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 Lie to me

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MessageSujet: Lie to me   22.02.14 14:35

La vie d'un journaliste n'était pas toute simple. Il fallait courir partout, prendre des tas de notes et investiguer quand c'était nécessaire. En soi, si on manquait de vivacité, quelque chose pouvait nous passer sous le nez. Et c'était encore pire quand on tenait un blog à côté.
Pourtant, Ayasa n'avait pas ce genre de problèmes. Elle vivait toujours à deux-cent à l'heure et était toujours aware de qui se passait et ce qu'elle devait faire. Par contre, son patron n'était pas d'accord sur ce point là et l'avait forcée à passer des entretiens afin de dégoter un assistant.
Flèche montante dans le monde journalistique, elle avait vu les candidats défilés les uns après les autres. Après tout, c'était son assistant et elle avait dû passer les entretiens elle-même, ne sachant pas sur quoi se baser. Et surtout...

Elle ne voulait pas d'assistant !

Ça ne l'avait pas aidé dans ses démarches. Elle avait expédié les moins intéressants en l'espace de cinq minutes. Certains s'étaient offusqués, et s'étaient rapidement enfui en voyant que son mauvais caractère n'était pas une rumeur.
Pour quelqu'un d'aussi énergique que elle, rester enfermée dans une pièce toute la journée était une épreuve de patience. Chose qu'elle ne disposait qu'en quantité très limité. Et encore plus lorsqu'elle savait que plus de la moitié des personnes avec qui elle avait discuté lui mentaient probablement. Bien trop franche, elle en avait envoyé certains boulé tandis que d'autres l'avaient intéressé pour des raisons... non-professionnelles.
Ahem, passons ce sujet.

À la fin de la journée, autant dire qu'elle en avait ras le bol. Et qu'elle était... fatiguée. Chose plutôt exceptionnelle.
Elle se tenait assise dans la salle de réunion qu'on lui avait mise à disposition. Cette pièce comportait uniquement des baies vitrées en guise de mur. Une table à laquelle une dizaine de personne pouvait s'asseoir. Rien de très folichon, en soi. À travers les vitres, le soleil commençait à se coucher petit à petit et la lumière orangée s'infiltrait au travers des stores à demi-clos.
Elle tourna brièvement la tête vers les bureaux. Quelques personnes s'affairaient encore. Ces derniers travaillaient pour clore leur article pour l'édition du lendemain. Et probablement qu'ils devraient travailler encore cette nuit pour être sûrs. Elle faisait partie de ces personnes, cette journée l'ayant mise en retard sur son travail.
La disposition des bureaux n'étaient pas transcendante. Les meubles étaient éparpillés à travers la large pièce, offrant assez d'espace pour pouvoir y circuler. Dans les moments de push, ça restait tout de même difficile de s'y déplacer. Elle avait souvent été bousculée et avait souvent fini en rogne.

Elle attrapa les quelques fiches qui lui restaient. Certains ne s'étaient pas présentés. Ça arrivait souvent. Ce boulot était, pour certains, un moyen de faire décoller sa carrière. Avoir de l'expérience auprès d'un journaliste qui faisait du bon boulot, ça offrait pas mal d'opportunités par la suite. Et gérer le stress était difficile.
Elle n'aimait pas ces gens. Des chacals qui la caressaient dans le sens du poil. Certains lui avaient même fait des compliments sur sa chevelure, ce qu'elle avait tout de suite détesté. Elle avait fini par les attacher en une queue de cheval haute et faire entourer la longue mèche autour de son cou comme une écharpe. Le but ? Aucun, elle aimait jouer avec.
Elle finit par sortir le dernier morceau de papier et le parcourut rapidement, lisant le CV par la même occasion. L'un comme l'autre n'étaient vraiment pas garnis. Du moins, pas dans le domaine journalistique. Cléo Ruiz ? Elle allait devoir mentir brillamment pour pouvoir se faire engager, celle-là.

Elle s'enfonça dans la chaise avant de lancer un coup d’œil par la porte vitrée pour faire signe à un homme d'aller chercher son dernier rendez-vous.
C'était la dernière personne. Ensuite, elle pourrait filer chez elle pour récupérer ses affaires et retirer ces habits inconfortables qu'elle portait. On lui avait demandé de faire attention à sa tenue, pour le coup. Elle avait donc enfilé un tailleur, chose qu'elle détestait.
Elle finit par laisser tomber sa tête sur la table en verre dans un long soupir, son front atterrissant sur la pile de papier qu'elle prévoyait de refuser.. Elle voulait jouer à des jeux vidéos. Elle avait toujours sa console qui devait traîner dans son sac. Elle pourrait l'en extirper et jouer pendant que la candidate parlerait.
Avait-elle vraiment besoin de l'écouter de toute façon ? Son patron l'engueulerait si il la voyait faire, même si elle se doutait bien qu'elle ne se ferait pas virer pour si peu. Sois professionnelle !
Finalement, la porte en verre s'ouvrit. La tête toujours posée sur sa pile de papier, elle la tourna pour jeter un coup d’œil à la nouvelle arrivante. Allez, on recommence.
Elle se leva brusquement, faisant voleter quelques feuilles au passage, et alla accueillir la jeune femme d'une poignée de main par politesse.

