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 Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]

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MessageSujet: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   13.09.13 17:11

Aujourd’hui, j’ai mis un t-shirt rose. Rose Fluo. Avec l’inscription « Barbie is a slut » dessus. Barbie c’est bien sensée être une grande blonde plantureuse aux yeux bleus ? Ouais, c’est tout moi ça. Sauf que moi je suis japonaise, petite, j’ai les cheveux noir coupés au carré, les yeux marrons-verts et je suis une planche à pain. Donc c’est bien ce que je disais « Barbie is a slut ». Du coup, pour bien aller avec ça j’ai des lunettes de soleil rondes style vintage et bleus et un de mes jogging super pas sexy avec un gros trou sur l'un des genoux. Ouais, c'est pas le top du top, je sais que j'ai fait mieux. Que voulez-vous je suis tellement élégante au boulot que je me permets ces petites folies. C'est jour de relâche. Bref avec tout ça, ma petite taille, les fringues, ma peau de japonaise je ferais presque jeunette de 20 balais. Ne vous y fiez pas, j'en ai 35. 35 et c'est la dèche dans mon frigo. La semaine a été mouvementée. Et encore, vous n'imaginez le bordel dans mon chez moi. Du coup, j'en ai profité pour sortir faire des courses. Sauf que là tout de suite, je suis face à un problème.

Ça fait au moins 5 bonnes minutes que je stagne devant l'étalage d'un fleuriste. On pourrait croire que mon amour des plantes s'est éveillé comme par magie sauf que c'est pire que ça. Les moucherons. Il y a des moucherons qui virevoltent autours des plantes. Le problème c'est que ça me donne faim. La pleine lune arrive ce soir et dans ces moments là "il" se réveille. Lui et son appétit. Et alors là n'importe quel milieu infesté d'insectes en tout genre se transforme en buffet 5 étoiles. Quand son influence est moins forte, je me remplis de dégoût. Je préfère oublier ce qu'il fabrique, mon lycan, les soirs de pleine lune, ce qui est sûr c'est que les lendemains, plus une araignée à l'horizon dans ma piaule.

Donc je suis là, immobile depuis bientôt 10min. Oui, parce que quand il chasse, il s'immobilise, quasi-tétanisée donc...devant des fleurs. Sauf que ça va commencer à être louche. Je sais que la vendeuse a essayé de venir me parler d'un air commerciale. Je n'ai même pas daigné tourner la tête. Je commence à me demander au bout de combien de temps elle va appeler les flics parce qu'"une femme bizarre habillée en racaille se comporte de manieère étrange et gênante."J'essaye de me concentrer pour tourner la tête, les chasser de ma vue mais il s'avère qu'il est particulièrement dur de lutter aujourd'hui... Parce que là tout de suite j'ai faim, vraiment très faim. mon ventre se met a gargouiller comme pour confirmer que ça urge. J'avale ma salive...j'me croquerais bien un petit moucheron moi...


Dernière édition par Kamae Sakamoto le 16.09.13 14:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   14.09.13 18:15

Kerosene Leak. L'album qui passe en boucle dans son appartement depuis qu'il a ouvert les yeux ce matin-là. Un mauvais jour. Un de ceux où le passé frappe à la porte. Parce que c'est un Ancien, notre héros. Il traîne une paire de balais derrière lui. Dix-neuf pour être précis. C'est ridicule. C'est juste un de ces matins où il fait beau, mais qu'il retrouve une souris morte de peur devant la porte. Un matin où il a du mal à se contrôler, où il lui faut voir du monde. Dans un étirement presque félin, il a extrait son corps fin du lit moelleux, a traversé l'appartement ouvert aux quatre vents pour profiter d'une douche chaude au milieu de la verdure, et où il a mis Funky Jet.

