’homme un petit plus et un charme particulier non négligeable. Il était relativement « bôgosse », c’est comme ça que les jeunes gens exprimaient le fait de trouver quelqu’un à leur goût, avait-elle cru comprendre.
Sa cigarette était coincée entre ses lèvres, et quand il s’approcha pour que la jeune femme allume son rouleau de tabac, elle put observer la peau pâle. Apparemment lisse, sans aucune écaille visible comme c’était le cas pour elle lorsque l’on regardait de près. Parfaitement…humaine ? La reptile géante cligna des paupières devant cette constatation et remonta de nouveau son regard pour tenter de percer à travers les verres opaques. Ce qu’elle cherchait à lire dans l’expression de son interlocuteur, elle ne le savait pas exactement elle-même. Peut-être un aperçu d’une pupille fendue, un bout de langue siffleur, une mimique ou un sourire particulier l’aurait rassurée et confortée pleinement dans l’idée que l’autre était bien l’un des siens.

Plus totalement sûre d’elle, elle sembla hésiter un instant alors que ses pensées défilaient à toute allure dans sa tête. Si sa peau semblait normale, c’était peut-être tout simplement dû au fait qu’il était au contact des bipèdes depuis longtemps qu’elle. Ou encore qu’il était plus fort en métamorphose, plus puissant. Oui, on pouvait l’expliquer comme ça – et de beaucoup d’autres manières différentes encore, certes -, c’était parfaitement logique.
Comme le fait qu’il accepte qu’elle lui offre du feu. Un moyen certain de se reconnaître l’un l’autre. Non, vraiment, il n’y avait pas de quoi tergiverser.

Ashkore se reprit très vite, ne laissant s’écouler à peine plus de cinq secondes entre la seconde phrase du brun et le moment où elle revint sur terre. Elle sourit en coin et replaça une mèche de cheveux couleur d’ébène qui lui tombait en travers du visage.
Puis elle s’avança à son tour. Plaçant ses mains autour de la cigarette pour que le petit manège dont elle allait être l’auteur soit dissimulé aux yeux des autres sauf de l’intéressé, elle positionna ensuite ses lèvres toutes proches de l’embout du bâtonnet. Ce fut d’abord un souffle léger qui s’échappa de sa bouche suivit immédiatement par un air beaucoup plus chaud, et c’est une fine flammèche orangée qui vint embraser la cigarette.
La dragonne se redressa, contemplant une nouvelle fois celui qu’elle pensait être son congénère et fit glisser une extrémité de langue bifide sur ses lèvres.

« A votre service. » ponctua-t-elle de sa voix grave juste avant de libérer un nuage de fumée par le nez, cigarette non allumée à la main.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 329
▬ Humeur : Zazaresque
▬ Topics : Par là

Sssserpent pssssychotique.
[Lycan du serpent]


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   20.03.12 12:37

A l’inverse de beaucoup d’hommes de son milieu professionnel, Lazar n’était pas du genre à « reluquer », comme l’on dirait, les femmes. Non pas que ces dernières ne l’intéressait pas. Mais en dépit de ce que l’on pouvait croire au premier abord, il n’était pas d’un naturel à aimer s’envoyer en l’air avec la première venue, et ne s’extasiait pas plus sur une poitrine opulente que sur une plus petite. En somme, il était loin, très loin, d’être ce que l’on appelait de nos jours, un obsédé ou un pervers, ni même un salaud avec les femmes.

Ceci dit, ce n’était pas une raison pour bouder son plaisir lorsqu’une telle créature l’abordait spontanément en pleine rue sans raison apparente. D’autant plus qu’il était évident que la femme aimait à séduire et jouer de ses atouts (d’une taille particulièrement honorable du reste, les atouts) en les arborant fièrement. Tellement fièrement en fait, que ses seins et son décolleté vertigineux semblaient clamer à l’unisson « Plonge ton regard ici ! », avec de grosses flèches clignotantes. Du coup, il n’allait pas dire non au fait de se rincer l’œil, en toute innocence. C’aurait été comme trouver un portefeuille particulièrement fourni en pleine rue avec une pancarte « Ramassez-moi » et passer devant sans y toucher (Quoique non, c’était surement diffèrent, car le coup du portefeuille abandonné, c’était généralement une blague de sale môme. Bref).

Ce fut alors un fin sourire sans signification spéciale qui s’inscrivit sur son visage tandis que l’inconnue rapprochait le sien de la cigarette. Il avait remarqué son vague étonnement lorsqu’il avait accepté sa proposition, et s’était presque attendue à ce qu’elle fasse finalement demi-tour sans un mot de plus. Comme elle sembla rapidement se reprendre, il ne fit aucune remarque.
Ce fut de la curiosité, teintée d’une surprise compréhensible, qui s’inscrivit dans ses yeux quand il remarqua qu’elle ne sortait aucun briquet, ni même allumette – pourquoi pas hein, après tout –, il commençait à trouver son manège intriguant.
Et lorsqu’il vit la flammèche sortir de la bouche de l’inconnue, à quelques centimètres à peine de lui, son cerveau fit un superbe 404 error not found, le temps d’une seconde ou deux.