« Cléo Ruiz, je suppose ? »

Rapidement demandé, elle n'attendait pas vraiment la confirmation. La photo qu'elle avait dû joindre avec son CV le lui avait déjà confirmé.

« Ayasa Kyoya », dit-elle d'une voix calme

Elle lui montra une chaise en face de la sienne et retourna prendre place sur cette dernière, lissant rapidement sa jupe avant de s'asseoir. Elle croisa les jambes et attrapa les quelques menus papiers concernant Cléo.
Bien que présente, elle était toujours fatiguée et ses penses étaient toutes tournées vers son appartement et son ordinateur qui l'attendaient. Elle avait envie de passer une folle nuit sur son MMO.
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MessageSujet: Re: Lie to me   23.02.14 1:02

Première étape à Naniwa : trouver un travail. Sans travail, pas de logement, et sans logement... oh, je pourrais survivre sans logement, je l'ai déjà fait, mais il fait encore froid dans les rues et je rêve d'un lit confortable où dormir, plus confortable que ceux des foyers pour sans-abris où je dors régulièrement. Et d'un repas chaud aussi, quelque chose que je pourrais cuisiner moi-même, quelque chose d'autre que la soupe populaire.
J'ai demandé aux gens autour de moi où trouver un travail, s'ils connaissaient un endroit qui embauche, et l'un d'eux m'a suggéré d'aller lire les petites annonces. Je crois qu'il s'est un peu moqué de moi pour ne pas y avoir pensé toute seule, mais c'est pas bien grave, je me réhabituerai probablement vite à ce genre de choses.
En tout cas, parmi tous les postes proposés me semblant hors de portée, je suis tombée sur celui-là : assistante d'une journaliste. Ça ne doit pas être bien compliqué : répondre au téléphone, faire le café, prendre des rendez-vous, s'occuper des courriers... si c'est comme dans les films, je devrais pouvoir y arriver. De toute manière, aucun travail ne sera parfait pour moi, autant tenter ma chance avec celui-là.

Pour postuler, il me fallait un C.V, une grande première pour moi. J'avoue que j'ai eu du mal à trouver comment le construire, j'ai cherché des exemples sur internet, des conseils, et une fois que j'ai trouvé comment l'écrire, j'ai dû trouver comment le remplir. Pas facile non plus, je n'ai jamais vraiment travaillé, mais si j'écris ça, je suis à peu près sûre de ne pas être embauchée. Je suis naïve, je le sais, mais pas à ce point. J'ai écrit que j'avais été nourrice pendant sept ans. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais j'ai aussi écrit que j'avais vingt-cinq ans et que j'avais été à l'école jusqu'au niveau baccalauréat au Honduras, juste avant de commencer mon travail en tant que nourrice, alors je ne suis pas à ça près. Des petits mensonges, inévitables, à moitié vrais. Je n'aime pas mentir, mais j'ai vraiment besoin de travailler, je ne peux plus continuer à vivre avec l'argent de Miguel, il a déjà eu des problèmes quand on a su qu'il hébergeait un ange, je ne veux plus être un fardeau. Et il est temps que je commence à construire ma propre vie, je crois.
Ensuite, il a fallu trouver des habits corrects, de quoi bien présenter. L'apparence a de l'importance, je l'ai compris à force de voir les films et de lire les livres des humains. Impossible de m'en acheter, il ne me reste plus beaucoup d'argent, il a fallu prendre dans les quelques habits que j'ai emmenés avec moi quand je suis partie. Dans le tas, j'ai trouvé un pantalon noir et un chemisier blanc, ça devrait faire l'affaire. Dommage qu'ils ne soient pas repassés, mais bon, on ne peut pas tout avoir, je suis sûre que la journaliste comprendra. Au moins, j'ai pu prendre une douche dans le foyer où j'ai dormi, et j'ai passé une nuit correcte, je ne suis pas trop cernée.
Je suis arrivée aux bureaux du journal, anxieuse, après m'être un peu perdue : je connais encore mal la ville. Je suis quand même arrivée à l'heure, j'avais prévu le coup, et je suis entrée après une hésitation.

Pendant quelques secondes, je reste sans bouger, la dévisageant. Quels cheveux ! Je n'en ai jamais vu de pareils, c'est impressionnant. Je finis par détourner les yeux, me rappelant les paroles de Juan. Ne pas fixer les gens, ça ne se fait pas.
Je lui sers la main, ouvre grand les yeux de surprise quand elle dit mon nom. Je ne pensais pas qu'elle s'en souviendrait, elle doit avoir tellement de gens à voir ! Encore quelques secondes avant que je lui réponde, un sourire aux lèvres. Elle doit me trouver un peu lente, mais elle s'habituera.

