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 Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]

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MessageSujet: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   11.12.09 22:32

La période de Noël approchait à grands pas. Cette période était synonyme de fête, de convivialité et de bonne humeur... Mais... oui il y a un mais et de taille. En effet c’était souvent avant les fêtes de fin d’année que les professeurs testaient les connaissances de leurs élèves, que ce soit lors de devoirs ou bien lors d’examens des plus sérieux. La période avant les fêtes était donc synonyme de travail, manque de sommeil et tension chez l’ensemble des étudiants. Les plus studieux passaient leur journée à réviser sans prendre le temps de respirer. Les autres révisaient de temps en temps, en espérant que leur attention durant les cours serait suffisante pour réussir leurs examens. Néanmoins tous espéraient en finir au plus vite...

~*~
La semaine était déjà bien entamée et il ne restait plus beaucoup de jours aux étudiants pour réviser. Des étudiantes en Licence de Droit avaient profité de leurs heures de libre pour se rendre à la bibliothèque afin de réviser ensemble. Les quatre jeunes filles c’étaient installées à une table près d’une fenêtre. La bibliothèque du complexe universitaire ne ressemblait en rien à ces vieilles bâtisses sombres et poussiéreuses. C’était un bâtiment moderne, sur plusieurs étages et très lumineux. De grandes baies vitrées laissaient pénétrer la lumière naturelle du jour à l’intérieur de l’édifice. C’était un lieu agréable et très fréquenté par les étudiants ou les lycéens.

Cela faisait plusieurs heures que les jeunes filles lisaient, se questionnaient, notaient des informations importantes... Un tel sérieux n’était bien sûr pas constant puisque leurs révisions étaient entre coupées de pauses où les demoiselles parlaient de tout et de rien : La mode pour le nouvel an, le cadeau tendance pour Noël... Des rires s’élevaient de leur table occasionnant des réprimandes de la part des autres étudiants. Les journées étaient de plus en plus courtes et la nuit ne tarda pas à tomber. Les jeunes filles décidèrent de rentrer chez elle pour se détendre. Toute sauf une. Une jolie jeune fille aux cheveux dorés préféra rester une heure de plus pour réviser tranquillement. Elle savait pertinemment que si elle rentrerait, elle n’aurait pas assez de courage pour se replonger dans ses révisions. Ses amies la laissèrent un peu à contre cœur néanmoins elles ne s’attardèrent pas dans la bibliothèque.

~*~
Plusieurs piles de livres étaient empilés sur la table de chaque coté de la jeune hybride, semblable à la tour de pise, elles semblaient tenir en équilibre seulement grâce une volonté supérieur. Le nez dans ses cahiers et ses documents, la jeune étudiante occultait tout ce qui se trouvait autour d’elle. Elle était tellement concentrée que le bavardage inopportun d’un couple non loin d’elle était totalement passé sous silence dans son esprit. La seule chose qui venait troubler ses révisions était des mèches parfois un peu rebelles qui tombaient devant ses yeux. Grâce un geste subtil elle dégagea ses mèches, essayant tant bien que mal de les assagir tout en continuant sa lecture et ses prises de note. Lorsqu’elle finit un chapitre qui était pour le moins important, son regard sanglant se dirigea vers la fenêtre. La jeune étudiante constata que la nuit était maintenant bien installée. Les lampadaires de la faculté diffusaient une lumière blanche tirant légèrement sur le bleu. C’était doux et apaisant contrairement aux lumières orangeâtres de certaines rues de la ville. A l’extérieur pas une ombre ne se déplaçait. Il était sans doute tard et la plupart des cours devaient être désormais terminés. Les rares personnes qui restaient, étaient sans aucun doute des personnes comme la jeune fille, révisant pour les futurs partiels ou bien alors des étudiants planchant sur leur thèse. Il n’était pas rare également de voir des professeurs parcourir les allées de la bibliothèque ou bien les salles des Laboratoires afin de boucler leurs travaux. Le regard si particulier de la jeune fille parcourra la bibliothèque et elle se rendit compte qu’il n’y avait plus beaucoup d’âmes au sein de celle-ci. Regardant sa montre, elle constata qu’il était temps de plier bagage et de rentrer chez elle.