Un sourire espiègle traverse son visage enfantin alors qu'il commence à se dandiner sous la douche. Il aime les humains et ce qu'ils créent. Il l'est aussi. Et il est un peu plus. Il bâille en enfilant un vieux t-shirt proclamant "If you pay peanuts, you get monkeys" et un jean large qui lui donne l'air d'un ado attardé, et se dirige vers la cuisine. Là, il se rend compte qu'une de ses orchidées donne des signes de fatigue, et qu'il n'y a plus grand-chose dans le frigo. Il attrape nonchalamment son portefeuille, mets des chaussures confortables, et se jette dans la rue après avoir traversé le "2L". Il sourit en regardant la devanture. Un petit pied de nez innocent, ce nom...

Les gens ne se rendent pas compte de ce qu'ils manquent et de ce qu'ils produisent. De ce qui lui a manqué, à lui. Les couleurs, leur profusion, leur palette, ces éclats de couleur qui attirent son œil et lui donnent envie de peindre, encore et encore. Ces bruits. Ceux qui défilent dans le casque de son baladeur réglé presque au minimum, ceux qu'ils font en parlant, en marchant, en respirant, en bougeant. En vivant, simplement. Et surtout, la chaleur. Le contact, leur corps, ceux qu'il frôle en faisant semblant de rien, ceux qu'il percute pour se donner une excuse, ceux qu'il caresse, incidemment, en dissimulant son fait. Comme leurs odeurs. Son odorat n'est pas si bon. Il n'est qu'humain, à la base. Mais ce maelström de fragrances, ces bouquets confondus qui se mêlent, qui se fracassent les uns contre les autres, jusqu'à en être écœurants, parfois.

Il sourit en interceptant une odeur qu'il connaît et apprécie. Une pâtisserie. Il s'engouffre dedans et n'en ressort qu'une dizaine de minutes plus tard, un sac en papier rempli de mets tous plus sucrés et gras les uns que les autres. Il les a payés, ceux-là. Parce qu'il est un honnête citoyen. Il éclate de rire en pleine rue. Certains le regardent, comme s'il était un étrange énergumène. Il n'en a cure. Il poursuit son chemin, son fardeau entre les bras, croquant dans un chou dégoulinant de crème à la vanille qu'il savoure comme s'il en mangeait pour la première fois. Il traverse la rue, rapidement, devant le nez d'une voiture. Il aime vivre dangereusement, parfois.

Avec un nouveau sourire, il franchit la porte du fleuriste. Quelques heures plus tard, son sac de pâtisseries à moitié vide et un autre sac plein de terreau sur l'épaule, il ressort et cligne des yeux sous le soleil. Il s'apprête à reprendre un chemin bien connu, quand une couleur violente attire son attention. Silencieusement, il observe intensément la personne qui la porte. C'est rose. Et noir. Et bleu. Il sourit. Il aime ça. La jeune femme qui les porte est plutôt mignonne, dans un genre très indolent. Mais ce parti-pris...

Intrigué, il penche la tête sur le côté, se demandant ce qu'elle regarde avec tant de ferveur. Il s'approche, se place derrière elle et met sa tête à sa hauteur. Il voit des pots de fleurs. Rien d'exceptionnel. Il sent sa chaleur, la caresse de ses cheveux qui s'emmêlent aux siens, son odeur féminine et étonnamment un peu froide, il entend son souffle profond. Il sourit avant de se lancer, d'un air stupide extrêmement convaincant:

"Les gens disent souvent qu'offrir des plantes en pot est un signe d'engagement. Signe qu'on veut une relation ancrée dans la durée, aussi profonde que les racines. Ça ne plaît pas à beaucoup de monde."

Il se redresse pour éviter de se prendre un coup. Ça lui est déjà arrivé, il se méfie maintenant. Il n'aime pas avoir mal. Son contact lui manque déjà, pourtant, alors qu'il était si léger. Il poursuit, pensif. Il a l'impression d'avoir entendu quelque chose et tend donc son sac plein de pâtisseries devant lui, comme en signe de paix:

"Vous en voulez? Celles-ci ne sont pas mauvaises, même si j'ai goûté mieux. Au fait... J'adore votre t-shirt!"