" Oui, c'est bien moi. "

Je m'assieds quand elle me désigne une chaise et tire un peu sur ma chemise quand elle lisse sa jupe, essayant vaguement d'effacer les plis. J'espère qu'elle ne me trouve pas trop négligée, elle est si bien habillée... en plus je ne trouve rien à dire, je n'ai aucune idée de la manière dont je suis sensée commencer ça, j'aurais préféré qu'elle me bombarde de questions au lieu de laisser le silence s'installer. Finalement, je me décide à ouvrir la bouche, hésitante.

" Je... j'ai vu votre annonce pour le travail d'assistante, et je me suis dit que je serais capable de faire ce métier. Vous avez des questions à me poser ? "

Je me rends bien compte que ce que je dis n'est pas brillant, mais il faut bien commencer quelque part et je ne sais vraiment pas quoi dire d'autre. Je ne suis pas très douée pour m'exprimer et faire de belles phrases, mais Miguel m'a toujours dit que j'étais attachante, qu'on avait envie de me faire confiance, peut-être que ça m'aidera avec elle. J'espère juste qu'il ne disait pas ça juste pour être gentil.
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MessageSujet: Re: Lie to me   23.02.14 17:53

Bon j'ai fait une petite connerie, je vais ré-ecrire ce poste quand je serais moins crevé.


Dernière édition par Ayasa Kyoya le 27.02.14 18:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Lie to me   23.02.14 20:24

Des questions. Bien, j'attends. Son silence dure un peu, me met mal à l'aise, et les premiers mots qui suivent n'arrangent pas les choses. Je sais bien que mon dossier n'est pas parfait, que j'aurais pu mettre d'autres choses, mais je voulais pas trop mentir, et de toute manière je n'avais pas d'idées. Je me contente de baisser les yeux, tortille ma chemise en écoutant la suite sans oser la fixer. Je la trouve intimidante. Je ne sais pas quel âge elle a exactement, entre vingt-cinq et trente ans je pense, quiconque nous regarderait penserait qu'elle est plus vieille que moi. Il aurait tort, évidemment.
En la voyant derrière son bureau, si sûre d'elle, avec tellement de responsabilités, je me dis que je n'ai pas fait grand chose pour ma propre évolution pendant toutes ces années. Ce n'est pas très grave, ceci dit, j'ai toujours été lente à démarrer. Et puis, contrairement à elle, je suis immortelle, j'ai tout mon temps. Peut-être que je finirai par trouver quelque chose qui me passionne, un domaine où j'aurais envie de faire carrière, mais pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour. L'urgence, c'est de trouver un travail, n'importe lequel, le reste viendra après.

A propos de travail, elle me demande ce que j'ai fait d'autre. J'ai été soldat de Dieu, c'est la première chose qui me vient en tête, mais ça je dois le garder pour moi, Juan me l'a suffisamment expliqué et mes propres expériences me l'ont prouvé.
Encore une fois, je ne sais pas trop quoi dire, je suis hésitante, et comme la question me gêne, comme je ne suis pas habituée à devoir parler de moi comme ça, je rougis, mais je m'efforce de la regarder en lui répondant.

" Pas vraiment non. Enfin... quand j'étais nourrice, je ne m'occupais pas que des enfants, je gérais aussi la maison, les tâches administratives, ce genre de choses. C'était un emploi à plein temps, je n'avais pas vraiment le temps de faire autre chose à côté."

Pour être sincère, l'administration, je m'y perdais vite, Miguel a pris le relais dès qu'il a pu. Mais encore une fois, c'est un petit mensonge, et de toute manière, je suis à peu près sûre qu'elle se fiche bien de ma connaissance ou non de l'administration du Honduras.
Je n'aime pas beaucoup ce que je fais, me présenter comme une employée de maison alors que j'étais presque une mère pour Miguel, enjoliver mes compétences, tout ça s'ajoute à mon malaise. J'ai quand même envie de rajouter quelque chose, j'ai l'impression que si je m'arrête là, elle va me jeter dehors sans se poser de question et embaucher quelqu'un avec plus d'expérience. Il faut que je trouve un moyen de la convaincre. Lentement, une idée germe dans mon esprit, simple, comme moi.

" Tout ça pour vous dire que même si mon expérience n'est pas très variée, j'ai l'habitude de m'occuper des autres et des responsabilités qui vont avec. "

Voilà, ce n'est pas grand chose et j'aurais pu avoir l'air plus assurée, mais c'est mieux que rien. Peut-être que ça, ça lui plaira, peut-être qu'elle se dira que je suis capable d'être son assistante, finalement. Je me détends un peu, mes épaules s'abaissent légèrement. Même si je sais que rien n'est gagné, je suis un peu rassurée.
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MessageSujet: Re: Lie to me   27.02.14 18:05

Le DRH lui avait donné quelques menus conseils sur la façon de recevoir et analyser les candidats. La posture, le regard et où les mains se trouvaient. Le ton et d'autres choses dont elle était déjà au courant. L'investigation avait toujours été son truc. Elle aimait les énigmes qui titillaient sa logique mais aussi la confrontation humaine. Faire des lectures à froid, à chaud et analyser chaque mot qu'on lui disait, c'était là son dada et ce qu'elle aimait le plus dans son métier.
« Tout le monde ment » aurait pu être sa devise si ce n'était pas une chose évidente au commun des mortels. Ou même des immortels. Elle était pratiquement sûre que les anges faisaient aussi des petites manigances et cachaient un tas de trucs au reste du monde.
L'important n'était pas là-haut mais présentement. Cléo était clairement pas à sa place en cet instant et semblait elle-même impressionnée par la situation dans laquelle elle s'était mise. Elle écouta la réponse sans l'interrompre. Elle faisait preuve d'une patience et d'un calme surprenant alors qu'à l'accoutumée, elle débordait d'énergie et n'avait qu'une seule envie : bouger. Enfin, l'envie était là. Elle avait envie de foncer s'enfermer chez elle mais tenait bon. C'était la dernière ligne droite, après tout.

