AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   06.10.13 15:15


 ❝J'suis pas là pour prier, j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


C'est à me demander à quoi bon... à quoi bon continuer de faire ce que je faisais si je n'en trouvais aucun plaisir ? Pourtant, je continuais et la musique du violon était un son salvateur, un peu comme s'il m'accordait le pardon que tout le monde m'avais refusé auparavant. Je poussais un soupir et me rappelais de cette phrase répété un millier de fois sûrement : « La déchéance apporte la liberté mais la solitude également » et une chose était certaine : j'avais horreur de la solitude.
Soudain, le son se fit atrocement plus aigu. Fausse note ? Sûrement parce qu'une douleur atroce et subite vint me prendre dans le dos.
Depuis ma déchéance, mes ailes avaient changés de couleur et étaient devenues plus douloureuses à déployer. J'essayais cependant de me concentrer sur l'air de la musique que je devais jouer pour mon « public » improvisé qui sembla inquiet de cette fausse note. Grimaçant plus que souriant, je répondis pour les rassurer :

Zachariel : « Ne vous inquiétez pas, je suis simplement un peu fatigué. Je reviendrais très bientôt dans un autre lieu. En espérant vous revoir aussi nombreux »

Un sourire, une grimace plutôt. J'étais fatigué de jouer celui qui allait bien en toute circonstance alors que je n'avais qu'une envie : qu'on me coupe les ailes et la tête avec ! Des pensées suicidaires pour un Ange seraient sans doute une ineptie mais pour un Ange déchu c'est une délivrance. En plus ça fait combien de temps que je erre sur cette terre comme une âme en peine ? Mon enveloppe humaine avait beau avoir une vingtaine ou une trentaine d'année, j'avais vécu bien plus longtemps que ça.
Fatigué de survivre tout simplement, de se comporter comme un humain qui se cherchait pour recommencer une nouvelle vie alors que je ne rêvais que de la voir se terminer. D'ailleurs, je n'avais plus personne et j'étais épuisé de devoir livrer bataille à mes anciens frères et sœurs. Guerre perpétuelle entre les Anges Blancs et les Anges Noirs, ça aussi c'était ridicule...
Et pourtant. J'attendis que mon « public » s'en aille avant de faire quelques pas dans la rue et, soudainement, me pencher en avant comme si je manquais de souffle. Un cri déchirant perça ensuite l'air tandis que mes ailes noires transperçaient mon dos pour se déployer derrière moi. À chaque fois ça me faisais tellement mal que je me retenais à grand mal de chialer mais, heureusement pour moi, ma fierté – bien que souvent mal placée – me l'interdisais.
Alors je pris mon envol, haut dans les airs, de sorte que les humains qui lèveraient le nez croiraient simplement en un vol de corbeau. Cependant, malgré l'atroce douleur que me provoquais l'apparition de mes ailes, je prenais toujours autant de plaisir à voler dans les airs. C'était le seul moment où je me sentais libre sans me sentir seul.
Cependant, il fallut bien que j'atterrisse un moment donné et le seul endroit où mes ailes m'emmenèrent fut une ancienne église délabrée. Hum... Nostalgique ? Ce serait assez macabre dans ce cas là. Quoi qu'il en soit, j'atterris au sol puis m'adossais à une ancienne colonne, faisant attention de ne pas trop abîmer mes ailes qui, apparemment, ne voulaient pas rentrer sagement dans mon dos. Poussant un soupir résigné, je mis ma main dans ma poche pour en sortir mon cigare.
Une fois que je me le mis au bec, je replongeais ma main dans ma poche dans l'espoir d'y trouver un briquet mais, apparemment... Rien. Je râlais :

Zachariel : « C'est malin d'avoir un cigare et oublier le briquet pour l'allumer ! Une journée pourrie, encore une ! J'vais m'y habitué à force ! »

Je fis un pas en avant pour partir mais je sentis une drôle d'odeur. C'est moi où il y avait un cadavre dans le coin ? Après tout j'étais près d'une église délabrée ça pourrait être normal non ? Quoi qu'il en soit le « cadavre » semblait avancer, ce qui n'était pas normal pour le coup...
@Eques sur Never-Utopia


Dernière édition par Zachariel le 11.10.13 16:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   07.10.13 14:40

Parfois, dans la vie d'un homme, et d'un vampire de la même façon, certaines nuits doivent mal se passer. Elles commencent avec une boucle d'oreille tombée dans le lavabo. Avec une maladresse qui n'est pas tout à fait dû à qui que ce soit. A une colère sous-jacente et inexpliquée. A un sentiment de malaise qui croît, petit-à-petit. A cette impression tenace que quelque chose, à un moment, va se passer. Quelque chose qu'on aurait dû voir venir. Qu'une partie du cerveau, inconsciente, a anticipée. Le genre de nuit où on finit par se dire "Mais oui, bien sûr, j'aurais dû le voir venir!". Le genre de nuit où le premier qui dit "Je vous avais prévenu" passe à la trappe. Décapité proprement. Ou pas. Il n'est pas d'humeur à être propre et aimable ce soir. Il est d'humeur, tout simplement, massacrante.

Et à humeur de guerrier, tenue de guerrier. Modernisée, cela dit. Un pantalon de cuir souple. Des bottes hautes. Un t-shirt lacé. Une veste courte, en cuir aussi. Les fourreaux étaient presque visibles. Il faudrait être prudent. Mais ne l'était-il pas toujours? Un sourire cruel lui étira les lèvres. Si, bien sûr... Il s'attacha les cheveux. Tresse serrée, lien de cuir. Décidément, c'était l'ambiance du soir. Comme quoi, les humeurs sombres pouvaient être bonnes conseillères, au vu du reste de la nuit.

Il avait vu, à une époque, tous ces films sur les guerres de gang. Il les avait trouvés ridicules, avec ces héros restant seuls sur le champ de bataille pour préserver leur honneur, et celui de leur clan ou quel que soit le nom qu'ils leur donnaient. Stupides. Plus bas que terre. Prendre sur soi et sur son hypothétique victoire tout le poids de l'honneur de sa "famille". Et pourtant. Pourtant, il se retrouvait exactement dans cette position. Pas pour l'honneur, cependant. Par bêtise, tout simplement. Pas la sienne, fort heureusement. Celle du Boss. Une sorte d'impression persistante que le Seigneur Corse prenait un peu trop de place et d'importance dans l'organisation. Une envie subite et soudaine de l'éliminer. Pas affichée, bien entendu. Mais revenir en vie était une nécessité. Juste pour voir sa tête. Cette expression déconfite en se rendant compte qu'il avait survécu à une dizaine de gros bras. La peur dans son regard quand il comprendrait enfin qu'il ne se débarrasserait de lui que quand Lavi l'aurait décidé. Ou plutôt quand il se débarrasserait du Boss.

Point n'est besoin, probablement, de décrire les plaies, les blessures, les os, la chair, le sang. Rouge, blanc, noir. Comme chaque scène de bataille. Il s'était un peu laissé emporter, peut-être. Il avait l'impression d'être face à un puzzle géant. Vivant. Enfin, plus vraiment vivant, non. Il avait été consciencieux, mais pas très soigneux. Il avait l'impression de s'être roulé dans le sang et les entrailles comme d'autres dans le stupre ou la luxure.  En somme, il était repu, toujours de fort méchante humeur, et couvert de sang des pieds à la tête. Il chassa d'un geste indolent un morceau de cervelle de son épaule. Comment était-il censé passer inaperçu, ainsi? Même son mouchoir était souillé. Définitivement un gâchis. Bon pour sa réputation.