« Dix-neuf heure moins dix... Je ferais peut être bien de ranger tous ces livres. »

Observant la dizaine de livres qui se trouvaient sur sa table, la demoiselle laissa échapper un soupire. La jeune étudiante repoussa sa chaise en silence et se leva en prenant quelques livres. Heureusement les replacer au bon endroit n’était pas une tâche trop compliquée, cela ne lui prendrait pas trop de temps. La jeune fille parcourra les allées, les bras chargés. Malgré ses bottes, sa démarche gracieuse ne laissait filtrer presque aucun son. Ces pas ressemblaient au vol d’un papillon, léger et délicat. Regardant les codes que portaient les livres, elle parcourra les étagères, caressant les reliures de ses doigts fins. Se trouvant dans la section « Droit et Science Politique », elle replaça de-ci de-là les livres qu’elle avait pris. Une fois que tous les livres eurent retrouvé leur place, elle retourna chercher ceux concernant la Littérature et la Philosophie. Il n’y avait presque plus personne dans la bibliothèque. Un silence peu habituel y régnait. Aucun son de page que l’on tourne n’était perceptible, pas même le bruit d’un crayon blessant les feuilles de papiers, faisant couler un sang noir caractéristique et envoutant pour tout amateur d’écriture. La vaste pièce semblait déserte ou du moins peuplée uniquement par des intellectuels s’adonnant à la lecture silencieuse. La jeune fille se dépêcha de gagner la section « Littérature » qui se trouvait non loin de sa table. C’était sans doute la partie la plus paisible de la bibliothèque... Alors qu’elle contourna une étagère et qu’elle s’engouffrait dans une nouvelle allée, absorbée par ses pensées, la jeune hybride heurta quelque chose... ou plutôt quelqu’un... La demoiselle aux cheveux dorés laissa échapper un petit cri de surprise, fermant les yeux une fraction de seconde par réflexe et recula de quelques pas déséquilibrée. Un livre tomba au sol dans un bruit étouffé.

« Excusez moi je ne vous avez pas vu... »

La jeune fille aux cheveux ondulés releva les yeux et examina le visage de la personne qu’elle avait heurté. C’était un homme d’une trentaine d’année environ... peut être moins. Il était grand, des cheveux sombre, tous comme son regard qui était dissimulait derrière de fine lunettes. C’était sans aucun doute un professeur du complexe universitaire. Le jeune homme avait une allure distinguée et ressemblait plus à un bureaucrate ou un politicien qu’à un simple professeur de faculté. La jolie demoiselle se sentie soudainement honteuse et gênée. Des petites touches roses vinrent colorer rapidement sa peau pâle. Elle avait le chic pour être maladroite dans les pires moments qui soient. Heurter un professeur était une situation quelque peu embarrassante. La jeune étudiante s’inclina légèrement présentant de nouveau ses excuses. Le professeur ramassa le livre au sol et s’attarda sur la couverture. Peut être s’agissait-il d’un ouvrage qui lui était familier. Le regard du jeune homme quitta un instant le livre pour se poser sur la demoiselle et cette dernière capta quelque chose qui lui était familier et en même temps étranger...

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Dernière édition par Kurenai Alucard le 12.01.10 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   12.12.09 1:05



    Le problème lorsqu'on est tueur à gage, ce n'est pas de réfléchir sur les moyens d'éliminer les cibles. Ou de réussir à bien les missions qu'on nous donnait. Le plus dur était d'avoir une vie parfaitement normale à côté. Ce qui commençait à devenir compliqué pour Tristan Levian, qui menait ce genre de double vie, c'était les heures de sommeil. Trois heures pour cette nuit, avec vingt-sept minutes en trop. Retard garantit. La journée démarra en trombe à cause de tout cela. Douche froide. Rasage expresse, un peu loupé d'ailleurs. Petit dej' acheté au coin de la rue. Démarrage sur les chapeaux de roues et une amende pour excès de vitesse avait trouvée une place bien chaude à l'intérieur de la poche de son veston. Voici le début d'une belle journée.
    Il avait eu le droit aux remontrances des élèves qui ne comprenaient pas comme un homme à l'air aussi sérieux n'arrivait pas à l'être pour un sous. Avec l'approche de ces quelques examens, ils étaient tous anxieux et se disaient que chaque cour devenait vital. Il avait su calmer les élèves et faire débuter le cour, malgré tout... malgré un bureau légèrement plié en deux suite à un coup de poing. Rajoutons par-dessus tout que le directeur lui avait aussi fait une belle morale. Ce n'était pas son premier retard. Le cinquième depuis qu'il avait commencé, il y a quelques mois de cela. C'était déjà trop. La seule raison qui empêchait cedit monsieur le directeur de le virer, c'était simplement sa capacité à enseigner.

