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 Tell me about the things you can't control

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MessageSujet: Tell me about the things you can't control   13.04.13 17:33

Trois quarts d’heure.
Trois. Putains. De quarts d’heure.

En théorie, Raquel n’avait rien contre les ascenseurs. C’était certes plutôt étroit, mais elle n’était pas claustrophobe et puis il fallait bien admettre que ces machines-là étaient bien pratiques, dans la mesure où ça pouvait vous éviter de vous enfiler des étages et des étages de marches interminables.
Mais en théorie, les ascenseurs ne tombaient pas souvent en panne. En tout cas à elle, ça ne lui était jamais été arrivé auparavant et elle ne s’en portait pas plus mal.
Bon, le problème ce n’était pas tant qu’il soit en panne : comme énoncé précédemment, elle n’avait rien contre les endroits étroits et fermés. Non, le problème, il était dans ce que ça allait faire une heure d’ici peu qu’elles étaient là et qu’elles n’avaient eu aucun retour de la sécurité ou de quoi que ce soit d’autre. Elektra – enfin, madame Delenikas – était présente avec Miller, bien sûr, et ça n’était pas pour arranger son affaire : la grande femme n’avait pas l’air à son aise ici ; son énervement semblait dépasser le simple stade du fait qu’elles étaient toutes les deux en retard à un rendez-vous important.

Cela faisait déjà deux semaines que l’anglaise bossait pour la Cruella v2.0 du coin et, pour le moment, les choses ne se déroulaient pas trop mal. Elle avait très vite sympathisé avec Carrie, la jolie rouquine montée apporter les vêtements lors de sa première visite ici, ayant sans peine deviné que la patronne serait intransigeante là-dessus. Cette superficialité l’exaspérait, mais elle n’avait pas vraiment eu le choix et avait dû tant bien que mal se familiariser avec un petit assortiment de tenues « portables » pour le travail.
Quant à ses relations avec la grecque, eh bien… disons qu’à défaut d’être excellentes, elles n’étaient pas catastrophiques. La preuve la plus flagrante étant qu’elle travaillait encore pour elle aujourd’hui.
La jeune femme s’efforçait de rester neutre lorsque l’autre femme était dans les parages, laissant filtrer le moins d’émotions possibles et ce surtout lorsqu’on lui adressait un reproche. Elle ne haussait jamais la voix, se contentait de répondre sur un ton poli et calme et faisait de son mieux pour ne pas relever les piques désagréables. Jusqu’à présent, ça avait plutôt bien marché.
Sauf qu’à présent, il y avait ce putain d’ascenseur coincé entre deux étages.

Les deux femmes étaient parties en début de matinée pour se rendre à ce fameux rendez-vous. De ce que Raquel en savait, il s’agissait d’une grande entreprise de renom dans le milieu du textile qui souhaitait mettre en place une alliance pour lancer un projet. Du moins, c’était là ce qu’elle était censée savoir : à la première occasion, elle avait soigneusement épluché le dossier dont la brune lui avait confié la garde afin de savoir exactement de quoi il retournait. Après tout, ne sachant pas vraiment ce qu’elle cherchait et où le chercher, tout était susceptible de concerner sa propre petite affaire.
Elles avaient dû traverser tout Kita et malgré l’encombrement des routes, étaient arrivées parfaitement à l’heure. Seulement, l’ascenseur s’était brusquement arrêté après avoir avalé une dizaine d’étages de cette espère de tour monstrueusement haute. Et soit personne ne s’en était aperçu à cause du bon nombre d’autres cabines encore parfaitement fonctionnelles, soit l’intégralité du système venait de tomber en panne… soit les dépanneurs étaient tombés dans un trou noir en chemin.

