AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   20.08.13 5:20

Ce jour était une journée rose. Je l'avais décrété. Mais c'était aussi un jour de lessive. Ce qui contrariait singulièrement mes plans. Tout ce qui avait réchappé à l'estomac gonflé et rutilant de la machine à laver qui vrombissait depuis trois heures du matin, c'était une paire de chaussettes (rose, heureusement), un micro-short en jean noir, une brassière noire, un t-shirt sans manche trop large qui m'atteignait à peine le bas des côtes (noir aussi, décidément), et une veste en cuir courte d'un bleu électrique. Ce n'était pas une journée bleue, donc je décidais de la laisser au placard. Il ne faisait pas si froid, après tout. Il pleuvait à peine.

Après m'être harnachée, je me rendis donc au QG, et plus précisément dans mon Atelier, où je fus interceptée par le Capitaine. J'essayais vaguement de chercher son nom, un moment, puis j'abandonnais l'idée. Un plan de bombe à fragmentation spéciale anti-lycan me tournait dans la tête depuis que j'avais regardé le tambour de ma machine. Autant dire que j'aurais du mal à faire quoique ce soit d'autre pour la journée. Tout en cherchant les clefs du local dans une de mes micro-poches (il ne faut pas trop en demander à ce genre de shorts, malheureusement), je l'écoutais distraitement. Unité Epsilon. Pas d'Armurier. Inventaire et mise à jour de l'équipement.

Tel un chien bien dressé, je relevais la tête, et rangeais le plan de bombe dans un coin retiré de ma mémoire défaillante. J'allais pouvoir tripoter les armes d'une autre unité. Je trépignais presque d'impatience à cette idée, et partis donc sans attendre la fin des recommandations de l'imposant Russe qui me dominait de toute sa taille. C'est à peine si je l'entendis se frapper le front du plat de la main. Il avait l'habitude, après tout. En fait, ce n'était pas tout à fait exact. J'avais fait un crochet rapide pour récupérer à peu près tout ce dont je pourrais avoir besoin (tournevis, limes, brosses, poudre, balles de divers types, loupe, lampe frontale... la totale, quoi) avant de filer à l'Anglaise. Ma mère aurait été fière de moi.

Ma ceinture d'outils autour de la taille, mon Sig Sauer autour de la cuisse, une douille de gros calibre entre les dents, je partis en exploration. Effectivement, j'étais partie un peu tôt pour entendre le chemin à suivre, et malgré le temps déjà passé ici, j'avais tendance à m'y perdre plus souvent qu'à mon tour. D'autant que je confondais souvent le plan de l'étage avec d'autres plans et croquis qui encombraient mes pensées, tournant à droite quand il fallait aller tout droit parce que c'était le fil jaune qu'il fallait couper pour désamorcer ce à quoi je pensais. Ou pire. Et comme je ne portais pas de montre, puisque ça gêne les mouvements et que ça peut exploser si on ne fait pas attention, je n’avais aucune idée de combien de temps il m’avait fallu pour arriver là où j’étais. C’est-à-dire nulle part. Enfin si, je reconnaissais vaguement l’odeur. Je n’étais pas si loin du terrain d’entraînement. Le physique, celui où les gens transpiraient et se tapaient dessus. Tout ce que je n’aimais pas faire, parce qu’il fallait que je retire les bottes de cuir ferrées qui me montaient jusqu’au genou, et les lunettes de soudure bordées de peinture imitation léopard qui enserraient ma tête. Le léopard me rappelait une chapka que je portais quand j’étais enfant. Etrange comme le peu de choses qui nous suivent quand on grandit sont terriblement triviales.

Je m’étais donc arrêté globalement en plein milieu du couloir, sifflotant une marche martiale tout en observant avidement un système anti-incendie. Pas le petit levier à tirer vaguement pour faire sonner l’alarme perçante que je n’entendais jamais entre deux explosions dans mon antre et qui forçait le Capitaine (encore et toujours, je lutte pour trouver son nom. Mais je finis par le reconnaître, il devrait être satisfait) à venir me tirer par la peau du cou. Il faut être prudent avec les incendies. Ils génèrent beaucoup de poussière. Donc, je n’étais pas devant une de ces poignées, mais devant une hache de secours, utilisée très probablement pour forcer une porte blindée ou non pour sauver les victimes. Ou les coupables. Difficile à savoir. Et plus je la regardais, plus je pensais à ce que je pourrais en faire, pour qu’elle soit plus efficace, ce que je pourrais y ajouter pour qu’elle défonce plus aisément les portes les plus épaisses, ou les armures les plus épaisses. Après tout, un incendie criminel pouvait être causé par quelque chose qui résistait au feu et qui n’attendait que l’arrivée d’un petit pompier ou d’un petit F.S.R. bien rôti. En somme, souvent, mieux fallait tuer que mourir. Ah non… prévenir que guérir. Voilà. Je jurais en un mélange de russe et d’anglais devant les complexités du japonais. J’étais là depuis presque dix ans maintenant, mais je parlais à tellement peu de monde qu’après tout, ça n’avait pas grande importance.

J’étais donc complètement perdue dans mes pensées, totalement oublieuse d’un grand Russe et d’une mission qu’il m’avait confiée, mais aussi d’une équipe que j’étais censée connaître de vue… La bonne blague.


Dernière édition par Leane Marsh le 27.09.13 10:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   21.08.13 11:30

Bordel de… Mais qu’est-ce qu’elle fichait ? Eri longeait les couloirs du F.S.R depuis quinze minutes.
Bon, d’accord, c’était lui qui avait été voir Yuri pour lui demander si l’armurière de son unité ne pouvait pas faire un tour du côté des armes de ses hommes. Rien n’allait depuis quelques temps, la plupart des armes avaient vieilli et le budget ne suivait pas toujours la technologie. Cette jeune femme, Yuri en vantait les mérites. Elle est douée, voir brillante, et Yuri n’est pas le genre à te gratifier d’éloges dans le vide. Eri avait besoin d’elle pour dépoussiérer un peu le matériel. Effectivement, il aurait dû se douter qu’elle était spéciale. D’abord au sourire de Yuri quand il avait parlé de rencontrer la jeune femme, l’homme avait répondu « D’accord mais je te préviens elle est un peu… » le dernier mot restait en suspens. « Tu verras bien » avait-il continué le sourire aux lèvres.
Bon, il n’avait pour ainsi dire jamais vu la demoiselle et les seuls échos qu’il avait eus d’elle étaient les sirènes incendies qui se déclenchaient plus souvent depuis son arrivée. Mais sinon, rien d’étonnant à ce qu’elle se cloitre dans son laboratoire. Généralement, les génies sont plutôt renfermés sur eux-mêmes, voir autistes dans leur relation avec les autres. Sans aller jusqu’à ce point, il voyait très bien dans son propre cas que les premières rencontres n’étaient pas son fort. Boarf, si les gens sont trop cons et susceptibles pour vouloir s’entendre dire la vérité, ce n’était pas son problème mais le leur.