    En effet, les élèves adoraient, étrangement, sa façon d'enseigner. Il devait se l'avouer, il n'avait aucune expérience là-dedans et il était quelque peu... surpris d'avoir des retours positifs quant à son enseignement. Que cela empêche en tout cas le bibendum à la tête de cette université de le virer, c'est que c'était gros comme raison.
    L'après-midi avait débuté en douceur. Contrairement à ses élèves de psycho de la matinée, ceux de philosophies avaient eu le droit à un cours complet. Ainsi que quelques banales lectures conseillées. Il ne donnait pas de devoirs à ses élèves, trouvant cela farfelu. A cet âge là, les élèves étaient, selon lui, tous capable de savoir si oui ou non ils devaient étudier. C'était leur avenir, pas le sien.

    La journée se terminait plutôt bien. Des contrôles à corriger... enfin, des piles de contrôles plutôt à corriger. Ne voulant pas encore rentrer chez lui et profiter un peu de l'ambiance vivante du complexe universitaire, il décida d'aller se poser dans le fond de la bibliothèque.
    Il devait être environ dix-sept heure lorsqu'il commença à corriger la première copie. Certains aimaient le calme lorsqu'ils devaient travailler. Tristan n'y était plus habitué depuis que les chiens des pistolets et autres armes à feu explosaient près de ses oreilles. Le bruit était presque nécessaire à sa tranquillité.
    Le bruit des papiers qui se froissent, les livres qui tombent au sol à cause d'une maladresse, les chuchotements des élèves et des professeurs, les embrassades des couples... tout ça formait un tout nécessaire.
    Le temps passait. Le soleil était passé aussi au travers de la fenêtre derrière lui. La seule lumière encore visible près de lui était celle de la petite lampe verte qui diffusait une lumière légère sur la dernière copie. Il empila toutes les copies silencieusement, attrapa les quelques livres qu'il avait pris à la section littérature et se leva. Marchant d'un pas fatigué, il était de nouveau ouvert au monde qui l'entourait. Son sens le plus aiguisé était l'ouïe. Son sens le plus faible était la vue, comme l'attestait les lunettes sur son nez. Alors... que s'était-il passé ?

    Il l'avait entendue. Même si son pas était léger. Surtout si il était léger. Il était toujours plus attentif aux bruits qui s'entendaient le moins. Pourtant... il ne l'avait pas évitée. Au contraire, il s'était presque planté devant elle, au détour de cette grande étagère, attendant d'être percuté. Ce qui devait arriver arriva.
    Un cri de surprise et un livre qui rencontra le sol de manière étouffée, il se tenait à présent face à une blonde d'une vingtaine d'année. Probablement étudiante. S'excusant prestement, il eut le temps d'entendre sa voix.
    Les pupilles sombres qui montraient les signes de fatigue de la journée observaient le rouge qui montait aux joues de la demoiselle. A quelques millièmes de secondes d'intervalles, elle s'était inclinée, s'excusant à nouveau. Ignorant légèrement cette dernière, il se pencha et ramassa le livre, scrutant la couverture. Littérature ? Etait-elle dans son cours ? Il n'aurait su dire. Il y avait tellement d'élèves qui allaient et venaient dans sa salle de classe. Quoique, lorsqu'il posa son regard sur elle, il se disait qu'il n'aurait pas pu l'oublier. Jolie, avec des belles boucles anglaises blondes... certes, des nanas comme ça, ça en pleuvait dans ce genre d'universités. Mais c'était surtout les iris rougeoyants qu'il n'aurait pas pu oublier. Il renifla légèrement et discrètement l'air... soit il ne savait plus les reconnaître, soit elle était autant humaine que lui.
    Il glissa le livre sous son bras, parmi les autres et en sortit un autre qu'il lui tendit. C'était le même livre, mais sous une autre édition, qui clarifiait certains points qui ne l'avaient pas été, ainsi que quelques commentaires de sa personne sur les quelques pages blanches qui se trouvaient en fin de page. Mais aucune de ces précisions ne sortirent de sa bouche.

