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 « It's just an illusion. »

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MessageSujet: « It's just an illusion. »   24.09.12 12:21

    C’était une belle journée, les doux rayons du soleil caressaient tendrement les pavés des routes. Les personnes riaient, se divertissaient, le beau temps avait énormément d’effets différents sur tous ces individus. Sur Diogo, le soleil avait des conséquences plutôt bonnes, cela le mettait de bonne humeur. Il trouvait cet astre chaleureux, puissant et important : enfant, quand il se sentait seul, le rayonnement de cette étoile si particulière le rassurait. Le soleil lui éclairait son cœur, il était pour lui, une flamme d’amour universelle. Quand la solitude, la mélancolie nous ronge, il y aurait toujours une source de chaleur pour nous apaiser, il suffit de lever les yeux. Enfin, enfermé dans sa loge, il attendait le début de la représentation. Il se regardait dans le miroir, faisait quelques mimiques afin de se divertir. Est-ce que la nuit était déjà tombée ? Cela faisait déjà un bon moment qu’il était là, a répété sans prendre compte de l’heure qu’il était. Il entendait des agitations dans le couloir, sûrement des préparatifs de dernières minutes, qui sait. Il attrapa ses gants afin de les mettre avec délicatesse : le spectacle allait bientôt commencer. C’était déjà la deuxième fois qu’il allait chanter au Japon, le public était plutôt agréable et enthousiaste ce qui motivait encore plus toute l’équipe. Une fois prêt, Diogo entendit son nom. Il était grand temps de quitter cette minuscule salle, afin d’aller exercer sur scène, sa plus grande passion.

    Tout se déroula comme à son habitude, il chanta avec grâce, passion et gaieté. Sur scène, Diogo est un homme totalement différent. Il interprète de son mieux, le personnage qu’il joue ou bien le texte qu’il chante. Cette nuit-là, les paroles qu’il dut chanter racontaient l’histoire d’une jeune femme, qui souhaitait se faire enterrer sous un bal afin d’entendre sur sa tête mille escarpins, mille souliers d’un parquet encore vibrant. Il quitta rapidement la scène une fois la représentation terminée, il alla une fois de plus dans sa loge, les spectateurs avaient-ils aimé le spectacle ? Il attrapa un vieux journal posé sur ses affaires et commença à le déchiffrer. Les articles étaient attrayants, ce qui attira toute l’attention de Diogo durant plusieurs minutes. Il entendait vaguement des salutations dans le couloir, les membres du spectacle devaient quitter l’Opéra progressivement. Il ne dit rien, il ne bougea pas, il était seulement assis à lire un journal. À un moment, le silence était Roi des lieux : Néanmoins, des bruits ou plutôt des braillements vinrent briser sa réflexion. Qui cela pouvait-il bien être ? Il lâcha la revue et la posa sur la seule table présente dans la pièce. Il ouvrit doucement sa porte qui grinça fortement… La curiosité le poussa à quitter sa loge.

    Il se déplaça sans faire aucun bruit, il ne souhaitait pas se faire remarquer. Il se dirigea vers la scène, comme s’il allait de nouveau chanter. Puis, il s’arrêta, son regard se déposa sur une toute petite fenêtre, les cris venaient de dehors. Il s’approcha lentement afin d’apercevoir qui pouvait hurler à cette heure-ci. Tiens, il faisait nuit. Il remarqua de nombreuses jeunes filles qui devaient sûrement attendre la sortie de quelqu’un. Mais de qui ? L’Opéra était vide. Il constata qu’une faible lumière provenait de la plus grande salle où il y avait la scène et les sièges. Oh, peut-être quelqu’un qui venait nettoyer ? Sûrement. Alors, aussi discrètement qu’il pouvait, il alla une fois de plus sur scène. Il tapa fort avec ses pieds sur le parquet afin que l’agent d’entretien le remarque. Il avait l’air jeune ! Diogo s’arrêta au centre de la scène, fit un léger signe de la main avant de chanter : « Je veux que les gars de la funèbre, glissent mon corps tout doucement… » Il s’arrêta, et reprit en s’avançant « sous le parquet encore vibrant d’une série de tangos superbes. Moi, si je canne avant mon heure, par un microbe qui n’a pas de nom, ou écrasé par un camion. » C’est alors, qu’il ne dit plus rien.