La Mafia, comme le métier des acteurs, était affaire d'image et de notoriété. Cet épisode finirait par jouer en sa faveur, s'il accomplissait son rôle à la perfection. Il soupira. Sourit. Dégaina son téléphone, qui avait étrangement échappé au carnage. Certaines choses avaient un mérite à être waterproof. A peine le temps de signaler le lieu, pour le nettoyage. De quitter les lieux. Il se sent poisseux, mais ce n'est pas qu'une impression. La bataille fait encore rage à ses oreilles. Des années, des siècles de combats résumés dans ces images trichromes.

Bay Area. A l'odeur. Une église abandonnée. Aucun intérêt. Il s'apprêtait à passer son chemin lorsqu'une voix l'interpela. L'intrigua, plus précisément, car elle semblait ne s'adresser à personne en particulier. Il n'était pas le seul à avoir quelques mauvaises heures derrière lui. Il sortit un cigare d'une petite boîte, le coupa. L'alluma. Tira longuement dessus. Puis franchit le seuil avec l'idée de jouer un peu. Il ne s'était pas attendu à un Ange. Encore moins Noir. Mais peu de Célestes juraient comme des charretiers, d'un autre côté.

A distance respectable, il s'appuya à son tour sur une colonne. Le sang commençait déjà à sécher, à s'écailler, à tomber en petites plaques brunâtres sur le sol défoncé à chaque mouvement. Un bel homme, comme ils l'étaient tous. Ce qui rendait l'ironie plus frappante encore. Adossé, il leva les yeux au ciel qu'il entrapercevait entre les tuiles disjointes. Souffla quelques ronds de fumée odorante. Sa voix était encore rauque. Il n'était pas encore tout à fait revenu.

"C'est une belle image que vous offrez. Un Ange déchu dans une église délabrée. Toute une métaphore. Un problème avec votre havane?"

Il l'avait remarqué, un peu plus tôt. N'avait pas fait immédiatement le lien. Il n'était pas allumé. Son odorat ne faisait pas encore tout à fait le point non plus, avec tout ce sang et cette odeur de tripes qui stagnait dans ses narines. Coinçant le tube de tabac entre ses dents, il sortit une flasque de whisky. Il en but une gorgée, avant de tourner ses yeux vairons vers l'emplumé.

"Vous en voulez?"

Un gentilhomme proposait toujours de partager les bonnes choses, après tout...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   08.10.13 15:34


 ❝J'suis pas là pour prier, j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Depuis quand les cadavres avançaient ils ? Serait il un zombie ? Je n'en savais rien à vrai dire mais il était vrai que ses vêtements gorgés de sang m'y faisais penser. L'homme s'avança donc, jusqu'à s'adosser également à une autre colonne alors que je voyais déjà quelques plaques de sang sécher et tomber sur le sol. Hum... Le spectacle était original.
Une fois qu'il fut adossé à sa colonne, l'homme tira également un cigare de sa bouche et daigna parler pour dire que je lui offrais une belle image : un Ange déchu près d'une église délabrée c'était sûr que la situation pouvait faire sourire sauf que mon sourire était totalement dénué de vie et je haussais les épaules comme blasé.
Une belle métaphore hein ? Oui, quelque chose de nostalgiquement absurde même ! Enfin, heureusement l'homme ne souhaitait pas philosopher sur ce type de sujet et me demandais si j'avais un problème avec ma havane. Tiens, tiens... Mon sourire ce fit plus franc alors que je répondis :

Zachariel : « Je vois que Monsieur est un fin connaisseur en matière de cigare. Non, il fonctionne très bien sauf que je me suis rendu compte que j'avais oublié le briquet pour l'allumer. C'est idiot n'est ce pas ? Concernant l'image que j'offre, je suis heureux qu'elle vous plaise autant mais vous offrez également une image originale avec votre tenue couverte de sang et cette odeur tenace de cadavre qui vous tient à la peau. Si c'est un costume d'Halloween, vous avez toutes mes félicitations car je le trouve réussit »

C'était ce qu'on pouvait appeler de l'humour noir. En même temps, venant d'un Ange Noir c'était quelque chose qui pouvait paraître normal non ? En plus cet homme n'avait pas l'aura d'un humain normal. Non, il avait quelque chose de plus... Macabre je dirais et puis évidemment, je plaisantais en disant que l'inconnu s'était habillé en tenue d'Halloween.
Enfin bon, on s'amusait comme on pouvait, surtout quand on est un Ange qui n'a rien à faire de sa vie à part jouer du violon et errer éternellement sur la terre, croisant tous les jours des humains qui passaient leur temps à courir pour trouver un sens à leurs vies. En ce qui concernait la mienne, je n'avais aucun but à chercher puisque j'avais tout déjà tout perdu.
Cela ne m'empêchais pourtant pas de dévisager le nouveau venu en me disant que, malgré sa tenue couverte de sang et cette odeur fortement incommodante, il était plutôt bel homme. Ah oui.... Voilà l'avantage d'avoir été déchu des hautes sphères célestes : on pouvait trouver n'importe qui beau et avoir des pensées les plus osées sans se rendre coupable. Voeu de chasteté ? Maintenant que j'étais devenu un Ange Noir, je ne connaissais plus la signification de ce terme.
Je dévisageais donc l'inconnu, me léchant discrètement les lèvres lorsque je vis qu'il portait son cigare à la bouche, m'imaginant, sans aucune once de culpabilité, autre chose à la place de ce cigare, ce qui me fis sourire. Cependant, il sortit une flasque de whisky et ne tarda pas à me proposer la boisson. Mon sourire s'élargit en se faisant arrogant alors que je répondais :

Zachariel : « Proposer du whisky à un Ange ? N'avez vous pas peur du blasphème ? Ou alors me le proposez vous exprès pour que je sois sous l'emprise de l'alcool afin de pouvoir plus facilement abuser de moi sans que je n'omette la moindre résistance ? Malheureusement, je ne lis pas dans les pensées mais je serais curieux de voir si j'ai deviné juste. Au quel cas ce serait une situation fortement intéressante »

Comme quoi, il ne fallait pas grand chose pour que « l'étincelle de vie » ne renaisse dans mes yeux et que je me montre d'humeur joueuse
@Eques sur Never-Utopia


Dernière édition par Zachariel le 11.10.13 16:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   08.10.13 21:06

Sourire. Ils en disaient souvent beaucoup sur les gens. Celui-ci parlait de cigares. De ces petits ou gros tubes de tabac qu'il fumait depuis... Depuis qu'il ne risquait plus autant le cancer. Il avait été prudent, avait voulu profiter. Se disait maintenant que ce n'avait pas été si utile que ça. Que la vie, dans des nuits comme celles-ci, ne valait pas toujours la peine d'être vécue. Il s'était toujours retenu au fait que des gens comptaient sur lui, d'une façon ou d'une autre. Dépendaient de lui. Des soldats, des amis, des serviteurs, des métayers, des esclaves... Et depuis tout ce temps, les cigares étaient une échappatoire. Une façon simple d'oublier qu'il sentait trop bien, voyait trop bien... Une façon de croire que pour quelques minutes, il était comme le reste du monde. Et pourtant, à voir cet Ange, dans cet environnement, le barreau de chaise en berne, il se disait qu'être différent n'était pas forcément une mauvaise chose.

La différence était intéressante. Pimentait le quotidien par ailleurs morne et monotone. La référence à Halloween le fit sourire. Lui parlait-il de All Hallow's Eve, fête chrétienne, ou de ce dérivé de Samhain que la publicité et la culture populaire avaient crée. Chacun demandait un déguisement. Chacun demandait à passer dans les demeures. A nouveau, ses pensées dérivèrent vers le passé. A une certaine époque, les gens voyageaient beaucoup. Le Vieux Monde était florissant. L'alcool était délicieux. Les femmes obéissantes. Le sang coulait à flots. Du pain béni pour les Vampires.