Bref, tout ça pour en revenir au fait qu’elle avait été en retard et qu’Eri était parti parcourir les couloirs à sa recherche. À la recherche de quoi d’ailleurs ? Il savait qu'il la reconnaitrait facilement. Déjà, sans être misogyne, il avait beaucoup moins de femmes que d'hommes ici et une scientifique se reconnaitrait. Il s’imaginait une jeune femme en blouse, surement pas très féminine. Et surtout, surtout il ne pouvait pas s’enlever de la tête l’image de ses cheveux en bataille, dressés comme des piques sur la tête, noircis… Non, cette jeune femme devait se faire péter assez de prototypes à la figure pour que ses cheveux se dressent sur la tête définitivement (à en croire les sonneries incendies en tout cas).

Eri était agacé, il perdait du temps. Il allait faire cet étage et ensuite retournerait dans le quartier de son unité. Peut-être qu’elle serait arrivée. Sauf, qu’au détour d’un couloir… -Quelle horreur !- la vision d’un rose pétant lui brûla les yeux. Il avança en direction de la forme pseudo-gothique qui s’était plantée là. Qu’est-ce qu’une personne de ce type faisait ici ? Il allait s’arrêter pour demander à l’adolescente qui l’avait laissé rentrer quand… Attends voir. Non quand même pas… Il observa l’être de haut en bas et ses yeux ne savaient plus où se poser : cheveux roses, tatouages divers, short… ou bien culotte (la différence n’étant pas si flagrante), chaussures cloutées… Sa bouche se tordait en un rictus disgracieux.

Il tenta de reprendre contenance et s’approcha de la jeune femme. « Melle. Marsh ? » Aucune réaction. Eri jeta un coup d’œil à ce qui l'obnubilait tant. Une hache d’incendie. Bon, si en plus elle était psychopathe… Il aurait pu passer son chemin, peut-être que ce n’était pas elle après tout. Mais ça aurait été trop beau. Non, au fond de lui, il savait que ça ne pouvait être qu’elle. Eri entendit la voix de Yuri on fond de son esprit : « elle est un peu… ». Oui, elle était un peu, un peu trop indescriptible, un peu trop tout. Le jeune homme insulta mentalement Yuri et retenta sa chance : « Leane Marsh ? » dit-il se planta devant la jeune femme et lui obstruant la vue.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   21.08.13 13:25

Certaines armes méritent d'être créées, et d'autres non. Ce n'était pas tout à fait exact. Toute arme mérite d'être créée. Mais toutes ne sont pas faites pour être utilisées. Et celle qui avait dérivé de cette hache anti-incendie commençait à perdre de sa maniabilité à mesure que je rajoutais certaines options en stock dans mon catalogue interne. La hache avait un certain attrait, mais il était difficile de pouvoir l'abattre avec suffisamment de force quand on a un gabarit de moineau. Quoiqu'il n'y en avait pas des masses, aux F.S.R. d'après ce que disait le Capitaine. Ce n'était pas le terme exact qu'il avait employé. Mais ma mère disait qu'il ne fallait pas être vulgaire avec ses collègues. Elle n'aurait pas apprécié le grand Russe qui leur hurlait dessus la moitié de la sainte journée. Quoique. Au fond, ils pensaient la même chose. Les civils doivent être protégés envers et contre tout. Et surtout contre tous. Et j'avais découvert qu'il y avait un grand nombre de bestioles inattendues dehors. Ce qui me faisais penser que quand je retrouverais le chemin, j'irais harceler le légiste sur les vampires. Connaître leur point faible me permettait de faire des améliorations tellement...

Quelque chose s'était immiscé entre le sujet de ma réflexion et moi. Plus personne ne le faisait dans l'Unité. A cause des surnoms stupides qui en découlaient. Je n'ai pas une imagination débordante pour tout ce qui ne touche pas aux armes. Et comme je retiens mieux les plans que les noms. Je vois très bien le lien, personnellement, et ça marche presque à chaque fois... Enfin approximativement dans 10% des cas. Grosse amélioration de mon quotidien. Le Capitaine avait eu droit à un traitement spécial, mais quand j'y réfléchis, je me dis que n'importe quel Russe vieux et plus grand que moi qui me hurlerait dessus écoperait de ce nom. Ainsi donc, ce qui m'avait dérangé était un... une personne, de toute évidence.

Oui, je sais, ça semble évident, mais bon, parfois, on avait de drôles de surprises. Flyssah. J'avais hésité un instant, mais en définitive, c'est ce qu'il m'avait évoqué de plus fort. Une flissa à lame droite, sans garde. Terriblement effilé. Mortellement dangereux entre des mains bien entraînées. Un manche en métal qui devait faire souffrir pendant les journées les plus chaudes. Parce que les guerriers sont des guerriers, après tout. Bien sûr, l'origine ne collait pas, mais je n'ai jamais été à ça près. D'autant que la plupart des gens ne savent même pas de quoi je parle, ne jurant que par les armes à feu du moment qu'on leur propose quelque chose qui fait suffisamment de bruit. Je ne crache pas sur elles, elles sont la moitié de mon gagne-pain. Mais la perfection d'une lame bien aiguisée n'a pas son pareil. Et puis, au corps-à-corps contre un truc armé de crocs et de griffes, on ne fait pas longtemps avec un petit flingue. Les armes blanches, c'est une affaire de sensations.