« C'est bien ce que vous risquez de faire avec moi. », finit-elle par répondre avec un brin de sourire pour rassurer la jeune femme.

Elle posa la paperasse qu'elle avait ramassée plutôt avant d'attraper le pichet d'eau posé sur la table et les verres, déposant un de ceux-ci en face de la candidate. Elle en remplit deux et vida la moitié d'un aussitôt. Et elle commença à avoir un bref moment de flottement...
Elle commençait aussi à avoir faim. Peut-être commanderait-elle chinois ce soir... ou indien. Y a autre chose sur le feu, ma vieille! Revenant à la dure réalité, elle se mit à réfléchir un bref instant avant de reprendre la parole.

« Enfin, votre ancien boulot et celui-ci ne se ressemblent pas. Il ne s'agit pas juste de répondre aux téléphones, amener un café et classer des documents de temps à autre. Votre taff, ce sera de faire en sorte que je n'aie pas à me concentrer sur autre chose que le mien. Prendre, reporter ou annuler des rendez-vous, ce qui veut dire connaître chacun de mes déplacements, savoir avec qui je suis et connaître ce « qui ». Ça inclut aussi de gérer les comptes qu'on vous mettra à disposition puisque vous devrez faire le nécessaire pour que j'arrive à mes rendez-vous et si possible dans les tenues appropriées. Vous devrez donc connaître mes goûts. Et dans tout ça, vous devrez être capable d'utiliser un ordinateur, un smartphone et être capable de m'envoyer toutes ces données sur le mien. »

Elle marqua une pause et étira un léger sourire.

« En quelque sorte, vous serez un agenda automatique faisant le café », finit-elle sur le ton de la plaisanterie.

« Le problème étant que dans tout ça, il y a la variable humaine. Tout comme à chacun, vous êtes sujette aux aléas de la vie mais aussi au stress. Et c'est un travail très stressant, croyez-moi. Donc, pourrez-vous faire toutes ces tâches et gérer votre stress en même temps ? »

Pour certains, ça aurait pu sembler n'être quelques tâches. Ayasa ne comptait pas mettre son assistant, son premier surtout, dans une routine hardie dès le départ. Elle irait en douceur et augmenterait la cadence. Le but final était qu'elle puisse boucler bien plus d'articles, après tout. Et si son assistant était incapable de suivre le rythme, ça finirait pas mettre le bordel dans son travail.
Elle avait donc besoin d'un élément fiable et capable de tenir la route.
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MessageSujet: Re: Lie to me   01.03.14 12:03

Le travail risque d'être très prenant. Bien, ce n'est pas un problème, c'est pas comme si je faisais beaucoup de choses de mes journées, ni comme si j'avais été habituée à une vie sociale trépidante. Je lui souris en retour, mais change vite d'expression quand vient la suite.
Ce qu'elle parle vite ! J'ai un peu de mal à suivre, mais j'essaie de retenir chacune des taches qu'elle cite, les répète après elle dans ma tête. Prendre des rendez-vous, toujours savoir où elle est. Rien que ça, je ne suis pas sûre de pouvoir le faire, ma mémoire m'a souvent fait défaut. Peut-être qu'en écrivant tout, je pourrais y arriver, il suffirait que je regarde régulièrement mon agenda. Tout le temps même, mais c'est faisable.
Ensuite, les comptes. Ça, en revanche, je pense maîtriser. Juan m'avait bien expliqué comment je devais faire, et je crois avoir bien géré son argent au fil des années. D'ailleurs, il faudrait que je m'en ouvre un, de compte, je ne peux plus utiliser ceux de la famille Ruiz, mais j'ai peur de devoir révéler ma clandestinité. Mais avant ça, il faut déjà me faire engager.
Utiliser un ordinateur... oui, c'est faisable. Le smartphone, c'est déjà plus difficile, mais je pense que si j'appelle Miguel, ou ses enfants, ils sauront m'expliquer quelques petites choses. Enfin, s'ils ne sont pas trop en colère, ça fait un moment qu'on ne s'est pas parlés, mais ça devrait aller. J'espère. Et puis, ce n'est pas comme si je n'en avais jamais utilisé, je ne suis juste pas très familière des derniers modèles. Le côté technique, ce n'est pas ce qui me fait le plus peur, j'ai surtout peur de ne pas être à la hauteur sur le plan de l'organisation.
Pour ce qui est du stress... je ne sais pas, je n'ai jamais été trop nerveuse ni trop sensible à l'urgence, sans doute parce que je suis un peu lente à réagir. Je ne suis pas sûre que ce soit vraiment un avantage.