Du coin de l’œil, il intercepta le regard gourmand de l'Ange. Un sourire étira ses lèvres alors qu'il portait le goulot de la flasque à ses lèvres. Il la rangea dans la poche arrière de son pantalon, y ajouta sa boîte à cigares, et retira sa veste qui craquait à chaque mouvement. Il la laissa négligemment tomber par terre. Le t-shirt autrefois vert, encore humide, était collé sur son torse, maintenu en place par les lanières des fourreaux de ses dagues, logés dans le creux de ses reins. Il s'approcha nonchalamment et sortit son briquet de sa poche, l'allumant en un mouvement rapide en le maintenant à côté de son visage.

"Une farce ou une gâterie, huh? Je me demande si j'aurais vraiment du succès... L'odeur sert simplement à me rendre plus... authentique."

Il avança la main. Le laissa allumer son cigare. Tira une bouffée du sien. La cendre tenait. Bien. Il en commanderait à nouveau. Il rangea le Zippo et ressortit la flasque. Une nouvelle gorgée pour lui. Une ombre de sourire sur ses lèvres. Il ne la referme pas. Laisse échapper.

"J'adorerais que vous me fassiez blasphémer, bel Ange Noir. Cela dit, je dois admettre que je préfère que mes proies se débattent un peu. J'aime la répartie..."

Il approcha encore d'un pas, un sourcil haussé sur ses yeux vairons. Tentateur. Dommage que celui-ci ait déjà déchu, il aurait beaucoup aimé y assister, pourtant... Mais il pouvait encore jouer avec celui-là.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   09.10.13 16:05


 ❝J'suis pas là pour prier, j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Décidément, ce n'était pas un cadavre, ni même un humain. L'odeur de sang était trop présente sur lui pour que cela ne passe inaperçu et puis je doutais fortement que, même pour Halloween, le sang était trop réel. Non, cet inconnu amateur de cigare était autre chose, une autre créature.
Il sembla remarqué le regard gourmand que je posais sur lui. En même temps, je ne le cachais pas forcément donc... Et oui, maintenant que j'étais devenu un Ange Noir, j'assumais tout ce que je ne pouvais pas assumer en étant un Ange aux ailes pures. L'avantage était qu'à présent je n'avais aucun compte à rendre à personne.
Enfin bref, la conversation avait commencé comme ceci : j'avais l'intention du fumer un cigare, le problème était que j'avais oublié mon briquet. Ce fut à cet instant que le « cadavre » est arrivé en me demandant si j'avais un problème avec ma havane. Certainement pour tester sa répartie, je l'avais féliciter sur son costume d'Halloween que je trouvais réussit.
Heureusement, cet « homme » avait l'air d'avoir une certaine répartie. Il se demandait même s'il allait avoir du succès, que le sang ne servait qu'à le rendre plus... Authentique. J'eus un petit sourire puisqu'il y eut une phrase qui me fis tilter : Une farce ou une gâterie ? Généralement c'était « une farce ou des bonbons » mais chacun avait sa propre interprétation n'est ce pas ? Et celle de l'inconnu était vraiment intéressante :

Zachariel : « J'ai l'impression de toujours avoir entendu quelque chose comme « une farce ou des bonbons », pour la période d'Halloween mais je trouve votre interprétation de cette « devise » originale même si, pour moi, le terme « gâterie » à une toute autre signification, surtout quand je vois quelqu'un comme vous qui, pour être tout à fait honnête, possède un physique agréable à regarder. Très agréable je dirais même »

En effet, je n'avais pas perdu une miette de son petit manège et j'avais observé l'inconnu entrain de défaire sa veste, dévoilant un t-shirt qui aurait été de couleur verte mais dont l'humidité lui collait à la peau, ce qui lui donnait un air – continuons à être honnête – sexy, surtout qu'il portait des lanières de cuirs, ce qui lui donnait un petit air sadomasochiste très agréable à regarder.
De nouveau, un étincelle affamée s'alluma au fond de mes prunelles, avant que « l'homme » n'avance sa main et allume son Zippo pour me présenter la flamme de son briquet pour mon cigare. Le remettant en bouche, j'approchais également mon visage, laissant la flamme lécher mon cigare avant de me reculer lentement et en tirer une longue bouffé avant d'écouter ce que l'inconnu me disais.
Apparemment il n'avait rien contre le fait de blasphémer et il admettait qu'il avait un faible pour les proies qui se débattent. J'eus un sourire en coin assez narquois avant de déployer mes ailes et décoller légèrement du sol pour atterrir derrière l'inconnu, si près d'ailleurs que je pouvais lui souffler à l'oreille, chose que je ne me privais pas de faire justement :

Zachariel : « Je ne peux que vous donner raison Bel Inconnu. Il est vrai qu'il est toujours plus excitant pour un prédateur de trouver une proie qui se débatte pour s'amuser avec elle avant de lui donner le coup de grâce, plutôt qu'une proie qui se laisse faire docilement. Cependant, je serais curieux de savoir... De quel coté vous trouvez vous ? Du coté du prédateur sadique ou celui de la proie provocatrice ? »

Mon souffle se déposait sur la nuque de l'inconnu à l'odeur de sang. D'ailleurs, j'étais entrain de penser qu'une telle odeur de cadavre aurait pu rebuter n'importe quel Ange mais, pour moi, elle ne me faisais rien parce que j'étais tellement intéressé par « l'homme » devant moi. Me trouvant toujours dans son dos, je laissais mes doigts se balader sur son épaule pour descendre dans son dos, pour se poser aux creux de ses reins, un instant, flattant les lanières de cuirs qui abritaient des fourreaux, certainement pour y ranger des armes.
Mes mains continuèrent donc de le flatter jusqu'à ce que je lui murmure de nouveau à l'oreille, d'une voix chaude comme emplie de désir :

Zachariel : « Je constate, Bel Inconnu, que vous êtes bien équipé. Moi qui croyait recommencer à vivre une journée ratée, il se pourrait qu'elle soit plus intéressante en fin de compte »

La chasse était lancée : à présent restait à trouver qui serait le prédateur et qui serait la proie...
@Eques sur Never-Utopia


Dernière édition par Zachariel le 11.10.13 16:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   11.10.13 16:01

Les temps, les lieux. Étrange comme ils peuvent se mélanger, parfois. Comme cette expression. Il était persuadé qu'en d'autres endroits, elle avait été courante. Normale. Quotidienne. Cela dit, il s'agissait effectivement d'un sens intéressant. Inattendu. Comme le sont parfois les coïncidences. L'amalgame, le cigare entre ses lèvres, lui arracha un sourire. Un exercice intéressant, à n'en pas douter. Il ne put cependant s'empêcher d'esquisser une révérence et de réagir, d'une voix taquine, en soufflant la fumée de son cigare:

"Ah oui, vraiment... Un bonbon... Au temps pour moi. Un lapsus, probablement... Pour le reste, je vous remercie, je prête un soin tout particulier à mon style."

Ironie... Oui et non. Il prenait habituellement le temps d'être impeccable, de maintenir un certain...décorum. Ne serait-ce que pour le mythe du vampire. Il se souvenait encore de l'époque du Dracula de Bram Stoker. L'époque des longues capes noires, des teints pâles... Une image romantique, romancée. Une magnifique stupidité. Ou comment retourner la tête des gens, pour leur faire croire que ce qu'il craigne est ce qu'ils doivent aimer. Lavi s'était longtemps demandé si ce fameux auteur n'était pas un vampire, d'ailleurs. Mais il avait eu autre chose à faire, à l'époque. Beaucoup moins de temps à tuer. Ou de gens...

