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 Business is Business

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MessageSujet: Business is Business   29.09.13 19:44




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La soirée bat son plein, une bonne affluence comble les salles du Devil May Cry. Parfait, l'argent rentre à fond, c'est toujours cool ! J'en profite pour m'offrir un verre de vodka glacée. Ouais, une soirée lucrative, ce club est rentable au final, j'avais pas trop d'espoir à l'époque où je l'ai créé. Ce quartier, c'est pas le must niveau fréquentation, entre les gangs et la mafia, c'était bien un coup à se bouffer une balle perdue. M'enfin, le jeu en valait la chandelle, qui penserait à chercher un groupe d'assassins ici ?
Bon, on avait déjà reçu la visite de deux ou trois petites frappes locales, rien de bien intéressant, juste de quoi utiliser quelques balles. Faut croire que les machines à fric rameutent toujours leurs bandes de loups affamés, ou de sangsues, tout dépend du point de vue.
C'est justement à cause de ces parasites que je cherche à offrir une protection au DmC, déjà que je dois surveiller les Anges blancs à notre cul, c'est pas pour devoir surveiller une bande de branquignolles du dimanche qui pensent pouvoir s'accaparer nos revenus. C'est pour ça qu'une relation externe nous avait proposé de chercher quelqu'un qui joue dans la cour des grands. J'avais pas eu de nouvelles depuis un moment, enfin le temps est une notion relativement étrange pour moi, entre nos contrats et les soirées à se quicher la tête, j'compte plus les heures depuis une décennies.

J'étais en train d'allumer une clope, histoire de pas laisser ma vodka danser toute seule, quand un type se pointe au club, mais il a pas l'air du client typique, plutôt le genre de gars qui vient ici dans un but précis.
Il s'approche du bar, apparemment il cherche une personne en particulier … Il est au courant qu'il est dans une boite de strip ? J'sais pas c'est pas le genre d'endroit où j'irais chercher quelqu'un, mais bon, je lui adresse un petit signe de la main, histoire de voir ce que ce gars fout ici :

-Hey Hombre, t'es perdu ? T'cherches de la compagnie ?

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MessageSujet: Re: Business is Business   30.09.13 15:23

Minami. Retour à la maison. Ou départ de la maison, au choix. Une mission aussi proche, c'est rare. Mais le Boss a décidé d'accepter une nouvelle demande de protection. Le contrat n'est pas tout à fait passé par les canaux officiels. Une connaissance d'une connaissance d'une connaissance... Un petit rire lui échappe alors qu'il ajuste sa cravate. Noir, ce soir. A rayures. Comme au bon vieux temps de la mafia Sicilienne. Ils n'étaient pas toujours bien vaillants, mais ils avaient au moins le mérite d'avoir une certaine classe. Et de mourir en silence. Comme de vrais hommes. Et de déconsidérer les femmes. Parce qu'il n'y avait pas à dire, à part reproductif, sinon elles n'avaient que peu d'intérêt. Tout dans l'esthétique, rien dans la tête. Mais à une époque, elles savaient se tenir. Maintenant, elles luttaient et protestaient.

La clef dans la serrure de l'ascenseur, il réfléchit. Il n'était pas censé gérer les contrats de protection. Ni leur négociation, ni leur exécution. Le dossier qu'il avait reçu, lu, et ensuite brûlé, ne contenait que des informations parcellaires. Sur l'établissement, sur les propriétaires, sur les gérants, sur l'activité, même. Le Devil May Cry. C'était intéressant. Il n'avait jamais vu un Démon pleurer. Il franchit le seuil de l'ascenseur, toujours plongé dans ses réflexions. Il effleura ses oreilles nues, pensif. Qui d'autre qu'un Ange pourrait faire pleurer un Démon? Un homme présomptueux. Ou qui ne parlait pas anglais. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce soit bien un homme...

Il marchait, arpentait les rues d'un pas de propriétaire. Les gens ne s'écartaient pas tout à fait de son chemin. Mais peu importait. Il chassait. Il avait appris depuis longtemps que les négociations étaient toujours plus courtes et moins... professionnelles, quand il avait faim. Plus sanglantes. Plus violentes. Plus... intéressantes, aussi. Puisque le Boss avait dit qu'il voulait intégrer cet endroit dans ses contrats, cependant, il fallait bien se plier à ses décisions.

Il tourne la tête. Une détonation. Une odeur de poudre. Il prend la tangente. Suit le bruit, l'odeur. Le sang. Il arrive au lieu-dit. Tuer pour l'argent. Il y avait vraiment des barbares, dans ce monde. Les tueurs à gages, les mercenaires, avaient une éthique. Mais les voleurs qui "dérapaient" selon les termes des avocats... Ces gens étaient la lie de l'humanité. Surtout la première fois. Ils avaient tellement peur. Cet air affolé, dans leur regard, leur transpiration âcre, leurs tremblements incontrôlables, leur hésitation... leurs larmes, parfois. Exactement la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il ne prêta aucune attention au corps qu'il piétina, qui avait été victime de ce vandale à la petite semaine. Ceux qui ne pouvaient se défendre méritaient de mourir.

