AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 25
▬ Humeur : Joueur !
▬ Profession : P.D.G Schneider Company

▬ Fiche : I'M THE BIG BOSS ! Mais chuuttt !
▬ Topics : Quand les Masques Tombent ¤ Lazar Jovovitch ¤
« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. ¤ Matt Solveig ¤

| D O S S I E R |
▬ Je suis : TU SAURAS PAS.
▬ Je veux : Être le meilleur dresseur.

The Lord of Darkness


MessageSujet: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   08.03.15 22:52


La nuit était sur le point de tombée. De luxueuses voitures se succédaient pour déposer leurs précieux passagers au pied de la tour de Schneider Company. Un chemin lumineux conduisait les invités à une structure de verre et de dentelle blanche en acier. Un bâtiment tout en finesse et en élégance. Ce dernier se trouvait dans le parc bordé par un étang artificiel. Adrian en avait supervisé la conception et la réalisation. Un lieu tout spécialement conçut pour la fondation de son épouse. Un espace calme au milieu du tumulte de la vie économique et financière du quartier.

¤oOo¤

Une multitude de plantes vertes décoraient l'entrée du bâtiment donnant un aspect sauvage organisé au salon et au bar qui se trouvaient là.  Mais le principal intérêt du lieu résidait dans son amphithéâtre extérieur et dans son sous-sol. Ce dernier avait été aménagé en musée privé. Il accueillait une exposition temporaire organisée par la fondation. La soirée permettait de découvrir des œuvres de divers artistes en vue de leur prochaine mise aux enchères.

Adrian dégustait un cocktail « Old Fashioned » un sourire aux lèvres. Ses yeux sombres observaient sa belle Irina avec une très grande douceur. Sa chevelure, flamboyante sous la lumière, ondulait sur le côté de sa nuque immaculée. Une coiffure relâchée et naturelle. La jeune femme arborait une longue robe noire simple mais glamour. Elle mettait en valeur ses courbes plantureuses. Un léger voilage, formant une traîne dans son dos, apportait une note élégante à sa tenue. Irina accueillait ses invités avec un sourire gracieux. Ce soir elle était la Reine ! Adrian était au second plan et cela lui convenait parfaitement. Il pouvait observer en toute quiétude les invités de la soirée qui défilaient les uns après les autres. On pouvait croiser des millionnaires, des héritiers de grande fortune, des actionnaires en tout genre. Des hommes politiques sirotaient une coupe de champagne en compagnie de quelques hommes « gangsters » d'affaires. Des stars de cinéma flirtaient avec leurs potentiels producteurs. En somme un carnaval kaléidoscopique de personnes dont les poches étaient bien pleines et qui étaient là pour faire une bonne action... en vue de soulager leur conscience.

La sécurité était à son maximum tant pour protéger les œuvres que les personnalités présentes… et aucun journalistes enquiquineurs notoires ne pouvaient accéder à ce salon privé. Adrian avait une sainte horreur des journalistes surtout ceux travaillant en free-lance. Et pour cause ! Ces derniers mettaient constamment leur sale petit museau dans les affaires des autres… et leur silence était difficile à acheter… mais pas forcement à provoquer quand on a les ressources nécessaires.

¤oOo¤

Mr. Schneider commanda un verre de Bourbon. Il était temps de flâner ! Activité qu’il appréciait tout particulièrement. Il décida de faire un tour dans la partie musée. Le vampire était assez curieux de découvrir les œuvres exposés. Adrian emporta son verre, il salua des connaissances et échangea quelques mots courtois. Il s’arrêta brusquement et se retourna pour observer un homme qui se trouvait à quelques pas derrière lui. Il avait presque oublié la présence de cette ombre.

« Restez avec elle ce soir... Je veux une surveillance discrète mais constante. Au moindre problème prévenez-moi. »

Un homme très grand, arborant un costume trois pièces et des cheveux blancs, adressa un signe de tête de consentement. Adrian observa un instant son épouse qui était entourée par des ombres protectrices. Un léger sourire traversa son visage. Adrian descendit au sous-sol et vagabonda un moment devant les œuvres. Il passa devant une toile… s’arrêta… et fit quelques pas en reculant.

« Un tableau blanc avec des liserés blancs*… Faut-il y voir quelque chose ?... ou le peintre à oublié la touche finale ? »

Face à ce tableau, le vampire resta perplexe et indécis. Sa femme allait vraiment mettre cette… chose aux enchères ?! Diable ! Mais où était donc passé la beauté des tableaux de ce cher Van Gogh ? Adrian fouilla dans ses poches mais elles étaient vides.

« … Dommage... j'aurai bien rajouté ma petite touche artistique ! »

Spoiler:
 

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 35
▬ Humeur : Amicale, voyons.
▬ Profession : Honorable homme d'affaires, connard.

▬ Fiche : Matt Solveig
▬ Topics : 2. Dies Irae (En cours)
1. Russian roulette : who will survive ? (Fini)

| D O S S I E R |
▬ Je suis : Une espèce rare que l’on appelle un ’’homme’’.
▬ Je veux : RP... Juste RP...



MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   27.03.15 3:27

On ne pouvait pas sans cesse triompher par la violence. Matt Solveig avait certes bâti son empire en renonçant à des états d'âme qu'il n'avait jamais eus, mais cela ne lui interdisait pas de ne pas méconnaître la force plus discrète de l'influence des bonnes relations. Le vampire n'avait rien inventé. Le mélange des genres entre le monde de la lumière et celui des ténèbres, entre le monde légal et illégal, et pour parler encore plus clairement, entre le monde de la politique et celui de la mafia, durait de toute éternité. Il ne fallait certainement pas compter uniquement sur ces rats politiques obnubilés par l'apparence du pouvoir quand les choses tournaient mal, mais on ne pouvait pas non plus s'en passer pour continuer de monter.
Il n'y avait pas que les politiques dont Matt recherchait l'amitié. Toutes sortes de gens bien placés l'intéressaient, pas forcément pour les mêmes raisons. Les uns pouvaient certes l'aider à protéger ses affaires ou à faire du tort à une famille mais d'autres pouvaient aussi l'aider à dissimuler une partie de ses revenus illégaux ou à les blanchir. En l'occurrence, les hommes d'affaires ou les producteurs de films représentaient à l'occasion de gigantesques machines à laver.

Pour toutes ces raisons, et pour bien d'autres encore, Matt Solveig ne dédaignait pas participer aux sauteries bien fréquentées que comptait la ville, quand il ne les organisait pas lui-même.