Avec une pointe de déception, il range la flasque. Il risque d'en avoir un peu besoin, plus tard. D'ailleurs, l'heure avance. Il ne manquerait plus qu'il n'ait pas le temps de revenir à l'appartement avant que... De toute façon, il ne poserait pas de question, peu importait. La flasque rejoignit le briquet dans sa poche. La plupart des gens dédaignaient les cigares pour leur manque de praticité, leur gros calibre, ou leur odeur doucereuse. Les yeux fermés, il inspira profondément. Le sang, prégnant, écœurant, les entrailles, la moelle, l'os. Au-delà, le whisky, le cigare. Le sien, celui de l'Ange. Le cuir. Les plumes. Cette odeur si particulière. Et la sienne propre.

Le bruit des ailes, le déplacement d'air sur sa peau. L'atterrissage, dans son dos. Le souffle sur sa nuque. Il aurait pu s'enfuir. Il aurait pu s'avancer, se retourner. Protester. Dégainer ses dagues. Trancher dans le vif, du sujet ou non. S'était laissé faire. Il n'aimait pas avoir des gens dans son dos. Mauvais souvenirs. Il en avait assez pour plusieurs vies. Des bons aussi, quelques-uns. Mais ils restaient moins. Disparaissaient sitôt passés, remplacés par les autres. Prédateur sadique, proie provocatrice. Qu'était-il? Les deux sûrement. L'un ou l'autre. L'un et l'autre. Un prédateur provocant, et une proie sadique. Oui, plutôt ça. Un miroir-aux-alouettes.

Il penche la tête, semble s'offrir au souffle chaud qui fait frémir les petits cheveux dans son cou. Répond d'une voix un peu plus basse, plus rauque. Pas tout à fait un grondement, pas tout à fait un grognement. Une voix... intéressée.

"Si je devais vraiment dire, Cher Inconnu, je dirais... I'm interesting game. Il suffit de trouver le bon chasseur. Et le meilleur fusil..."

Un sourire, passé inaperçu. Peut-être que ce n'était pas une si mauvaise idée qu'il passe dans son dos. Qu'il ne voit pas son visage. Le sourire disparaît quand il sent les mains sur son dos. Sur les cicatrices. Une fraction de secondes, sa mâchoire se serre. Aucune tension dans son corps. Il a trop bien appris sa leçon. Il inspire profondément, à nouveau. Penche la tête sur le côté, offre son cou. Cambre le dos. Le laisse finir sa phrase. Se retourne. Passe les bras autour de ses épaules. Effleure la naissance des ailes du bout des doigts. Sa voix est chaude quand il reprend.

"Bien mieux que j'en ai l'air, en tous cas. Et la nuit est encore jeune, nous avons tout le temps de la rendre encore plus intéressante... D'ailleurs... Je me suis toujours demandé si les ailes des Anges étaient aussi sensible que le reste... Jusqu'au bout."

Et quel goût elles avaient, mais ça, c'est encore une question pour plus tard. Il n'a jamais pris le risque de goûter un Ange. Courageux mais pas téméraire, l'animal. Oh oui. Animal. Joueur. Caressant. Ce qu'il a l'air d'être en cet instant. Sa langue effleure ses lèvres. Invite silencieuse. Finalement, il se pourrait bien que la fin de la nuit vaille la peine...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   11.10.13 20:26


 ❝J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Mon partenaire du moment semble réfléchir au manège que j'étais entrain de lui offrir. Le jeu devenait de plus en plus intéressant car, apparemment, les deux parties étaient consentantes pour jouer et j'avais peut être trouvé un adversaire à ma taille. Enfin, non pas que j'étais totalement confiant au sujet de ma victoire mais au moins cela ajouterait du piment dans mon existence, bien trop fade.
D'ailleurs, j'entendis l'homme répondre d'une voix taquine. Un lapsus, vraiment ? Ce n'était pas volontaire donc ? Étrangement je me sentis comme... Déçu, je pensais vraiment qu'il avait fait exprès de remplacer le terme « sucreries » par le terme « gâterie » mais apparemment, ce n'était pas le cas.
Enfin bon, ce n'était pas non plus une raison pour jouer la réelle déception non plus. Il me remerciais d'ailleurs de le complimenter sur sa tenue arguant qu'il aimait prêter un soin tout particulier à son style, ce à quoi je m'empressais de rajouter :

Zachariel : « Généralement, je ne vante pas mes interlocuteurs mais il est vrai que je trouve votre style très intéressant et puis il n'y a rien de mal à souligner le fait que je vous trouve bel homme n'est ce pas ? À moins que vous n'appréciez pas lorsque l'on vous fait ce genre de compliment ? »

J'allais sûrement m'en prendre une parce que je ne connaissais pas la personnalité de mon interlocuteur donc je ne savais pas comment celui ci allait réagir à mes tentatives de dragues. Le draguais je réellement ou m'amusais je de lui ? Hum... Difficile à dire alors je dirais que je faisais les deux.
S'amuser... J'avais entendu dire par des humains qu'il était indispensable de s'amuser dans la vie et surtout que l'adversaire que j'avais été quelqu'un d'assez réactif, ce que j'appréciais à sa juste valeur et c'était la seule chose qui me faisais envie de me « battre » pour rester « en vie » et le « jeu » était justement entrain de commencer.
Dans son dos, je voyais l'inconnu pencher la tête et tendre le cou, comme s'il m'autorisais son accès et répondre ensuite à ma question concernant ce qu'il était. Prédateur sadique ou Proie provocatrice. La réponse qu'il me formula était intéressante : trouver le bon chasseur et le meilleur fusil. J'eus un sourire avant de répondre, murmurant chaudement à son oreille :

Zachariel : « Malheureusement, Bel Inconnu, ce n'est pas de ce genre de chasse dont je parlais parce que, malgré la couleur sombre de mes ailes, j'aimerais éviter de commettre le pêché du meurtre mais... Pour ce qui reste des autres pêchés, je reste ouvert à toutes propositions »

De nouveau la réaction de l'inconnu fut intéressante. D'ailleurs, en y repensant plus en détails, aucun de nous deux n'avait donné son nom donc nous restions de parfaits inconnus l'un pour l'autre mais, personnellement, cela ne me dérangeais pas plus que cela. Cependant, je n'en savais rien concernant l'homme en face de moi mais, comme il ne me réprimandais pas, j'en constatais que c'était pareil pour lui.
De nouveau, je le sentis cambrer le dos mais je ne criais pas victoire pour autant car j'ignorais s'il appréciait mon manège ou non. Soudain, l'homme se retourna pour passer les bras autour de ma nuque, pour effleurer la naissance de mes ailes dans mon dos et déclarer que nous avions encore toute la nuit devant nous. Il se demandait également si les ailes des Anges étaient sensibles.
J'eus un petit sourire avant de me pencher sur ses lèvres et lui répondre, en murmurant chaudement de nouveau :

Zachariel : « Je pourrais évidemment vous donner la réponse, Bel Inconnu mais je préfère vous laisser constater de vous même si mes ailes sont aussi sensibles que le reste. La nuit vient à peine de commencer et elle est déjà toute à nous alors... Pourquoi ne pas en profiter ? Je suis peut être un Ange mais mon statut actuel a l'avantage de me permettre de ressentir du plaisir sans ressentir aucune honte »

La suite cependant, ne se fait pas attendre. La langue de l'homme caresse mes lèvres comme une invitation silencieuse que j'accepte sans plus me poser de question. Subitement, ma main se tend pour prendre son menton entre mes doigts même si ce geste s'était fait délicat. Je me mis ensuite à caresser ses lèvres d'un doigt en me léchant les babines.
À présent c'était à qui fera le premier pas. Qui chassera l'autre en gros
@Eques sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   12.10.13 17:58

Les compliments. Il n'avait jamais rien eu contre. Il se savait honnêtement bel homme. Appréciait qu'on le lui rappelle. Détestait qu'on le souligne. Un homme devait-il être beau? Oui, et non. Sentiments confus sur ce point. Mais il ne laisserait pas son passé prendre le pas sur le jeu. Le jeu était... Bien trop savoureux. Sans lui, il n'était qu'une coquille vide, conduite par le sang, la mort et la violence. Ce n'était pas amoral, ce n'était pas mal. C'était juste insatisfaisant. Il se demandait si l'Ange, désormais en face de lui, était antédiluvien, ou bien plus récent. Ce qui pourrait changer la donne. Ou pas.