Il avait envie de prolonger, de savourer, de l'effrayer encore davantage, de sentir l'acidité qui relevait son bouquet comme celui d'un mauvais vin. Il le retint par les cheveux alors qu'il sortait la montre gousset de sa poche. Il la donnerait à réparer à Bunny, un jour. Il avait trop souvent oublié de la remonter. Il entendit un bruit de chute. Releva la tête, surpris. Il y était allé un peu fort, il avait failli lui briser la nuque. La chair morte avait un goût tellement moins exotique.

En sortant de la ruelle, il prit le temps de nettoyer ses chaussures. Aucune autre trace, sur lui. Il était repus. Insatisfait, peut-être, mais nourri. La quantité avant la qualité. C'était bien trop vrai, dans ces temps de folie. Un soupir chargé lui échappa. Il était plus que l'heure de se rendre à ce non-rendez-vous. "Vérifie la qualité de la marchandise, Louis". De quelle marchandise il parlait, Lavighjju l'ignorait. Mais cela ne l'empêcherait pas de mener sa mission à bien.

Autant passer sous silence son entrée difficile dans le club. Ils étaient sélectifs mais ne savaient pas reconnaître un client fortuné d'un autre. Il en discuterait avec le propriétaire. Il réprima une grimace. Musique de sauvage, bien trop forte. Les seuls sons valables étaient ceux de la bataille. La musique... Il avait bien trop entendu de musique de salon, d'opéra, de jazz, de rock, de techno, il en passait et des meilleurs, ou des pires. Selon les points de vue. Des pires, si on lui demandait son avis. Mais il lui fallait avoir l'air professionnel. Sobre. Aimable. Lentement, avec un soin consommé, il retira ses gants. Une boîte de strip-tease. Une autre façon de dire maison close. Il se demandait qui était le Daron de l'endroit.

Il n'eut pas le temps d'aller jusqu'au comptoir qu'on l'apostrophait déjà. Vulgairement, qui plus était. Il lissa son costume pour ne pas chercher ses dagues. Le Boss paierait pour cette visite. Un jour. Enfin, une nuit. Était-il perdu? Autant qu'on pouvait l'être dans un lieu de perdition. Cherchait-il de la compagnie? Ses yeux se plissèrent. Un nouveau jeu. Mais il n'avait pas son animal de compagnie pour l'essayer. Il allait lui falloir un nouveau cobaye pour la soirée. Pourquoi pas un homme de peu de foi, une gueule-cassée comme celle qui lui faisait face. Après tout, il était censé tester la clientèle, non? Réprimant un sourire, il desserre un peu sa cravate, défait le premier bouton de sa chemise.

La démarche dansante, sensuelle, il s'approche lentement. Se penche sur le zinc. Qui n'est pas en zinc, bien sûr. Ça ne se fait plus trop. Dommage. Le froid offrait des perspectives amusantes dans certaines circonstances. Il pose son menton dans sa main, laissant l'autre caresser le comptoir. Le regarde par en-dessous. Lui lance d'une voix veloutée:

"Allez savoir... Je suis bien au Devil May Cry? On m'a dit qu'il y aurait un beau gosse au comptoir qui m'attendrait pour un service spécial..."

En soi, il n'avait pas vraiment menti. Il cherchait juste le propriétaire. Il sentait que ça allait être très amusant... Finalement, le Boss survivrait encore un peu.
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MessageSujet: Re: Business is Business   08.10.13 17:51




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"Allez savoir... Je suis bien au Devil May Cry? On m'a dit qu'il y aurait un beau gosse au comptoir qui m'attendrait pour un service spécial..."

Ouais, il est au bon endroit. Mais ce « beau gosse », ça par contre je vois vraiment pas, p't'être mon fils. Dans le doute, vu l'aura qu'il dégage, le même que ma défunte femme, c'est sûrement un vampire. En regardant bien son style et la manière qu'il a de se tenir, j'pense que c'est bien le gars qui m'apporte une réponse de ces mafieux.
J'offre un verre à mon camarade, histoire de briser la glace.

Prend ce que tu veux, c'est la maison qui offre. Tu veux une danseuse ?

J'hésite à entamer le sujet concernant son affiliation, j'me vois mal dire à un pelo « T'es un vampire ? » si c'est juste un pauvre mortel. J'aurais juste à jauger ses réactions au fur et à mesure. Et pis c'est qu'un détail, ça a pas vraiment d'importance, même si j'aime bien savoir à qui je m'adresse. J'en ai même oublié de me présenter tient !

J'me suis pas présenté, Hasegawa Yoshino, Maître des lieux, bienvenue dans mon humble palace.