!?

Par reflexe, il se recula d’un geste brusque, ne mettant pourtant que peu de distance entre eux deux. Cigarette –désormais allumée – pendante à ses lèvres, il la fixait en silence, son cerveau tournant à plein régime. Ce n’était pas une blague. Il ne venait pas de rêver. Il avait parfaitement sentit la chaleur de la flamme et la fumée se dégageant à présent de la clope ne laissait plus aucun doute possible. Cette femme n’était décidément pas normale. Quant à savoir les buts réels l’ayant poussé à aborder Lazar, et à lui démontrer de façon aussi discrète ce petit… Tour, le serpent ne voyait pas beaucoup de solution. Il n’y en eu qu’une seule qui s’imposa dans son esprit, à vrai dire. Il laissa échapper un léger « Ah ! » qui mêlait jovialité feinte et méfiance exacerbée. Ce fut imperceptible, mais il déglutit, et son sourire, auparavant naturel, se figea pour devenir crispée. Mâchoires serrées, il sentait à présent le scepticisme à plusieurs kilomètres.

Qui vous envois ?

Lazar avait des ennemis. Beaucoup d’ennemis. Et il n’était guère étonné quand on lui envoyait parfois – de plus en plus souvent – des assassins. C’était bien pour cette raison qu’il s’était offert les services de plusieurs gardes du corps. Voilà pourquoi il se mit immédiatement à penser que l’envoutante jeune femme était en réalité un de ces tueurs à gages, ou y était au moins liée. Il trouvait juste étonnant que cette fois, ses ennemis aient envoyé une femme comme elle, avec ce qui semblait être des capacités peu courantes.

Bravo pour votre petit tour de prestidigitation. Très intéressant. Vous me montrerez le mode d’emploi à l’occasion.

Il baissa ensuite sa voix, se rapprochant un peu de son oreille pour que le moins de monde possible puisse l’entendre.

Etranges, vos méthodes. C’est une nouvelle mode, de venir taper la discute avec vos cibles à éliminer ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   23.03.12 23:07

Ashkore avait imaginé beaucoup de choses quant à la réaction qu’aurait son vis-à-vis lorsqu’elle allumerait la cigarette d’une flammèche. La première, celle qu’elle avait espéré plus que tout voir se réaliser, était de voir un sourire ravi s’inscrire sur le visage de l’homme. Il n’y aurait alors plus eu de doute, il aurait forcément été l’un des siens et la belle créature se serait sentie moins seule dans ce monde qu’elle apprenait tout juste à connaitre. Elle n’aurait plus été la dernière, aurait partagé ses ressentis face à tous ce qui les entouraient, elle aurait eu quelqu’un pour la comprendre.
Bien sûr, ceci était sans doute trop beau pour être réalisable. La brune avait donc imaginé d’autres scénarios. Voir naître la peur sur le visage de son interlocuteur était l’un d’entre eux. Le fait de le regarder s’enfuir à toutes jambes ou de retourner à l’abri du grand building en était un autre. Elle avait aussi songé au risque que cela représenterait si le bôgosse était plutôt du genre sournois et cherchait alors à obtenir quelque chose d’elle en échange de quoi, il se garderait de parler d’elle à d’éventuels chercheurs ou autres maboules dans le genre. L’option qu’il se sente agresser et riposte d’une quelconque façon avait aussi traversé l’esprit de la dragonne.
Bref, vous l’avez compris, Ashkore n’avait pas trop manqué d’imagination et avait pensé balayer la plus large gamme d’alternatives possibles et probables.

Pas de chance pourtant, puisque celle que lui offrit l’homme d’affaire ne se trouvait nulle part dans la liste.
Le plantage neuronal et le léger mouvement de recul, cela se situait encore dans la logique de la situation. Ce fut donc surtout face à la méfiance exacerbée que se mit à dégager son vis-à-vis et face à ses paroles que la dragonne resta complètement interdite.
La question qu’il lui lâcha sur un ton sec la fit reculer un peu à son tour. Ses yeux dorés, légèrement écarquillés, balayaient le visage de l’homme et cherchaient toujours à lire derrière les verres fumés. Que pouvait-il bien lui passer dans la tête, que pouvait-il bien croire pour la penser envoyé par quelqu’un ?
Puis passant de la surprise à un air légèrement renfrogné à la mention du « tour de prestidigitation », elle encaissa le reste des paroles acerbes de son interlocuteur et attendit qu’il ait fini pour lui répondre d’un ton presque aussi aimable que celui dont il venait de faire preuve.