Un péché. N'étaient-ils pas ce que les humains considéraient comme des appels aux péchés. A nombre d'entre eux. Luxure, tel est ton nom... Cela lui disait quelque chose. Décidément, vieux souvenirs entrant en collision avec de nouvelles sensations. Chaleur, envie. Trop de douceur. Et pourtant, derrière, la possibilité d'une ombre. Un nouveau sourire. Plus langoureux. D'anticipation. D'attente.

Ses mains parcourent encore les ailes. Les plumes, sous ses doigts, paraissent fragiles. Duvet frêle sous ses doigts de guerrier. Et pourtant, il ne fait que les caresser, les effleurer. Son corps est tout à sa tâche. Les doigts sur ses lèvres. Un sourire. Sa bouche s'entrouvre, doucement, prudemment. Ne dévoile pas ses crocs. Darde sa langue. Frôlement d'une autre nature. Il ramène un goût sur son palais. Le cigare gît à terre, oublié, piétiné. Il est intéressé par autre chose. Et le corps ne ment pas.

Et derrière les prunelles vairons chaleureuses, qui incitent, qui appellent, il réfléchit. Étudie, dissèque les réactions. Pression de son corps contre celui de l'Ange. Il passe au crible les sensations. N'en profite pas moins. Ses mains cajolent encore les muscles durs sous les plumes d'encre. Ses lèvres s'entrouvrent à peine, pour souffler:

"En tirer le meilleur parti possible. Et surtout, surtout, n'avoir honte de rien, bien entendu. A quoi cela servirait-il, à part à gâcher le plaisir?"

Sa langue s'enroule autour d'un doigt, l'entraîne à sa suite, dans la cavité chaude de sa bouche. Cigare. Bois. La peau. Le sang qui pulse sous la fine couche. Pas encore. Pas encore. Attendre, un peu. Apprécier. Prendre son temps. Oui, tout le temps du monde...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   17.10.13 8:31


 ❝J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Jeu, envie ou autre chose ? Ou peut être les deux qui sait. D'ailleurs, plus le temps passait, plus je me disais que, finalement, cette journée recelait des surprises. Enfin, sentiment partagé puisque le coté joueur avait été réveillé par un adversaire... Ou partenaire.... Ou bien les deux. Encore une fois, ces notions étaient floues, comme brouillées.
Enfin bon, l'important était que les deux acteurs s'y sentent à leur place n'est ce pas ? D'ailleurs, cela n'avait pas l'air de déranger mon partenaire mais moi... Comment ressentais je cette situation pour la moins ambiguë il fallait l'avouer. En effet, deux hommes qui ne se connaissaient ni d'Adam ni d'Eve se lançaient déjà à corps perdus dans un jeu de séduction qui tournait subtilement à la chasse. Le seul problème était que nous n'avions pas encore décidés des rôles. Qui serait le prédateur et qui serait la proie ? C'était encore une part de mystère.
Quoi qu'il en soit, l'inconnu semblait apprécier de toucher mon dos, mes muscles ainsi que mes plumes noires qui composaient mes ailes. Celles ci frissonnèrent légèrement d'ailleurs, comme si elles répondaient favorablement aux caresses qui étaient douces mais... J'avais le sentiment que je devais me préparer à un danger...
Mon doigt sur la bouche de l'inconnu fit sourire celui ci apparemment. D'ailleurs, il entrouvrit légèrement les lèvres comme s'il avait quelque chose à cacher, chose qui me fis sourire bien que je ne m'en sente pas particulièrement touché. Après tout, tout le monde avait ces petits secrets n'est ce pas ?
Soudain, j'eus un petit frisson en sentant sa langue entourer mon doigt. Le jeu prenait une nouvelle fois une tournure intéressante. En effet, aucun d'entre nous ne semblait vouloir avoir perdre mais le problème était que, dans un jeu quel qu'il soit, il y avait toujours un perdant et un gagnant, le tout était de visualiser qui tiendrait ce rôle.
Cependant, ce geste eut pour conséquence de m'échauffer les sangs et je me léchais de nouveau les babines. Intéressé ? Plutôt oui, surtout quand l'adversaire ou le partenaire en face me répondais aussi bien. En tirer le meilleur parti possible sans en avoir honte ? Honnêtement, j'avais connu la honte mais cette fois ci... Collant doucement mon corps contre celui de ce bel inconnu, je commençais lentement à frotter mon bassin contre le sien : lentement, presque langoureusement même.
Cette friction m'excita évidemment mais, il fallait que je calme mes ardeurs car le jeu venait à peine de commencer et je ne souhaitais pas qu'il finisse aussi rapidement. Dépliant et repliant doucement la phalange d'un de mes doigts, je poussais un murmure, qui ressembla plutôt à un souffle tellement ma voix était chaude :

Zachariel : « Ne vous inquiétez pas pour moi. Je connais la honte mais je suis sûr que vous saurez me faire connaître le plaisir de vous avoir en ma compagnie... »

En disant cela, ma main libre descendit dangereusement sur son corps, pour caresser lentement son dos et s'arrêter sur ses fesses où elle apprécia les formes généreuses de cette partie de son corps. Le cajolant toujours ainsi, mes yeux refusèrent de quitter ceux de l'inconnu et un sourire arrogant, narquois et joueur s'étira sur mes lèvres. À ce jeu de séduction je voulais lui montrer que je n'allais pas en sortir perdant
@Eques sur Never-Utopia



    HRP:
     
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   17.10.13 11:02

Amusement, chaleur. Ce corps contre le sien. Ce doigt dans sa bouche qu'il aspire, encore, qu'il lèche, qu'il serre, prudemment, entre ses dents. Le sang qu'il sent pulser l'excite bien plus que cette voix chaude qu'il entend. Que cette main qu'il sent sur lui, sur le pantalon de cuir, sur ses fesses. Que ce bassin qui se frotte contre le sien, doucement, sensuellement. Mais ce jeu-ci est aussi dangereux ici qu'avec les autres. Une main quitte le soyeux nid de plumes pour venir éloigner cette tentation. Ses doigts caressent la paume, puis l'abandonnent au profit d'une exploration plus intéressante.

Sous la chemise, il sent le cœur qui bat. Il a presque l'impression d'effleurer le grain de la peau, alors qu'il poursuit son chemin toujours plus bas, jusqu'à glisser la main entre eux. Une boucle de ceinture ou un bouton ne sont rien pour des doigts déterminés et agiles. La seconde fait la paire. Quitte les ailes à son tour. Vient effleurer les cheveux alors qu'il se penche, glisse la langue, lentement à la base du cou, remontant la jugulaire, titillant l'os saillant de sa mâchoire.

L'odeur lourde et douceâtre du sang, le pouls rapide, la tentation, le sexe. Tout se mélange. Le danger l'amuse. Un nouveau sourire étire ses lèvres. Égorger ses partenaires ne fait pas bon genre. Ils ne tiennent pas la distance, ensuite. Même si le dernier sursaut de vie en eux est plaisant à intercepter, à capter, dans leur regard et dans leur corps, alors qu'ils luttent désespérément pour vivre, encore un peu. Mais ce n'est pas ce qu'il veut pour l'instant. Un petit rire lui échappe, qui retentit dans les lieux vides et à l'oreille de l'Ange. Un ongle effleure la longueur d'un entrejambe. Le cuir ne dissimule rien de son propre état. Et sa voix est rauque quand il répond finalement:

"Plaisir partagé, je l'espère... Quoique je ne suis pas certain que vous appréciiez le genre d'étreinte que je donne... Ou que vous preniez la pleine mesure de ce que cette bouche peut vous faire."