J’espère qu'il comprend mon ironie, on sait jamais, y'a des susceptibles en ce bas-monde. D'ailleurs il parlait de service spécial … A quoi il pense ? J'ai rien commandé pourtant, et je doute que quelqu'un connaisse le type de service qu'AWD propose, du moins j'pense pas que quelqu'un ferait l'erreur de se pointer ici tout en sachant ce qu'Allen et moi y faisons. Il a pas la tronche d'un flic, ça c'est clair, il est trop classe pour appartenir à une quelconque organisation gouvernementale. On va allez dans un endroit un peu plus discret, y'a pas d'autre solution, c'est le gars de la mafia, on pourra conclure la protection du club et se concentrer sur ces pigeons blancs. J'avale mon verre cul-sec, le repose délicatement sur le bar en bois d'ébène et me tourne vers l'inconnu, qui semblait amuser de ma présence :

Bon, on va bouger dans nos bureaux. Si t'as envie de quoi que se soit, hésite pas. C'est la porte au fond, J't'y attendrais, prend ton temps, met toi bien, et rejoins moi quand tu seras okay pour passer aux choses sérieuses.

Je marche vers la porte, j'avais repris un air sérieux en me levant, qu'il comprenne que tout ce rendez-vous n'est pas une blague, ou une perte de temps. Autant pour eux que pour nous, ce contrat sera bénéfique. Arrivé au bureau, je sers deux verre sur le meuble noir, je prépare également une bouteille de vodka de luxe, celle pour les grandes occasions. Le dossier était sur le bureau depuis hier, j'crois l'avoir mijoté pendant un petit moment, en prenant en compte toute les éventualités. Tout est okay, l'argent est prêt au cas où, plus qu'a attendre mon cher ami. Le système d’autodéfense est actif, au moins, s'il passe pas la porte, je saurais que c'était pas un mec bourré de bonnes intentions. Deux Gatling prête à cracher des balles de gros calibre avec une précision limite chirurgicale, même moi j'y passerais en quelques seconde, avec détecteur thermique et optique laser, du bon gros matos, j'ai payé ça une fortune, autant qu'il soit efficace.

Installé dans mon fauteuil noir, j'entend la porte de service s'ouvrir, semblerait que notre cher confrère se soit décidé à venir, et sans déclencher la sécurité en plus, parfait !

- Assied toi j't'en prie, bon, parlons affaire, j'ai bien compris que t'étais ni flic, ni ange, donc par élimination et vu ta gestuelle, tu dois être un envoyé de l'organisation qui gère un peu tout les biz du coin. J'écoute ce que tu as à nous dire, ton prix sera le mien.


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MessageSujet: Re: Business is Business   09.10.13 11:20

... Ou pas. Décidément, certains calembours étaient perdus pour l'humanité. Ou la non-humanité, peut-être. Malgré les sons qui ne pouvaient être qualifiés de musiques, malgré les encouragements bruyants et enthousiastes des clients, les blablas insignifiants des filles de joie, les odeurs mélangées de parfum, tabac, alcool, transpiration, excitation, il avait l'impression persistante que celui qui lui faisait face, derrière son comptoir, n'était pas tout à fait une "personne". Ce n'était pas tout à fait la première fois. Et ça expliquait en partie pourquoi il avait été envoyé. "Louis, il y a quelque chose d'extra-humain, là-bas, va voir." Et ainsi de suite. Sans oublier d'être à l'heure pour le rendez-vous du Boss. Et avec la voiture. Autant ne pas partir dans cette direction, ou alors il allait finir par s'énerver. Et par faire un carnage. Mauvais pour les affaires.

Il secoua la tête quand l'homme lui proposa un verre, puis une danseuse. Il ne pensait pas avoir l'air de quelqu'un dans le besoin. S'il voulait qu'une femme s'agenouille devant lui ou se trémousse, il n'avait pas loin à aller, et surtout pas à payer. Il aurait dû, bien sûr, accepter. L'ordre tournait dans sa tête. Tester la marchandise. Au moins, maintenant, il savait de quoi le Boss parlait. Des filles. De l'alcool. De la drogue, peut-être. A voir. A discuter. Pas ici.

Il se redressa avec un soupir quand l'homme se présenta. Soit, puisqu'il fallait être sérieux. Il prit place sur un tabouret, reboutonna sa chemise, resserra sa cravate. Repoussa d'un mouvement las les mèches qui lui tombaient dans les yeux. Hocha la tête.

"Tout le plaisir est pour moi, Hasegawa-san. Je suis ravi de voir que je n'aurais pas à retourner chaque table de cet établissement pour vous trouver. Lavighjju Scarbonchi. Mais je vous en prie, appelez-moi Louis, comme tout le monde."

Accoudé au comptoir de bois, il observa la salle, surveillant du coin de l’œil le propriétaire. Les filles n'avaient pas l'air si mal traitées. Il faudrait demander à leur parler. Peut-être qu'il aurait finalement dû accepter cette danse privée. Mais rien que l'idée... Encore une fois, mieux valait ne pas aller dans cette direction. Il accusa réception de l'invitation dans son bureau sans plus tenter de jouer. Soirée épuisante. Lutter contre l'ennui. Il eut presque envie d'appeler Bunny pour lui dire de préparer une fondue pour son retour. Mais non, ça ne valait pas la peine d'utiliser un téléphone. Il prendrait le temps...