    Il regarda l’inconnu sans rien dire, comme s’il était seul dans cette grande salle. Il finit par sauter de scène prudemment afin de ne pas se faire mal et avança parmi les nombreux sièges. Est-ce que toutes ces jeunes filles étaient là pour lui ? Certainement ! Il n’y avait plus personne présent et ces adolescentes attendaient bien quelqu’un. C’est pourquoi, Diogo s’approcha d’Hikaru peu à peu. Il voulait voir à quoi ressemblait celui qui faisait chavirer le cœur d’autant de jeunes filles. Il cessa d’avancer pendant un instant, regardant l’inconnu. « Qui êtes-vous ? » Demanda-t-il curieusement. « Avez-vous remarqué que toutes vos prétendantes hurlent dans la rue à une heure si tardive ? » Ajouta-t-il amusé. Il fit un petit signe de la main, « Êtes-vous une célébrité ? Un prince ? » Dit-il avec ironie. Il s’approcha lentement de lui et attrapa délicatement de sa main droite le visage d’Hikaru, il le tourna doucement vers la gauche, puis la droite et haussa les sourcils. « Oh je sais ! C’est ce doux visage qui bouleverse autant le cœur de toutes ces jeunes filles. » Il finit par le lâcher et s’éloigna du garçon afin de se déplacer vers la porte.

    Il regarda la porte ce qui le fit sourire. Les hurlements de ces adolescentes ne dérangeaient-ils pas la population ? Ah… Le Japon était vraiment un pays étrange. Il voulait voir à quoi elles ressemblaient, de ce qu’il avait pu entrevoir, elles semblaient jeunes. Leurs parents ne s’inquiétaient-ils pas de savoir leurs filles dehors à une heure aussi tardive ? Il se tourna une fois de plus vers l’inconnu et lui fit un sourire malicieux, il avait une folle envie de s’amuser ! Il voulait aussi voir comment Hikaru allait réagir face à toutes ses groupies. Finalement, Diogo ouvrit la porte et se déplaça vers l’entrée afin de voir toutes les voir. Il était maintenant, dans l’entrée de l’Opéra. Il se dirigea vers la porte principale et l’ouvrit un tout petit peu avant de dire à tous ces tendrons « encore un peu de patience mes chères ! Votre bien-aimé quittera bientôt ce lieu. » Il referma rapidement la porte sous les hurlements des adolescentes. Il se tourna et alla voir Hikaru afin de lui dire : « Elles vous attendent. » accompagné d’un beau sourire malsain.

    Allait-il bientôt faire jour ?
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MessageSujet: Re: « It's just an illusion. »   07.11.12 0:13

Quand il émergea de sous ses draps, Hikaru fut sauvagement agressé par la lueur bleuté émanant de son réveil, seule source de lumière de la pièce. Tout en écrasant son oreiller contre le cadrant, il rampa hors de son lit, et traîna sa carcasse à quatre pattes jusqu'à son frigo. Là, après une seconde attaque lumineuse de la part du bac à fromage, il attrapa à tâtons une bouteille de lait. Puis il referma la porte et fit glisser ses doigts au dessus de l'appareil tout en engloutissant de longues gorgées du liquide. Il attrapa la petite coupelle contenant une ridicule motte de cire et la boite d'allumette qui s'y trouvaient et alluma son cadavre de bougie.
Tel était le rituel quotidien du jeune hybride.

Le lait froid fit doucement son travail, et quand il fut assez éveillé pour avoir des pensées cohérentes, il s'approcha de sa porte d'entrée, et tendit sa maigre flamme vers un papier qui y était épinglé. Il s'agissait de son emploi du temps pour le mois à venir. Comme ses économies étaient récemment descendues dans le rouge, Hikaru avait été contraint de chercher du travail. Malheureusement les postes à longue durée étaient rares et souvent réservés aux personnes avec des qualifications particulières. Chose qui faisait défaut au jeune homme. De plus il évitait farouchement toute activité journalière, à fortiori lorsqu'elle requerrait le port d'une tenue particulière, à cause de sa phobie d'être vu en plein jour. Par conséquent parmi les quelques rares jobs qui restaient, il se retrouvait souvent à cumuler les petites missions de nettoyage ou bien de gardiennage en tout genre pour de courtes périodes.