    - Le rouge aux joues vous va bien, lança-t-il d'une voix tout à fait naturelle.

    Ce fut ces quelques mots qui s'échappèrent dans un premier temps. Et comme pour balayer ceux-ci, il enchaîna aussitôt de la même voix ;

    - Ce livre est meilleur, à mon sens. Du moins, si vous prenez part à l'examen de littérature, vous devriez y trouver des informations complémentaires.

    Sur ces quelques mots, il lui fit un sourire amical. D'humeur séductrice ? Probablement pas. Il n'était pas vraiment d'humeur. La fatigue probablement. En temps normal, elle aurait eu à subir des remontrances dignes d'un Roi d'une monarchie. Probablement qu'elle aurait abattue dans la minute pour l'avoir bousculée.
    Pourquoi l'aider et lui sourire presque naturellement ? ça, il se le demandait bien aussi. Ce n'était vraiment pas son genre. Peut-être parce que les élèves l'appréciaient. Ou alors la fatigue.
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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   14.12.09 19:13

Une étrange atmosphère se déposa autour des deux jeunes gens. Comme des flocons invisibles chargés d’une curieuse énergie. La jeune fille avait croisé durant un court instant le regard sombre du professeur. Elle avait pu y lire plus de chose que dans le regard d’un banal humain. Ses yeux sombre avait une profondeur que les yeux des humains n’avaient pas et n’auraient sans doute jamais. Cet homme avait déjà vu et vécu beaucoup de choses, la jeune hybride en était sûr et certaine... Malgré la conviction que son vis-à-vis n’était en rien un humain, la jeune fille n’arrivait pas à percevoir sa véritable nature. Il était proche d’elle mais également distant. La jeune hybride laissa tout cela de côté lorsque son regard se porta sur le geste du jeune homme. Ce dernier après avoir observé le livre le plaça sous son bras parmi d’autres livres. Puis après un court instant il en sortit un autre sous le regard interrogatif de la jeune fille. Il lui tendit le livre et elle prit ce dernier sans trop comprendre ce drôle d’échange... Son regard sanglant observa la couverture du livre. Cette dernière était différente de la précédente et pourtant il s’agissait de la même œuvre. La jeune étudiante le remercia tout en ouvrant le livre et le parcourant rapidement pour voir les différences entre les deux éditions. Celle qu’elle tenait entre ses mains semblait posséder plus de pages, comportant des explications supplémentaires et des notes écrites à la main...

* C’est sans doute ses notes... des remarques sur l’œuvre... *
* ... Mais pourquoi me donner ce livre ? *

Avant de pouvoir ajouter quoique ce soit, le professeur la complimenta sur les jolies rougeurs qui avaient marquées ses joues un peu plus tôt... Cela eu pour effet de mettre la jeune fille encore plus dans l’embarras que précédemment. Le rouge ne tarda pas à colorer le visage délicat de la jeune étudiante une seconde fois... Néanmoins elle esquissa un sourire timide mais chaleureux en signe de remerciement. Le professeur ne s’attarda pas sur ses premières paroles et enchaina rapidement la conversation. C’est ainsi que la jeune hybride eu la réponse à sa question silencieuse. En effet le jeune homme lui expliqua que le livre qu’il lui avait remit pouvait lui fournir plus d’informations que le précédent notamment si elle comptait participer à l’examen de Littérature... et bien évidemment elle y participerait qu’elle le veuille ou non.