Du reste, certaines l'intéressaient plus particulièrement, notamment par la nature de celui ou ceux qui les organisaient. Pour un homme comme lui, il n'était pas difficile de se faire inviter là où il le souhaitait. Avoir ses entrées dans cette soirée n'avait donc pas été chose bien difficile pour lui. Il était arrivé et avait fait une entrée relativement discrète. Disons que le luxe de sa voiture et de son costume ne dépareillait pas avec les autres convives de cette soirée. Seule la démarche le trahissait. Alors que la bonne éducation voulait que l'on portât une certaine discrétion dans son attitude, Matt avait la démarche triomphante et la présence agressive de ceux qui tiennent à rester au premier plan.

Cela ne l'avait pas empêché de lancer son opération séduction auprès de ceux qu'il retrouvait ou qu'il rencontrait pour la première fois.

Il était là, s'était fait servir un verre de scotch au lieu du champagne, arborant le grand sourire qu'il réservait aux personnes à qui il voulait faire bonne impression. Un sourire si grand et si avenant qu'on en oubliait la cicatrice qui lui barrait le visage. Comme toujours, il en imposait. Le Suédois gardait ce côté agressif qui pouvait faire fuir les bonnes gens, mais ce côté était comme mis sous laisse, et au fond, il attirait désormais plus qu'il ne repoussait. Qu'on le voulût ou le non, la plupart des honnêtes gens restait fasciné par les mauvais garçons.
De toute façon, tous ne l'intéressaient pas. Il y en avait un parmi tous ces cloportes qui se dégageait largement de la masse et que Matt tenait à approcher ce soir. Il y avait pensé depuis longtemps. Son flair lui disait qu'il y avait là une bonne relation à faire, une relation qui pouvait être mutuellement bénéficiaire. Le tout était de manœuvrer délicatement pour ne pas être trop transparent dans ses intentions.

Il finit par décrocher des personnes avec qui il discutait pour "le" suivre gentiment, devenant plus discret. Il observait chaque détail, de la qualité de ses chaussures à la manière dont pouvait être réalisé son nœud de cravate. Sa cible finit par s'immobiliser devant ce tableau d'art contemporain au classicisme vulgaire (pour un tableau d'art contemporain). Matt Solveig disposait du goût tapageur de ceux qui s'étaient faits par eux-même. Alors certes, il aimait brûler son argent uniquement dans le but de montrer qu'il en avait, mais il passait à côté de toutes les subtilités que les intellos mettaient dans la beauté d'un assemblage de détritus qu'une femme de ménage déblaierait pourtant en pensant faire son travail.
Apparemment, il n'était pas le seul à refuser d'entrer dans le petit jeu des artistes se foutant de la gueule du monde. Sa cible ne paraissait guère emballé non plus. C'était une des autres qualités du vampire lorsqu'il cherchait à vous être agréable : il avait un don pour savoir ce que vous pensiez ou vouliez, si du moins vous n'étiez pas sur vos gardes. Il lui vint alors une idée pour provoquer cette rencontre qu'il attendait tant. Ce serait quitte ou double, voire même triple. Il pourrait séduire son interlocuteur par ce geste comme il pourrait se griller définitivement. C'était là une prise de risque qui amusait le Suédois.

Il jeta le contenu de son verre en direction de la toile. Elle fut bientôt marquée du sceau dégoulinant d'un liquide ambré qui glissait doucement sur le blanc jusque là trop immaculé pour être honnête.


« C'est un gâchis, je suis d'accord. Mais quitte à ce que ce tableau vale une fortune, que ce soit au moins pour une bonne raison. Ce whisky avait une vraie valeur... »

_________________
« Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified, in this case, by an 'orrible cunt... Me! »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 25
▬ Humeur : Joueur !
▬ Profession : P.D.G Schneider Company

▬ Fiche : I'M THE BIG BOSS ! Mais chuuttt !
▬ Topics : Quand les Masques Tombent ¤ Lazar Jovovitch ¤
« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. ¤ Matt Solveig ¤

| D O S S I E R |
▬ Je suis : TU SAURAS PAS.
▬ Je veux : Être le meilleur dresseur.

The Lord of Darkness


MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   25.06.15 20:14


Son index frappait doucement le verre à un rythme connu de lui seul. Les vaguelettes ambrées provoquées par les légères secousses faisaient s'entrechoquer les deux icebergs contenus dans le verre. Adrian porta ce dernier à ses lèvres pour déguster son contenu. Le liquide laissa derrière lui des arômes aux parfums de noisette, de miel, une pointe épicée et le plus étonnant, une saveur abricot. Hélas cette sensation était fugace. Les saveurs devenaient rapidement poussière dans sa bouche. Ces saveurs éphémères étaient de simples substituts au délice que représentait le sang humain. Malheureusement en société - et surtout pour ne pas choquer ces pauvres brebis - il était préférable de faire comme tout le monde. Son index se figea sur ses lèvres. Ses yeux se plissèrent. Il se décala un peu pour voir si la lumière apportait un angle nouveau à cette œuvre. RIEN. Il ne voyait là qu'un tableau blanc avec des liserés blancs. Un soupir empli de déception s'échappa de ses lèvres.

Adrien regardait toujours le tableau avec circonspection. Il pouvait discerner, ou du moins sentir, la présence d'un convive sur sa droite. Il tourna légèrement la tête dans sa direction. Ce dernier arborait un costume coûteux comme la circonstance le laissait sous entendre. Une cicatrice traversait son visage. Un signe particulier sur un visage néanmoins plaisant à regarder. Il semblait aussi sceptique que lui face à cette œuvre monochrome. Soudain du coin de l'œil, Adrian le vit lever son verre et lancer son contenu en direction du tableau. Le vampire observa une longue minutes cet agresseur de tableau. Une très longue minute silencieuse où ses yeux sombres détaillèrent le visage marqué de son vis-à-vis. Sans crier gare, sa bouche se déploya et un grand rire en émergea. Un éclat de rire tonitruant retentit dans la pièce. Adrian avait un rire franc qui donnait envie de sourire. Mais les bourgeois présents jetèrent un regard outré à Adrian. Comment cet homme peut-il se permettre une telle extravagance ? Grand bien leur fasse à tous ces riches hypocrites et coincés ! Le dit hurluberlu rieur était le propriétaire des lieux. Il faisait donc ce que bon lui semblait et n'avait cure des quelques regards indignés qui le fixaient. Adrian essuya les petites larmes qui perlaient aux coins de ses yeux avec un mouchoir raffiné.

« Ma foi vous avez réussi a animer cette soirée à mes yeux ! Merci. »

Ses yeux rieurs observèrent avec attention le visage de son vis-à-vis. Il lui adressa un sourire qui se voulait amical et chaleureux. Après cette interlude franche et rieuse, les invités avaient repris leur marche silencieuse tout en observant les œuvres présentées. On entendait parfois quelques murmures mais rien de plus. Qui diable avait décrété que les musées devaient être des monastères silencieux et austères ? Un sourire étira discrètement les lèvres du vampire. La soirée était encore longue après tout... Son attention se reporta sur le convive spécialisé dans le vandalisme de tableau surestimé !