Il ne prêta pas attention à sa remarque "mets-toi bien". Aucun problème de ce côté-là. Il avait un don pour se mettre à l'aise. Il le regarda partir. Eut envie de se laver les mains. Remit ses gants. Toucher des endroits qu'il ne connaissait pas. Certaines appréhensions ne disparaissent jamais tout à fait... Il ferma les yeux. Fit abstraction, avec difficulté, de la musique. Quelques siècles auparavant, il aurait eu du mal. L'entraînement, il n'y avait que ça de vrai. Compartimenter. Trier. Le fond sonore passait au second plan. Il intercepta des conversations. Rien d'intéressant. Un claquement de langue agacé lui échappa.

Il finit par se lever, lissant sa veste de la paume. Sa démarche était moins sinueuse. Plus martiale. Plus sérieuse. Puisqu'ils devaient discuter affaires, il serait Secrétaire. Il pénétra dans le bureau. Prit place sur un fauteuil. La simple idée qu'il ait pu être un Ange lui arracha un sourire. Il ne les enviait pas. Sa propre existence était assez compliquée sans en plus avoir un être omniscient le surveillant sans cesse, sans parler de supérieurs hiérarchiques l'empêchant d'agir comme il l'aurait souhaité. Ce serait d'un ennui. D'une tristesse. Il croisa les jambes, les mains posées à plat sur les accoudoirs. Il n'avait pas l'air d'un client. N'avait pas l'air en demande. Ne l'était pas. Il fixait son interlocuteur.

"Je suis surpris, Hasegawa-san, qu'on ne vous ait pas prévenu de qui viendrait vous visiter. Cela dit, tout le monde n'a pas le privilège de savoir qui je suis. Mais notre "organisation" ne gère pas toutes les entreprises du quartier. Nous les laissons se gérer elles-mêmes. Vous imaginez bien que nous n'avons pas le temps pour ça. Nous offrons simplement un service de... protection spécialisée à des commerces sélectionnés."

Heureusement qu'ils n'avaient pas à les gérer eux-mêmes. Faire passer des armes et de la drogue était déjà suffisamment complexe. D'autant qu'il était à peu près persuadé d'être le seul qualifié pour le travail, et qu'il n'en voulait pas. Rester toute la nuit derrière un bureau... Très peu pour lui.

"Nos critères sont assez stricts. Qualité des produits et des services proposés, extras disponibles, santé financière, emplacement des locaux, sécurité déjà en place. Et puisque nous traitons ici avec un commerce impliquant de l'humain, enfin j'imagine... Travaillez-vous également avec des non-humains, Hasegawa-san? Cela ne change rien, de mon point de vue. Vos employés bénéficient-ils d'une mutuelle d'entreprise? Nous prêtons une attention particulière au respect des normes sanitaires. Et à vos ambitions pour l'avenir, bien évidemment, puisque le contrat dure tant que vous payez..."

Ou presque. Le contrat durait tant que le Boss estimait que le commerce lui plaisait. Et sinon... Ils avaient une fâcheuse tendance à brûler, être inondés, subir quelques avanies. Et le propriétaire à mourir. Tragiquement. Suicide, accident. Le dernier... Était tellement drogué que Lavi avait titubé tout le long du chemin le ramenant à l'appartement. En réalité, la plupart des critères avaient été inventés sur l'instant. Il était probablement le seul à se soucier que les filles ne soient pas malades, ou qu'elles soient bien traitées. Mais encore une fois, la qualité du Maître se jaugeait à l'aune de la santé de ses servants. Ne restait plus qu'à voir s'il lui ouvrirait toutes les portes ou non...
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MessageSujet: Re: Business is Business   11.10.13 13:43




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"Je suis surpris, Hasegawa-san, qu'on ne vous ait pas prévenu de qui viendrait vous visiter. Cela dit, tout le monde n'a pas le privilège de savoir qui je suis. Mais notre "organisation" ne gère pas toutes les entreprises du quartier. Nous les laissons se gérer elles-mêmes. Vous imaginez bien que nous n'avons pas le temps pour ça. Nous offrons simplement un service de... protection spécialisée à des commerces sélectionnés."

Je me doute bien que son organisation n'a pas que ça à faire de faire tourner des entreprises, les affaires de ce genre sont pour ceux qui ont besoin de la protection de personnes influentes, comme nous. J'ai pas besoin d'être influent, connu ou craint, je ne m’intéresse qu'a la vengeance, le reste m'est égal en fait.  