~*~

Cela faisait plusieurs minutes maintenant que les deux jeunes gens se faisant face, jouaient à un jeu du regard. Chacun des deux participants détaillait son vis-à-vis en quête de réponse sur sa nature, son identité et un tas d’autres choses plus ou moins futiles. La jeune hybride remarqua que plusieurs petites coupures parsemaient le visage du professeur. Une explication rationnelle voulait qu’il se soit écorché en se rasant – sans doute dans l’urgence - le matin. Etrange de la part d’un professeur aussi bien habillé et à l’air distingué. La jeune fille savait que la première chose que son vis-à-vis avait dû remarquer chez elle, c’était ses yeux couleur rubis... signe qu’elle était non humaine... Mais cela ne la dérangeait pas. Elle était désormais habituée au regard qu’on lui portait. Certaines personnes voyaient son existence comme une chose inadmissible, les autres s’en accommodaient... Le professeur, qui se tenait devant elle, semblait parfaitement s’en accommoder. Ce dernier semblait même amical. Après l’avoir heurté, la jeune fille avait craint une remontrance mais elle avait finalement eut droit à un livre et un sourire pour le moins charmeur. C’était rare de voir des éducateurs de facultés aussi prévenants ou lorsqu’ils l’étaient cela ne cachait rien de bon... Néanmoins la jeune fille sembla mettre de côté ses appréhensions et autres craintes. Un sourire exquis et chaleureux répondit à celui que lui avait décoché le professeur. La jeune étudiante était une personne généreuse et il lui était assez difficile de contenir des sourires.

« Merci pour le livre... je vous le déposerai demain dans la salle des professeurs de Littérature. A quel nom dois-je le laisser ? »

Bien qu’elle soit inscrite dans les cours de Littérature, la jeune étudiante n’avait jamais eu le professeur qui se tenait devant elle. Plusieurs professeurs se partageaient la section Littéraire et les enseignants jonglaient souvent entre plusieurs matières... La première année son groupe avait eu un professeur d’une quarantaine d’année, dynamique mêlant littérature et art. Ces cours étaient vivants, intéressants et surtout appréciés. En revanche cette année, sa classe était tombée sur la « poupée » de la Littérature. L’enseignante se vêtait de froufrous en tout genre, vivant dans un monde étrange. Ses méthodes étaient de la vieille école et avait la fâcheuse habitude d’endormir les élèves. Tout cela pour dire que si elle devait remettre ce livre, elle n’avait pas la moindre idée à qui elle devait l’adresser. Le jeune homme lui donna son nom et la jeune étudiante remercia une dernière fois le professeur avant de repartir ranger les livres qu’elle avait pris. Lorsqu’elle eut replacé tous les ouvrages littéraires, la jeune étudiante retourna vers sa table. Ayant un nouveau livre – plus exactement une nouvelle édition de l’œuvre - autant commencer à l’étudier maintenant, au calme. La bibliothèque serait encore ouverte plus d’une heure, cela lui laisserait le temps de commencer à étudier le livre en question. Sans bruit, elle s’installa à sa table accolée à une fenêtre. Le couple qui batifolait un peu plus tôt était semble-t-il partit. Il ne restait plus grand monde dans la vaste pièce... Même sa table maintenant débarrassée des montagnes de livres lui paraissait étrangement vide. La jeune étudiante aimait les livres... elle caressa la couverture du bout des doigts avant d’ouvrir celui qui était posé devant elle…

* Alors... voyons voir mes notes... par rapport à ses notes... *

La jeune étudiante repris son cahier de Littérature et compara les différentes annotations que le professeur avait inscrit sur le livre avec ses propres observations. Il avait une vision bien particulière de l’œuvre, certaines de ses observations étaient en totalement contradiction avec celle de la jeune fille. Les notes offraient une toute autre interprétation du livre qui laissa perplexe la jeune étudiante. Elle commençait à voir l’œuvre soit un autre angle... et c’était fort intéressant et intriguant. Un sourire silencieux voleta sur les lèvres de la jeune étudiante alors qu’elle relisait certains passages.