Ce soir-là, il devait s'occuper du rangement d'une salle d'opéra après la dernière séance.
Il avait rarement assisté à ce genre de spectacles, mais il n'était pas moins intéressé pour autant. Il avait déjà lu des ouvrages où il était question d'opéra, ou de pièces de théâtre, et il était curieux de voir de telles démonstrations artistiques prendre vie hors des pages d'un livre.

Se réjouissant d'avance de sa soirée, Hikaru fit le tour de la grande pièce qui lui servait à la fois de salon/cuisine/chambre/salle d'entrainement en allumant à son passage toute une guirlande de bougies. Oh, il avait l'électricité -oui puisqu'il a un frigo- mais les bougies donnaient selon lui une ambiance bien plus agréable, et il n'était pas vraiment à l'aise quand la luminosité était forte. Et puis c'était moins cher.
Après quoi, il se fit couler un long bain dans lequel il mijota deux bonnes heures, avant d'enfiler la très sexy combinaison de l'homme d’entretien.
Charisme -100.

Lorsqu'il sortit enfin de chez lui, il n'eut pas le temps de faire trois pas qu'il se trouva nez à nez avec une meute d'étudiant(e)s. Un doute traversa son esprit. Sans changer d'expression, il se retourna vers sa porte d'entrée où une petite ardoise "Séance d'arts martiaux du xx/xx annulée." pendouillait, puis reposa son regard interrogateur sur les jeunes gens au pas de sa porte. L'une des filles se détacha du groupe pour lui tendre une boite de conserve verte qui devait sans doute contenir quelque chose comme de la ratatouille. Elle ne prononça pas un mot, pourtant ses joues roses en disaient déjà trop. Le visage d'Hikaru resta crispé dans son inexpression naturelle, mais il parvint tout de même à souffler un "merci" au milieu d'une courbette.
Sociabilité +1.

Après avoir fait rouler la conserve derrière sa porte, il se mit finalement en route, entouré de son troupeau glapissant personnel. Troupeau dont il ne parvint enfin à se séparer pas plus loin qu'à l'accueil de l'opéra.

En attendant de pouvoir travailler, il se rangea avec les autres accessoiristes dans les coulisses, et observa le spectacle depuis derrière les rideaux avec des yeux d'enfant tout brillants.


[...]

Le jeune hybride resta absent après la fin du spectacle. Alors qu'il passait entre les sièges en brandissant son balais, ses oreilles entendaient encore l'écho des voix profondes des chanteurs. Il se remémorait avec insistance chaque parole dans l'espoir de les graver dans sa tête. Et il était sur le point de les chantonner, lorsque des claquements de talons brisèrent le cours de ses pensées. Cette même voix qui l'avait transporté sur scène s'éleva à nouveau dans la salle.

« Je veux que les gars de la funèbre, glissent mon corps tout doucement… sous le parquet encore vibrant d’une série de tangos superbes. Moi, si je canne avant mon heure, par un microbe qui n’a pas de nom, ou écrasé par un camion. »

L'artiste se coupa, et son regard tomba droit sur son unique spectateur. Il se glissa hors de la scène, s'approchant pas à pas de celui qu'il clouait du regard, assez littéralement.

Une parole prononcée à son attention et Hikaru finit de se figer, bouche entrouverte, souffle coupé. Rien ne transparaissait sur son visage, rien qu'une petite moue vaguement surprise, mais au fond de lui une marée de sentiments bouillait. Sa tête se vidait, son cœur s'arrêtait, quand à son estomac, il était désormais aussi stable qu'un amas de papillons.
Avec un tel cocktail, sa répartie prenait -50.

Les fins doigts opalins qui lui cueillirent la mâchoire arrachèrent le presque-vampire de son black-out fanboyesque assez longtemps pour qu'un "Je suis l'agent d’entretien" monotone fasse son chemin jusqu'à ses lèvres. Le malicieux sourire qui s'accrocha alors au visage du charmant chanteur l'y replongea.