Enfin bref. Donc la flyssah devant moi me regarde bizarrement. Comme s'il était... J'en sais rien en fait. Je ne suis pas sortie majore de ma promotion de psycho-criminologie. J'ai tendance à préférer qu'on me hurle ce qu'on essaie de me dire, plutôt que de l'impliquer sous des couches de tortillons du cul. C'est pour ça que j'arrive à travailler avec le Capitaine, je crois. Mais là n'était pas le problème. Il m'avait appelé par mon nom (oui, le mien, j'arrive à m'en souvenir, la plupart du temps. Quoique après six bouteilles de vodka je commence à avoir du mal). Donc, première hypothèse, c'était un Alpha dont je ne me souvenais pas. C'était probable, mais je n'avais jamais croisé de flissa chez nous. Deuxième option, il me cherchait. Et là, ça ouvrait de nouvelles perspectives, du genre abysse... Nonononononononon. Interdiction d'aller par-là. Les abysses, c'est vide, et le vide, c'est mal. Comme quand il y a un emplacement où on voit le bois du bureau. Mauvais. J'ai secoué la tête comme pour dire non, avant de me demander si je n'étais pas censée lui répondre.

La balle toujours calée entre les dents, j'articule difficilement, dans mon anglais des mauvais jours (parce que le japonais, j'ai la flemme, et que le russe, c'est étonnamment mal vu, par ici), celui qui a un accent un peu trop rauque pour être honnête:

"Ch'moi, Leane Marsh. Un 'roblème? Tu m'veux quoi, Flyssah?"

Bon. J'aurais pu être plus aimable. J'aurais pu être plus polie. J'aurais pu retirer cette balle de ma bouche. J'aurais pu ne pas l'interpeler par ce nom auquel il ne comprendra rien alors que, globalement, c'est un compliment. A condition de savoir ce que c'est. Sinon, ça a juste l'air d'une insulte en arabe. J'avoue que ça me fait un peu rire, sur le moment. Ah oui. J'aurais pu tenter d'avoir l'air de le vouvoyer. Déjà, en anglais, c'est pas évident. En plus, il aurait fallu que j'essaie d'être polie. Ce qui m'arrivait... rarement. Devant la fille en costume qui me posait plein de questions plusieurs fois par an. Si si, vous savez, la psy. Elle je lui parle bien. Parce que le Capitaine me briefe à chaque fois avant. J'oublie assez cycliquement ce genre de conseils, sinon.

Mais là n'était pas la question à cet instant précis. J'avais envie de revenir à cette hache. Une armoire d'arme marquée d'un Epsilon titillait mon esprit mais je la chassais d'un vague geste de la main. Si même mon esprit se rebellait contre moi, je n'irais pas bien loin. Sérieusement, il me veut quoi, celui-là?
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   31.08.13 19:16

Il n’était pas patient, mais alors pas du tout. Et il se sentait encore moins d’humeur en voyant la mine déconfite de son vis-à-vis. Non, lui il aimait l’efficacité et autant dire qu’il était mal tombé. La jeune femme ne lui répondit pas, en tout cas pas tout de suite. Par contre son visage faisait montre d’une réflexion intense, la balle située dans la bouche de la demoiselle celle-ci la faisait tournoyer entre ses dents en un rictus peu sexy. Eri aurait dû enchainer, secouer l’inconnue, faire quelque chose mais il était obnubilé par la lenteur de réflexion de l’individu.
Sérieusement, qu’est-ce qui demandait autant de temps ? Il aurait pu partir mais il avait besoin d’elle et plus le temps passait plus le capitaine était persuadé qu’il avait la bonne personne en face de lui. Et ce rose, trop de rose. Ça lui piquait les yeux. Lui qui ne connaissait que les couleurs sobres.

Bon, il allait se mettre à poser une nouvelle question, risquant de provoquer une nouvelle vague de bug, quand il vit la jeune femme secouer la tête dans le vide. Enfin bon, quoi encore ? Elle est muette peut-être et je suis difficile avec elle… Eri se sentit coupable jusqu’à ce qu’il entende une voix rauque :

"Ch'moi, Leane Marsh. Un 'roblème? Tu m'veux quoi, Flyssah?"

Quoiiiii ? Eri eut besoin d’un temps pour réussir à comprendre que la jeune femme parlait en anglais, qu’elle n’articulait absolument pas, qu’elle l’avait tutoyé et qu’elle avait fini sa phrase par un mot inconnu.
Fly-quoi ? Flyssah... Qu'est-ce que ? Elle l'insultait ou bien ? Eri se demandait s'il devait se vexer ou non. Il aurait pu prendre mal, le fait qu'on ne respecte pas son rang mais le jeune homme ne s'en étonna même pas.

En tout cas, il en avait le cœur net, c’était bien elle. Cette Leane, celle à qui il devait montrer le stock d’arme. Merde… Il avait espéré que…
L’homme soupira. Il fallait qu’il lui explique. Est-ce qu’au moins la jeune femme avait été mise au courant ? Il sentait que cette histoire allait durer longtemps et il n’avait pas le temps et la patience de s’y impliquer.

« Est-ce que.. »

Est-ce que vous voulez bien me suivre au stock d’armes ? Oui, c’est la question qu’il aurait dû poser. Il s’arrêta avant ne se sentant pas de perdre du temps à expliquer ça.

« Bon on ne va pas y passer la journée, tu permets ? »

Oui, il la tutoya, il n’allait pas en plus vouvoyer une personne qui ne respectait pas son grade. D’ailleurs, non seulement il la tutoya mais il lui agrippa le bras et chargea la jeune femme sur son épaule en un rien de temps. Hop, Sac à patate !

« Je t’amène au stock d’armes de l’unité d’Epsilon, ne te débats pas s’il-te-plait, je n’ai pas que ça à faire. »


Dernière édition par Eri Xie le 04.09.13 9:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   01.09.13 17:14

Il avait eu l'air tellement, tellement perdu quand je lui avais répondu. Ca m'avait presque fait rire, avant que je ne me souvienne que le sens de l'humour n'était pas la qualité première des F.S.R. Ou alors, ils étaient imperméables au mien seulement. En tous cas, j'avais gagné mon pari contre moi-même, il n'avait pas eu l'air de se rengorger à son appellation de Flyssah. Il avait même eu l'air... Oui bon, vous avez compris que ce n'était pas ma spécialité de juger des gens. Mais en tous cas, je ne voyais aucun sourire sur sa face de mignon petit minion.