« Monsieur, une chose est sûre, vous ne manquez pas d'audace ! »

Le liquide ambré glissait sur la surface du tableau sous le regard énigmatique du vampire. Son visage était devenu étrangement neutre. Ses yeux sombres ne reflétaient aucune lumière semblable à ceux des morts...

« Néanmoins... cela ne règle pas le problème. Il marqua une courte pause en observa le verre vide. Vous venez de gâcher votre rafraîchissement ! Laissez moi vous en offrir un autre ! »

Sans attendre une éventuelle approbation ou bien un refus de la part de son invité, le vampire fit un signe de la main à un serveur se trouvant non loin de là. Ce dernier se dirigea en toute discrétion vers les deux hommes en se faufilant entre les convives telle une ombre. Il se pencha vers Adrian. Ce dernier lui parla à voix basse. Le jeune homme hocha la tête et partie rapidement chercher la requête demandée. Le vampire se retourna prestement vers son invité et lui tendit sa main droite avec un sourire chaleureux.

« Adrian Schneider. Le mari de la magnifique hôtesse de cette réception... et organisatrice de la prochaine mise au enchère des œuvres ici présentes. Un conseil mon ami... Vous devriez acquérir cette œuvre car si ma femme apprend ce qui vient de se passer... croyez moi, contrairement à moi elle ne va pas rire du tout ! »

Adrian étouffa un rire amusé alors que le serveur revenait avec une bouteille semblable à une bouteille de vin par sa forme. La bouteille n'avait rien de commun avec les flacons luxueux finement ouvragés par de grandes maisons de bijouteries pour les plus grandes distilleries. Pourtant cette modeste fiole était tout aussi précieuse.

« Vous semblez être un amateur de bonne chose. C'est une bouteille de Glenfiddich Rare Collection de dix neuf cent trente sept. Vous apprécierez sans doute son moelleux enveloppant. Les notes finales de cake aux fruits sont un pur régale pour les papilles des connaisseurs tel que vous. »

La robe du liquide était d'un ambre profond presque bronze. Adrian versa lui même le liquide ambré dans un verre à whisky. Il le tendit à son vis-à-vis. Des arômes complexes et intenses se dégageaient du verre. Pour un fin connaisseur on pouvait déceler des arômes de vieux chênes mais également des notes de pèches pochées dans du chocolat, une pointe de raisons et de cannelle. Un appel à la dégustation.

_________________
Spoiler:
 


Dernière édition par Adrian E. Schneider le 18.02.16 22:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 35
▬ Humeur : Amicale, voyons.
▬ Profession : Honorable homme d'affaires, connard.

▬ Fiche : Matt Solveig
▬ Topics : 2. Dies Irae (En cours)
1. Russian roulette : who will survive ? (Fini)

| D O S S I E R |
▬ Je suis : Une espèce rare que l’on appelle un ’’homme’’.
▬ Je veux : RP... Juste RP...



MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   18.07.15 13:40

La confiance en soi, c'était une des armes secrètes du Suédois. Il n'était pas aveugle au point de sans cesse se surestimer, mais il donnait néanmoins une bonne part du succès à une sorte d'énergie positive que l'on mettait dans tout ce que l'on faisait. Dès lors, pendant cette longue minute silencieuse où son potentiel futur interlocuteur, Matt soutenait sans faillir son regard et sans se départir d'un sourire sûr de lui et fier de ce qu'il venait d'accomplir. Oh, intérieurement, il bouillonnait et il était impatient de connaître la réaction qu'il avait créée chez l'hôte des lieux ; cependant, il ne tenait pas à montrer cela.
Et finalement, il fut rassuré. Son premier but avait été pleinement atteint. Voilà qui augurait parfaitement pour le reste de la soirée. Il ne s'agissait pas de crier victoire tout de suite néanmoins, c'était comme ces démarcheurs qui réussissaient à coincer le pied dans la porte. L'étape suivante, après avoir réussi à attirer l'attention, consistait à séduire et convaincre.

Manier les codes, montrer que l'on savait les maîtriser pour indiquer que l'on était du même monde, donc fréquentable.

Pour le reste, Adrian fournissait au vampire plusieurs perches à cette fin, des perches que le Suédois tâcha d'attraper toutes au vol… D'abord en acceptant le verre qui lui était proposé, et surtout en affichant une sorte de supériorité dédaigneuse quand l'annonce lui fut faite qu'il devrait se porter acquéreur de ce tableau. Cette supériorité que certains affichaient dès qu'il s'agissait d'argent pour montrer que cela n'était jamais, jamais, un problème. Il ne questionna même pas sur le prix.

« S'il n'y a que cela pour faire plaisir à madame Schneider, je m'exécuterai sans tarder et avec grand plaisir. »

Oui, Matt savait parler comme il fallait, mais il ne pouvait pas non plus dissimuler totalement son accent des rues qui, en fin de compte, trahissait le parvenu. Et au fond, cette manière de parler contre son nature ne le rangeait-il pas avec tous les autres, dans cette classe d'hypocrites ? À sa manière, possiblement, mais il gardait toujours plus de naturel qu'eux tous réunis. C'était bien cela qui les fascinait après tout, et pourquoi décidément certains cherchaient encore et toujours la compagnie des mauvais garçons !
Il devait bien faire des progrès dans cette rencontre, puisque déjà Adrian lui proposait de quoi remplacer plus qu'avantageusement son whisky renversé, de ces bouteilles qui se vendaient à plusieurs dizaines de milliers de livres quand le Royaume-Uni tenait encore debout, encore plus chères deux siècles plus tard. Matt adorait ces soirées où l'on claquait son pognon en quelques secondes… Nous étions entre gens bien qui en gagnaient tellement en quelques heures.
Et d'ailleurs, sans parler de cet étalage de richesse, Matt appréciait sincèrement le whisky et profitait par avance de ce qui allait lui être proposé. Quand le verre fut versé par l'hôte lui-même, le vampire avait cessé cet espèce de balancement nerveux d'une jambe à l'autre, comme s'il se recueillait déjà et cherchait à obtenir, du coin des narines, des effluves prometteuses.