« Je ne vois strictement pas de quoi vous voulez parler. Je n’ai aucune cible à éliminer, ni à surveiller ou quoique ce soit d’autre. Et personne ne m’envoie. Je ne suis pas un vulgaire outil que l’on peut utiliser comme bon lui semble. »

Ashkore avait replacé sa propre cigarette entre ses lèvres pourpres et croisé les bras, l’air fier, et un brin vexé peut-être que l’autre ce soit permis de rabaisser sa personnalité dragonnesque à un rang si bas.
Puis, tout en recrachant un petit nuage de fumée, elle fit un pas en avant pour faire bien face à celui qu’elle avait pris pour un de ses congénères. Il était assez grand mais la jeune femme n’avait rien à lui envier de ce côté-ci, surtout avec les talons qu’elle arborait aujourd’hui. Elle le dépassait même sans doute de quelques centimètres, et si ce n’était pas le cas, elle ne se priva tout de même pas pour l’observer dans son intégralité une nouvelle fois. Au fur et à mesure de cette nouvelle inspection, le regard d’ambre se radoucit cependant et finit par laisser place à une certaine curiosité que la belle brune exprima en commençant à tourner un peu plus autour de lui pour le voir sous d’autres angles et en ponctuant le tout par quelques petites phrases, prononcées à voix haute, mais qui semblèrent sûrement aussi résonner étrangement dans la tête de celui à qui elles s’adressaient.

« Je suis déçue de m’être trompée sur votre compte... Mais qu’êtes-vous au juste ? Puisqu’il est une chose dont je suis certaine, c’est que vous n’êtes pas un humain classique, n’est-ce pas ? »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 329
▬ Humeur : Zazaresque
▬ Topics : Par là

Sssserpent pssssychotique.
[Lycan du serpent]


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   23.04.12 13:33

« Je ne vois strictement pas de quoi vous voulez parler. Je n’ai aucune cible à éliminer, ni à surveiller ou quoique ce soit d’autre. Et personne ne m’envoie. Je ne suis pas un vulgaire outil que l’on peut utiliser comme bon lui semble. »

Alors il s’était fourvoyé ? Pas sûr. C’était encore à vérifier. Car il était clair que si la charmante créature en face de lui était bien envoyée par quelqu’un, comme il le pensait, elle n’allait clairement pas le lui avouer comme ça, cash, après à peine cinq minutes ensemble et pas plus de dix paroles échangées. Ou bien ses employeurs étaient de sacrés imprudents. Ou alors ils étaient stupides et facilement bernables. Au choix.

Cependant, au fond, il sentait que quelque chose était… Etrange. Un pressentiment, une intuition, appelez ça comme vous voulez. C’était ce genre de chose qui flottait à mi-chemin entre le conscient et l’inconscient, comme un nom que l’on a sur le bout de la langue et que l’on n’arrive pas à retrouver. Il sentait à la fois quelque chose de totalement nouveau, inconnu, et pourtant étrangement familier. C’était frustrant. C’était difficile à expliquer. C’était difficile à comprendre. Ca l’agaçait et l’intriguait à la fois.

Mais il était dans sa nature d’être méfiant à l’extrême. Et une part de doute ne pouvait s’empêcher de subsister dans son esprit quant au but réel de l’inconnue. Et ce, malgré les paroles, et malgré cet étrange sentiment de… Sécurité familière qu’elle lui inspirait. Un sentiment qu’il n’avait plus ressenti depuis…

Bah.

Depuis longtemps.

Le serpent écarta aussi vite qu’elles étaient venues les sombres pensées de son passé qui s’était insidieusement glissées dans son esprit. Tout ça pour retrouver sa vis-à-vis le fixer et l’examiner sous tous les angles. Plus petite que lui, même avec ses talons faramineux, cela ne semblait pas l’empêcher de lui tourner autours comme une belle-mère face à son nouveau gendre, ou comme un instructeur d’armée cherchant un prétexte pour houspiller les jeunes recrues.

Lorsqu’elle approcha son visage du sien avant de faire son petit numéro, il n’en nota que plus le visage fin et longiligne, les lèvres charnues et lourdement maquillées de rouge, le noir classique autour des yeux. Et les pupilles. Jaunes et fendues. Qui n’étaient évidemment pas sans rappeler ses propres yeux.
Mais surtout, à présent qu’elle était suffisamment proche, ce qu’il était le plus apte à découvrir, c’était cet étrange aspect granuleux sur sa peau. Ce n'était pas choquant au premier abord, mais en regardant bien, on se rendait vite compte qu’elle n’était pas parfaitement lisse, comme devrait l’être celle de tout être humain normalement constitué.