Un sourire innocent lui étire les lèvres, alors que la musique continue à pulser de son casque, oublié autour de son cou. Les gens... Il la fixe de ses yeux de glacier pourtant terriblement chaleureux et penche la tête sur le côté, encourageant. N'est-il pas mignon?
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   15.09.13 13:09

HRP:
 
T'as beau être complétement obnubilée par cette masse dansante au dessus-des plantes, tu sens quand il arrive. Il se penche sur toi. C'est qui lui ? Tu restes immobile néanmoins. Les sens aux aguets. Oui, quand tu sens un danger c'est ton premier réflexe, quelque chose que tu dois à ton lycan. Tu sens un souffle sucré près de ton oreille. C'est chaud et doux. Ça pourrait être agréable, si tu savais ce qu'il te voulait. Tu n'as pas le temps de te poser la question que le timbre de sa voix t'arrive aux tympans :

"Les gens disent souvent qu'offrir des plantes en pot est un signe d'engagement. Signe qu'on veut une relation ancrée dans la durée, aussi profonde que les racines. Ça ne plaît pas à beaucoup de monde."

L'inconnu s'éloigne de toi subitement. C'était quoi ça ? Tu te retournes quand même histoire de savoir à qui tu as affaire.

"Je ne..."

Mais la première chose que tu aperçois c'est un paquet de pâtisseries qu'on te tend sous le nez.

"Vous en voulez? Celles-ci ne sont pas mauvaises, même si j'ai goûté mieux. Au fait... J'adore votre t-shirt!"

Waaaoouh, attends voir. C'est qui lui ? C'est quoi le piège ? Tu aurais aimé être sur la défensive mais tes narines se remplissent d'une senteur sucrée. Tes yeux se détachent des douces promesses qu'il te présente pour tomber sur... Triple Bingo ! Un sourire adorable en dessous d'une mèche adorable qui séparent deux yeux bleus adorables. Ce qui fait trop d'adorables dans la phrase pour que ça ne soit pas louche. Attends, réfléchis-y. Tu entends les bribes de musique qui sortent de ses écouteurs. Personne ne te remarque, d'habitude. Personne !! Tu remercies ton lycan pour ça depuis que vous êtes colloc tous les deux. Tu as tout essayé, et particulièrement les t-shirt ridicules et voyants, mais rien ne marche, les gens te voient mais ne te calcules pas. Ils t'ignorent ou t'oublient, tu fais partie du décor. Alors, pour une fois que ça arrive... au lieu d'en profiter tu es sur la défensive.

Tu fais une jolie petite moue, te préparant à refuser à contre cœur sa proposition quand ton estomac te balance et lâche un grognement. Un sourire gêné prend place sur ta visage et se transforme en petit rire presque juvénile :

"Ahaha ! Des pâtisseries ça ne se refuse pas !"

D'un air gourmand tu plonges ta main dans le paquet

"Merci"

Tu souris et fourres le délice dans ta bouche. C'est à ce moment que tu le remarques ""If you pay peanuts, you get monkeys". Tu soulèves tes lunettes de la main gauche -celle qui n'est pas pleine de sucre- et les cales sur le haut de ton crâne.

"Mmm'ais, l'est trop cool vot'e t'shirt auchi"

Tu ne réalises pas que tu t'es faite achetée coup de peanuts toi aussi. Parce que là pour toi tu viens de trouver la perle rare. Quelqu'un qui a un t-shirt magique. Et ça, ça te bote carrément. Tu notes dans ta tête qu'il te faudra trouver ce modèle, ça agrandira ta collection ! Mais ce mec est... Pfiou, il a des goûts d'enfer.
Tu mâchouilles les restes de sucrerie et rajoutes en léchant tes doigts :

"J'm'appelle Kamy. Et vous ? "

Tu le regardes droit dans les yeux. Tu as oublié que c'est bientôt la pleine lune et que tes pupilles ont pris une couleur verte, l'iris s'étant allongé. Tes yeux semblent un peu surnaturels quand on y regarde de près. Pas sûr qu'on te prenne pour un lycan de prime abord mais tu préfères ne pas prendre de risques et mettre des lunettes teintées. Mais en ce moment, tout est oublié, tu es juste charmée. Tu lui souris, il te reste quelques miettes sur la lèvres. Tu réalises que peut-être tu ne devrais pas être aussi désordonnée. Tu ne t'es pas levée ce matin avec ton costume de professionnelle, celui ou ton visage est fermé et tout tes gestes calculés. Le moment où tu te fonds dans la masse de "robots" japonais. Tant pis... Trop tard. Aujourd'hui c'est jour de relâche. T'es mignonne mais naïve.
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   15.09.13 14:35