Comme je l'ai dit précédemment, j'aurais pu être beaucoup plus poli, etc. Mais franchement, je me demandais juste ce qu'il me voulait, et pourquoi il m'avait interrompue dans ma réflexion fondamentale et malheureusement inappliquée sur cette hache anti-incendie. Quoique l'idée me trottait dans la tête, maintenant, à côté de cette bombe à fragmentation. Je tenterai de la faire, à l'occasion. Plus chez moi, j'avais failli faire sauter l'immeuble la dernière fois, et ça m'aurait valu de me faire virer de ce "paradis". Que j'ai mis entre guillemets à cause de tout ce merdier avec les Anges, pas parce que ce coin n'est pas idyllique.

Enfin bref. Le fait est qu'il commençait à me parler, tout poli et gentil, et je sentais qu'il allait tortiller du cul. Ca me fatiguait d'avance et je ne manquais pas de le faire savoir en retirant ma jolie balle (fondue dans ma cuisine, je vous ferais remarquer) de ma bouche, et en me grattant l'oreille. Je m'étais fait faire un nouveau piercing juste en haut du cartilage et il me grattait à cause de la cicatrisation en cours. Rien de bien intéressant, mais tout de même plus que les politesse soi-disant d'usage. Le Capitaine ne s'en embarrassait pas, et ça me convenait parfaitement.

Rapidement, je perdis le fil de ce qu'il me racontait. Après tout, ça ne m'intéressais pas vraiment. Mais une idée venait de se rappeler à mon bon souvenir, alors que j'évoquais les salutations matinales du Capitaine. Quelques chose à voir avec une armoire, beaucoup d'armes en mauvaise état et loin de la pointe de la technologie (ne cherchez pas, Alpha est à la pointe, parce que je les gère aux petits oignons), et une sorte de sigle bizarre que je n'identifiais comme un Epsilon qu'après quelques cafouillages. J'avais déjà dû apprendre l'alphabet cyrillique, puis l'occidental, puis les signes japonais tout bizarres... L'alphabet grec, c'était un de trop.

Il ne me donna pas vraiment l'occasion de me pencher sur la question puisqu'il s'approcha (il faisait à peu près ma taille, bottes comprises, donc j'ai 'abord trouvé ça bizarre) et me balança par-dessus son épaule. Et il entreprit de s'expliquer. Stock d'armes. Epsilon. La connexion venait de se faire, et le feu d'artifice dans mon esprit valait celui du 4 Juillet aux États-Unis. Le pied. Avec un grand éclat de rire, je me laissais faire. Je féliciterais leur capitaine, si je mettais la main dessus, pour la qualité du service. Non seulement on venait me chercher, mais en plus, on m'évitait d'avoir à marcher (et donc à me perdre) pour aller jusque là-bas. Chapeau bas. Enfin, je n'avais pas de chapeau, mais je compensais en m'installant plus confortablement.

Je descendis mes lunettes sur mes yeux, coinçais la balle dans l'élastique, calais mes genoux autour de son torse pour éviter que ça secoue trop (je n'étais pas persuadée qu'il apprécie que je lui vomisse dessus, et la vodka de la veille me pesait encore), posais un coude au milieu de son dos pour stabiliser ma tête, et reprenais la parole (sans m'adresser à lui particulièrement, mais en japonais mâtiné d'anglais, et surtout, la bouche libre):

"Super! Hey, Flyssah, tu diras à ton Capitaine que vous avez un service génial. T'as été prévenu d'mon sens de l'orientation, au moins? Cela dit, en m'transportant comme ça, j'risque pas d'retrouver l'chemin. C'qui n'changera pas... T'as raison, change rien."

Je m'étais adressée à lui. Bon, une fois de temps en temps, ça m'arrivait, quand même. Enfin, comme il n'avait pas eu l'air de piger que je pouvais marcher (de une) et que je comprenais, maintenant, de quoi il me parlait, je repris:

"Hmmh... L'Capitaine m'a parlé d'vous. M'a dit qu'vous aviez pas d'armurier et qu'vous étiez plus à jour. Tsstss... S'pas bien ça, dans not' métier faut faire gaffe. Parce que les Armes, avec un grand A, tu vois, c'est la BASE! J'dis pas qu'les hommes n'ont aucun intérêt, mais c'est juste les outils. Alors que les Armes... C'est not' coeur, ce pour quoi on arrive à faire exploser ou réduire en bouillie toutes les saloperies qui menacent les civils. Et moi, je fais les meilleures Armes..."

J'aurais pu continuer longtemps. Une éternité, en fait. Parce que les Armes... Oui bon. Il s'en fichait probablement, et en plus, ça m'avait rappelé cette histoire d'outils. Les tournevis, les chargeurs, les bouteilles d'huile et autre devaient méchamment lui rentrer dans l'épaule. Pour son confort (qui a dit que je ne m'en souciais pas. D'autant que c'est fragile, une bouteille d'huile, et que si elle coule sur la poudre, il n'y a plus qu'à tout recommencer... Et puis, c'est une poudre spéciale, que j'ai mis des mois à trouver. J'ai fait exploser le labo trois fois pour elle. Mais je recommencerais...). Pour son confort, donc, je pris le parti de m'appuyer un peu plus sur mes genoux, de remonter mon coude et de surélever le bassin, tout en répartissant mon poids. Voilà... La poudre ne risquait plus rien. Enfin, j'voulais dire qu'il devait être bien plus à l'aise. Moi aussi, cela dit, même si me décoller de lui a fait que mon t-shirt m'est tombé de dos. Philosophe à mes heures perdue, je ne cherchais pas à lutter contre la gravité et tendis la main pour le rattraper. J'aurais toujours le temps de le remettre quand on serait arrivés à destination.