Ses lèvres happent le lobe alors que sa main se referme doucement sur la colonne ferme de sa nuque. Avoir l'air de perdre pour mieux gagner? Ou simplement gagner? When you win, you sometimes lose. Dans tous les cas, l'échec n'est pas une option. Et offrir à ce Bel Ange ce qu'il veut n'est pas une défaite... Juste une façon de prolonger le plaisir du jeu...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   17.10.13 11:35


 ❝J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Doucement, lentement, langoureusement. Voilà les adjectifs pour qualifier cette situation. Le plus étonnant était que personne ne s'était décidé à donner son nom comme si la situation était plus excitante sachant que nous étions encore, des inconnus l'un pour l'autre. Mais je ne m'en plaignais pas personnellement et mon « partenaire » non plus apparemment.
Cependant, même si nous semblions tous deux affamés, nous n'agissons pas comme des brutes, à croire que ce serait moins intéressant si nous venions tout de suite à nous sauter dessus. Non, là, tout se faisait le plus longuement possible, comme si nous voulions faire continuer cet instant, toujours plus longtemps.
La main de l'homme finit par quitter mes ailes et, même si je semblais aimer ce genre d'attouchements, je n'étais pas si idiot que ça et mon corps eut un étrange frisson. Le désir de jouer était toujours bien présent évidemment, mais le sentiment d'un danger imminent se faisait de plus en plus sentir.
Lentement donc, je sens l'homme venir me caresser le cou, pour le lécher par la suite alors qu'au fond de moi, je pouvais ressentir comme un léger malaise. Les battements de mon cœur augmentèrent soudainement mais je ne pourrais vous dire s'il s'agit réellement d'excitation ou d'autre chose.
Oui parce que, même si je ne montrais rien, je commençais à ressentir un sentiment ressemblant à la peur. Pourquoi ? La peur du jeu ? Je n'avais jamais eu peur de perdre pourtant alors pourquoi ce sentiment de danger était il toujours présent et ne me lâchait il pas ? Cependant, lorsque l'homme remonte pour lécher l'os saillant de ma mâchoire, mes yeux se fermèrent et ma main, contre ses fesses, se crispa sur ses formes, l'attirant encore plus, le collant à moi.
Cependant, un léger cri, presque inaudible se fit entendre lorsque je sentis un ongle frôler mon entrejambe. Cet homme voulait il me faire perdre les pédales ? Pourtant je gardais enfermer la bête en moi en me forçant à rester calme : après tout, craquer aussi rapidement mettrais à mal mon amour propre.
Je n'étais cependant pas sûr de posséder un excellent self-control mais au moins avais je le mérite d'essayer. La voix de l'homme retentit ensuite à mon oreille et il ne fallait pas être très intelligent pour déceler une pointe de menace. Il n'était pas sûr que j'apprécierais l'étreinte qu'il me donnerais ni même que je prendrais pleine mesure de ce que sa bouche pourrait me faire. Essayait il de me faire peur en me menaçant ainsi ?
Extérieurement, je ne montrais rien de mon état, à part peut être mes ailes qui semblaient avoir prit conscience du danger et qui commençaient à s'agiter un peu plus vivement, un peu comme une proie qui se sait condamnée mais qui se battrait tout de même pour rester en vie, chose totalement absurde pour moi mais bon...
Souriant, j'enlevais doucement mes doigts dans la bouche de l'inconnu, les portant ensuite à ma bouche comme si je voulais me faire une première impression de son goût. Donnant un sensuel coup de langue autour de mon doigt, je finis par le laisser descendre sur le corps de mon « partenaire » pou qu'il aille également frôler son entrejambe, prenant ensuite la parole avec un sourire arrogant :

Zachariel : « Peut être que je me trompes mais il me semble déceler une pointe de menace dans vos paroles. Que cherchez vous à faire ? Voudriez vous me faire peur ? Dans ce cas ce serait vraiment dommage car ce jeu commençait à bien me plaire. Enfin, ne dit on pas que la peur est une autre forme d'excitation ? »

Soudain cependant, même si ce geste était lent, je pouvais ressentir la main de l'inconnu qui se refermait sur ma gorge. Aussitôt, mes ailes se mirent à paniquer et s'agitèrent encore plus rapidement, mais pas assez vite pour que je m'envole cependant.
Allait il m'étrangler ? Au vu de la position de ses mains autour de ma nuque, ce serait fort probable et bien quoi ? Avais je peur d'avoir mal ? Non mais une chose était sûre : je ressentais le pitoyable sentiment de la proie qui veut sauver sa vie : l'instinct de survie certainement et j'eus un geste dont je ne me serais jamais senti capable.
Mes deux mains stoppèrent net leur descente et vinrent se joindre autour des mains de l'inconnu, comme si je voulais desserrer ce contact que je pressentais mortel. Le regardant dans les yeux, je pris ensuite la parole :

Zachariel : « Vous m'envoyez navré mais la position actuelle de vos mains ne me conviennent pas »

Soudainement, mes mains vinrent prendre celles de l'inconnu et je le repoussais un peu plus violemment contre un mur, me plaquant contre lui, gardant ses mains au dessus de sa tête, le tenant toujours par les poignets. Penchant la tête vers lui, je décidais de précipiter un peu les choses en happant ses lèvres dans les miennes, les lui volant pour un baiser puissant à la limite de la possession alors que mes mains continuaient à tenir fermement ses poignets
@Eques sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   17.10.13 15:56

Il sent le frisson, voit les ailes battre, comme celles d'un oiseau pris entre les griffes d'un chat, entend le son de gorge. Un nouveau sourire. Sa main se raffermit sur la nuque, sur la virilité de l'Ange. Ses paroles lui font hausser un sourcil. Pourquoi ne toujours comprendre que la menace, alors qu'il y avait tellement plus, derrière. Son étreinte aurait pu être affaire de domination. Sa bouche aurait pu s'activer sur autre chose que son doigt. Il se demandait s'il lui fallait répondre. S'il lui fallait faussement s'indigner. Lui? Dangereux? Oh oui, terriblement...

Il sent la main qui se fraie un chemin le long de son corps, se dit qu'il faut interrompre le jeu avant qu'il aille trop loin. Mais la tentation est trop grande. Profiter de ce corps chaud, encore un peu. Effleurer ces plumes, si douces, si douces. C'est cette douceur qui le perd, encore. Il se laisse surprendre par la phrase, ses implications. Par ces mains qui attrapent ses poignets. Par l'impact presque violent quand son dos s'écrase contre le mur. Les fourreaux le blessent, s'enfoncent dans sa chair, lui arrachent un grognement. Par ailleurs vite étouffé quand les lèvres de l'Ange s'abattent sur les siennes.

Il n'hésite pas longtemps avant d'entrouvrir les lèvres et d'aller à la recherche de cette langue qui le titille. De cambrer le dos pour lutter, modérément, contre la prise qui s'est refermée sur ses mains. Pour se rapprocher. De glisser une jambe autour de sa taille pour l'empêcher de s'éloigner. Son initiative n'a pas été bien prise, mais elle a résulté en quelque chose d'intéressant. Soit.

Quand ils se séparent enfin, il est un peu haletant. Le sourire qui étire sa bouche n'est plus joueur, simplement satisfait, tentateur. Sa voix est un grondement rauque quand il reprend la parole. Aucune menace. Un ton simplement lourd de désir. Le jeu est encore présent à son esprit. A simplement pris une autre dimension. Être la proie peut aussi être amusant. Déstabilisant.

"Je suis navré d'avoir été mal compris, Cher Inconnu. Ce n'était nullement une menace. Ce jeu est effectivement des plus divertissants, et je dois admettre que si la peur a ses avantages, ce n'était pas tout à fait la façon dont j'avais souhaité occuper cette nuit. Je crois avoir suffisamment œuvré pour la peur ces dernières heures..."