Il se saisit du verre, en profitant mentalement pendant plusieurs secondes, avant de goûter. Ses yeux restèrent mi-clos dans un délice prolongé…

« Ah p*** de Dieu… C'est pas tous les jours qu'on peut savourer une telle beauté… Je serais prêt à tuer pour ça... »

Le vampire offrait un spectacle plein de contradiction. Sa tenue était impeccable, son attitude passablement correcte et son visage montrait apparemment sans feinte aucune qu'il appréciait et savait apprécier l'honneur qui lui était fait de déguster un tel whisky. Dans le même temps, il y avait quelque chose de sauvage en lui, dans cette cicatrice ou dans son langage brièvement libéré qui montrait bien qu'il n'était pas comme tous ces autres pantins.
Il se reprit cependant et tendis une main en direction d'Adrian, un sourire à nouveau sûr de lui et des yeux fixant implacablement son vis-à-vis.

« Mais je manque à tous mes devoirs, reprit-il dans un langage plus que châtié, et je ne me suis pas présenté… Matt Solveig… »

Il inclina légèrement la tête alors que son sourire se fit plus grand. C'était le moment de vérité. Son interlocuteur reconnaîtrait-il ce nom et comprendrait-il ce que cela impliquait ?

_________________
« Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified, in this case, by an 'orrible cunt... Me! »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 25
▬ Humeur : Joueur !
▬ Profession : P.D.G Schneider Company

▬ Fiche : I'M THE BIG BOSS ! Mais chuuttt !
▬ Topics : Quand les Masques Tombent ¤ Lazar Jovovitch ¤
« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. ¤ Matt Solveig ¤

| D O S S I E R |
▬ Je suis : TU SAURAS PAS.
▬ Je veux : Être le meilleur dresseur.

The Lord of Darkness


MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   13.01.16 22:08


Aux yeux du futur dégustateur, le verre de whisky était vraisemblablement plus importante que toutes les œuvres réunies au sein du musée... Adrian observa quelque peu curieux presque amusé le rituel de son invité. Ce dernier sembla se recueillir devant le cristal en humant ses vapeurs fruités. Suite à sa dégustation, son invité exprima son contentement par un grand éclat de voix enthousiaste. Des regards, emplis de désapprobation, se tournèrent un instant en direction des deux hommes... mais face à la totale indifférence de ces derniers, ils se focalisèrent à nouveau sur les œuvres avec un certain dédain. Il était rare de voir une personne apprécier aussi ouvertement un verre de Whisky. Certes le liquide ambré en question devait valoir quelques milliers de livres anglaise et par conséquent plusieurs centaines de milliers de yens... mais en réalité la liqueur était encore plus précieuse car au final elle était inestimable. Son invité avait dû travailler dur pour arriver où il était et obtenir ce qui lui était dû. Sans ça il n'aurait pu apprécier la réelle valeur des choses, fusse-t-elle aussi simple d'un bon verre de whisky! C'est cette même valeur que tous ces hypocrites ne pourraient jamais comprendre. Ils préféraient se tenir en extase devant une œuvre qui avait peut-être pris quelques heures à un pseudo artiste... alors que cette liqueur avait demandé des années pour arriver à obtenir cette texture, ce goût si particulier... à cette perfection tout simplement. Cet homme en était clairement conscient. En un sens il ressemblait beaucoup à Adrian Schneider.

Ce dernier avait conservé son visage souriant et ses yeux rieurs. Adrian enserra la main tendue dans une poigne assurée mais néanmoins chaleureuse. Il y avait une certaine candeur dans les manières du PDG de la Schneider Company. Il n'affichait nullement cette expression hautaine qui aurait pu être de rigueur au vue de son statut. Un simple philantrope persuadé qu'il était naturel de serrer une main de la sorte : en toute humilité, sans essayer de faire preuve de supériorité sur l'autre. Une mise à égalité en quelque sorte. Il n'était pas homme à vous écraser la main pour vous saluer mais plutôt à partager...

« Enchanté de faire votre connaissance Mr. Solveig...  - Il observa un instant son vis-à-vis quelque peu indécis - ...veuillez me pardonner mais votre nom me parait familier... sans pour autant savoir si nous avons déjà travaillé ensemble.  - Sa main gauche vient se poser sur leur deux mains jointes - Je suis navré. J'ai toujours un mal fou à retenir les noms de nos divers associés. Ce sont mes collaborateurs qui gèrent cela bien mieux que moi ! Je suis le genre à signer quelques documents par-ci par-là et à profiter de mon temps libre pour des activités plus intéressantes... Mais pas le golf ! Je n'ai jamais compris l'intérêt de ce jeu. Mais dites-moi ... dans quel domaine travaillez-vous Mr Solveig ? J'espère que nous ne sommes pas concurrent ! »

Le président directeur général laissa échapper un éclat de rire amusé. Il libéra la main de son invité et entreprit de le resservir. Une fois chose faite, il remercia le serveur après lui avoir glissé quelques instructions.

« Continuions la visite voulez-vous... j'ai un tableau beaucoup plus intéressant à vous montrer. »

Adrian était plus petit que son hôte malgré les talonnettes de ses chaussures. Il portait un costume anthracite et une chemise rouge, le tout taillé bien évidement sur mesure. Comme à l'accoutumée il portait une paire de lunette légèrement teintée. Il ne dit pas un mot jusqu'à être arrivé face à un énième tableau. Il était plus petit que le précédent. Il faut avouer que ce cher Adrian avait été heureux que Matt Solveig accepte aussi rapidement sa proposition concernant l’acquisition du tableau. Mais son conseil tenait plus d'une boutade que d'un réel avertissement. Son épouse avait toujours aimé les Arts et les Antiquités. C’est sans doute pour cela qu'elle avait succombé à Adrian. Il était assez vieux pour être classé dans les Antiquités conservées dans les Musées. Mais elle était également très compréhensive et ne mettrai pas le tableau en vente sans avoir été préalablement nettoyé et ne se serait jamais permise de s'en prendre à un invité pour un geste malheureux et totalement accidentel... Adrian se tourna légèrement vers Matt Solveig avec un sourire joueur en coin.

« J'aime beaucoup celui-ci. Sans doute mon préféré de cette exposition. »

Sur ces quelques mots, le PDG s'installa dans un des fauteuils immaculés qui faisait face au tableau. Ce dernier était tout en nuances. Il partait d'un rouge écarlate pour tiré sur une couleur proche du corail avec des nuances orangé sous la lumière. Par endroit on devinait des traces grenat, un rouge sombre très légèrement rosé. Il y avait également des nuances proches des tons pourpre, un rouge violacé profond qui continuait jusqu'à un rouge digne d'un vin de Bourgogne, foncé tirant sur le brun presque noir. Mais le plus marquant était ces touches rouges sombre brillantes rappelant le sang.