~*~

Malgré sa concentration, quelque chose réussi à la sortir de sa contemplation de l’écriture manuscrite et de sa lecture... un regard discret mais néanmoins insistant était posé sur sa personne. La jeune fille ne saurait dire depuis quand on l’observait mais maintenant qu’elle en avait conscience, elle ne voulait plus occulter ce fait. Son visage se releva légèrement et pivota dans la direction d’où émanait l’étrange sensation... mais il n’y avait rien. La bibliothèque semblait totalement déserte désormais. La jeune fille rangea ses affaires dans son sac et prit le précieux livre avec elle. Contrairement au bon sens elle ne se dirigea pas vers la sortie mais vers la section « Littérature ». La jeune étudiante voulait emprunter un ou deux livres pour ses lectures personnelles. Alors qu’elle parcourait les allées de la section, à la recherche des livres, elle aperçut une lueur. Après avoir pris un livre du genre dystopie – Fahrenheit 451– la jeune fille se dirigea vers la lumière tel un fragile papillon attiré inexorablement par la flamme d’une bougie. Discrètement elle s’arrêta derrière une étagère pour voir qui était encore là à cette heure... Des mèches blondes dépassèrent légèrement mais ce n’est sans doute pas ce détail qui trahit la présence de la jeune étudiante. La personne qui se trouvait encore dans la bibliothèque était le professeur qu’elle avait rencontré un peu plus tôt. Il se tourna dans sa direction et la jeune hybride sortit de l’ombre, un sourire timide aux lèvres.

« Vous travaillez tard Sensei... ce n'est pas raisonnable. »

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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   15.12.09 2:18

    L'observant feuilleter le livre, les quelques questions qu'il avait l'habitude de se poser en ce genre de situation se soulevaient à nouveau. Ce qui l'étonnait probablement le plus, c'était qu'elle dégageait un sentiment de douceur et de bien-être assez... frappant. Elle semblait s'être parfaitement accommodée de sa différence.
    Bien évidemment, elle aurait pu être une humaine atteinte d'albinisme. Le truc étant que lui était capable de percevoir des odeurs que les humains ne pouvaient percevoir... il avait sentit instantanément qu'elle n'était pas humaine. Mais elle n'avait pas cette odeur caractéristique des vampires, qui, à force de boire du sang, en gardait souvent une odeur sur eux. Ni celle des lycanthropes, qui avaient toujours une odeur plus sauvage que les autres races. Elle était un mélange. Et cela titillait sa curiosité. Il connaissait le goût prononcé que pouvait avoir certains humains pour les êtres tel que lui, hybride... il avait payé le prix de cette différence. N'étant pas le seul, il cherchait souvent des informations complémentaires. Des gens comme lui. Il chassa ces pensées en se passant une main dans les cheveux, fixant les rougeurs devenir plus forte à la suite de son compliment.

    Bien qu'il était un séducteur impénitent, le compliment fait quelques instants plutôt n'était pas poussé par une quelconque pulsion sexuelle. Parce qu'il ne fallait pas en douter, les seules raisons qui pousseraient quelqu'un à tenter de séduire une jeune femme, c'était de la faire passer par la case lit. Sans forcément s'encombrer de quelconque sentiment. Il ne croyait pas en l'amour. Pas plus qu'il ne croyait pas au bonheur. Pour lui, c'était des futilités auxquelles les gens aimaient s'accrocher, pensant que cela pourraient les sauver. Il n'était poussé que par l'envie de la voir rougir à nouveau ; un caprice en soi. Et les caprices, c'était quelque chose qu'il connaissait. Son dada, même...

    A sa question, il passa sa main sur sa nuque, levant les yeux vers le plafond. Réfléchissant un instant, il tentait de se remémorer quel jour on serait le lendemain. Il reposa son regard au fond des siennes, finissant par se poser sur le sourire presque naturel s'étirait sur les lèvres rosées de la demoiselle. Un instant, il eut le début d'une faiblesse. D'une envie stupide. Il replongea son regard dans le sien, répondant d'une voix plus neutre qu'avant ;

    - Je n'ai pas de cours de littérature demain. Alors je ne passerai pas dans cette salle. Déposez-le dans celle de philosophie ou psychologie. Au nom de Tristan Levian. Mais vous pourrez encore le garder jusqu'à après demain, en fin de matinée. Au pire, avant de partir manger, vous n'aurez qu'à faire un saut dans ma salle de classe.