Il ne se défait pas de son sourire sous l'examen scrupuleux auquel il a droit. Il aime être regardé autant que regarder lui-même. Ou presque. Regarder a un charme indéniable. Et ce qu'il voit est tellement... Vivant. Il est facile de séparer les gens, entre ceux qui ont déjà abandonné, et ceux qui s'accrochent encore. Ceux qui ont encore un fragment de ce désir de croquer la vie à pleine dent. Quelques secondes, il a peur d'avoir l'air trop empressé, fixé. Mais peu importe. Elle le fascine beaucoup trop.

Il a envie de lui fourrer d'autorité une pâtisserie dans la bouche et de la toucher. Il essaie de se maîtriser, de faire autre chose avec sa main, en attendant. Et de continuer à tenir le sac. Il ne pèse pas si lourd, et il est un peu plus musclé qu'il en a l'air. Au moins, il ne risque pas de la tripoter avec cette main-là. A moins de jeter les douceurs par terre. Mais ce mélange d'odeurs sucrées et de fleurs... Alors il se retient, inspire profondément, l'écoute, oreilles grandes ouvertes. Autant prendre ce qu'il peut en attendant...

Elle est mignonne. Vraiment. Un tel contraste. C'est saisissant. Cette once de méfiance, de surprise, cette moue, ce sourire, ces lunettes, ce t-shirt. Oooh. Elle enlève ses lunettes. De justesse, il résiste à la tentation de se pencher sur elle, de la regarder de plus près encore. Et elle le complimente sur son t-shirt. Un sourire plus large dévoile ses dents blanches:

"Merci! J'en ai toute une collection..."

Il la regarde se relécher les doigts avec envie. Il a déjà esquissé un pas pour se rapprocher d'elle, pour le faire à sa place, pour la goûter en plus de la toucher. Il va un peu vite en besogne. Les gens n'aiment pas plus ça que les plantes en pot, en réalité. Il esquisse une petite moue déçue et se venge sur un petit pain aux noix dont la crème gicle sur son menton. Il la ramasse d'un geste gourmand plein d'une joie enfantine, et le sourire revient former une petite fossette sur sa joue.

"Ravi de faire votre connaissance, Kamy. Je m'appelle Eli."

Ou presque. Mais il y a des limites au ridicule, quand même. Et la tentation... Celle d'être un vrai occidental. Il ferme les yeux quelques instants, plein d'anticipation. Il était tellement concentré sur elle que les bruits de la rue étaient passés au second plan. Les bruits de pas pressés sur la chaussée dure, ceux des taxi klaxonnant pour dégager leur passage, le brouhaha des conversations, le frottement des vêtements. Les odeurs sont prégnantes. Les couleurs chatoyantes. Ne manque que la chaleur, le contact. Ce à quoi il se propose de remédier immédiatement.

Il tend un doigt, récupère la solitaire miette qui hante le coin de sa bouche, et se penche pour planter un baiser sur sa joue. Il s'attarde une seconde, le temps de ressentir la texture de cette peau, de laisser ses cheveux caresser le bout de son nez... Il se redresse et tire sur une de ses propres mèches, qu'il regarde d'un air interrogatif. Il sait qu'il a l'air parfaitement stupide. Il la laisse retomber, encore humide, et tend à nouveau la main vers son interlocutrice du jour, pour effleurer la masse soyeuse.

"Les cheveux des Japonaises sont magnifiques mais, vous savez, il faut utiliser un après-shampoing spécifique pour éviter qu'ils s'abîment au bout. En plus, la coupe est bonne à rafraîchir, non?"