Je réfléchis. Je coince ma main sous ma cuisse pour me retenir de porter mon pouce à ma bouche et en ronger l'ongle, je sais que ça ne donnerait pas bonne impression. Le silence s'installe, de plus en plus pressant, me poussant de plus en plus à répondre. J'hésite. Je voudrais partager mes doutes et mes craintes, mais j'ai trop peur de repartir bredouille, j'ai vraiment besoin de travailler, je ne veux pas encore attendre qu'une annonce me convienne.
J'essaie de soutenir son regard en lui répondant, même si son assurance rend ça difficile.

" Je pense pouvoir le faire, oui. Avec une période d'adaptation. "

La dernière phrase me rattrape un peu, mais j'ai honte quand même. Depuis le début de l'entretien, j'enchaîne les demi-mensonges, je trahis mon honnêteté, vais à l'encontre de mes instincts. Je ne pourrai pas faire ça indéfiniment, j'en suis certaine. Un jour ou l'autre, la vérité sortira, que je le veuille ou non. Mais pour l'instant, ce n'est pas ce qui compte, l'urgence est dans l'instant présent, il me faut une rémunération, et vite. Dommage que mon corps ne l'ai pas compris, je ne peux m'empêcher de rougir tout en me forçant à ne pas baisser les yeux.
Je n'arrête pas de me dire que je pourrais peut-être y arriver, j'essaie de me convaincre, après tout, je ne pensais pas pouvoir m'occuper d'un enfant, et je l'ai fait, sans trop de bêtises je crois. Avant ça, je ne pensais pas pouvoir vivre autrement que ce qu'on me disait, mais quand le paradis m'a fermé ses portes, j'ai su m'adapter. Peut-être grâce à la chance, peut-être aussi que j'y suis un peu pour quelque chose.
J'attends sa réponse, sagement, le regard presque suppliant. Je n'ai jamais su avoir l'air froide, stoïque, dissimuler correctement mes émotions. Je n'ai pas tellement envie qu'elle m'engage par pitié, mais si ça doit faire pencher la balance de mon côte, je prends ce qu'on me donne.
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MessageSujet: Re: Lie to me   10.03.14 22:17

La jeune femme était mal à l'aise. Pas besoin d'être douée dans un quelconque domaine pour le remarquer, c'en était presque même gênant pour Ayasa qui commençait à se sentir comme... un bourreau. Cette situation était désagréable.
Elle prit du temps à répondre à sa question, lui laissant le temps d'étirer un énième sourire et la laissant réfléchir à la réponse. Beaucoup trop de réflexions, à vrai dire. Et quand Cléo, elle lui donna l'impression qu'elle tentait de se convaincre elle-même d'être en mesure de faire toutes les choses qu'elle avait citées auparavant.
L'envie de soupirer de dépit la prit mais elle se retint, se contenant de la voir virer à un rouge pivoine. La candidate n'était vraiment pas dans son élément, sentant bien qu'elle n'avait jamais été dans une telle situation, à se faire juger et évaluer. Un entretien, c'était assez dégradant en soi.

Le mal à l'aise et l'air de la jeune femme finirent de l'achever, lui donnant envie de se lever. Et à nouveau, elle se retint. Qu'est-ce qu'elle aurait pu faire, de toute façon ? À part bouger dans la pièce, elle ne pouvait sortir.
Elle se trouvait face à un choix quelque peu cornélien. Le peu d'esprit professionnel qu'elle avait à disposition lui recommandait de ne pas continuer l'entretien, de terminer sur cette touche en lui promettant qu'elle la recontacterait. Sa partie humaine lui conseillait vivement de la prendre, parce que bon, cette nana semblait revenir de loin avec sa dégaine et qu'elle méritait de se remettre sur les rails. Et qu'en prime, son côté chieuse avait envie d'emmerder son patron.
Deux sur trois mais ce n'était pas pour autant gagné. Ayasa resta un moment dans son mutisme. Que pouvait-elle rajouter à tout ça ? Le B.A.-BA semblait de rigueur en cet instant. Elles n'avaient pas abordé des questions plus personnelles.

« Avez-vous des loisirs ? Pratiquez-vous un sport quelconque ? »

Tout le monde avait des loisirs. Ce serait peut-être un moyen d'en apprendre plus sur son vis-à-vis et de finalement rebondir sur une conversation plus intéressante et détendue pour la jeune femme.
Enfin, du moins, c'est ce qu'elle espérait. Elle imaginait bien la personne devant elle lire un bon bouquin tout en sirotant une boisson chaude quelconque. Enfin, l'habit ne fait pas le moine. Peut-être que c'était une gameuse, tout comme elle. Qu'est-ce que ça aurait été parfait ! Si au moins elle pouvait trouver un point commun avec la jeune femme, elles pourraient aborder un sujet qui détendrait l'atmosphère.
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MessageSujet: Re: Lie to me   12.03.14 21:06