Et les lourds remugles de sang flottant autour de lui le lui rappelaient encore. Son bassin était collé à celui de l'Ange. Lentement, il laissa sa jambe redescendre, caressante, le long de celle du beau brun. Seules ses épaules, sa tête et ses mains reposaient contre le mur. Son sourire s'élargit. Il sait de quoi il a l'air, offert ainsi. Il penche un peu la tête.

"Ne serait-il pas dommage de devoir se quitter sans me laisser goûter vos lèvres une nouvelle fois, Bel Ange? Me refuseriez-vous cela?"

Il hausse un sourcil, fixe son regard vairon sur le visage ciselé qui lui fait face. Il ne lutte pas encore contre la prise. Se demande s'il pourra vraiment s'en défaire quand il le souhaitera. S'il en a vraiment envie...
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   18.10.13 8:22


 ❝J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Mon corps contre le sien, mes lèvres contre les siennes. Ne voulais je pas faire durer le jeu ? Alors pour quelle raison était ce moi qui commençait à précipiter les choses ? Pourquoi était ce moi qui l'avais embrassé le premier ? Peut être parce que je voulais être certain d'être le prédateur et non la proie.
Enfin, je devais avouer que cette précipitation jouait en ma défaveur. Cependant, sans savoir pourquoi, j'avais été pris d'une peur sourde, d'un instinct de survie que je ne me connaissais pas et que je venais de découvrir. D'ailleurs je me demandais toujours comment quelqu'un qui était lassé de la vie pouvait avoir un tel instinct de survie mais bon...
Quoi qu'il en soit, j'avais plaqué l'inconnu contre le mur de l'église et m'étais saisi de ses poignets avant de violemment l'embrasser un peu comme si ma vie en dépendait ce qui n'était absolument pas le cas évidemment. La passion, la tentation du jeu était devenu trop forte et je venais d'y céder pour mon plus grand malheur, ou pas.
Cependant, le baiser dû se briser et l'homme murmura qu'il était désolé et qu'il ne pensait pas me menacer. Aussitôt, je me sentis vraiment idiot d'avoir une telle réaction mais, évidemment, me connaissant, j'étais trop fier pour reconnaître mon erreur donc je le laissais parler en expliquant que ce n'était pas de cette manière qu'il comptait occuper sa nuit.
Me penchant de nouveau au dessus de son visage, je murmurais à mon tour, soufflant sur ses lèvres :

Zachariel : « Ce n'était donc qu'un problème de compréhension. Vous m'envoyez soulagé Bel Inconnu. Le jeu peut donc reprendre maintenant que nous nous sommes compris »

Oui, le jeu où je m'autoproclamais le prédateur tout simplement parce que je ne voulais pas être celui qui aurait perdu la partie. Plus j'y pensais, plus je trouvais cela pitoyable de ma part mais c'était comme ça. De plus, il continuait de me chauffer en caressant ma jambe avec la sienne, doucement, lentement, toujours aussi langoureusement.
Ce geste me fis presque regretter d'être devenu brutal tout à l'heure mais je le laissais faire, sentant petit à petit mon entrejambe se sentir plus à l'étroit dans mon pantalon, puisque le bassin de l'inconnu était toujours contre le mien. Les poignets toujours contre le mur, l'inconnu s'offrant ainsi à moi – en apparence seulement – il pencha ensuite la tête en disant que ce serait bien dommage de devoir se laisser sans un dernier baiser.
Penchant donc ma tête, de nouveau contre la sienne, je lui murmurais chaudement :

Zachariel : « Qui a dis que je souhaitais vous laisser ? Nous nous sommes rencontrés et je ne vous lâcherais pas tant que le jeu ne sera pas terminé. Enfin, peut être même que je continuerais de vous garder pour moi après sauf si, évidemment, vous ne souhaitez pas cela. Dans ce cas même, je pourrais vous contraindre à rester avec moi. Je ne sais pas... Peut être en vous kidnappant et en vous enfermant quelque part, ne vous libérant que pour faire une autre partie de ce jeu pervers. Qu'en pensez vous, cette perspective vous plait elle ? »

Moi, personnellement, la perspective d'un tel jeu m'excitais mais j'essayais de ne pas le montrer. Lentement, ma main remonta à mon visage et je défis mes lunettes de soleil qui ne m'étaient d'aucune utilité dans cette église délabrée. Secouant la tête et, jurant dans la barbe que je n'avais pas, je finis par sceller de nouveau  mes lèvres à celles de l'inconnu sauf que, cette fois, ce baiser avait des airs de tendresse
@Eques sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   18.10.13 14:05

Douceur lointaine. Tendresse inespérée. Inattendue. Tout est "rentré dans l'ordre". Vouloir le garder avec lui? Comme c'est intéressant. La perspective de pouvoir garder ces ailes si douces à proximité... Ce n'était pas tout à fait aussi bien que de la fourrure de lapin, mais celui-ci se défendait un peu plus. Interesting game. Effectivement. Il l'était, mais cet homme aussi. A la fois du gibier... et un jeu. Divertissant. L'enfermer. Il n'aimait pas être enfermé. Mener ce jeu à son terme, oui. Il réprime un sourire en sentant ce baiser doux sur ses lèvres. Il y répond, goûte ces effluves de cigare partagées. Lorsqu'ils se séparent enfin, haletant, tendu, il fixe ses prunelles violettes. Passer à la phase deux, avant que le corps veuille beaucoup trop suivre, avant que l'esprit ne soit complètement enfoncé dans ce brouillard de passion, de désir.

Un petit sourire étire à nouveau ses lèvres. Il est joueur, cette fois, alors que du talon de sa botte, il crochète la jambe de l'Ange, alors qu'il pousse son bassin contre la sien, alors qu'il projette ses épaules vers l'avant et arrache ses mains à la faible étreinte du brun. C'est le moment ou jamais de lui montrer qu'il est plus fort que lui... Il accompagne sa chute en douceur, l'amortit de la main, tient sa tête pour qu'elle ne s'écrase pas au sol. Ce n'était pas l'époque des pastèques, après tout.

A califourchon sur ses hanches, il se penche sur lui, l'embrasse une fois, deux. Laisse sa main descendre le long de son torse, déboutonnant la chemise. Lentement, sa bouche descend le long du torse alors qu'il souffle, narquois:

"La peur est une forme d'excitation, c'est ce que vous avez dit, n'est-ce pas? Et n'est-il pas... grisant de savoir que je pourrais vous contraindre par la force brute, que je pourrais encore le faire à chaque instant, et que pourtant, je me soumets de ma propre volonté devant vous?"

Du bout des doigts, du bout des lèvres, il poursuit son exploration, ses cheveux désormais détachés, tombaient en un sombre rideau. Alors qu'il atteint l'abdomen, il relève les yeux, et ouvre plus largement la bouche, dévoilant ses canines en un sourire calculateur. Sa langue caresse son nombril, l'humidifie, souffle quand il reprend:

"Je ne dirais pas mieux que d'être à votre service pour... un très long moment, et pour un service très spécial... Mais comment vous proposez-vous de me sustenter, Cher Inconnu?"

Il continue à le fixer, allongé entre ses jambes, une main posée sur l'aine de l'Ange, la frôlant en un lent mouvement de va-et-vient, l'autre avant-bras appuyé sur le sol froid. Le jeu devait-il s'interrompre, désormais? Ou au contraire, le frison n'en serait-il que plus... excitant?
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   18.10.13 15:16


 ❝J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !❞


feat. Louis Scarbonchi.