« Je suis déçue de m’être trompée sur votre compte... Mais qu’êtes-vous au juste ? Puisqu’il est une chose dont je suis certaine, c’est que vous n’êtes pas un humain classique, n’est-ce pas ? »

Je peux vous retourner la question.

Lazar ne supportait pas que l’on s’immisce dans sa vie. Et il ne supportait pas de dévoiler aux autres des éléments le concernant. Comme s’il allait rendre la tâche facile à cette demoiselle en répondant dans la seconde à ses questions.

Je ne connais pas grand monde capable de faire de tels tours de magie avec le feu, à part les artistes de rues et les dragons.

Son ton se voulait détaché, avec une pointe de légèreté dans la voix. C’était sa spécialité ça. De masquer le sérieux d’une conversation sous un timbre de jovialité apparente.
Il avait remarqué que manifestement, l’inconnue avait du mal à cacher une certaine irritation quand il qualifiait ses étranges talents de « tours ». Dommage pour elle, car à défaut d’avoir une explication logique et rationnelle, il serait dans l’incapacité de voir ça comme autre chose que des tours de passe-passe.

Il jeta un coup d’œil autours de lui. La foule ne leur prêtait pas la moindre attention. Cependant, il ne se sentait pas à l’aise pour autant, et la conversation risquait bien de durer, vu la tournure étrange qu’elle avait pris dès le début. Se décidant enfin à fumer la cigarette qu’on lui avait si gentiment allumé, il recracha la fumée par le nez et se campa en face d’elle, décontracté, ne démontrant aucun signe de nervosité ou de surprise quelconque, comme cela avait été le cas au début.

Que diriez-vous de discuter de tout ça à l’intérieur, dans mon bureau ? A l’abri des oreilles indiscrètes. Mademoiselle… ?

Il laissa un blanc calculé en suspens.
Et mademoiselle. Oui. Il était observateur, et avait remarqué l’absence d’alliance. Cependant, il avait l’impression que rien n’était jamais sûr, avec elle.


_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   05.05.12 17:26

Qui disait paroles de dragons, disait aussi vérité. Du moins pour la plupart du temps. Car même lorsqu’ils étaient perfides et retords, les majestueux reptiles ne côtoyaient que rarement le mensonge, préférant de loin les non-dits et les tournures de phrases alambiquées et ambigües pour mettre à bien leurs combines.
Ashkore ne mentait donc pas quand elle avouait son ignorance par rapport aux « cibles » auxquelles faisait allusion son interlocuteur, et sa voix s’exprimait en toute sincérité et honnêteté. Alors sentir ce dernier si méfiant envers elle l’irritait légèrement. Avait-elle l’air si louche que ça pour s’attirer autant de suspicion ? Et qui était-il pour oser bafouer et remettre en question les dires de sa noble personne ?!

En plus de ça, il ne répondait pas aux questions. Il avait l’air décidemment bien téméraire ce jeune homme. Peut-être était-ce une caractéristique particulière aux bôgosses. Peut-être se devaient-ils tous d’être charmeurs, mystérieux et d’avoir du répondant…
La belle brune commençait de toute façon à se dire que cela était sans doute mieux ainsi. Deviner tout, tout de suite, au fond ça n’avait pas grand intérêt. Là, cela ajoutait un peu de piment et de suspense à la situation. C’était bien ce qu’il fallait pour l’occuper et lui faire garder en mémoire cette rencontre plus qu’atypique. Et puis il y avait ce sentiment de familiarité, ce côté reptilien que l’homme d’affaire dégageait. Rien que pour ça, la dragonne pouvait bien lui pardonner le moindre de ses affronts car au fond, elle était trop heureuse de trouver quelqu’un avec qui elle partageait les mêmes écailles.

« Ai-je réellement la tête d’une artiste de rue ?! » grogna-t-elle légèrement.

L’humour était un concept que la curieuse créature avait du mal à saisir. Sans néanmoins s’emporter de façon brusque, elle prenait la mouche assez facilement. Ainsi, une moue mécontente était réapparue sur les traits fins de son minois alors que son vis-à-vis adoptait une gestuelle et un ton débonnaires et relax.
Le fait que, quelques secondes plus tard, le grand brun expulse sa fumée de cigarette par le nez suffit cependant à tirer un nouveau sourire à la demoiselle qui l’imita, cigarette toujours éteinte de son côté, alors que l’autre proposait de continuer leur petite discussion au calme.
Et si le blanc laissé en suspens après le « mademoiselle » avait été destiné à ce qu’Ashkore se présente, celle-ci n’en fit rien. Puisque monsieur avait décidé de rester secret, pourquoi pas elle après tout ? Après avoir laissé les secondes couler tout en essayant toujours de percer les verres de lunettes sombres, en vain, la dragonne acquiesça donc d’un léger signe de tête, un fin sourire posé aux coins des lèvres.