Loisirs. Oui, ça j'en ai, il a bien fallu que je m'occupe quand Miguel est parti. Au final, j'ai passé plus d'années sans lui qu'avec lui, et même si je n'échangerais nos instants passés ensemble contre rien au monde, je me suis beaucoup ennuyée pendant son absence. J'ai énormément lu, vu beaucoup de films et de séries, de tous les genres, évitant seulement le thème de la guerre. J'imagine que je saurais beaucoup de choses si ma mémoire était bonne, mais malheureusement j'oublie facilement, et mes connaissances ne sont pas tellement étendues au final. Il est même probable que j'ai lu ou vu plusieurs fois les mêmes œuvres sans m'en rendre compte. Quoi qu'il en soit, c'est un loisir, c'est indéniable, j'espère juste que c'est le genre de choses qu'elle veut entendre.
J'aimais bien les jeux aussi, ceux qui se jouent en famille, mais je n'étais vraiment pas douée, et j'avais tendance à confondre les règles. Je m'amusais quand même, mais je crois que les autres finissaient par trouver ça énervant. Rien qui soit intéressant à lui raconter.

Sport. Beaucoup moins de choses à dire de ce côté. J'adorais voler, avant. La propriété était suffisamment grande pour que je puisse le faire discrètement dans les jardins, à l'abri de la nuit. Je ne l'ai plus fait depuis que je suis partie, et je dois dire que ça me manque. Malheureusement, je ne peux pas me permettre ce genre de luxe, j'ai compris maintenant que je ne dois pas me faire remarquer, et surtout, cacher mes ailes le plus possible. Au final, on en revient à ce que Juan me disait. Bref, voler, c'est physique, peut-être même que c'est un sport, mais ce n'est pas quelque chose que je peux citer ici. Dommage, je suis sûre que ça lui aurait plu.
Encore une fois, je réfléchis un peu trop longtemps, juste quelques secondes de trop, moins que précédemment. J'espère qu'elle ne s'impatiente pas trop.

" Bien sûr. Je lis, beaucoup, j'adore regarder des films, des séries. Pour les histoires, bien sûr, mais aussi pour découvrir de nouvelles choses. Je trouve incroyable qu'il y ait tant à apprendre sur le monde, et encore plus incroyable que les Hommes réussissent toujours à imaginer quelque chose de nouveau. "

L'enthousiasme s'est senti dans ma voix je crois, et je commence à me détendre. C'est un sujet qui me mets plus à l'aise, au moins je suis sincère, et je parle de choses que j'aime. Avec un sourire plus naturel je réponds à la deuxième partie de la question, après une simple pause pour reprendre ma respiration.

" Pour ce qui est du sport... je n'en fais pas tellement, j'imagine que ça se voit. Désolée. "

Encore un sourire, j'ai parlé sur le ton de la plaisanterie cette fois, preuve s'il en faut que je commence à être à l'aise. Physiquement, ça se voit aussi, mes épaules se sont relâchées, mon visage est plus naturel, et mes mains reposent tranquillement sur mes cuisses au lieu d'être agitées par l'appréhension.

" Et vous ? "

La question est venue d'elle-même, comme suite logique de la conversation. Je suis un peu plus spontanée, un peu moins timide, je cherche moins à fuir son regard, je l'observe un peu plus. Décidément, ses cheveux me fascinent, ils sont tellement longs, et d'une couleur si étonnante ! Vraiment, j'ai du mal à les quitter des yeux maintenant que j'ai commencé à les fixer, je laisse les reflets capter mon attention, ne revenant vers son visage que lorsqu'elle me répond.
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MessageSujet: Re: Lie to me   01.04.14 23:09

Les Hommes ? Ce simple mot l'intrigua un peu, la faisant vaguement hausser un sourcil, intriguée qu'elle ne s'inclut pas dans le tas. L'instant disparut rapidement, se laissant emporter par un petit sourire en coin tandis qu'elle parlait de ses hobbys.
Enfin, c'était des hobby courants. Elle aurait aimé entendre des choses plus concrètes. Le nom de certaines œuvres. Ce n'était pas important puisqu'elle avait pu atteindre son objectif et la pousser à se détendre quelque peu. Elle but quelques gorgées de son verre d'eau lorsqu'elle marqua sa pause pour reprendre son souffle.
Un nouveau sourire.
Ça se voyait, effectivement. Ayasa haussa des épaules pour signifier que ça n'avait aucune importance qu'elle ne soit pas très physique... quoique, elle devait bien se douter qu'elle aurait à courir un peu partout pour son boulot.
Au final, elle avait parlé avec plus de liberté. Elle prit finalement compte qu'elle était capable de faire preuve d'un tantinet plus d'assurance et réfléchit au sujet qu'elle pouvait aborder par la suite mais elle fut prise au dépourvu.
Cléo lui retourna sa question. Elle avait voulu la détendre mais pas à ce point là, enfin... elle l'avait bien cherché et il aurait été malvenu de ne pas répondre à cette question. Ça aurait pu la renfermer complètement.

« Les jeux vidéos. C'est ma grande passion du moment. Surtout les jeux multijoueurs. »

Elle marqua une pause, tenta de réfléchir mais quelque chose d'évident lui vint aussitôt en tête.