"Nos critères sont assez stricts. Qualité des produits et des services proposés, extras disponibles, santé financière, emplacement des locaux, sécurité déjà en place. Et puisque nous traitons ici avec un commerce impliquant de l'humain, enfin j'imagine... Travaillez-vous également avec des non-humains, Hasegawa-san? Cela ne change rien, de mon point de vue. Vos employés bénéficient-ils d'une mutuelle d'entreprise? Nous prêtons une attention particulière au respect des normes sanitaires. Et à vos ambitions pour l'avenir, bien évidemment, puisque le contrat dure tant que vous payez..."

Ces paroles me surprennent, c'est bien la première fois que je vois quelqu'un se soucier du sort de gens qu'il ne connaît pas. Même moi je ne me soucis pas réellement de ce que font les filles, elles bossent, elles sont couvertes, et s'il y a des dérapages, je tue. Je me tourne vers mon invité, fixant mes yeux dans les siens avant d'affirmer :

" J'pense que, pour mes employés, ils sont tous non-humains, des parias que la société rejette, certains sont dans la même situation que moi, traqués par ces Anges. Ici, elles sont en sécurité, elles sont libres de travailler, gagne leurs argent et ne risque aucune attaques. Quant à la couverture sociale et de santé, ça part contre, faudrait déjà qu'on soit pas autant recherché, et la elles l'auraient. Mais tu comprendras que nous faisons tout ce que nous pouvons pour leur permettre de vivre en sécurité. "

Effectivement, ce club est exclusivement composé de non-humain, j'sais pas trop pourquoi mais j'ai une sainte horreur de cette race primitive et sans intérêt, après tout je peux en massacrer autant que je veux sans état d'âme. Quoi que le terme « âme » ne me va pas, un Ange noir … ironique un peu nan ?

" Pour faire court, tout le périmètre est couvert de détecteur, la moindre plume blanche qui se pointe à cinq cent mètre à la ronde se fait immédiatement détecter, et là je m'en occupe, ou mon fils. Nos locaux sont protégés par des armes automatiques de gros calibres, détecteur thermique et de volume, ils tirent à vue sur les humains et les anges blancs. C'est juste que je préfère éviter un bain de sang public, donc en général je m'occupe des intrus moi même. Concernant notre offre, je vous propose 10% des recettes du club, et bien sur un accès privilégié au club et l'accès à la zone de service, donc même si vous ramenez un humain ici, il n'aura rien à craindre de mes bébés à gros calibre. Tout ce que je demande, c'est que les petits gangs, voleurs ou tarés aux tendances sexuelles étranges ne voit plus la lumière du jours s'ils viennent à s'approcher un peu trop de mon club ou de mes employés. Est-ce que ça conviendrait à ton patron? Ah et si jamais vous avez des problèmes avec des anges, ou avec un groupe d'humain et que vous avez la flemme de vous en occuper, mon fils et moi nous aurons le plaisir de nous en charger ! "

J'attendais la réponse du mafieux, je n'ai pu proposer que dix malheureux pour-cent, les recettes du club couvrent nos besoin en armement, les salaires des filles et les besoins du club. J'ai plus qu'a espérer que des contrats se pointent, l'argent commencent à manquer et j'ai tendance à forcer sur la picole. En parlant de ça, j'attrape la bouteille posée sur mon bureau, m'en sert un bon verre et j'en propose à mon invité :
" Alors, qu'en pense tu ? Buvons ensemble ! "

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MessageSujet: Re: Business is Business   11.10.13 16:52

Le rejet. Le problème de la société actuelle. Ils savent. Les humains savent que les Anges, que les Lycans, que les Vampires ou les Clovers existent. Mais savoir n'avait jamais voulu dire accepter. Les légendes avaient toujours existé. Ils croyaient qu'ils n'étaient que des humains améliorés, avec cependant les mêmes valeurs, les mêmes sentiments. Difficile pour eux de comprendre qu'un Lycan massacrerait une ville sans scrupule pour sa Meute, un Vampire pour son pur plaisir, et un Ange parce qu'Il le lui a ordonné. Et ils n'envisageaient même pas l'existence d'hybrides. Ou alors uniquement d'humains mélangés. Loin d'eux l'idée que deux espèces se mélangent. Il pouvait comprendre, mais ça posait problème. Beaucoup plus complexe à gérer.

"J'aurais besoin d'un trombinoscope et de la liste des espèces que vous avez à gérer. Certaines génèrent des problèmes tout particuliers, vous n'êtes pas sans le savoir. Je me contrefiche que vous ayez une gourgandine Clover, mais si un client en ressort fou ou avec des souvenirs étranges, nous serons ceux qui prendront en charge... le problème. A notre façon. Et vous n'y perdrez peut-être même pas un client. Votre réputation, en revanche... Et si ça ne vous dérange pas, j'aimerais pouvoir voir dans quelles conditions elles travaillent. Aller... backstage? Envisagez-vous d'ouvrir une succursale pour les clients aux goûts plus... exotiques? Ou même pour les femmes qui, malgré tout, deviennent consommatrices de ce genre de service?"