« A chaque fois que mes yeux se pose sur lui... je vois le soleil rasant du crépuscule qui teinte un océan de sa couleur rouge. C'est sans doute la plus belle des couleurs. La couleur du cœur, de l'amour, de la passion... mais aussi de la colère, la rage et la puissance. Nous avons là un équilibre parfait entre deux univers. Il y a un côté dangereux dans cette alliance. Vous sentez ses énergies, ce mouvement intérieur ? On pourrait presque voir les vagues osciller. On ne peut pas rester indifférent face à une pareille toile. C'est la couleur du sang après tout... source de vie. »

Un éclat rougeoyant  brilla dans ses pupilles, au travers de ses verres teintés, alors que sa bouche forma un sourire énigmatique...

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 35
▬ Humeur : Amicale, voyons.
▬ Profession : Honorable homme d'affaires, connard.

▬ Fiche : Matt Solveig
▬ Topics : 2. Dies Irae (En cours)
1. Russian roulette : who will survive ? (Fini)

| D O S S I E R |
▬ Je suis : Une espèce rare que l’on appelle un ’’homme’’.
▬ Je veux : RP... Juste RP...



MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   29.01.16 4:59

​Les choses évoluaient pour le mieux jusqu'à présent. Le Suédois avait réussi à approcher sa cible et celle-ci se montrait pour le moins relativement ouverte. Matt ne criait pas victoire trop tôt. Son approche originale avait eu l'effet escompté mais ces soirées pouvaient être de véritables théâtre d'ombres, des jeux de dupes où chacun jouait un rôle. Il fallait constamment rester sur ses gardes et veiller sur le moindre petit signe qui pouvait trahir une pensée profonde de son interlocuteur.
Matt maîtrisait suffisamment les codes de cette société pour être capable de jouer avec. Sa force résidait dans le fait qu'il appliquait ces codes d'une manière consciente, ce qui lui permettait de mieux les analyser. Le problème en l'occurrence était que sa cible les maîtrisait consciemment aussi. Bref, dans tous les cas, Matt ne préjugeait de rien et considérait pour ainsi dire cette rencontre comme une partie d'échecs.

Au moins, son nom n'était pas totalement inconnu aux oreilles d'Adrian. Il restait à savoir jusqu'à quel point, et dans quels termes. De toute façon, durant cette soirée, ils allaient rester dans le vague et le sous-entendu.
Sans se départir de son assurance, le vampire répondit et de ce ton mêlant plusieurs origines sociales à la fois, il répondit :

"Non, rassurez-vous. Nous ne sommes pas dans le même type d'affaires. Disons que moi, je... résouds principalement des problèmes."


Matt devait en tout cas plaire suffisamment à son hôte pour que celui-ci lui proposât de le suivre et de lui montrer un nouveau tableau. Intérieurement, le Suédois ne manqua pas de s'en réjouir. Il observa le tableau qui lui était proposé. Tout d'abord, le vampire se força à l'observer, pour le bien de sa cause. L'art, lorsqu'il n'était pas figuratif, continuait de lui échapper et il ne le percevait qu'au travers des marqueurs sociaux qu'il représentait, sans aller au-delà. Sa première réaction fut donc de feindre l'intérêt pour le bien de ses objectifs.
Toutefois, les explications du philanthrope, ou soi-disant philanthrope, le forcèrent à reconsidérer son premier instinct. Et tout d'un coup, cela le frappa. Sans doute fallait-il qu'il fût devenu vampire pour obtenir cette sensibilité. Matt Solveig arborait jusqu'à présent un sourire très avenant, sûr de lui, du genre de ceux qui ont le culot et la force d'aller jusqu'aux bout de leurs prétentions ont. Un masque, bien sûr, car il pouvait montrer d'ordinaire un visage totalement différent lorsqu'il gérait réellement ses affaires. Mais le tableau le changea.

Il fut comme aspiré à l'intérieur de la toile et ce masque qui semblait si naturel parut justement comme figé, le rendant artificiel. L'espace d'un instant que le Suédois aurait été incapable de quantifier, il ne parvenait plus à arracher son regard de la peinture. Des sensations parvenaient jusqu'à lui. Des sensations qu'il n'obtenait habituellement qu'en se livrant à certains actes que seuls des vampires font.
Il lui fallut beaucoup de force pour s'arracher enfin à cette contemplation et en se tournant vers Adrian, un éclair de surprise passa sur son visage. Il ne s'était pas rendu compte que sa cible s'était assise. Combien de temps s'était-il donc perdu dans ce tableau ?

Bien vite, il retrouva son sourire. Il venait de perdre un point. D'un autre côté, l'attrait du philanthrope pour ce tableau devait bien confirmer en partie les rumeurs que Matt avait pu relever sur son compte.
Il prit place sur le fauteuil adjacent et lança un nouveau regard à la toile.

"Je crois effectivement comprendre ce que vous trouvez dans ce tableau. Il me semble le voir aussi."


Matt prit une nouvelle gorgée de sa boisson, et le mélange des deux saveurs, celle du whisky et celle du tableau, lui fit plisser les yeux et lâcher un bref râle de contentement bien peu aristocratique.

"Ceci... aura transformé cette soirée bien ennuyeuse en quelque chose qui mérite d'être souvenu. Je vous remercie."

_________________
« Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified, in this case, by an 'orrible cunt... Me! »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 25
▬ Humeur : Joueur !
▬ Profession : P.D.G Schneider Company

▬ Fiche : I'M THE BIG BOSS ! Mais chuuttt !
▬ Topics : Quand les Masques Tombent ¤ Lazar Jovovitch ¤
« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. ¤ Matt Solveig ¤

| D O S S I E R |
▬ Je suis : TU SAURAS PAS.
▬ Je veux : Être le meilleur dresseur.

The Lord of Darkness


MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   18.02.16 23:27


Une douce et quelque peu amer nostalgie s'empara de Mr. Schneider. Matt Solveig était entré dans une contemplation méditative. Adrien était face à un miroir. Son invité était un reflet parfait. Il se souvenait parfaitement du jour où ses yeux avait rencontrer les couleurs si nuancées de rouge. Sa femme venait tout juste de faire l'acquissions de plusieurs tableaux pour sa galerie. Adrian trainait amoureusement dans ses pattes. Mue par un étrange instinct, son regard avait glissé lentement sur ce tableau. Une myriade de sensation était venu le frapper... le prenant à la gorge avec une férocité avide. Son invité était sans doute en train de faire la même expérience. Matt Solveig semblait être peu friand de cet Art où il fallait tout interpréter... tel un adulte qui essaye de donner un sens au gribouillage sans forme de sa progéniture. Adrian était fait de la même souche. Il faut avouer que ce dernier avait eu la chance de côtoyer les plus grands noms de la peinture : Turner, Delacroix, Renoir, Van Gogh ou encore Monet. Que de nostalgie en pensant à ces siècles passés...