« Mon père tenait une librairie. Je suis donc une accro de la littérature même si j'ai une nette préférence pour les romans policiers et les thrillers. »

Sur ce point, il n'avait rien à expliquer de plus. Elle ne s'étalerait sans doute pas quand à l'un de ses anciens hobby, puisqu'elle était une vétéran dans le Jeu. Ce serait ennuyeux et fastidieux d'expliquer plus en détails, bien que ça pouvait simplement se résumer par « je suis une sherlockian ».
Un sourire en coin fit disparaître les quelques pensées qui traînaient dans sa tête. Elle porta finalement une main à son cou et remarqua que la mèche de sa queue de cheval était toujours entourée autour de son cou. Elle toussota, un peu gênée et défit celle-ci pour la laisser retomber dans son dos.
Elle reprit contenance.

« Avez-vous des questions ? »

Et elle espérait bien qu'elle en aurait quelques unes. Concernant le métier, sur tout. Elles auraient tout le temps de faire amplement connaissance lorsqu'elles devraient travailler. Enfin, Cléo allait devoir la connaître, surtout.
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MessageSujet: Re: Lie to me   13.04.14 20:55

Les jeux vidéo... un domaine que je connais vraiment mal, c'est dommage. Les rares fois où j'ai essayé, j'étais plutôt mauvaise, sans doute parce que je suis maladroite de nature. Sans oublier le fait que beaucoup de ces jeux sont sur le thème de la guerre, et ça me rappelle trop de mauvais souvenirs, je suis désolée mais je n'y peux rien. Un point qu'on n'a pas en commun, donc.Tant pis, j'imagine que ce n'est pas bien grave. Je me souviens qu'elle avait dit qu'il fallait que je connaisse ses goûts, si elle ne rejette pas d'office ma candidature, il faudra que je pense à noter tout ça quelque part, histoire de ne pas oublier.
Toute à mes réflexions, je continue à fixer les longs cheveux de mon interlocutrice, fascinée par leur couleur, leur longueur, les jeux de lumière sur eux lorsqu'elle les remet en place.

Pas longtemps, ceci dit, parce qu'elle me pose déjà une autre question. Est-ce que j'ai d'autres questions ? Bien sûr, plein même, sans doute trop, mais je dois bien réfléchir à celles que je peux poser et à ce que je dois garder pour moi, il ne faut surtout pas qu'elle se rende compte que je n'ai jamais travaillé. Si elle réalise que je lui mens, je peux dire au revoir à ce travail et retourner éplucher les petites annonces... Je vais devoir être prudente donc, ne rien dire qui risquerait de lui mettre la puce à l'oreille. En espérant que je l'ai pas déjà fait.

" Oui. "

Un temps, juste pour réfléchir à l'ordre de mes questions, à leur légitimité lors d'un entretien d'embauche.

" D'après ce que vous m'avez dit, j'imagine que vous voulez quelqu'un de disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Comment les choses s'organiseront exactement, j'aurai un téléphone professionnel que je ne devrai jamais éteindre au cas où il y ait une urgence ? Vous aurez besoin de moi sur le terrain ou ce serait purement un travail de bureau ? "

Je marque une pause, prenant conscience que je devrais sans doute lui laisser le temps de répondre. J'ai beaucoup de choses en tête, je me demande quel salaire elle propose sans oser le lui demander, je me demande combien de temps je mettrai à trouver un logement si elle veut bien de moi, mais surtout, je me demande si je serai à la hauteur de ce qu'elle demande.
Je ne veux pas qu'elle ait de problèmes à cause de mon incompétence, vraiment, mais il faut bien que j'essaie, je ne peux pas me permettre de rester sans emploi. Alors ces questions là, je les garde pour moi, même si ça me met mal à l'aise, j'essaie de rester détendue, je me force même à soutenir son regard plutôt que de laisser traîner mon regard sur ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Lie to me   12.06.14 12:34

HRP:
 



Ayasa observait l'insistance dont faisait preuve la candidate. Ça n'avait rien d'étonnant. Elle avait pris l'habitude que les gens regardent ses cheveux avec un intérêt non dissimulé. Ils étaient particuliers... leur couleur était sans doute la chose la plus frappante mais il y avait aussi leur longue et la façon dont elle pouvait jouer avec. En sommes, le regard des autres ne la dérangeait pas du moment que ça ne dépassait pas cette frontière.
Cléo parla à son tour et posa une question. Ou plutôt, une liste de questions. Ayasa l'écouta les énumérer les unes après les autres. Elle n'en oublierait aucune ; sa mémoire bien trop bonne pour qu'elle puisse ne serait-ce qu'oublier une partie des interrogations. La journaliste prit le temps de réfléchir à son temps, levant les yeux vers le plafond avant de reposer son regard sur elle.

« J'ai faim », lâcha-t-elle soudainement.