C'était absolument dégradant qu'une femme puisse même envisager de mettre le pied dans ce genre d'endroit pour se payer un spectacle privé. Mais l'évolution de la société le forçait à lui poser la question. Malgré ce qu'il en pensait, le monde continuait à tourner, après tout. La question, en réalité, était simple. Ouvrirait-il une partie avec des danseurs exotiques, et des gigolos? Le Boss détestait les homosexuels et toute idée de collusion entre deux corps masculins. Ah oui, demander pour les services spéciaux et...

"Également... J'entends bien que toutes vos danseuses et votre personnel sont des non-humains. Mais votre clientèle, qu'en est-il?"

Les écarter signifiait une grosse perte de profits. Il fallait bien entendu cibler un segment de la population spécifique, fortuné... Mais beaucoup étaient malheureusement humains, de même que les politiques. Ils étaient des interlocuteurs obligatoires avec lesquels il fallait nécessairement composer. Et ces installations... Il laissa échapper un soupir et hocha la tête pour accepter, cette fois, le verre. Il allait en avoir besoin. Les discussions risquaient d'être plus complexes que prévues.

"Je ne pense donc pas que nous ayions grand-chose à faire à l'intérieur du bâtiment. En revanche, pour l'extérieur, nous installerons une ligne directe entre votre établissement et certaines de nos forces d'intervention. Nous mettrons en place des rondes régulières, et si jamais vous avez une blacklist, nous souhaiterions que vous nous la communiquiez. Nous connaissons un médecin marron, si vous en avez la nécessité. Nous gérons aussi les éventuelles descentes de Police, on ne sait jamais. Pour le reste..."

Venait le moment difficile. Le questionnement. Les conditions. Et une petite interrogation, quant à ce fils et à cette implication dans la destruction systématique des Anges. Une suggestion, aussi, possiblement. Il goûta le breuvage. Il pensait avoir donné son nom. N'aimait pas les surnoms. Passait dessus, comme sur le reste. Restait poli, courtois, presque souriant. Sa voix calme, neutre. Pas véritablement chaleureuse, mais proprement professionnelle.

"Hasegawa-san... Vous êtes bien conscient, j'imagine, que nous offrir un pourcentage de vos revenus plutôt qu'une somme fixe peut être... risqué pour nous. Nous avons de nombreux frais. Mais, en soi, je pourrais passer outre. Il me suffirait d'avoir un regard sur vos comptes. Avez-vous un comptable? Sinon, nous pouvons vous en conseiller un. Mais si je dois être tout à fait honnête... Il nous faudrait des garanties. Des parts dans votre société, si vous voulez. Un droit de véto, un droit de vote sur vos décisions concernant le club. Et discuter des privilèges, justement. Notre... "patron", comme vous l'appelez, est un humain. Avec un très fort appétit, dans tous les sens du terme."

Ce serait tout pour l'instant. A voir déjà comment il réagirait... Ensuite, il poserait ses questions. L'alcool n'était pas mauvais. Vraiment. Une bonne chose. C'était déjà ça...
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MessageSujet: Re: Business is Business   11.10.13 20:46




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Et voilà qu'il se montre curieux. Remarque, c'est comme ça que les affaires fonctionnent. Alors il veut connaître mes employés, pas de problèmes. J'attrape le listing dans un des tiroirs, une liste accompagnée des détails de chaque membre. Classé par race, elle recense l'age, le sexe, les caractéristiques physiques principales ainsi que leurs fonctions et leurs entré en service.

Je pose le recueil sur le bureaux, saisi délicatement mon verre, déjà presque vide. Consommation démesuré il paraît. Toujours en parlant des termes du contrat, j'interpelle mon interlocuteur :

« Nos clients sont le plus souvent des non-humains, et quand des humains se pointent, en général on a de quoi faire en sorte que ça reste entre nous, du genre photos ou vidéos compromettantes, histoire d'être couvert. Bien sur, tout ça est garder dans un lieux que moi seul connais, mais si vous nous garantissez qu'aucune fuite ne peut avoir lieu, ces preuves deviennent inutile et je les ferais disparaître, pas d’inquiétude. Concernant mon fils, j'vais pas passer par quatre chemins, c'est un hybride, né de mon sang d'Ange noir et de celui d'une vampire que … Bref, c'est l'essentiel à se sujet. Pour ce qui est d'une nouvelle clientèle, c'est déjà prévu, les travaux sont finis depuis une semaine, et si des propositions de travail viennent à moi, j'embaucherais toute personne qualifiée et concluant un pacte de silence en échange d'une protection. En gros, pour faire simple, si un ange, un lycans ou je n'sais quoi se pointe ici, demande la protection et est prêt à offrir ses services en échanges, j'me ferais un plaisir de l'aider. Ici, on met tous la main à la pâte, je peux pas me permettre de protéger tout ce monde sans revenus, et l'assassinat paye pas des masses. »

Voilà qui concluait mes explications sur notre établissement, du moins son fonctionnement interne. Si je devais compter, j'dirais que sur la vingtaine d'employés, quatre d'entre eux sont des Anges Noirs, d'autre comme moi qui se sont rebellés contre l'hypocrisie de Dieu. On a aussi pas mal d’hybride, rejeter par leurs races parentales, ou orphelins. J'ai jamais compris ça d'ailleurs, j'sais pas j'ai tout sacrifié pour protéger mon fils, pourtant c'est un croisement de deux espèces, ça veut pas dire qu'il ne mérite pas de vivre, mais bon, tout le monde n'a pas la fibre paternel, et quand j'y pense je suis loin de l'avoir aussi.