Le bâtiment semblait immense. Du moins de l’extérieur, il le paraissait déjà alors la jeune femme n’osait imaginer l’intérieur des locaux. Peut-être de peur de se perdre, ou de perdre son indéchiffrable et énigmatique interlocuteur, elle ne le lâcha pas d’une semelle et le suivit calmement dans le dédale des couloirs.

« Monsieur Jovovitch Lazar…, lut-elle à mi-voix sur la belle plaque accrochée à côté de la porte du bureau. Lazar… C’est original comme prénom. Je trouve qu’il vous sied parfaitement. »

Ses talons claquèrent doucement tandis qu’elle pénétrait d’un pas lent dans la pièce. Sans se départir de son sourire – surtout maintenant qu’elle connaissait le nom de son vis-à-vis -, elle observa le lieu dans lequel elle se trouvait à présent avant de reporter son attention sur l’homme d’affaire. Et l’air de rien, reprit la parole.

« Vous semblez occuper un poste important… C’est cela qui vous fait craindre d’être la cible de certains ennemis ? Je suis pourtant sûre qu’un homme tel que vous l’êtes n’aurait pas de mal à se défendre, non ? »

Et dans ce sous-entendu, le brun pouvait bien voir ce qu’il voulait. Charme ou bien allusion à ce qu’il semblait être…dans les deux cas, Ashkore ne doutait pas que la réaction qu’il lui offrirait serait tout à fait divertissante et, avec un peu de chance, le ferait se dévoiler un peu plus.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 329
▬ Humeur : Zazaresque
▬ Topics : Par là

Sssserpent pssssychotique.
[Lycan du serpent]


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   09.06.12 11:05

Elle avait éludé sa question discrète quant à son nom et l'avait suivit sans hésiter quand il s'était dirigé à l'intérieur de l'immense bâtiment. C'était clair, elle savait comment s'y prendre. Ce genre de femmes qui se la jouaient dignes et mystérieuses avaient le don de le frustrer, mais également de l'intriguer. Dans ce monde, à notre époque, il était de plus en plus difficile de trouver des gens qui en vaille la peine, et il avait toujours été ardu pour Lazar de trouver de l'intérêt dans le genre humain, depuis toujours.
Quoique, la demoiselle semblait être tout, sauf humaine. Ceci expliquait peut-être cela.

Sans vouloir vous vexer, vous tenez plus de l'hétaïre que de l'artiste de rue. Lâcha-t-il en brisant le silence entre eux. Avec le bruit ambiant, le bruit d'une immense fourmilliere à échelle humaine en plein travail, il n'eut aucun moyen de savoir si elle avait entendu la remarque soudaine, d'autant plus qu'elle semblait se borner à rester derrière lui - Un peu trop collé-serré au gouts des employés qui les croisaient d'ailleurs. Peut-être n'était-ce pas plus mal.

Une fois sortit de l'ascenseur, la différence entre les premiers étages et celui où se trouvait le bureau de Lazar était frappante. Le brouhaha avait laissé place à un calme feutré, et le décor était indéniablement d'un niveau supérieur, oscillant entre lignes épurés et modernisme. Si vous aviez l'audace de demander à Lazar ce qu'il pouvait bien penser de tout ça, il répondrait qu'il s'en ficherait comme de sa première mue. Un lieu de travail était un lieu de travail. Point. Mais bon, HealthTech avait tout de même une certaine image à entretenir, et ça en revanche, il le comprenait et l'approuvait.
Tandis qu'il la guidait vers son bureau, le lycan remarqua l'absence de sa secrétaire. Puis sa mémoire se remit en marche. Ah oui, c'est vrai, elle lui avait souhaité bon courage avant de rentrer chez elle, tout à l'heure. Vu l'heure, elle devait déjà être chez elle. Non pas que Lazar s'intéressait particulièrement à sa vie - on en était même à des années-lumières de la moindre once d'intérêt - mais parfois, il l'enviait d'avoir des horaires de bureau fixes. La joie des 35 heures, tout ça tout ça. Lui, c'était quelque chose qui lui était totalement inconnu. Il n'était jamais vraiment de repos et ne prenait pour ainsi dire jamais de vacances. Joignable 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Même lui avait besoin de souffler de temps en temps.

Tiré de ses pensées par la voix de la belle brune, il ne réagit pas le moins du monde lorsqu'elle le complimenta sur son nom. Le serpent n'aimait pas la moindre évocation, même la plus minime, à propos de son passé, et son nom était justement une des rares choses - si ce n'était LA seule - connue de tous qui en faisait partie.