Il faisait chaud. La lumière les avait dédaignées et elles devaient se contenter de la petite loupiote de secours jaunasse qui luisait faiblement au-dessus de la porte. Il faisait TRÈS chaud. A rester immobile debout trop longtemps, Miller subissait la douloureuse torture de ses talons et crevait d’envie de les enlever. S’adossant contre l’une des parois, elle se passa une main sur le front puis croisa les bras contre son ventre, dont la chute de ses habits masquait encore plutôt bien le léger renflement – mais elle savait pertinemment que ça ne serait pas éternel. Et puis elle avait soif, se sentait nauséeuse, et priait silencieusement pour ne pas vider son estomac sur les chaussures de sa patronne.
Bon sang c’qu’il faisait chaud…


Dernière édition par Raquel Miller le 18.04.13 19:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tell me about the things you can't control   18.04.13 19:12

Elle commençait à étouffer. Ou du moins, l’impression que c’était le cas devenait de plus en plus forte. À force de rester dans un endroit pareil, elle allait devenir folle. Ou faire une crise de nerf. Encore, si elle avait été seule, cela aurait pu se passer plus tranquillement. Mais ce n’était pas le cas. Son assistante fraîchement engagée était présente auprès d’elle, et cela, c’était un gros souci. Pas parce qu’elle ne pouvait pas la supporter. Au contraire, étrangement, elle la trouvait bien plus supportable et efficace que les précédentes. Une bonne chose, qu’évidemment elle ne lui avouerait surement pas. Il ne fallait pas donner trop d’espoir et de félicitations aux employés, ça avait tendance à les rendre paresseux. Simplement, Elektra ne pouvait pas se permettre le moindre acte de faiblesse devant l’une de ses employées. Sas fierté exacerbée ne le tolèrerait pas. Ainsi, elle tentait de prendre sur elle, soupira et fixant son portable dépourvu de tout signal, marmonnant quelques jurons trop peu élégants pour elle.

Les chances qu’un ascenseur tombe en panne étaient minces. Et c’était tombé sur elles. Outre le fait que c’était très désagréable et quelque peu stressant –une chose que madame détestait- elles étaient en retard. Oh, dieu que la grecque pouvait avoir en horreur les retards ! Et pourtant, cette fois, elle ne pouvait pas y faire grand-chose. Si ce n’est pesté contre toutes les personnes présentes dans ce bâtiment. Tout en se promettant évidemment de le leur faire payer. Ca, Madame Delenikas y comptait bien. Hors de question de supporter tout ça pour ensuite faire comme si de rien était. Qui plus est, elle comprenait pourquoi ils en avaient autant ! La cabine de l’ascenseur n’était pas si grande que cela, ou c’était simplement la panique, vicieuse, qui lui faisait penser cela. De toute façon, la dame n’était nullement contente ou calme, il suffisait de voir son visage. Habituellement affreusement calme, presque trop, on pouvait à présent discerner un front quelque peu plissé par l’agacement, et quelques légères rides aux coins des yeux. Si tant est que la lumière jaunâtre et pâlichonne du voyant de secours éclairait réellement quoi que ce soit.

Une fois de plus, si elle avait été seule, les choses auraient pu être plus simples. D’une part, elle aurait pu user d’un certain atout animal pour mieux supporter l’endroit clos. Même si c’était un jeu risqué, il en valait la peine. Tout comme c’était tout à fait exclu en sachant qu’il y avait une autre personne présente auprès d’elle. En y réfléchissant d’ailleurs, aucune personne encore vivante en ce monde ne devait être au courant de cette particularité qu’elle avait obtenu grâce à l’un de ses défunts époux. Enfin, qu’importe.

Portant un regard contrit sur la jeune femme lui tenant justement compagnie, elle s’attarda sur son visage, vaguement pensive. Elle n’avait pas l’air au mieux de sa forme, et si elle le remarquait, c’était surement que ce devait être le cas. Après tout, la dame n’était nullement du genre de la patronne de se soucier de ce genre de choses. Elle était plutôt égoïste, après tout. En plus de cela, il faisait chaud. En temps normal, elle n’était que peu dérangée par une température quelque peu élevée. Sauf que là, avec la tenue qu’elle portait, cela commençait à être désagréable. Vraiment. D’ailleurs, elle finit par retirer sa veste, rejetant derrière son épaule sa chevelure noire, laissée libre pour aujourd’hui. « Quelque chose ne va pas ? Autre que notre problème actuel, évidemment. » Comme si c’était nécessaire de préciser. Cela dit, elle ne voyait pas trop quoi dire de plus. Elle ne prenait que rarement le temps de discuter avec ses employés, hors de ce qu’elle avait besoin venant d’eux. Puis cela faisait déjà un moment qu’elles étaient coincées là. D’ailleurs, elle ne put s’empêcher de commenter la chose, se pinçant l’arête du nez, agacée : « Si ça continue, je doute fortement que cette rencontre ait lieu. Ils vont en entendre parler. » Le tout lancé sur le même ton que celui qu’elle prenait lorsqu’un employé risquait fort de se faire jeter dehors.
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MessageSujet: Re: Tell me about the things you can't control   19.04.13 13:50