Le philanthrope laissa échapper un soupir lasse. Ses yeux fixèrent une seconde son verre vide puis se posèrent à nouveau sur le tableau. Sa gorge était sèche... mais ce ne fut guère une surprise pour lui. Ce tableau avait toujours eu le don de réveiller ses instincts primaires. Adrian reporta son attention sur son invité et pu percevoir son étonnement même si ce dernier fut des plus fugace. Mr Solveig était un véritable maitre pour masquer ses émotions car il composa en une fraction de seconde un visage avenant. Décidément ils se ressemblaient de par de nombreux aspects. Une sourire en coin amusé étira les lèvres du propriétaire des lieux quand son invité prit place à ses côtés.

« Vous n'avez nul obligation de me remercier. Vous avez pimenté notre soirée en premier lieu... je tâche simplement de suivre votre cadence. Je ne suis pas de la première jeunesse vous savez...mais je suis joueur. »

Sa main extirpa nonchalamment une flasque en acier de sa veste intérieur. Sa simplicité en était presque déconcertante. Adrian dévissa le bouchon et huma son contenu en prenant une profonde inspiration.

« Ce tableau était pour moi un rappel de qui je suis... Vous en voulez ? C'est un cocktail de vin et d'eau de vie... - Il se pencha comme pour révéler un secret tout en affichant un sourire complice - ... par vie... je veux dire du sang humain obtenu de manière indirect mais bien évidemment en toute légalité. Ma merveilleuse épouse me sermonnerait sans doute... cela sera notre petit secret qu'est-ce-que vous en dites ? »

Le contenu glissa délicatement dans les verres. Au prime abord le liquide ressemblait à un simple vin rouge... mais la fragrance si particulière, que seul un vampire pouvait capter, trahissait sa véritable composition. Adrian huma le liquide en affichant un sourire comblé. Ses yeux fixèrent le tableau. Les sensations qui le parcouraient en cet instant étaient indescriptibles.

« Mon cher Monsieur Solveig... quel genre de problème prenez-vous en charge ? Vous êtes une sorte de gestionnaire de crise ? Je serai curieux de connaitre quelques anecdotes amusantes ou croustillantes ! »

Adrian émit un rire amusé tout en faisant preuve de décence vis-à-vis de ce lieu de quiétude. Ils étaient presque seuls. Quelques invités parcourraient les salles adjacentes. Ses yeux aux lueurs rougeâtres se fixèrent dans ceux de son vis-à-vis. Il ne laissa pas le temps au silence de prendre son règne et enchaîna avec une voix beaucoup plus sérieuse.

« Je serai également curieux de connaitre la raison de votre présence à cette soirée... que soit dit en passant vous trouviez si ennuyeuse. Croyez moi je partageais votre avis sur ce point ! Vous ne semblez pas être ici pour les œuvres exposées. Tous les invités ont une raison particulière de se trouver là ce soir. Vous trouverez peu de personne venue dans le but de faire une bonne action altruiste. Ils sont là purement par intérêt personnel. Alors dites moi... m'avez vous pris sciemment comme proie en pensant que je pourrais avoir besoin de vos services ? »

Ses yeux fixèrent le visage scarifié de son invité avec solennité. Néanmoins assez rapidement un sourire glissa sur son visage.

« ... ou alors vous avez tout simplement eu le béguin pour ma formidable personne ! Ce sont des choses qui arrivent ! »

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 35
▬ Humeur : Amicale, voyons.
▬ Profession : Honorable homme d'affaires, connard.

▬ Fiche : Matt Solveig
▬ Topics : 2. Dies Irae (En cours)
1. Russian roulette : who will survive ? (Fini)

| D O S S I E R |
▬ Je suis : Une espèce rare que l’on appelle un ’’homme’’.
▬ Je veux : RP... Juste RP...



MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   09.03.16 1:42

Assis désormais confortablement, observant de temps à autre le tableau mais passant plus de temps sur son interlocuteur, Matt avait rapidement repris confiance en lui. La conversation allait bon train, entretenue par Adrian dans des termes qui lui convenaient. Toutefois, il semblait que le philanthrope fût prêt à accélérer les choses puisqu'il révélait clairement sa nature en partageant avec le Suédois une boisson fort peu catholique. Le regard de ce dernier s'éclaira et il lança un de ces sourires de connivence dont il avait le secret.
En même temps, Matt devait bien admettre qu'il n'avait pas prévu d'aller si loin en une seule soirée. Soit sa bonne étoile lui souriait, soit Adrian devait déjà en connaître suffisamment sur le balafré pour  ainsi s'ouvrir à lui. Bah, fallait-il s'en plaindre ?

En affaire comme dans tous les autres domaines, Matt était un homme pressé qui ne ralentissait l'allure que lorsque c'était absolument nécessaire pour la réussite de ses plans. Au moins pourraient-ils parler plus librement.

« Vous savez, les hommes qui viennent me voir le font aussi pour des questions de discrétion… Quelle crédibilité aurais-je auprès d'eux si je vous donnais des détails ? Mais disons que je reprends à mon compte la célèbre phrase : ''il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions.'' »

À présent, Matt portait à son visage le nouveau liquide offert. Il n'avait jamais pensé à de tels mélanges mais en matière de vampirisme, le Suédois n'était qu'un petit jeunot. Au regard des humains, il pouvait paraître extraordinaire et même pour des vampires, son manque d'expérience devait bien être compensé par l'empire qu'il s'était construit sur la violence, mais il restait malgré tout que face à d'autres êtres immortels, il n'était rien.
Ce nouveau "cocktail" recelait cependant bien des richesses olfactives et sensorielles. Une nouvelle fois, Matt ne pouvait que se laisser aller à la découverte de cette nouvelle expérience. C'était un délice sans pour autant aller jusqu'à la perte de contrôle de soi comme lors du premier contact avec le tableau. L'homme de l'ombre y veilla particulièrement cette fois-ci.

« C'est absolument délicieux... Bien que les interdits non-rompus retirent une sorte de plaisir coupable pourtant bien agréable, ne pensez-vous pas ? »

Sur ces paroles sibyllines, il fit un signe de tête pour remercier son interlocuteur de ce nouveau cadeau mais son visage se ferma complètement lorsque celui-ci aborda la question de la raison de sa visite. On y était…

« Ne croyez pas que c'était ma première intention, mais je vois bien qu'il serait complètement inutile de faire insulte à votre intelligence... »

D'un air qui pouvait être aussi bien celui de l'homme regardant les œuvres autour de lui que celle de l'homme s'assurant qu'ils étaient presque seuls, Matt lança un regard circulaire. Il reprit ensuite, son sourire assuré de retour sur les lèvres.