Enfin si on arrivait un jour, parce qu'on galopait depuis un bout de temps, maintenant...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   04.09.13 9:39

Usuellement, Eri s'y prenait comme un manche avec les femmes (pas de jeu de mot grivois s'il-vous-plait). Donc, il n'était vraiment pas doué avec les femmes. Peut-être que ceci était dû à son air rude, son franc parler ou bien son manque de tact évident envers le sexe susceptible. Ou bien peut-être parce qu'il était capable de lancer sur son épaule une jeune fille inconnue sans lui donner des masses d'explication et de la trimballer les fesses en l'air dans tout le QG du F.S.R.
Quoiqu'il en soit le soldat se serait attendu à ce que la demoiselle proteste un minimum à ce traitement. Au lieu de ça, il l'entendit rire. Étrange. Étonnant. Mais vraiment bienvenu. Au moins il n'avait pas à supporter la jeune fille entrain se débattre et se plaindre. Si ça avait été le cas, ça aurait pu mal tourner pour lui.
"Super! Hey, Flyssah, tu diras à ton Capitaine que vous avez un service génial. T'as été prévenu d'mon sens de l'orientation, au moins? Cela dit, en m'transportant comme ça, j'risque pas d'retrouver l'chemin. C'qui n'changera pas... T'as raison, change rien."

Flyssah, mouais, donc c'était son surnom à priori. Super. Par contre, autant ce manque de respect  le contrariait, autant il n'avait aucune envie de faire entendre raison à cette petite tête rose. Il resta silencieux. Elle n'avait pas tilté que c'était lui le capitaine.
Eri avançait vite, certains objets accrochés à la ceinture de la demoiselle lui rentraient dans l'épaule  mais comme il tentait de faire le coq, il était hors de question qu'il s'arrête pour y remédier.
La jeune femme le libéra légèrement de son poids en se relevant, le soldat ralentit pendant la manœuvre. Le geste avait été apprécié.
À partir de ce moment elle se mît à devenir quelque peu bavarde. À croire qu'elle aimait vraiment se faire transporter.

"Hmmh... L'Capitaine m'a parlé d'vous. M'a dit qu'vous aviez pas d'armurier et qu'vous étiez plus à jour. Tsstss... S'pas bien ça, dans not' métier faut faire gaffe. Parce que les Armes, avec un grand A, tu vois, c'est la BASE! J'dis pas qu'les hommes n'ont aucun intérêt, mais c'est juste les outils. Alors que les Armes... C'est not' coeur, ce pour quoi on arrive à faire exploser ou réduire en bouillie toutes les saloperies qui menacent les civils. Et moi, je fais les meilleures Armes..."

Eri écoutait d'un air plutôt distrait. Les hommes sont les outils maintenant... Quelle vision misanthrope. Pour lui, les hommes était le premier de ses soucis, chacun son truc...
Il rencontra quelques individus dans les couloir, ceux-ci se poussaient sur leur passage. La plupart le saluèrent en écarquillant les yeux. Le capitaine n'osait même pas imaginer la vison que le postérieur peu couvert de son colis offrait aux yeux de tous. Autant dire qu'il ne tourna pas la tête pour vérifier si son imagination était au-dessus de la réalité. Bref, il s'avait que cette petite histoire ferait le tour du QG et que pour quelques mois il serait associé à cette nana aux cheveux rose. Sûr qu'on leur inventerait une romance, les gens n'ont vraiment rien d'autre à faire.

Il arriva dans la partie réservée aux epsilons, croisa encore quelques uns de ses hommes. Il les salua comme si de rien n'était, autant garder la classe en toutes circonstances.
"Voilà on arrive" dit-il entrant dans le stock d'arme.
Il s'agissait d'un entrepôt banal, excepté qu'il avait de quoi faire sauter la baraque ! Bombes à fragmentations, armes à feu, matériel cybernétiques... Eri s'avança jusqu'à la partie la plus reculée, une sorte de débarras où était négligemment posé des armes enrayées, des gilets pares balles qui avaient morflés...
"Comme tu peux le voir il y a du boulot !" Il posa son colis à terre et relevant la tête, se trouva nez à nez avec une paire de seins gentiment rangés dans un soutien gorge. Il écarquilla les yeux. Il manquait un t-shirt... Ou bien elle était comme ça dès le début ? L'homme eut un sérieux doute au vu de l'incapacité de la jeune femme à s'habiller chaudement.
"Euh, dites...? Je vous ai trimballé dans cette tenue ?"
Il était tellement gêné par la situation qu'il se remit à la vouvoyer. Il se revit faire le tour du QG avec l'armurière à moitié nue. Il essaya de capter la jeune femme du regard pendant qu'il lui parlait, mais celle-ci observait intensément le stock d'arme. Ça y est, il avait lâché un gosse dans un magasin de jouets...
"Hé, ça vous dérangerait de vous habiller un minimum ?"
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   04.09.13 12:54

Au moins nous étions arrivés à destination. Je n'avais, comme d'ordinaire, salué aucune des personnes que nous avions croisées. De toute façon, je ne reconnaissais jamais personne, donc ça m'évitait de leur souhaiter le bon jour trois fois par service. Et alors qu'il me faisait parcourir l'armurerie pour m'emmener je ne savais où, je ne pouvais m'empêcher de pousser des "ah!" et des "oh!" en effleurant les pièces de matériel qui entraient dans mon champ de vision.

Tout le reste avait été oublié. Mon moyen de transport? J'avais marché, non? Il y avait quelqu'un en face de moi? Ah bon? Je ne voyais que cet équipement bien rangé. Un peu trop rangé peut-être... Et ces petits espaces vides dans les armoires... Ceux dans lesquels j'aurais pu caler quelques grenades, ou quelques chargeurs de ma confection... Brr... Un frisson remonta mon échine en les voyant. J'ai horreur du vide. En cela j'étais plus proche de la nature que beaucoup le pensaient. Tout du moins selon l'adage.