« Vous semblez occuper un poste important… C’est cela qui vous fait craindre d’être la cible de certains ennemis ? Je suis pourtant sûre qu’un homme tel que vous l’êtes n’aurait pas de mal à se défendre, non ? »

Bravo miss, ça, c'est un sacré sens de l'observation ou je ne m'y connais pas.
Il laissa l'interrogation suspendu dans le vide, se contentant de lui présenter vaguement le canapé disposé contre un des murs blancs du bureau. S'il admirait les femmes pour une chose, c'était bien leur capacité à rester perchées sur des talons faramineux toute la sainte journée. Après tout, il en fallait du cran, pour vivre avec un tel degrés de masochisme. En fait, il se demandait même comment elle faisait pour ne pas s'être déjà assise.

Personne n'est à l'abri des coups en traitre.

Ce fut sa seule réponse tandis qu'il s'assit sur un coin du bureau surchargé de dossiers en tout genre. Ce n'était pas tant qu'il ne sache pas se défendre - avant d'être le bras droit du PDG de la compagnie, il avait tout de même été son garde du corps - mais plutot que ceux qui en voulaient à sa vie pouvaient débarquer à n'importe quel moment, sous n'importe quelle identité. D'ailleurs, il se rappela la présence rassurante d'une arme à feu, juste à portée de main, dans un tiroir de son bureau.

D'ailleurs, pourquoi devrais-je penser que vous ne faite pas partie de ceux-là ? Avez-vous quoi que ce soit pour me prouver que je n'ai pas à me méfier de vous ?

Sur ses lèvres, un sourire. Enjôleur, charmeur, joueur. Il devait bien avouer qu'il y avait un sacré moment qu'il n'avait pas eu de distraction intéressante, et cette intrigante inconnue l'amusait. Elle semblait être douée pour le jeu de la subtilité et des non-dits, et c'était justement une des rares choses qui interpellait Lazar chez les autres.

Pourquoi ne pas commencer par votre nom ? Après tout, vous connaissez le mien, et j'aime quand les choses sont équitables.

Ou pas.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   18.06.12 8:41

Le bureau du brun était à l’image du reste des locaux : vaste, moderne, mais décoré de façon simple et raffiné. L’ensemble faisait se dégager du lieu une impression de luxe discret, de calme et de repos, qu’Ashkore ne manqua pas d’apprécier dès lors qu’elle y pénétra. Elle ne se sentait pas trop dépaysée par le confort que cette pièce offrait, et le fait d’abandonner pendant un instant le brouhaha quotidien de la ville et de se retrouver en tête à tête avec son homme mystérieux la ravissait.

Elle ne s’installa pas immédiatement dans le canapé que celui-ci lui indiqua, pas nécessairement fatiguée de se tenir perchée sur ses talons, et trop curieuse et désireuse d’en apprendre plus sur lui et sur ce qu’il était en faisant un petit tour dans le bureau.
D’après les piles presque astronomiques de papiers qui encombraient la table, il ne devait pas manquer de travail… Pour ce qui devait être du temps de repos en revanche… La dragonne se demandait d’ailleurs comment les humains pouvaient-ils se tuer ainsi à la tâche et où était leur intérêt dans tout ça, puisqu’au final, cela ne leurs permettaient même pas de profiter correctement de la courte existence qu’ils possédaient.

Les deux dernières interrogations que Lazar formula à son égard ramenèrent la reptile à l’instant présent, et ses prunelles dorées se posèrent une nouvelle fois sur le bel homme. Un sourire fendait ses lèvres, à la fois séducteur et malicieux. Ça lui allait plutôt bien comme expression… Et puis la dragonne se délectait de ces jeux de cachoteries dissimulées derrière des sourires enjôleurs, alors c’était tant mieux si le bôgosse entrait dans la danse.
Elle lui rendit la pareille en même temps qu’elle se dirigeait vers le sofa, passant assez près de lui, le frôlant presque, et s’installa confortablement sur le divan. Elle croisa ensuite ses jambes interminables et laissa s’écouler encore une fois quelques secondes de silence.

« Je vous l’ai dit : je ne suis pas quelqu’un dont on peut s’offrir les services. Et dans le cas où une personne aurait été capable de me plier à sa volonté…soyez sûr que vous et l’immeuble tout entier auriez déjà été réduits en cendres, répondit-elle enfin, d’un ton calme et sans se départir de son sourire étirant ses lèvres carmin. Je n’ai pas vraiment de preuve cependant. Il ne vous reste plus qu’à croire en ma bonne foi ou bien à continuer de vous méfier inutilement…, ponctua-t-elle après un court instant.

Puis, après avoir réfléchit à la seconde question de son interlocuteur, la belle créature croisa les bras et s’adossa un peu plus en profondeur dans le canapé comme pour prendre du recul et mieux contempler l’homme d’affaire.