« Concernant mon fils Allen, il est né de mon sang d'ange et d'une vampire de haute noblesse qui n'est malheureusement plus de ce monde, et je pense que tu feras le lien entre sa disparition et ma haine pour mes anciens frères. Il est un peu tête en l'air et ne pense qu'à s'amuser, mais c'est un bon gars, j'espère l'avoir éduqué avec les bonnes valeurs. Il assure les mêmes fonctions que moi, mais il ne connaît rien de ma mission véritable. Et je pense pas qu'il s'en doute. Mais là n'est pas la question, c'est un détails qui n'entre pas en ligne de compte pour nos affaires, et je n'empiète pas sur vos affaires. D'ailleurs, parlant affaires, j'aimerais connaître un de ces jours ce que vous proposez en matière d'armement individuelle, fusil, arme de poing, ce genre de chose, et si vous fournissez également un apport en munitions, mon fournisseur commence un peu à hausser les prix à sa guise, et je ne fais confiance à personne dans cette ville. »

Tout ça devient concluant, restait à fixer les avantages et l'addition. Position délicate j'dois dire, le club génère du bénéfice, mais c'est pas non plus énorme, à voir quand la nouvelle section ouvrira. Et toujours pas de nouvelles offres. Fais chier, y'a donc personne qui souhaite la mort de quelqu'un ??
Verre vide, aussitôt remplit. J'commence à être potable, dans un état où mes pensées ne sont pas obnubilées. J'avais besoin d'un petit boost pour être totalement opérationnel. Mais ici, en présence d'un homme que je ne connais pas, mouais, nan j'vais m'abstenir.

« Ton prix sera le miens, nos revenues couvrent nos dépenses, les bénéfices ne sont pas énormes, mais si c'est le prix à payer pour que tout ce petit monde soit tranquille, j'alignerais le cash, c'est pour ça que je proposait 10% des recettes totales, ça peut faire une somme convenables, d'autant plus qu'elle évoluera en même temps que le taux de fréquentation. Quant à ma comptable, c'est une autre ailes noires, Katarina de son prénom, mais elle est absente pour le moment, elle a besoin de repos, y'a eu un gros rush y'a pas longtemps, notamment avec les dépenses pour le système de défense. Ensuite, j'aimerais clarifier un détails, si t'as des clients potentiels, nous pourrions leurs fournir une sorte de passe VIP avec des tarifs préférentiels, t'vois le truc, et surtout que la détection ne s'applique pas à eux, j'ai juste besoin que ce passe soit biométrique, pas de falsification possible. »

Encore un peu d'alcool, mais pour la dégustation cette fois. En récapitulant comment tout ça s'est déroulé, j'remarque que d'avoir remarquer son aura vampirique m'a mis en confiance. À choisir, je prêterais mes forces à cette race plutôt qu'a la mienne. J'suis sur qu'Allen l'aimerait bien, pis il en apprendrait sur son coté vampire. Bref, je m'égare encore.

« Petite parenthèse avant de reprendre notre affaire, ça te gène si je me prend un petit remontant ? »

Je désigne le petit sachet blanc posé dans un coin du meuble, un peu inaperçu dans tout mon bordel.
Ouais, en plus d'avoir besoin d'alcool et de clope, j'avais un petit penchant pour la drogue. Mais toutes ces addictions ne remplace pas la plus importante des drogues.

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MessageSujet: Re: Business is Business   12.10.13 20:31

Verre à moitié vide, verre à moitié plein. Une question de point de vue. Mais il ne restait malgré tout plus que la moitié du verre, en définitive. Bilan de la soirée. Il aurait du bon à ramener au Boss. La possibilité de participation, les ambitions, le bon alcool. Mais il y avait aussi le mauvais. L'extension, les non-humains, l'impolitesse du propriétaire. Entrelacs inextricables. L'un dans l'autre, ce n'était pas un mauvais contrat. Il se pencha pour prendre le dossier fourni sur les employés. Au moins, ils avaient fait l'effort de fournir un certain nombre de renseignements. Il étudie les papiers, pendant que l'Ange Noir, comme il le dit lui-même, poursuit son discours. Un fils... Un hybride. Il n'y avait jamais songé, très franchement. Il aurait fallu faire avec une femme pour ça. N'avait pas vraiment envie de l'imaginer. Et puis, pour qu'il tourne faible, et qu'il finisse par être déçu... Non, aucun intérêt.