Cela dit, ce n'était pas tout à fait le sujet du moment. D'autant qu'il m'avait déposée dans leur "casse". C'était une telle catastrophe que je ne pus réprimer une grimace. Il y avait vraiment des gens qui laissaient leurs outils de travail dans cet état? Je m'apprêtais déjà à le congédier d'un vague geste de la main pour me mettre au travail (et il y en avait, croyez-moi), quand il balbutia quelque chose. Je ne sais pas ce qui me fit relever la tête vers lui pour le regarder. C'était d'ordinaire tellement difficile de me distraire de mon travail... Peut-être le retour au vouvoiement. J'avais eu l'impression d'une relation de confiance qui s'était établie grâce à notre contact rapproché... Quelque chose du genre. Mais encore une fois, la psychologie et le team-building n'ont jamais été mes spécialités. Cependant, j'ai tout de même haussé les épaules avant d'essayer de me concentrer sur ce qu'il racontait.

Et j'ai du même coup dû baisser les yeux sur ce qu'il fixait. Ah... Bon, au moins, personne ne s'était échappé du balcon. Cela dit, il n'y avait pas foule non plus. J'étais un peu trop musclée et mal alimentée (pas sous-alimentée, attention, mais vu que j'ai installé ma fonderie sous la hotte dans la cuisine de mon appartement, et que je garde mon frigo pour faire mes trempes... ça ne me laisse de place que pour quelques bouteilles de vod... d'eau et éventuellement un sandwich plus ou moins périmé). En plus, il avait de la chance, c'était un de mes plus beaux soutifs. Un des plus sobres aussi. Ceux qui me servaient d'ordinaire quand le Capitaine me forçait à m'habiller comme un gentil petit agent avant les séances avec la coincée, là... Sisi, je vous en ai déjà parlé. La psy.

Mon t-shirt toujours à la main, je fis claquer la bretelle sur mon épaule, découvrant un peu plus les câbles de la bombe qui me rentraient dans la peau. J'étais censée répondre, probablement. Un sourire chafouin étira mes lèvres alors que je remontais mes lunettes sur le haut de mon crâne, remettant en place ma crête rose. D'un côté, j'avais bien envie d'essayer de le faire bisquer. Et de l'autre, j'allais avoir des ennuis s'il allait cafter à son capitaine. Je me contentais donc d'agiter un peu le bout de tissu avant de le passer et de répondre en même temps, une bonne dose d'humour dans la voix:

"Ouais, Flyssah, tu m'as transportée comme ça. C't'une question de gravité, tu comprends. J'avais la tête en bas, donc mon t-shirt est tombé. C'est rien qu't'as pas déjà vu d'façon, si? Voilàààà, j'suis habillée."

J'esquissais une petite révérence, grandement compromise par mon micro-short moulant (heureusement, parce que je ne portais rien en-dessous) et jurais en russe en me rendant compte qu'il faisait chaud dans cette pièce mal aérée. Attention, j'ai toujours été une personne extrêmement pudique, la question n'a jamais été là. Si j'avais pu, je ne me serais pas exposée de cette façon. Mais j'avais décidé depuis longtemps que je ne me laisserais pas déphaser par ce genre de choses. Mais c'est vrai qu'il n'y avait pas un souffle d'air dans cette pièce. Ohlàlà... Dangereux ça. Je cherchais une lucarne des yeux avant de regarder à nouveau la flyssah devant moi. Avec un grand sourire un peu prédateur, je lui posais la main sur l'épaule et je reprenais:

"Bon! Il faut de l'air dans cette pièce, sinon, avec la poudre en suspension, on va finir par tout faire sauter. L'Capitaine m'en a voulu la dernière fois que j'ai fait ça chez nous, alors j'imagine même pas si j'faisais ça dans une autre unité. Et après... il me faut quelqu'un qui s'y connaisse un minimum pour me passer les outils. Parce qu'il y a des opération délicates à réaliser... Les Armes, c'est tout un art... Même si beaucoup ne le comprennent pas. Mais tu saurais faire ça, n'est-ce pas?"

Sans attendre qu'il me réponde, je décrochais la ceinture d'outils presque aussi large que mon short, la posais sur la table et m'installais sur un tabouret que je dénichais dans le coin. Effectivement, il y avait du boulot...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   17.09.13 14:18

Soit elle essayait de le chauffer à mort, soit elle n'avait aucune pudeur doublée d'aucune notion des conséquences de ces actes. Bon, Eri opta sans hésiter pour la deuxième option. Bref, il avait fait devoir et son temps était compté, sa patience limitée, il était temps de s'éclipser et de la laisser magouiller ces petites affaires. Il enverrait peut-être un soldat pour vérifier si tout ce passe bien. Peut-être Takeshi... Histoire de rétablir l'équilibre des choses.

Il se préparait donc à partir mais il n'eut pas le temps d'en placer une qu'elle se mit à lui ordonner de faire tout un tas de trucs. Et sans attendre sa réponse elle se mit au boulot. Il cru rêver...Elle a bien parlé d'explosions là ?

" Dis, t'as pas un assistant ou autre ? C'est pas comme si j'avais des choses à faire..."


Parle à mon cul...

Si je pars et que ça explose, c'est moi le responsable à un moment ? Il jeta un coup d’œil à la pièce cherchant des yeux une lucarne ou quelque chose. Il n'avait jamais vraiment fait attention à ce genre de trucs.

Il s'approcha d'elle et se pencha par dessus son épaule pour observer ce que la jeune femme trafiquait. Okay, ça avait l'air pointu et elle avait l'air de s'y connaître. Il aime ça, le professionnalisme, et c'est à peu près la seule raison pour laquelle il ne l'a pas foutu dehors un coup de pieds aux fesses malgré toutes les frasques qu'il a dû supporter.

Il s'éclipsa plusieurs minutes dans le but de chercher des types de la maintenance. Il savait qu'il aurait besoin d'aide pour organiser le stock d'arme après le passage de cette Leane. Pas besoin de la prévenir, elle était déjà ailleurs...

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   17.09.13 14:42

Il est parti. Je n'en reviens pas. Je m'en suis rendu compte parce qu'il n'a pas ouvert de fenêtre. Je crève de chaud et il y a vraiment trop de poudre et trop de poussière dans cette pièce. C'est comme les particules de sucre. A force... En plus, je ne supporte pas la poussière. Bon sang, je suis paumée. Je fais quoi moi maintenant? Je sens ma résolution revenir. Il ne veut pas m'aider? Tant pis pour lui. Il y a un seul et unique moyen clair net et efficace que ça fonctionne quand même. Au moins, ils ont eu la présence d'esprit d'enlever les sprinklers. A moins qu'il n'y en ai jamais eus.