« Comme je vous le disais, je suis un homme qui résout des problèmes. Et vous, voyez-y un compliment, je pense que vous êtes un homme à affronter des montagnes de problèmes. C'est en tout cas ce qui se murmure sur vous. Je ne suis pas quelqu'un qui se base sur des rumeurs, mais dans mon métier, il faut y faire attention… Être à l'affût de ce genre de choses… J'ai donc tenu à voir par moi-même... »

_________________
« Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified, in this case, by an 'orrible cunt... Me! »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 25
▬ Humeur : Joueur !
▬ Profession : P.D.G Schneider Company

▬ Fiche : I'M THE BIG BOSS ! Mais chuuttt !
▬ Topics : Quand les Masques Tombent ¤ Lazar Jovovitch ¤
« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. ¤ Matt Solveig ¤

| D O S S I E R |
▬ Je suis : TU SAURAS PAS.
▬ Je veux : Être le meilleur dresseur.

The Lord of Darkness


MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   19.05.16 19:33


Discrétion. Anonymat. Adrian exerçait le secret comme un art ancestral et mystique. Son nom était connu et sans doute renommé. Cependant, une infime quantité de personnes seulement, pouvait faire le rapprochement entre son nom et son visage. Mais les personnes qui pouvaient rapprocher Adrian Schneider à ses nombreux pseudonymes et sociétés anonymes se comptaient aisément sur une seule main. Anonyme... un mantra lui permettant de tout contrôler depuis les coulisses. Son entreprise éponyme en revanche était translucide comme du cristal. Ô bien évidemment il y avait parfois quelques tâches... La Schneider Company était secouée de temps à autre par des affaires de détournement ou de placement de fond dans des paradis fiscaux. On changeait alors de directeur voire de responsable de secteur et ces affaires étaient closes. Une moue faussement boudeuse apparue sur le visage du vampire.

« Bon... ce n'est pas ce soir que j'aurai droit à quelques anecdotes croustillantes sur mes éventuels concurrents... bien que celles sur mes confrères et proches soient parfois encore plus savoureuses à connaitre ! Ha Ha Ha ! Mais bon... oublions ça... »

Adrian poussa un soupir triste quelque peu fallacieux... puis adressa un sourire complice à son invité. Ses yeux observèrent ce dernier déguster le spiritueux si particulier.

« Heureux que ce breuvage soit à votre goût. »

Ses yeux étaient désormais rivés sur son propre verre. Son poignet effectuait une douce et constante rotation. La liqueur oscillait lentement dans son réceptacle de cristal créant une houle sanglante. Ces vagues rougeoyantes rappelaient aisément celles du tableau qui leur faisait face. Ses exquises effluves flottaient paresseusement jusqu'au visage du vampire. Il affectionnait cette sensation :  s'enivrer de ce parfum pour le moins irrésistible... comme on respire le parfum dans la chevelure d’une femme avant de l’embrasser... ou de la dévorer.

« Votre proposition est forte aimable. »

Matt Solveig était un homme impressionnant. Il était riche et sans nul doute rusé pour ne pas dire intelligent. Cet homme connaissait les codes des hautes sphères de la société. Il les manipulaient de surcroit avec une grande dextérité. Son charisme était également un avantage. Sa prestance et son visage scarifié devaient inspirer une certaine forme de crainte chez ses adversaires. Adrian observa son verre et vida ce dernier en une seule gorgée... sans plus de cérémonie. Ses yeux fixèrent le tableau et il sembla se perdre dans ses pensées. Son visage était devenu étrangement inerte. Un visage de marbre sans âge.

« Je suis navré que de telles rumeurs puissent circuler sur la Schneider Company. La presse est toujours avide de ragots en tout genre... quitte à les amplifier voire les romancer... Je suis malheureusement au regret de décliner votre généreuse offre pour ma compagnie éponyme. »

Sa voix était calme légèrement triste par moment. Son visage se tourna légèrement vers son invité. Ses yeux marrons scrutèrent les expressions de son invité. Son visage afficha une mine désolée. Il semblait en cet instant vieux et fatigué. Il laissa échapper un lourd soupir et baissa la tête.

« Je suis navré de vous avoir fait perdre votre temps Mr Solveig. Si vous le permettez, je serai ravi de prendre vos coordonnées... après tout... nous ne savons pas de quoi demain sera fait... »

Le propriétaire des lieux releva la tête et observa les alentours. La pièce était incroyablement silencieuse et surtout déserte... tout comme le reste du musée. Son épouse allait faire son discours et porter un toast devant leurs invités dans quelques minutes. Adrian se retourna vers son invité.  

« Nous devrions peut-être remonter et profiter des amuses bouches... qu'en pensez vous ? »

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 35
▬ Humeur : Amicale, voyons.
▬ Profession : Honorable homme d'affaires, connard.

▬ Fiche : Matt Solveig
▬ Topics : 2. Dies Irae (En cours)
1. Russian roulette : who will survive ? (Fini)

| D O S S I E R |
▬ Je suis : Une espèce rare que l’on appelle un ’’homme’’.
▬ Je veux : RP... Juste RP...



MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   26.05.16 22:59

​L'attente… C'est ce à quoi se résumait le Suédois pour le moment. Il avait pris le temps d'avancer ses pions, de rester dans les sous-entendus tout en se montrant suffisamment clair. Adrian ne pouvait plus ne pas se rendre compte des implications et des conséquences de l'offre que venait lui faire le vampire. Il était également beaucoup trop tard pour reculer désormais.
Toutefois, il serait un peu naïf de croire que Matt ne faisait qu'attendre. Comme depuis tout à l'heure, il continuait d'observer son interlocuteur avec des regards sans doute de plus en plus appuyés. Il maintenait ses yeux dans ceux d'Adrian, ne rompait jamais le contact visuel, comme pour vous mettre sous pression. Lui-même n'était pas exempt de signe extérieur de nervosité ou d'excitation palpable d'ailleurs... car son absence de réaction était justement ce qui le trahissait. Tel un joueur de poker, Matt semblait désormais tellement maître de ses émotions que cela n'en était plus naturel. Ses paupières se fermaient légèrement, comme une personne en pleine concentration, et son vague sourire ne pouvait pas ne pas cacher quelque chose de plus gênant.

Alors qu'Adrian semblait sur le point de donner sa réponse, le Suédois prit une respiration un peu plus profonde que les autres.

Il venait donc d'essuyer un refus. Ou pas. Chaque mot avait son importance.

Adrian refusait les services proposés au nom de sa société légale. Celle que tout le monde connaissait. Sans connaître les détails des montages auquel son interlocuteur se livrait, Matt ne doutait pas qu'il avait affaire à une araignée tissant à droite à gauche sa toile comme lui-même le faisait.
Dans tous les cas, Adrian aurait été obligé de refuser tout ce que le Suédois pouvait lui proposer au grand jour. Il était un homme dans la lumière tandis que ce dernier restait impitoyablement un homme de l'ombre. Il ne fallait pas apporter de souillure. Au moins, avec la rencontre de cette soirée, le grain serait semé.