Arrêter ? Hors de question ? Perdre ? Je pouvais mais j'étais entrain de tout faire pour que cela ne se produise pas. Malheureusement,  mon partenaire de jeu était quelqu'un qui savait ce qu'il faisait et qui le faisait bien et puis, encore une fois, la notion de prédateur et de proie n'était pas encore bien définie entre nous.
Cependant, la douceur du baiser que j'avais moi même proposé à l'inconnu me fis perdre une grande partie de ma concentration, tant est si bien que mon partenaire en profita pour « attaquer ». Tout alla si lentement et pourtant, tellement rapidement que je ne compris pas de suite ce qu'il se passait. Je sentis un talon qui crochetait ma hanche et mon corps chuter, dangereusement, en avant, heureusement amortit par l'inconnu qui retint ma tête ne souhaitant, apparemment, pas que je m'écrase lamentablement au sol.
Sans que je n'ai eu le temps de dire quoi que ce soit, je me retrouvais donc, dos contre le sol, en position allongé, l'homme à califourchon sur mes hanches. J'eus alors une grimace de douleur, non pas pour ma chute amortie mais à cause de mes ailes qui, ainsi étendue sur le sol, n'avaient plus la place de bouger correctement donc, à chaque fois qu'elles s'agitaient, c'était comme si elles me lacéraient le dos.
J'ouvris la bouche mais ce ne fut que pour laisser s'échapper un soupir lorsque je sentis les doigts de l'inconnu déboutonner ma chemise. Sans le vouloir, ma respiration, ainsi que les battements de mon cœur augmentèrent alors que je soufflais, légèrement haletant :

Zachariel : « Voilà un intéressant retournement de situation ! J'ignorais que vous pouviez user d'autant de force. Il va donc me falloir nous battre pour savoir lequel de nous deux aura le privilège de contraindre l'autre. Vous trouvez peut être cela grisant mais je vous avoue franchement que je ne me sens pas à mon aise, dans cette position. Enfin, je suppose que vous avez déjà dû deviner que je ne me laisserais pas faire aussi facilement, n'est ce pas ? »

Parce que non, ça n'allait pas. Moi qui commençais à m'amuser de la situation, voici que celle ci était, actuellement, entrain de se retourner contre moi et cela amusait beaucoup moins mon amour propre. Cependant, que pouvais je faire ? Les Anges n'étaient malheureusement pas dotés d'une force surhumaine et cet « homme » semblait être plus fort que moi alors... Qu'était il exactement ? Une chose était pourtant sûre : il n'était pas humain.
Doucement alors, sa bouche et ses doigts vinrent explorer mon torse, me faisant frémir d'une envie et d'un désir insoupçonné. Soudain, je me mets vivement à frissonner lorsque sa langue rencontre mon nombril et l'humidifie. Ma tête se rejette violemment en arrière, tapant contre le sol froid, alors que mes ailes s'agitent de nouveau comme si elles voulaient me faire signe de m'enfuir parce que cela devenait trop dangereux pour moi.
Cependant, je l'entends souffler alors que sa bouche s'étire, me montrant ses crocs. Tiens, un vampire... J'avais peut être raison de me méfier. Cet « homme » n'était pas normal. Constatant cela, je me mis de nouveau à frissonner mais cette fois ci, de froid. Ma peau se couvrit même d'une légère chaire de poule alors que je lui répondis, en essayant de garder mon calme :

Zachariel : « Ainsi donc, vous souhaitez vous sustenter avec mon sang ? Je ne pense pas qu'il vous plairais et qu'il soit très nourrissant pour vous, car il a été corrompu il y a bien longtemps déja. J'ai entendu dire que les vampires étaient des créatures sadiques qui consommaient le sang de leurs victimes pendant l'acte. Je serais prêt à vous défier, malheureusement, le rôle de la proie ne me conviens pas. Navré de vous le dire mais je n'aime pas quand quelqu'un est au dessus de moi ! »

Je le provoquais certes, mais j'avais conscience que je n'avais pas la force physique pour m'opposer à lui alors je tentais quelque chose d'autre. Levant une de mes jambes, je vins la poser contre les fesses de l'inconnu, les caressant du talon de ma chaussure, espérant l'exciter grâce à cette friction
@Eques sur Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas

Invité

avatar



Invité


MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   19.10.13 17:52

Les jeux de pouvoir. Il n'y avait rien de plus excitant. Contrevenir à la nature en soumettant le fort. Laisser le faible chevaucher la vague du plaisir, le laisser prendre le contrôle. De toute évidence, son idée de l'amusement ne correspondait pas à celle de l'Ange. Soit... Il se redressa légèrement sur son avant-bras. Il n'avait pas prévu de se nourrir de lui. Cela dit...

Un sourire étire ses lèvres alors qu'il se relèche les babines, laissant sa langue glisser le long de ses canines. Les ailes qui s'agitent, comme un oisillon effrayé. Effectivement, ce doit être inconfortable. Un petit instant, il se demande quoi faire. Mais c'est vraiment... trop dommage. Un rire grave lui échappe quand il sent le talon sur ses fesses. Il n'aime pourtant pas être dessous, alors pourquoi le tenter? Il repousse ses cheveux, effleure la cuisse à proximité. Il n'a aucune intention de céder sa position, tout du moins pour l'instant. Il veut...

Il se penche à nouveau, attrape la fermeture éclair entre ses dents. La laisse glisser lentement. Son souffle chaud caresse la peau douce, tendue, offerte. Sa langue titille l'entrejambe de son partenaire du moment, quelques instants. Puis, un mouvement souple, il s'accroupit entre ses jambes. Se relève, dans un souffle, tout en commençant à parler. Sa voix est rauque, lourde de désir.

"Ce n'est pas votre sang que j'ai l'intention de sucer, mais vous ne vous trompez pas en affirmant que nous sommes des créatures sans scrupule. Quant à la corruption... C'est une notion tellement surfaite, basée sur des valeurs subjectives, biaisées. Et puisque vous n'aimez pas être dominé, Cher Inconnu, je vous offre l'opportunité unique de reprendre le contrôle..."

Un nouveau sourire. Pendant son discours, il a fini de se lever. Surplombe la silhouette de l'Ange. Ses mains effleurent son propre corps, relèvent le t-shirt, dévoilant son ventre musclé et blanc, son nombril. Il le coince dans une lanière alors qu'une pluie de paillettes de sang séché tombent au sol. Il ne quitte pas les prunelles violettes du regard. Poursuit sa descente. Commence, langoureusement, à défaire les lacets qui retiennent à grand-peine sa virilité dans son pantalon de cuir. Un grondement lui échappe alors que ses doigts enserrent la chair gonflée.

Puis, tout à coup, tout s'arrête. En quelques instants, le pantalon est relacé, et il s'est déjà éloigné vers le pilier où il a laissé sa veste choir. Les souvenirs, le désir de ne pas s'arrêter, la sensation terriblement grisante du jeu se mélangent, dans son esprit. Son corps est tendu, son visage loin d'être neutre, sa voix toujours sourde. Mais l'amusement a assez duré. Il ramasse son bien, puis se retourne une dernière fois sur l'Ange.

"Vous m'avez grandement diverti, Cher Inconnu, mais la nuit touche à sa fin, et j'ai encore beaucoup à faire."

Puis, vitesse surhumaine aidant, il s'éloigne dans un grand rire. Il n'en a peut-être pas l'air, et il aime bien trop jouer, mais il est l'homme d'un seul homme... à la fois. Un homme par génération. Cependant, il n'oublierait pas cet Ange qui l'avait aidé à faire de ce qui aurait dû être une des pires nuits de cette décennie, un évènement plaisant. Et il espérait qu'il apprécierait l'ironie lorsqu'il retrouverait, sur le sol de l’Église, le Zippo gravé à ses initiales. Un petit souvenir...
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !   

Revenir en haut Aller en bas
 

J'suis pas la pour prier j'veux juste du feu !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Naniwa - Bay Area :: autres lieux :: L'église délabrée-