Je fouille dans une de mes poches (celles de ma ceinture, pas de mon short) et en sort un chalumeau portatif. C'est mieux qu'une allumette, mais je suis obligée de rester dans la pièce. C'est dangereux. Je le range, et fouille encore. Ah, voilà. Les fameuses. Je sors de la pièce, éteins la lumière, teste la porte qui ne vaut pas tripette, et vais chercher un extincteur. Parfois les choses ne tournent pas tout à fait comme je m'y attends, alors autant être parée. D'autant que je ne suis pas chez moi. Heureusement! Si j'avais dû faire pareil, j'aurais tapé un scandale auprès du Capitaine pour qu'il fasse venir la maintenance. Non mais...

Je gratte donc l'allumette à l'extérieur, puis la jette par terre et referme derrière moi. Je n'ai pas besoin d'y être pour savoir ce qui se passe. Mais ça ne marche pas. Je soupire. Très bien, chalumeau ce sera donc. J'entrouvre la porte et le règle sur la puissance maximale. Et là, l'attendu advint. Je sens un sourire étirer mes lèvres, j'ai l'impression qu'une guirlande de feu prend vie sous mes yeux. Cependant, la chaleur monte, et mon intervention n'est plus requise. Je ferme à temps pour me protéger du premier coup. J'en sens un gondoler la porte. C'est pas passé loin cette fois.

J'attends un peu que ça se calme, puis je rouvre. L'air est "purifié". Plus de poussière. Parfait. Je cale la porte avec l'extincteur pour laisser un peu d'air frais entrer et je me remets au boulot. Maintenant, je vais pouvoir bosser, et ça ne me fait presque pas de travail en plus... Je sifflote une marche martiale en pénétrant dans la pièce surchauffée où des impacts de balle récents sont clairement visibles, de même que les douilles qui ont sauté par terre. Tiens, un gilet a un peu flambé. Bah, rien de grave, ça se répare, après tout...

Un petit rire m'échappe alors que je me rassieds et que je sors ma pipette d'huile et mes hérissons. Allez hop, c'est parti!
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   23.09.13 10:05

Il avait su qu'il y avait quelque chose qui clochait quelques mètres avant la porte.
D'abord parce que cette odeur de fumée ne pouvait pas venir de n'importe où, ensuite parce que la porte subitement gondolée alors que 10 min avant il s'agissait d'une porte parfaitement normale, c'était un peu louche.
Pour finir, il aurait vraiment pu deviner sans problème que laisser un énergumène pareil seul, sans nourrice, ça ferait des dégâts.

"Euh...ça sent la fumée non ?"

Bravo sherlock, le technicien avait parlé. Eri ne prit même pas la peine de répondre. De toute manière soit Eri lui faisait déjà peur avant, soit le technicien ne pouvait pas le blairer, voir les deux. Sûrement les deux. Alors pourquoi faire des efforts ?

Le capitaine s'arrêta devant la porte. Il n'était pas sûr de vouloir entrer. Il espérait juste trouver un cadavre dans le local, au moins il pourrait passer à autre chose. Bref, autant ne pas faire peur à l'employé de maintenance. Il préféra que celui-ci ne voie pas les dégâts de suite.

Il se tourna vers lui après avoir stagné quelques minutes devant cette porte.

"Allez chercher quelques collègues finalement. Un. Voir deux."

Ça ne sera pas du luxe... L'homme partit mécontent. Ouais, il ne pouvait pas le blairer, mais bon, Eri ne le remarqua même pas, il s'en foutait. Par contre il était plus préoccupé par la tornade qui avait pris son armurerie pour squat.

Il ouvrit finalement la porte du dit squat et ses narines se firent envahir par une odeur de cramé. Il repéra une tâche rose assise à un bureau, ce qui énerva le jeune homme c'est que la dite tâche rose avait l'air de bonne humeur.

Ben tiens, elle a fait une connerie, elle est fière d'elle. Il en conclut qu'elle aurait vraiment besoin d'une nourrice et son seul réconfort de la journée fut d'imaginer Yuri en baby-sitter 90% du temps... Ouais, ça lui allait bien.

Il s'approcha d'elle, vérifia qu'elle ne manipulait pas quelque chose de trop dangereux avant d'attraper sa tignasse et de tirer lentement sa tête en arrière. Aucun gestes brusques ou dans le but de lui faire mal, il voulait juste s'assurer qu'elle le regarderait.
Il l'observait de haut, sa tête à elle à l'envers, il soupira...

><:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   23.09.13 13:02

J'aime pas travailler ailleurs que chez moi. Le Capitaine fait ça, de temps en temps. Il me prête. Me fait tourner. J'ai envie de lui dire que je suis pas une pute de bas étage, mais je suis pas sûre qu'il saisirait l'idée. Parce que l'analogie peut aller loin. Non pas qu'elle m'attire ou m'intéresse. Mais l'armurerie des autres, c'est comme un hôtel miteux et plein de vermines de Bay Area. Ça a la même fonction, mais sans confort, sans classe, et en ressort en se sentant souillé et vachement moins pro qu'avant.

C'était à peu près mon état d'esprit du moment. Je ne savais pas combien de temps exactement s'était écoulé, mais bien trop pour les trois seuls Sig et les deux gilets déjà réparés. D'autant que je savais pas où les ranger. Entreposer. Poser, tout court, ça m'aurait suffit. Mais sur ce minuscule établi sur lequel je devais tout faire, il n'y avait pas de râtelier. Putain ce que les gens peuvent être désorganisés. J'étais donc déjà passablement irritée. Je faisais mon boulot, bien sûr, et je le ferai jusqu'au bout, ne serait-ce que par conscience professionnelle, mais pas d'extra. Enfin pas trop. Non, en fait, y en aurait quand même, je savais pas m'arrêter.

Mon nez, presque totalement insensibilisé, ne sentait même pas l'odeur de fumée. J'avais juste chaud. Et chaud. Et il n'y avait toujours pas d'air. Ils avaient pas des gens qui géraient ça, normalement? J'attrape l'article suivant, un fusil d'assaut. Je m'apprête à répéter les mêmes gestes mécaniques et habituels, qui me donnent l'impression de travailler à la chaîne dans une usine de mauvaises pièces américaines, quand je me fige. Enfin un boulot sympa. A vue de nez, je dirais Lycan un soir de pleine lune. C'est une des ressorts qui est endommagé. Un boulot délicat.