Le sourire revient sur son visage. Ses prunelles bleues ne quittent pas celles, d'un vert lumineux étonnant, de Kamy. Sans y penser, il porte à ses lèvres le doigt qui a recueilli la miette, tombée depuis longtemps, oubliée dans sa chute.
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   15.09.13 17:39

Tu ne sais plus tellement où donner de la tête. Il te semble indécis, bizarre mais reste charmant. À vrai dire tu te demandes pourquoi il te fixe. Tes sentiments se succèdent c'est un mélange de gêne mais par dessus tout de la joie. Tu arrives tout de même à te contenir jusqu'à ce qu'il tende sa main vers ta bouche, tu n'as pas le temps de comprendre quoique ce soit que tu sens son souffle sur ta joue suivi par le contact de ses lèvres.
Tétanisée encore. En plus de cela tes oreilles et tes yeux omettent toute l'agitation extérieure. La rue est bondée et vous êtes plantés au milieu. Mais c'est tellement le bordel à l'intérieur que...t'as déjà du mal à faire le ménage là-dedans.

Il touche tes cheveux, ils sont jolis mais tu n'en prends pas assez soin. Tu le sais, ils s'abîment à cause des douches répétées que tu prends après le sport. Tu touches le bout de tes cheveux par réflexe.

Sauf que ce n'est pas du tout ce qui te passe par la tête à ce moment précis. Tu es bouillante et ton coeur bat vraiment vite. Pourquoi il me fait ça ? La pleine lune approchant te fait perdre tes moyens d'autant que ton animal a beaucoup plus d'effet sur toi. Il voudrait sortir, se parer des couleurs de la séduction. Oh, si seulement tu pouvais rougir, ça serait tellement plus simple... Malheureusement, toi tu as tendance à verdir, pas de bol, ces satanés caméléons se déclarent leur flamme en arborant cette couleur. Tu ne deviens pas flashy non plus, c'est léger... Mais tout de même, tu commences à prendre peur et baisse la tête rapidement.
Tes lunettes qui tenaient sur le haut de ta tête tombent se fracassant sur le sol. Zut, elles ont l'air mal au point, tu les aimais bien.

T'as envie de te barrer en courant tellement tu ne te sens pas à l'aise. Au lieu de ça, tu relèves la tête :

"Dites, vous êtes entrain de me draguer ?"

Oups... Sérieux tu as l'air d'une quiche. T'aurais mieux fait de partir sans demander ton reste au lieu de sortir cette énormité. Mais t'as besoin de savoir, parce que c'est le genre de chose qui n'arrive jamais.
Tu fais une mimique bizarre avec ta bouche. Tu n'assumes pas tellement ta dernière question.

"Oui, j'en prends pas soin. Mes cheveux, j'veux dire. J'y pense pas trop. Je ne sais pas tellement faire."


Dernière édition par Kamae Sakamoto le 22.09.13 13:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   15.09.13 21:14

Elle s'est figée. Quand il s'est penché, pour l'embrasser, il l'a senti. N'y a pas réfléchi tout de suite, parce que ce sentiment est terriblement complexe à concevoir. Pourquoi se sentir embarrassé par une chose si naturelle? Il laisse retomber sa main. Ne sait pas vraiment quoi faire. Elle est tellement... différente. Elle touche ses cheveux, comme pour vérifier ses dires, et il manque lui faire remarquer qu'il connaît son métier. Mais quelque chose le bloque. Comme si... Comme s'il se rendait compte que ce n'était pas la chose à faire.

Quand elle baisse brusquement la tête, il sursaute. Les gestes brusques. Il aime les gens, et leurs mouvements, les contacts qu'ils occasionnent. Mais parfois, quelque chose lui rappelle qu'il n'est pas juste un sale gosse un peu trop sûr de lui. Qu'il est aussi une Chose, échappée d'un asile où ils auraient laissé les patients jouer au Docteur sur des cobayes qui n'ont plus d'humain que la forme. Le bruit des lunettes qui s'écrasent par terre le fait se crisper un peu, et le paquet de pâtisserie choit à son tour, dans un bruit feutré et humide.