    Avant qu'elle ne reparte, il lui donna le numéro de celle-ci ainsi que le bâtiment. Il resta planter quelques instants là, l'observant s'éloigner. Les questions remontaient petit à petit dans son esprit... néanmoins, il n'avait pas le temps de traînasser. Jetant un coup d'œil à sa montre, il semblait qu'il n'allait pas tarder à l'appeler. Il ? Celui qui se faisait appeler " Arlequin ", son contact à l'agence. Agence qui lui offrait tous ces magnifiques contrats pour son véritable travail. Véritable travail qui avait malheureusement une partie rébarbative ; faire un contrat.
    Se dirigeant vers la table utilisée plutôt, il attrapa la besace qui lui servait pour y enfourner les copies de ses élèves ainsi que son ordinateur portable. Il l'alluma, le posa face au siège et pris place sur la chaise. Il attrapa le gobelet qui traînait un peu plus long et qui lui permettait de tenir malgré sa fatigue ; il remerciait le génie qui avait inventé le café.
    Avant quelques gorgés du breuvage froid, il commença à taper son rapport. Contrairement à ce l'on aurait pu croire, il était nul pour la dactylographie. Pourtant, cela faisait bientôt cent ans qu'il utilisait ces petits bijoux de technologies sur patte. Pourtant, il n'avait pas à retenir les touches, comme si quelque chose l'empêchait de savoir avec exactitude où se trouvait les touches. L'un de ces mystères qui l'entouraient et qu'il n'arrivait pas à comprendre.

    Au bout d'un petit paquet de minutes, il réussit à appuyer sur la touche d'envoi. Il se cala profondément dans sa chaise et par habitude, il fit glisser le curseur de sa souris pour l'intimer un autre fichier ; une fiche descriptive. Sa fiche. Sa vie se résumait à ça. Nom ; inconnu. Prénom ; inconnu. Âge ; Inconnu. Famille ; Inconnu. Et un champ de commentaires remplit sur ses aptitudes au combat ainsi que sa faculté de mimétisme sociale. Il était un parfait caméléon, pouvant s'infiltrer dans n'importe quel endroit. La preuve avec cette université... il n'avait pas eu de peine à se faire engager.
    Plongé dans ses pensées, quelque chose l'alerte. Il entendit un souffle. Pas assez proche pour l'inquiéter. Vint une odeur qu'il avait déjà sentit auparavant. Il se retourna légèrement et la remarqua à nouveau, cachée derrière une bibliothèque.Elle sortit de l'ombre et lui fit une remarque. Remarque qui le poussa à hausser un sourcil interrogateur. Il jeta un coup d'œil à sa montre. Presque vingt heure... en effet, tard comme ça.
    Par réflexe, il ferma le portable qui affichait toujours son dossier, ne désirant pas se faire attraper. Il se redressa suite à cela et lui fit volte face.

    - Etes-vous véritablement bien placée pour me dire cela, mademoiselle ? demanda-t-il avec humour.

    Car forcément, elle-même se retrouvait encore ici.

    - Je n'ai personne qui attend mon retour à la maison.

    Bien que cela aurait pu paraître mélancolique, le ton de sa voix semblait plutôt dire le contraire. Il préférait sa vie de solitaire. De ne pas avoir à rendre de compte. De ne pas se dire que ce sera bientôt son anniversaire ou leur anniversaire. Toutes ces choses étaient futiles. Il ne comprenait pas ce qui pouvait pousser certaines personnes à se satisfaire de ce genre de relations. Peut-être parce qu'il ne l'avait jamais ressenti. Mais il ne voulait pas ressentir cela.
    Il se retourna vers la table, attrapant portable et les deux stylos qui traînaient encore par là. Il enfourna le tout dans la besace et passa celle-ci. Il retira ses lunettes, les rangeant à l'intérieur de son veston. Attrapant le gobelet, il finit de boire le café qu'il contenait et l'écrasa. Par réflexe, il envoya le plastique voler sur plus de cinq mètre, disparaissant dans la noirceur. Ce fut un bruit métallique qui résonna silencieusement ; celle de la poubelle dans laquelle il avait atterrit. Un geste qu'il regretta ; ses lunettes prouvaient qu'il avait une certaine prédisposition à la myopie. Mais il voyait mieux dans le noir.

    - Ah, quelle veine d'enfer j'ai eu ! lança-t-il soudainement, prenant un air gêné tout en se frottant à nouveau la nuque.