Je descends mes lunettes de soudure sur mon nez. Elles ne font pas juste jolies. Je les ai faites customiser chez un... chaipaquoi. Je sors une petite pochette de ma trousse à outils, en extrait deux lentilles, que je glisse dans les fentes. Et hop, me voilà avec des loupes! J'entame mon travail de précision, pleinement concentrée. Tout se passe bien. Et quand je termine, je suis de bien meilleure humeur. Je finis d'ailleurs de le remonter quand je sens une traction, à l'arrière de ma tête.

Intriguée, je ne lutte pas, même si la sensation est dérangeante. Je n'aime pas qu'on me touche. Est-ce que je tripote les gens, moi? Non? Bon... J'estime avoir droit au même respect. Cela dit, l'intention n'a pas l'air de me faire mal, et je rengaine donc mon tournevis fétiche. C'est diablement aiguisé, ces bêtes-là. La tête à l'envers, des loupes sur les yeux, je ne sais pas à qui je parle. Enfin ne parle pas encore. Et puis, c'est une personne. Et pas le Capitaine. Enfin je crois. Pourquoi je n'arrive pas à le voir? Ah oui... Les lunettes. Du doigt, je les retire, les laissant glisser autour de mon cou.

Une bonne minute d'observation passe. Je n'ai pas remarqué le soupir. Il fait partie de mon traitement habituel. En revanche, je n'arrive pas à remettre le doigt dessus. Je l'ai déjà vu, ce type, non? Y a pas longtemps. Je claque des doigts, très fière de m'en souvenir. Flyssah! A l'envers, ça complique tout, aussi. Sans attendre de savoir ce qu'il me veut, j'enchaîne:

"Ah, Flyssah! J'me d'mandais où t'étais passé. Y a toujours pas d'aération. Et puis on meurt de chaud, là. J't'avais prévenu que ça risquait d'sauter, du coup, pour éviter les dégâts, j'ai enflammé la poussière. C'est mieux non?"

La question était purement rhétorique. Évidemment que c'était mieux. C'était mon idée, et elle concernait l'armement. C'était forcément totalement spot-on.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   27.09.13 8:20

Ce sont des yeux de grenouilles qui observent Eri pendant une bonne minute avant qu'elle ne baisse ses lunettes et remette son visage en place. Flyssah encore ! Il se promet de savoir ce qu'est une Flyssah dans la minute où il aura passé la porte.

"C'est mieux non ?"
Mieux... D'avoir foutu le feu au stock d'armes...
Elle est... fière d'elle ?! Ce qui signifie qu'elle l'a fait exprès...

Eri respira profondément... de la vapeur noire. Il essaya de garder la tête froide. Pas la peine de disputer une fille pareille, ça lui rebondirait dessus comme une mouche qui s'étale sur de la gelée.
Du calme. Zen. Zen.

Qui avait engagé cette folle dingue ? Bref, peu importe, ce n'était plus son problème. Trop de temps perdu. Il allait se débarrasser de cette catastrophe ambulante. Il était responsable de son unité seulement, et c'était déjà trop ! Alors servir de nourrice à...un bakeneko*. Un bakeneko aux cheveux roses.

"J'ai pas que ça a foutre de te gueuler dessus. Je pars. Trois gus de la maintenance vont venir pour ranger ton bordel et faire en sorte que tu n'exploses pas tout."

Eri lui met un doigt sur le nez.

"Tu ne sortiras d'ici que lorsque t'auras réparé tes conneries. Ne.met.plus.JAMAIS.le.feu.au.stock.d'arme. Ni d'explosions. Et ! Ne tue personne sous ma responsabilité."

Aucune envie de remplir de la paperasse...
Eri sorti avant que le danger public ne rajoute quoi que ce soit.
Il attendit quelques minutes les employés de la maintenance devant la porte.

"Messieurs, l'armurerie des epsilon est dans un sale état. Je vous la confie. Ah ! Et je vous demanderais de survei... d'aider l'armurière des alpha."

Eri vit dans leurs yeux qu'ils avaient déjà eu à faire à elle. Ils avaient l'air blasés. Pauvres types...
Il partit et une fois n'est pas coutume il leur souhaita bon courage, avant d'enchaîner.
"S'il y a un problème c'est le capitaine des alpha que vous devez contacter."

Bon débarras !

*:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   27.09.13 10:10

Tout ce que j'ai écouté, c'est qu'il partait. Et qu'il fallait ranger. Sérieusement? Le Capitaine ne l'avait pas briefé? Je fais mon truc si les conditions mes conviennent, je pars. Je ne range jamais. Et ce n'est jamais le bordel chez moi. C'est de l'absence de vide. Pas de ma faute si les gens ne comprennent pas. Alors oui, je boude. C'est très mature. Mais je déteste qu'on critique mon boulot. Je ne sais peut-être faire que ça, mais je le fais bien. Je ne fais pas de conneries, ni de boulettes, ni de quoi que ce soit de ce genre. Des mauvais calculs, parfois, mais seulement quand j'expérimente. Et je n'expérimente que chez les Alpha.

J'ai envie de lui tirer la langue. Je connais les règles. On ne tue pas de F.S.R. On ne fait pas sauter les maisons. On protège les Civils (ou quelque chose du genre). Je ferai attention. Mais en attendant, c'est lui qui a interrompu mon boulot pour me répéter ce que je sais déjà. Je le chasse de la main. J'ai du travail, moi. T'es gentil, Flyssah, mais si tu peux pas m'aider...

Le temps que les trois énergumènes inutiles de la pseudo-maintenance rentrent dans l'atelier, il est déjà sorti de mon esprit. C'est toujours laborieux, les gilets pare-balles. Pas la partie que je préfère. Mais bon, il faut ce qu'il faut...
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: [CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]   

Revenir en haut Aller en bas
 

[CLOS] SOS Armurier en détresse [PV Eri]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Naniwa - Kita :: QG des F.S.R.-