Elle n'avait presque rien mangé de la journée et rêvait depuis plusieurs heures de se remplir l'estomac d'un hamburger plus gros que sa tête. En faîte, ce revirement soudain n'était pas uniquement dû à sa faim ; elle rêvait de sortir de cette pièce. Prendre l'air. Elle venait simplement de craquer.
Elle attrapa le sac à dos à ses pieds. Le contenant semblait avoir vécu plusieurs années au vue du tissu déchiré de façon éparse. Elle le déposa sur la table et en sortit une vieille paire de basket pas plus rutilante dont elle venait d'être extraite. Elle retira les talons qu'elle rangea à l'intérieur du sac, enfilant les baskets et balança le sac sur une de ses épaules. Elle se redressa d'un coup, motivée et décidée à manger un morceau.

« Concernant vos questions, oui, oui et je ne sais pas encore. Je vais sans doute avoir besoin de vous ailleurs, en faîte. Enfin, passons. »

Elle envoya sa chevelure derrière ses épaules d'un geste et s'assura que ses orteils étaient bien au fond de ses chaussures en tapotant le bout de celle-ci sur le sol. Elle enfila son sac et attrapa les lanières de celui-ci. Les deux pupilles bleus toisèrent brièvement Cléo... elle avait exprimé son envie de manger et répondu aux questions de cette dernière. Ha !

« Je suis restée enfermer ici toute la journée et j'ai faim. Vous voulez venir ? Enfin, vous n'avez pas vraiment le choix si vous avez envie de continuer cet entretien. Et ne vous inquiétez pas, puisque je vous force un peu la main, je vous inviterais. »

Ayasa avait bien compris que la jeune femme semblait être dans l'urgence. Assez pour se présenter à un boulot pour lequel elle n'avait définitivement pas les compétences. Elle mentait sur quelques points aussi ; mais ça, c'était commun à tous les candidats qu'elle avait rencontrés dans la journée. Et il fallait du cran pour mentir à une journaliste ou alors être désespérée. Dans le cas présent, elle pariait plus sur la deuxième possibilité que la première.
Malheureusement, la nippone n'était pas quelque de mauvais de nature et fermer les yeux sur les problèmes des autres lui étaient parfois difficile, surtout quand elle savait qu'elle pouvait faire quelque chose. Au final, elle lâcha tout de même un sourire malicieux à la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Lie to me   27.07.14 21:44

Elle a faim. Moi aussi, d'ailleurs mon ventre se charge de lui répondre, bruyamment, et mes joues se colorent immédiatement. Je ne mange pas beaucoup en ce moment, j'économise ce que je peux. Je me souviens d'une époque où la nourriture n'était pas un problème, ni le froid, ni rien de ces petites choses de la vie qui handicapent tant les humains. C'est loin maintenant, et tout ce que j'ai à faire c'est baisser les yeux en espérant qu'elle n'ait pas entendu.

Un peu surprise, je la regarde prendre son sac et en sortir une paire de chaussures qui tranche radicalement avec son style. Ou alors c'est son style du jour qui tranche avec ses chaussures habituelles. Oui, c'est sans doute ça. Étrangement, ça me détend un peu de voir ça, ça la rapproche j'imagine. Et puis, je suis moins gênée par mon chemisier froissé maintenant.

Après ça, elle répond à mes questions, rapidement. Dans quel ordre je lui avais demandé tout ça déjà ? Je ne sais plus, je ne suis plus sûre. Réfléchissons, ça concernait le travail de terrain, la disponibilité et... le téléphone. Deux oui et un peut-être.
Ah, si, la phrase suivante m'éclaire, le peut-être concerne sans doute le travail de terrain. Oui, c'est logique. S'il faut y aller j'irai mais... j'espère que ce ne sera pas trop dangereux. J'imagine que non, mais on ne sait jamais.

" Je... oui, très bien. Comme vous voudrez. "

Bon, je ne brille pas par mon assurance, maintenant c'est clair. Quand elle me propose de l'accompagner manger, mon ventre se manifeste encore, et je rougis d'autant plus, détournant les yeux. Je voudrais bien, vraiment, mais je ne peux pas, si elle veut aller dans un endroit trop cher... attendez une seconde. Elle me propose de m'inviter ? En moins d'une seconde, je relève la tête, un sourire aux lèvres. Hum, mon soulagement est peut-être trop évident. Tant pis, c'est fait maintenant.

" Si je n'ai pas le choix alors, je suis bien obligée de vous suivre ! "

Bon, j'ai essayé une touche d'humour mais je ne suis pas sûre d'avoir été très naturelle. En même temps, ce genre de choses n'a jamais été mon truc, je ne sais pas pourquoi je me force.
Au final, je suis encore plus embarrassée qu'avant et je ne dis plus rien, me contentant de lui emboîter le pas dans un silence gêné. Mh. Il faudrait que je reprenne la parole là, sinon elle ne voudra jamais de moi. Qui voudrait d'une assistante incapable d'être à l'aise avec sa patronne ?

" Alors, vous... vous voulez aller dans un endroit en particulier ? Vous aimez quel genre de nourriture ? "

Pour l'assurance on repassera, mais j'aurais au moins posé une question qui me sera utile. Dommage que je ne puisse pas noter tout ça en marchant, j'espère juste que je ne vais pas tout oublier.
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