Raquel leva les yeux vers le plafond de la cabine et la petite trappe qui s’y trouvait en son centre. Dans les films, il y avait toujours un clampin pour tenter de passer par là et s’échapper de la minuscule prison ; elle aurait sans doute pu les imiter si elle s’était trouvée en meilleure forme, mais pour faire quoi ensuite ? Ouvrir les énormes portes de l’étage le plus accessible ? Impossible, elle n’était pas Wonder Woman et manquait beaucoup trop de force pour seulement pouvoir y penser. Tambouriner ou gueuler était une autre option, mais vu la gueule de l’immeuble il y avait fort à parier que tout était parfaitement insonorisée. Quant à l'escalade, ce n'était même pas la peine de l'évoquer : en plus d'être quasiment impossible, elle ne mènerait à rien sinon à risquer une chute mortelle. Il n'y aurait pas plus d'issue en haut qu'il n'y en avait ici. Et puis moins elle en ferait, et mieux se porterait son estomac.
Enfin, ça elle l’espérait vraiment…

La question de sa patronne brisa le silence épais et alluma brièvement une petite étincelle de surprise dans ses iris marron. Elle, elle s’inquiétait pour l’une de ses employés ? C’était plutôt inhabituel, de sa part. Ou alors c’était simplement un moyen comme un autre de tromper son ennui. « C’est juste la chaleur, madame », affirma-t-elle tout en réalisant, mais trop tard, que sa voix ne sonnait pas sincère même à ses propres oreilles. Aussi sauta-t-elle sur la remarque qui suivit pour embrayer dessus, alors qu’elle n’aurait même pas pris la peine d’y répondre en temps normal. « Je suppose qu’ils vont élaborer des excuses convaincantes pour assurer ce partenariat, et que notre déplacement n’ait pas été vain. » Elektra était plutôt connue et redoutée dans le milieu à cause de son tempérament ombrageux, ça, Miller s’en était très vite rendu compte. Si les messieurs qu’elles étaient censées rencontrer tenait absolument à mettre en place ce pairing, autant dire qu’ils devraient se tenir prêts à faire beaucoup de concessions à sa chef intraitable pour s’assurer de son bon déroulement après cet incident. Et encore fallait-il que celui-ci ne s’éternise pas trop.

La jeune femme aurait donné n’importe quoi pour avoir, à ce moment, quelque chose de frais à se passer sur le visage. Plus le temps passait et moins elle se sentait bien, quoique au moins son repas semblait s’être fait une raison et n’avait plus trop l’air de tenir absolument à voir le monde extérieur. Une fine pellicule de sueur lui couvrait le visage et, regrettant de ne pas avoir de mouchoir, elle l’essuya d’un nouveau geste de la main. Elle avait très envie de se laisser choir sur le sol mais redoutait la réaction de la grecque face à ce laisser-aller. A la place, elle se contenta d’ouvrir sa veste et de déboutonner le haut de sa chemise, afin que sa gorge s’y sente moins à l’étroit. « Vous-même ne semblez pas non plus au mieux de votre forme », lança-t-elle tout en étant parfaitement consciente qu’elle risquait fort de se faire envoyer sur les roses avec cette remarque. Mais parler lui permettait de ne pas se fixer uniquement sur son mal-être et puis, il fallait bien admettre que ses paroles tapaient dans le vrai. Non ?
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MessageSujet: Re: Tell me about the things you can't control   23.04.13 19:22