« Et pour ce qui est de mon nom…je pourrai vous le donner. Rien que pour vos beaux yeux. Mais pour cela, encore faudrait-il que je les vois… »

Sur ses mots, la dragonne se leva et s’avança de sa démarche gracieuse pour venir se planter devant lui. Elle présenta ensuite sa main, paume vers le haut.

« Vos lunettes contre mon nom ? Afin que l’on puisse réellement se faire face en toute équité comme vous semblez le désirer…? »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 329
▬ Humeur : Zazaresque
▬ Topics : Par là

Sssserpent pssssychotique.
[Lycan du serpent]


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   18.07.12 17:36

Petit à petit, le serpent saissisait de mieux en mieux de genre de personne qui lui faisait face. Malgré tout le mystère semblant entourer ses origines et son être, l'étrange jeune femme se croyant insondable était un livre plus ouvert qu'elle ne voulait bien le penser. A chacune de ses paroles, chacun de ses actes, Lazar voyait toujours un peu plus la fierté quasi-maladive qu'elle éprouvait, ce besoin presque surnaturelle qu'elle avait d'être en permanence d'une lascivité et d'une séduction sans bornes, et son assurance tellement à toute épreuve que ça en était surement casse-gueule. Avec ses minaudages et ses roulements de hanches, ses ont-dit à demi-mot et sa confiance aveugle, elle pensait se préserver des autres. Au début, quand elle l'avait abordé dans la rue, il s'était laissé prendre, il l'avouait. Mais alors qu'il pensait avoir trouvé un être intéressant et double, un être semblable à lui, habitué à cacher son jeu, elle n'eut besoin que d'une seule phrase pour le décevoir.

« Je vous l’ai dit : je ne suis pas quelqu’un dont on peut s’offrir les services. Et dans le cas où une personne aurait été capable de me plier à sa volonté… Soyez sûr que vous et l'immeuble tout entier auriez déjà été réduits en cendres. »

...Ah. Alors, c'était ça. Juste ça. Cette femme, si subtile et sensuelle, avec son charme comme arme, ne valait pas mieux que des petites frappes de rue.

Lazar n'avait jamais aimé les gens faisant étalage de leur pouvoir ou de leur force. Il détestait ceux qui, comme elle, se croyait au-dessus de la mêlée. Peu importe la raison. Peu importe que ce soit justifié au pas. Quand sa rencontre avec son bienfaiteur lui permit de s'élever, de quitter la boue et la fange, il s'était juré que jamais il ne deviendrait ainsi. Ses origines lui avait permis de tenir cette promesse, entretenant une antipathie viscérale envers ce type de personne. En une phrase, elle s'était décrédibilisée à ses yeux, avait chuté dans son estime comme une feu d'artifice retombe du ciel. A tel point qu'il ne pensa même pas à s'alarmer sur la nature de la menace de la jeune femme, tout de même vaguement inquiétante, il fallait l'avouer.

Alors que lui-même était à présent complètement refroidit, l'inconnue continua son petit jeu, s'approchant jusqu'à lui faire face. Sur le coup, même sa tentative de marchandage lui paru pauvre. Se rendait-elle compte de l'incongruité, et surtout, surtout, de l'impolitesse déplacée de sa demande ? On ne demandait pas ce genre de chose à quelqu'un que l'on vient de rencontrer par hasard dans la rue. Derrière ses verres, il la considéra longuement, une légère pointe de déception dans le regard. De ce qu'il en avait ressenti au début, il s'attendait à tellement mieux de sa part. Il laissa échapper un petit soupir, et son sourire abandonna toute malice pour redevenir un simple sourire commercial, à la limite du dépit.

Et le numéro de ma carte bancaire avec les clefs de mon appartement, tant qu'on y est ? Il avait retrouvé son ironie naturelle, et même si le ton s'était voulu léger et joyeux, on pouvait à présent y sentir une sorte de distance, similaire à celle que met un banquier entre son client et lui.
Le serpent prit une inspiration et se redressa, se glissant sur le coté pour s'échapper à la présence de mademoiselle Je-ne-vous-dirai-pas-mon-nom. Soit. Il passa derrière son bureau et s'installa sur son fauteuil, ce cher ami ayant à maintes reprises remplacé son lit durant les nombreuses nuits blanches de boulot. Se renversant en arrière sur celui-ci, il ne la lâcha pas du regard.

Pourquoi devrais-je faire ça ? Au fond, vous n'êtes rien de plus qu'une inconnue. Ne pas connaitre votre nom ne va clairement pas m'empêcher de dormir la nuit. Une pause, puis : Et je n'ai jamais supporté que l'on me force la main.

Vrai. Ça l'excédait. Et par pur esprit de contradiction, ça lui donnait encore moins envie de s'exécuter.
Cependant, même si elle l'avait déçu au point que son identité ne lui importait plus vraiment, une chose demeurait : Cet étrange sentiment de familiarité qu'il ressentait envers elle. Pas comme une ancienne connaissance qu'il aurait oublié, non, ce n'était pas ça. C'était quelque chose... D'ancien. Vraiment très ancien. Il ne trouvait pas d'autre mot pour l'exprimer. Et il était en revanche toujours intrigué à ce propos. Il voulait mettre le doigt dessus.