Matt garda encore son visage complètement fermé, ce qui dans le contexte aurait presque pu passer pour une sorte de vexation. Il finit toutefois par se détendre et sortit un portefeuille d'où il tira une carte de visite. Il n'y avait aucun nom dessus, seulement un e-mail non-nominatif pointant vers un serveur abscons.

« Tenez, voici qui vous sera utile, soyez-en sûr »

Alors qu'Adrian s'apprêtait à prendre la carte, Matt la garda un bref instant serré entre ses doigts.

« Soyez assuré que nous sommes plein de ressources… » dit-il avant de finalement lâcher la carte.

Le vampire rangea son porte-feuille, termina son verre d'une traite également et acquiesça à la proposition du chef d'entreprise. Matt savait quand se retirer lors d'un premier contact et ils en étaient donc à ce moment-là. Quelques pirouettes, quelques paroles d'usage, et il serait temps de tirer sa révérence.

« Et bien, il me semble que je me dois encore d'acquérir cette magnifique œuvre d'art moderne. Je saurais bien lui trouver une utilisation. »

Matt se leva, reboutonna le bouton de sa veste puis se mit face à Adrian, main tendue vers lui, relançant une nouvelle fois son regard assuré.

« En tout cas, j'ai été positivement ravi d'avoir eu l'occasion de vous rencontrer. »

_________________
« Do you know what "nemesis" means? A righteous infliction of retribution manifested by an appropriate agent. Personified, in this case, by an 'orrible cunt... Me! »
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Voir le profil de l'utilisateur

▬ Nombre de messages : 25
▬ Humeur : Joueur !
▬ Profession : P.D.G Schneider Company

▬ Fiche : I'M THE BIG BOSS ! Mais chuuttt !
▬ Topics : Quand les Masques Tombent ¤ Lazar Jovovitch ¤
« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. ¤ Matt Solveig ¤

| D O S S I E R |
▬ Je suis : TU SAURAS PAS.
▬ Je veux : Être le meilleur dresseur.

The Lord of Darkness


MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   28.07.16 22:43


Le masque de marbre qui dissimulait le visage de Matt Solveig ne laissait transparaître nulle émotion. Il aurait presque pu obtenir une place dans le musée si ses paupières ne cillaient pas de temps à autre. Son hôte observa avec attention la réaction de son invité face au refus ouvertement prononcé. Les prunelles chocolat fixaient le visage fermé de son vis-à-vis non pas avec appréhension mais avec une certaine bienveillance. Cette même attitude que peut adopter un vieil homme - ou très vieux vampire - face à la jeunesse pleine de promesses, qui prend conscience des cartes qui se trouvent dans ses mains. Malgré son mutisme, le propriétaire des lieux, pouvait décrypter dans les yeux de son invité, que ce dernier avait pleinement saisi ce que le refus impliquait... La Schneider Company ne pouvait pas être associé à Matt Solveig et à ses activités... officiellement. Un vague et énigmatique sourire se dessina sur les lèvres du vieux vampire. Comme si la rencontre venait de se conclure positivement sur un accord... représenté  par une modeste carte de visite sans nom ni adresse.

« Je ne me permettrai pas de proférer le moindre doute... Vous en avez fait la brillante démonstration ce soir. »

Un large sourire éclaira le visage du vampire et ses doigts se saisirent délicatement de la carte. Cette dernière fut rangée avec soin dans la poche intérieure du costume. Sa main droite vient tapoter, à travers la fibre, la place où la carte se trouvait. Une manière de s'assurer que cette dernière était belle et bien là !

« Mon cher ami... je suis sûr et certain que moult personnes vont enchérir sur ces œuvres. Vous n'avez aucune obligation surtout si aucune ne correspond à votre goût... et je suis persuader que le whisky fera monter son prix au firmament ! - Il lui lança un clin d'œil de connivence - Mais permettez-moi néanmoins de vous accompagner. »

Adrian suivit le mouvement de son invité et se redressa. Il attrapa la main tendue et la serra légèrement mais de manière franche comme à son habitude. Ils échangèrent les remerciements et politesses dont il était usage en ces circonstances. Le vampire invita son homologue à se diriger vers les escaliers. Ses prunelles lancèrent un dernier regard aux vagues rougeoyantes. La clameur des conversations devenaient de plus en plus perceptible au fil de leur ascension. Le musée semblait être un havre de silence... uniquement troublé par la discussion des deux hommes. Le salon-bar était désormais bondé. Certains convives profitaient, de manière éparse, de la fraîcheur nocturne le long du chemin lumineux, du parc ou du lagon artificiel. Un orchestre symphonique interprétait la 9ème symphonie de Beethoven. Tous sirotaient cocktails, coupe de champagne ou verre de spiritueux en tout genre. Une femme s'approcha des deux hommes. Des ombres la suivaient de manière plus ou moins dissimulée... la garde de sa Reine songea le vampire.

« Où étais-tu donc caché ?! J'espère que tu n'importunes pas nos invités... »

« Voyons chérie... je n'oserai pas ! »

Irina s'empara du visage de son époux et déposa un tendre baiser sur sa joie. Un sourire aimant illuminait son visage. La reine de la soirée se recula tout en essayant de gommer la trace de son rouge à lèvre, sur la joue de son époux, du bout des doigts. Sa tenue - signé par un grand couturier - était classique... en revanche la merveille qui ornait sa nuque ne pouvait que captiver les regards. Le collier et les boucle assorties étaient composés de diamants. En leur centre trônait non pas un rubis mais un diamant rouge. Une parure rare qui aurait aurait pu avoir sa place au musée... La maîtresse des lieux émit un rire amusée.

« Ô mais je te connais mon cher et tendre... Appréciez vous la soirée Mr Solveig ? J'espère que mon époux a été élogieux concernant les œuvres que nous présentons ce soir ! »

« Irina a une très bonne mémoire... des noms et des visages... contrairement à moi ! Bien sûr que je me suis fais un devoir de vanter les merveilles artistiques qui se trouvent au musée ! »

« C'est que tu te fais vieux mon cher !.. et tu es un incorrigible menteur ! »

Le vampire osa les épaules et fit mine de bouder alors que sa femme lui adressa un sourire amusée et complice.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: « L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]   

Revenir en haut Aller en bas
 

« L'argent. Ah ! Fléau des humains ! » Mais nous ne sommes pas humains. [Matt Solveig]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Naniwa - Kita :: autres lieux-