Pour le reste, en revanche... Assassinat? Hmmh... C'était à réfléchir. Il était celui qui se chargeait de se salir les mains, en règle générale, mais s'ils pouvaient s'arranger pour que le DMC récupère ce genre de besogne, cela l'arrangerait. Lui donnerait l'occasion de se consacrer à des tâches plus nécessaires. Tuer était d'un banal, après tout... Cela dit, son souci de protéger les siens était tout à son honneur, et il marquait un bon point. C'était perturbant. Rarement les gens lui parlaient, quand il ne les torturait pas. Et à part un discours hautement ennuyeux sur des termes de contrat, il n'avait pas eu l'impression d'avoir recours à la coercition. L'enfer des uns était le paradis des autres, paraissait-il.

Il finit son verre, qu'il pose sur l'accoudoir du fauteuil, avant de continuer à parcourir le répertoire. Armement... Il hocha la tête. Il avaient intégré verticalement et horizontalement. Travaillaient avec un nombre très réduit de fournisseurs, avec un contrôle qualité constant.

"Nous avons nos propres fournisseurs d'armes, nos propres circuits d'importation et, bien évidemment, nos propres tarifs préférentiels, dont nous serions ravis de vous faire bénéficier. De la même façon que nous pourrions avoir besoin de vos services spécifique, si votre spécialité est bel et bien l'assassinat. Cela m'épargnera beaucoup de travail..."

Un grognement lui échappe. Une comptable. Il ne manquait plus que ça. Ils n'auraient pas pu garder que des hommes pour les tâches importantes de ce genre? Il chasse une mèche qui se promène devant ses yeux, l'agace. Cette histoire de passe... Il fallait encore y réfléchir, ce n'était pas forcément une bonne idée. Quoiqu'en tant que récompense pour certains... Les clients potentiels, en revanche. Non, non, l'intérêt était qu'ils gagnent de l'argent, pour leur en reverser plus. Il jette à peine un regard au petit sachet empli de poudre blanche. Alcool, drogue, sexe aussi, probablement. Et le sang, la vengeance, le meurtre. Cet Ange avait tous les vices. Cela lui plaisait. Plus il avait de moyens de pression, mieux cela se passerait. Mieux ils s'entendraient. Son visage était neutre. Il n'avait toujours pas bougé d'un pouce. Ses yeux restaient vigilants.

"Aucun problème, je vous en prie. D'ailleurs, si vous le souhaitez, nous avons aussi notre propre réseau de distribution. Tout dépend de ce à quoi vous... tournez. Et pendant que j'y pense, votre fils a-t-il besoin de se nourrir de sang? Ou tient-il de vous? Parce que nous avons un excellent Nettoyeur, dont je sollicite également les services de temps à autre. Pour le reste, dix pour cents de votre capital me semble acceptable. Selon les termes que nous avons négocié. Si cela vous convient, je pense pouvoir vous faire parvenir un contrat rédigé d'ici à... deux nuits, probablement. Je serai votre interlocuteur privilégié."

Il sortit de la poche de sa veste une carte de visite. Noire. Simple. Sobre. Dans du papier épais. Seul un numéro de téléphone était imprimé dessus. Il la posa en équilibre sur le verre. Eut un petit sourire pour son "château de cartes". Ses lèvres ne gardèrent pas longtemps la pose. Il haussa un sourcil. La tête toujours penchée sur son verre, il releva uniquement les yeux. Les fixa sur son nouveau partenaire.

"Hasegawa-san... Je comprends, je crois, que l'on puisse ressentir un certain mépris pour les humains et tous leurs vices et sévices. La colère pour le fait qu'ils se croient supérieurs alors qu'ils ne savent rien, qu'ils oublient, qu'ils ne vivent qu'une misérable existence fragile d'à peine une poignée d'années. Et pourtant, ils arrivent à développer des armes suffisamment puissantes pour nous détruire, et ils sont assez nombreux pour mettre leurs menaces à exécution. Aussi nous faut-il, parfois, malgré nos envies, faire avec. Serrer les dents. S'incliner. J'en ai fait ma part. Et je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir... Le... Boss de mon organisation. Mon patron, si vous préférez... est un humain. Et un homme puissant. Influent, si vous voulez. Il n'aime pas... l'impolitesse. Il n'aime pas la familiarité. Il n'aime pas la vulgarité. Paradoxal, certes, mais malgré tout."

Il se demandait l'heure qu'il était. Il avait un autre rendez-vous, bientôt. Le Boss avait un autre rendez-vous. Et il voudrait un compte-rendu complet. Et lui, Lavighjju, voulait une copie de ce dossier. Tellement de choses à mettre en place... Si complexe. Il ne voulait pas se mettre à dos l'Ange. Mais s'il vexait le Boss... Il tapota le dossier du bout de l'ongle. Certains seraient plus délicats à éliminer que d'autres...
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