Mais vous n'êtes clairement pas normale. Je suppose que vous ne voudrez pas me dire simplement ce que vous êtes, ce serait trop facile hein ? Et si je devinais ? Je vous aurai bien prise pour une sorte de lycan reptile, mais vous n'avez pas... L'odeur caractéristique des lycans.

Il rechignait à parler de cette race qui était la sienne, et ça se ressentait.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   25.08.12 23:24

Les deux yeux dorés restèrent imperturbables, telles de jolies pierres précieuses polies et luisantes, alors qu’ils contemplaient l’homme redevenu si froid en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « reptile ». Et avec toujours un léger sourire fiché au recoin des lèvres, la dragonne le laissa s’extirper et rejoindre le fauteuil à l’air passablement confortable.
Si elle semblait avoir déçu son vis-à-vis de par ses mots, ses gestes, elle ne le savait – mais pas besoin d’être devin pour constater le changement d’attitude subit –, Ashkore ne s’en trouvait pas perturbée pour autant. Après tout, qu’était le regard d’un homme parmi tous ceux qui peuplaient la planète ? Qu’était même l’avis d’un homme tout court à son propos ? Une poussière à ses yeux. Alors, loin de se laisser déboussolée et incommodée pour si peu, elle continua de profiter de cette rencontre comme si de rien n’était.

Et elle laissa même échapper un rire en écoutant ce que l’autre avait à répondre à l’offre qu’elle lui avait faite.

« Ce n’était qu’une simple proposition. Loin de moi l’envie de vous obliger à quoi que ce soit. »

Puis une fois que l’autre eut totalement fini son petit discours, le rictus amusé de la belle créature s’agrandit encore. Aaah, monsieur restait curieux tout de même, n’est-ce pas ? Tout comme elle le restait à propos de ses origines à lui, remarquez. Lycan avait-il dit ? Qu’était-ce au juste ? Une sous espèce humaine ?

La jeune femme, d’humeur aussi joueuse qu’intriguée, resta assise sur le bord du bureau un instant, faisant à moitié face à son interlocuteur, scrutant un peu dans le vide, avant de se relever soudainement, comme piquer par une mouche, emplie d’une inspiration soudaine.
Elle ne chercha pas à s’approcher de nouveau du brun. S’il avait coupé le contact, mis cette distance entre eux, Ashkore n’allait pas s’amuser à la combler de nouveau, à forcer la proximité. Elle s’installa donc naturellement aux pieds de l’immense baie vitrée.

« Ne pas connaître mon nom ne vous empêchera pas de dormir, c’est certain. Mais quitte à avoir pris le risque de faire venir dans votre bureau une inconnue, et qui plus est une inconnue dont vous doutez qu’elle ne soit pas venue pour vous tuer, cela m’aurait paru logique que vous sacrifiez vos lunettes. Je me suis donc trompée, tant pis. Même moi ne puis-je être infaillible après tout. »

Son épaule gauche vint trouver la vitre alors qu’elle terminait sa phrase et que ses yeux se reportaient sur l’homme d’affaire. Le bôgosse, l’inaccessible, le mystérieux. Tant de qualificatifs que la dragonne n’aurait jamais imaginé utiliser pour désigner un bête humain. Peut-être que son avis à lui comptait un peu plus que celui des autres…? Hm. Pas pour le moment, pas immédiatement, n’exagérons rien…

« Ou alors c’est que vous aimez jouer avec le feu, monsieur Jovovitch… ? Quoiqu’il en soit, vous ne devinerez pas si facilement qui je suis. Puisque vous n’êtes sans doute pas homme à croire au merveilleux. A moins que je ne fasse fausse route, de nouveau ? » Ses pupilles se fendirent de nouveau, une fraction de seconde, avant de revenir à la normale. Puis après une légère inspiration, la belle brune repris. « Mais soyons équitables comme vous l’avez dit tout à l’heure. Puisque vous êtes un mystère à mes yeux autant que je le suis pour vous… Lycan, c’est bien ce que vous avez dit tout à l’heure ? C’est ce que vous êtes ? J’avoue avoir bien du mal à comprendre de quoi il s’agit. Vous m’en diriez plus ? »

Et son regard s’intensifia encore alors qu’il sondait pour la énième fois ce visage camouflé derrière un masque de circonstances.
Vraiment…maudites lunettes.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Descendance rime avec décadence [pv Lazar]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Descendance rime avec décadence [pv Lazar]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Naniwa - Kita :: autres lieux :: HealthTech Company-