Une nouvelle phrase adressée, dont Hikaru but la sonorité en oubliant encore une fois d'en saisir le sens, et le jeune rossignol avais déjà filé à l'autre bout de la salle. Alors qu'il s'engouffrait dans le hall d'entrée, le jeune hybride le suivi doucement, piqué de curiosité.
Et c'est alors qu'il tomba dans un gouffre.
Ce grand trou béant qui divisait la douce jeune femme qu'il avait vu chanter sur scène, et le garçon malicieux qui était venu à sa rencontre en deux entités distinctes. Cette différence absolue entre le personnage et l'interprète qui tire les ficelles...


L'interprète est un troll.

« Encore un peu de patience mes chères ! Votre bien-aimé quittera bientôt ce lieu. »

Cette phrase-là, pour le coup, Hikaru l'avait bien comprise. Et elle signifiait tout un tas de joyeuses emmerdes.
Le rossignol revint se poser vers lui, visiblement trop fier de son méfait, pour lui annoncer de sa voix doucereuse :

« Elles vous attendent. »

A ces mots, l'hybride commença à se décomposer. Bon...les émetteurs de son visage ne transmettaient toujours pas ni l'image, ni le son. Mais si je ne devais décrire que les modification morphologiques d'Hikaru, ce RP aurait le potentiel émotionnel d'une histoire à l'eau de rose entre une gamine et un vampire qui brille au soleil.
Oh wait...

En vitesse, il rassembla ce qu'il lui restait de cerveau encore groupitant, et du haut de ses -100 de charisme, +1 de sociabilité, sans oublier -50 de répartie, il se concocta à l'arrachée un début de plan pour possiblement s'éviter la Bad Ending celle où il met une jeune demoiselle enceinte et qu'un loup-garou passant par là décide d'épouser le bébé.

"Je reviens" furent les deux seuls mots qu'il parvint à libérer, en les enrobant au passage de son timbre de voix grave et impassible. Aussitôt l'exploit accompli, il tourna les talons, et se dirigea à nouveau vers la grande salle, d'un pas rapide et ferme. Il happa de la main le balais qu'il avait lâché contre un siège plus tôt, et le troqua dans les coulisses pour un long manteau noir et une écharpe carmin dont la couleur faisait écho aux reflets qu'arboraient ses iris à la nuit tombée. [quota de références aux yeux cheatés rempli. Success unlocked*!]

De retour aux côtés de l'oiseau moqueur chanteur, Hikaru s'emmitoufla dans son pardessus, camouflant partiellement sa combi-sexy de l'homme de ménage. (Charisme sort du trou et remonte à +10.) Il tendit alors la main au jeune artiste -quand à savoir s'il l'a prise, il faudra attendre le prochain post pour ça ♥- et traversa le hall avec lui jusqu'à l'entrée principale.

Comme prévu, à peine eurent-ils posé un pied en dehors du bâtiment qu'ils furent assaillis par des cris suraiguës, suivis de près par des vagues de jeunes filles de toutes les couleurs et de toutes les formes. Quelques unes se détachèrent du groupe pour s'approcher des deux jeunes hommes, et après s'être lancé un regard complice, tendirent leurs mains en chantonnant en cœur :
"M'sieur Hikaru, DES BONBONS OU UN SORT~ ? ♥♥♥"

Le visage complètement figé de l'intéressé persuada l'une des étudiantes -celle en jupe avec de grandes couettes bleu cyan- de se dévouer pour éclairer sa lanterne.
"C'est Halloween aujourd'hui ! Mais j'étais sûre que vous auriez oublié m'sieur, vous êtes tellement tête en l'air."
Quelques gloussements s'élevèrent parmi le joyeux petit groupe.
"En tout cas, on s'est dit que ce serait une bonne idée de venir vous chercher après vot' boulot ! J'espère qu'on vous dérange pas ? Oh mais au fait, qui est cette personne ?"
Les regards se tournèrent alors vers le garçon androgyne, y compris celui d'Hikaru. Son nom...il était curieux de l'entendre. Il le laissa se présenter en bonne et due forme, mais ne manqua pas d'ajouter sa petite vengeance dès qu'il eut fini.

"...c'est une personne chère. Je voulais passer la soirée avec lui."

Facile, certes. Mais terriblement efficace. La bourrasque de hurlements semblable à un concert de violons désaccordés ne tarda pas après cela. Un sourire fanfaron se mit à planer sur le visage d'Hikaru, alors qu'il ne quittait pas Diogo du regard.


La nuit allait-elle encore durer ?




*SUCCESS:
 
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