Oh, cette situation était déplaisante. Et dieu que ça commençait à profondément jouer sur ses nerfs. Ce n’était pas bon du tout, car même si elle savait qu’elle pouvait se maîtriser, elle craquerait à un moment ou un autre. C’était surement bien ce qui la dérangeait. Si seulement Raquel n’avait pas été là, tout aurait été bien plus facile, en y réfléchissant bien. Enfin, cela elle le savait déjà, et tourner sa rancœur envers son assistante serait stupide, quoi que très tentant, vraiment. Simplement, elle avait besoin de cette fille, et il fallait prendre soin de ce dont on avait besoin, si on voulait les garder. Jusque-là, elle avait été utile, et elle ne voyait pas encore ce qu’elle pourrait lui reprocher. Si elle n’était pas satisfaisante, peut-être se serait-elle permise quelques remarques cinglantes, mais là…

Décelant rapidement une certaine surprise dans le regard de son employée lorsqu’elle l’interrogea, Elektra se garda pourtant de lui faire la moindre remarque, se contenant de la regarder, tout bonnement, sans un silence presque pesant. Et la réponse que la demoiselle lui fournit ne réussit à la satisfaire qu’à moitié. Non pas qu’elle se faisait réellement du souci pour elle. Disons simplement qu’elle n’était pas vraiment enchantée à l’idée qu’elle finisse par tomber dans les pommes, ou quelque chose du genre. La dame n’était aucunement faite pour prendre soin d’une autre personne qu’elle-même, et se retrouvait quelque peu démunie dans ce genre de situation fort problématique.

Ce qu’elle lui dit ensuite arracha un sourire presque mesquin à la grecque, qui ne fit que hausser les épaules, tout d’abord, avant de déboutonner les manches de sa chemise, afin de pouvoir les remonter, dévoilant une montre hors de prix, évidemment, et une myriade de bracelets, en or pour la plupart. « Ils ont intérêt à être plus que convainquant. Et il y a peu de chance que je leur pardonne ce contretemps. » Elle soupira. La plupart de ses collaborateurs savaient qu’il ne fallait pas contrarier madame Delenikas, sauf si évidemment l’un d’eux cherchait des ennuis. Elle était toujours partante pour pourrir la vie de quelqu’un, après tout.

Le silence ne tarda pas à se réinstaller dans la cabine de l’ascenseur. Toujours plus lourd et toujours plus désagréable, à n’en point douter. Soufflant, le geste montrant un peu plus de son agacement grandissant, elle ne trouva rien de mieux à faire que l’observer. Et si cela la dérangeait, c’était comme pour le reste. Qu’elle le supporte et fasse avec, tout simplement. Plus la noiraude l’observait, et plus elle en venait à la conclusion qu’elle n’était décidément pas convaincante avec son excuse. Eh bien, mentir ainsi à sa patronne, quel culot ! Cela dit, elle n’aimait pas qu’on tente de s’attirer sa sympathie ou quoi que ce soit, alors mentir n’était pas la plus mauvaise des options.

Quand elle entendit sa question lui être en quelque sorte retournée, Elektra laissa glisser ses mirettes le long des murs de l’ascenseur, couverts d’une tapisserie du plus mauvais goût qui soit, et laissa échapper quelques mots : « Je n’aime pas. Les ascenseurs. » Elle n’avait nullement besoin de s’étendre plus sur le sujet. Les lieux n’étaient pas faits pour elle, et cela s’entendait dans sa voix, un peu moins sûre qu’à l’accoutumée. En plus de cela, elle n’arrivait pas à tenir en place, croisant et décroisant sans cesse ses jambes et ses bras, triturant ses ongles et jouant avec les boucles de sa chevelure. Autant dire que c’était très inconvenant, surtout devant une employée.

Serrant les dents, commençant à totalement perdre patience, elle sortit son portable une fois de plus, et se rapprocha de la porte. Peut-être aurait-elle de la chance. Ou peut-être pas. Un juron lui échappa, et le fameux portable alla rejoindre le sol de la cabine sans grande douceur, lâcha par une noiraude frustrée et profondément agacée. Elle allait finir par craquer. Pour de vrai.
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