Il baisse la tête à son tour, admire les dégâts, et essaie de reprendre contenance. Il s'agenouille devant elle et ramasse les morceaux de lunettes, sans vraiment faire attention à ne pas se couper. Ce qui finit par advenir. Il sait pourtant qu'il doit faire attention à ses mains. Il respire un peu trop fort, un peu trop vite, à tel point qu'il a l'impression de ne plus réussir à entendre la rue. Il regarde le mince filet de sang qui coule de son doigt, puis la goutte solitaire qui termine sa course sur le bitume froid et dur.

Puis elle lui parle. Une question tellement innocente et inattendue qu'il relève la tête vers elle, surpris. Un nouveau sourire, un peu timide, étire ses lèvres. Elle est belle, vue d'en-dessous. Peu ont dû avoir l'honneur de cette perspective. Car il n'est pas grand, mais elle non plus. Inconsciemment, il effleure la jambe de son jogging du dos de la main et penche la tête sur le côté:

"Et ce serait grave si c'était le cas?"

Très honnêtement, il n'a qu'une vague idée de ce que "draguer" veut dire. Il joue le jeu. Un peu. Tant qu'elle ne part pas. Tant qu'elle parle. Tant qu'elle le laisse l'écouter et la regarder, la toucher même, si possible...

Il baisse à nouveau les yeux sur le sac de pâtisseries. Les rues sont tellement sales. Ça ne vaut pas vraiment le coup de le ramasser. Mais quelqu'un lui a dit, une fois, qu'il fallait jeter les chose dont on ne voulait plus dans les poubelles. Comme ils l'auraient été une fois la guerre accomplie. S'ils avaient survécu. Mais ils ont été libérés. Et maintenant, il ne sont plus qu'une menace, roaming free dans Naniwa ou ailleurs. Se cachant de tout et de tous, recherchés par beaucoup.

Il retient un soupir frustré et ramasse le sac, quand elle reprend la parole. A mesure qu'elle poursuit son discours, il sent le sourire revenir sur son visage, à tel point qu'il ne peut s'empêcher de lui prendre le menton de sa main libre, savourant au passage la chaleur de cette peau, et de s'approcher à un pouce de son visage pour lui souffler:

"Devinez quoi? Je suis coiffeur! Je peux m'occuper de ça pour vous!"

Et il pourrait encore s'occuper de beaucoup d'autres choses, si elle essayait seulement de comprendre qu'il voulait simplement satisfaire sa faim... Il relâche son étreinte sur son menton, et se rend compte qu'il a étalé un peu de sang sur sa peau veloutée. Quel contraste. Il sent les battements de son cœur accélérer. Ainsi, elle est vraiment sublime...
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   16.09.13 13:43

J'ai l'impression de ne pas avoir fait ce qu'il fallait. Tu as l'air d'être tendu. Tu souris quand même lorsque je te demande si tu me dragues. Est-ce que tu te forces ? T'es mignon. Mais j'ai encore tellement de mal à comprendre ce que tu me veux.

Tu as vraiment l'air plus jeune que moi, je devrais peut-être te dire que je ne suis plus tellement de ton âge malgré mon look d'adolescente peu soignée. Ou peut-être plus tard... Je suis faible, je le laisse jouer avec moi.

Tu me prends le menton, j'écarquille les yeux. Tu me souffles que tu t'occuperas de moi. Je ne t'aurais pas imaginé coiffeur, tu as l'air si jeune et ces cheveux en bataille...
Cela dit, j'aimerais vraiment me faire pomponner par tes soins.

Mon cœur bat bien fort. Parce qu'on est si près que mon regard ne peut se détacher des glaciers bleus et froid qui te servent d'yeux. Nos nez se toucheraient presque mais tu romps le contact. Tu me fixes ensuite. T'attends que je te dise oui.

Franchement, ma prudence me crie de te fuir, mais on ne vit qu'une fois :

"Je m'en remets à vous"

Je sors cette formulation typiquement japonaise en m'inclinant raidement comme ils le font tous mais je ne peux pas m'empêcher de rire. Impossible de ne pas se moquer de leurs manières polies et guindées.

J'ai vraiment envie de lui prendre la main mais j'y retrouves des bouts de tes lunettes en morceaux. Une odeur de sang aussi. Le lycan le sent parfaitement. Ça l'agite.

'"Vous vous êtes coupé. C'est mauvais pour un coiffeur non ?"

Je n'aurais jamais fait ça en temps normal, ça, lui prendre la main et mettre dans ma bouche le doigt coupé. Je goûte à cette saveur sanguine. Il faut que je me calme, ou bien je ne vais pas tarder à me transformer. Mes yeux se changent. La vision se dégrade et faiblit. Je prends un temps pour les fermer et respirer profondément. Ça me permet de rallonger ce contact sensuel.
Quand je me sens calmée, je rouvre les yeux et j'abandonne à mon regret ton doigt. Je te tiens toujours les mains.

"Aujourd'hui ?"

Je sais bien que je n'aurais pas dû faire ça. Ce n'est pas le bon jour, pas le bon moment pour mon corps. Mais combien m'ont oublié quelques heures voir minutes après notre rencontre. Non, hors de question que tu m'échappes Éli. Moi, je reste.
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MessageSujet: Re: Une passion commune...(ou pas) [TERMINÉ]   16.09.13 14:32

Elle s'incline et, à nouveau, il est perplexe. Il ne saisit pas toutes ces subtilités, toutes ces politesses que s'infligent les gens. Il a la grâce d'une gazelle et pourtant la délicatesse d'un taureau en rut pour ce genre de choses. Il l'entend rire, pourtant. Doucement par-dessus les bruits de la rue et le funk qui s'échappe encore de son casque. Oh... L'humour. Un air un peu timide remplace le sourire. Il n'est pas encore très à l'aise avec ça. Il n'est pas toujours facile de comprendre les gens. Tout ce qu'il sait, c'est que cette étrange circonlocution veut dire oui. Et le sourire revient. Celui qui fait naître cette petite fossette.

Quand elle se rend compte de la blessure, il hésite à reprendre sa main pour l'essuyer. Les gens n'aiment pas, en règle général. Lui non plus... Le sang lui rappelle trop de mauvaises choses. Mais ces contrastes... Cette odeur chaude et cuivrée, cette couleur rouge, vibrante, qui brunit au fur et à mesure du temps, ce goût métallique et pourtant doux, lourd, tentant... Et elle a raison. Il est censé prendre soin de ses doigts. Pas seulement parce qu'il est coiffeur ou barbier, d'ailleurs. Pour la peinture aussi. Pour la photo. Pour les plantes même. Une fois, il a failli se faire attaquer par une plante carnivore. Celle qui, normalement, se charge des mouches de l'appartement.

Il acquiesce d'un petit hochement de tête et d'un haussement d'épaule indolent. Ça arrive, il ne peut pas vivre dans du coton. Ou dans une pièce capitonnée. Plus maintenant. Un frisson lui parcourt l'échine, mais il change de nature quand sa main est soulevée par celle, douce et chaude, de Kamy, et que son doigt blessé glisse dans sa bouche humide. Il sent sa langue un peu râpeuse sur la pulpe sensible entourant la coupure légère.

Un souffle un peu étranglé lui échappe. L'autre raison pour laquelle il aime les gens. Ils le font réagir, à de nombreux niveaux. Ce qu'il ne parvient pas à faire seul, et ce dont il croyait qu'ils l'avaient privé. Il sent cet afflux de sang, qui colore probablement ses joues, et qui reflue quand elle le libère de son étreinte. Elle n'a pas lâché sa main, et un nouveau sourire, un peu plus doux, un peu plus tendre, effleure ses lèvres.

Il entrelace ses doigts dans les siens et l'entraîne à sa suite avec un petit rire de gorge, encore un peu trop bas. Il se penche vers elle quand il passe à côté d'elle et lui souffle:

"Mieux que ça, maintenant!"

Il poursuit son chemin et, dès qu'il croise une poubelle, il y jette sans remord le paquet de pâtisseries gâtées. Cela faisait quelques temps maintenant qu'il s'était promis de ne jamais finir ainsi... Un nouveau sourire remplaça l'expression dure qui avait fait une apparition fugace sur ses traits et l'avait fait paraître un peu plus vieux que ses dix-neuf ans...
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