    Il ne voulait pas se faire repérer en tant qu'être anormal dans cette école. Cela aurait pu foirer sa couverture en tant que tueurs à gage. Il suffisait parfois de peu pour que cela puisse remonter aux oreilles de certaines personnes ; des personnes qui lui en voulaient entre autre. Après tout, il était encore une expérimentation appartenant à ces scientifiques. Voilà les personnes qu'il cherchait à éviter. Ainsi que les proches des contrats qu'il avait pu avoir. Surtout que les têtes qu'il avait eut à tuer... ne ressemblait plus à grand chose en règle générale.
    Réfléchissant à la solution la plus efficace pour éviter toutes conversations concernant son joli panier d'il y a quelques secondes, il enchaîna sur une question visant à la faire parler plus ou moins d'elle ;

    - Vous avez quelqu'un pour venir vous cherchez ou avez-vous une voiture ? Sinon, je pense que je serais obligé de vous raccompagner, au vue de l'heure.

    C'était la troisième fois qu'il serait gentil et prévenant avec elle. Il s'imaginait déjà qu'elle allait se mettre à penser des trucs du genre " Bouhou ! Le prof pervers qui séduit la jeune étudiante ". Enfin, l'image que lui donnait ses élèves actuellement, c'était que la galanterie et l'aide à autrui cachaient l'envie d'un retour. Enfin, en même temps, il avait confirmé maintes fois ses élèves que ce monde se vivait par l'égoïsme. Il récoltait ce qu'il semait, en quelque sorte... bien que pour une fois, il n'espérait pas vraiment de retour quant aux services qu'il pourrait lui rendre. Il le faisait presque... naturellement. Une fois, il avait eu l'envie, une fois le caprice. Bien que cette fois-ci, c'était par nécessité, il ne se sentait pas embêter d'avoir à le faire. Enfin, du moins, si cela se ferait.
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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   16.12.09 1:07

Les mots étaient venus naturellement comme si la jeune étudiante connaissait l’enseignant depuis longtemps. Cepandant leur rencontre était des plus récentes, même s’il y avait de fortes probabilités qu’ils se soient croisés au moins une fois au sein du complexe universitaire... La remarque anodine de la jeune fille sembla faire réagir le professeur outre mesure. Il ne devait pas avoir conscience du temps qui c’était écoulé aux vues de sa légère surprise lorsqu’il observa les aiguilles de sa montre. Pourtant le faite était là le temps s’écoule toujours à la même vitesse, inexorablement et immuablement. Même si face à certaines situations notre perception du temps semble s’altérer. Lorsque vous avez besoin de plus de temps, les aiguilles s’affolent tournant plus rapidement qu’elles le devraient. Inversement lorsque l’ennuie vous pèse, les minutes s’égrainent avec une extrême difficulté. Le temps semble se jouer des mortels mais aussi des immortels d’une certaine manière. Ces derniers ont encore moins la mesure du temps que la banale humanité...

~*~

Quelques secondes s’écoulèrent et le regard rubis de la jeune fille se porta sur la table de travail qu’occupait le professeur. Des crayons étaient disséminés de-ci de-là dont un stylo rouge. La jeune hybride imagina Tristan Levian corrigeant, raturant, annotant les erreurs des copies, laissant une marque sanglante sur les feuilles blanches déjà parsemées de tâches sombres. Il s’agissait peut être de partiels... quoique elle doutait fortement de cette possibilité. De banales rédactions sans doute. La seconde chose que le regard si particulier remarqua fut un ordinateur portable qui était posé sur la table soigneusement vernis. Intriguée, des questions commencèrent à émergé dans l’esprit de la demoiselle mais ces dernières furent balayées lorsque Tristan Levian rabattu l’écran sur le clavier dans un geste rapide. Se plaçant devant la jeune femme, le professeur lui fit à son tour une remarque, qui avouons-le était des plus pertinente. Un sourire légèrement amusé étira les lèvres de la jolie demoiselle.

« Touché... »

Le professeur continua tout naturellement la conversation. Sa voix grave était la seule chose qui brisait le silence de la bibliothèque désormais vide. Sa phrase laissait clairement entendre qu’il vivait seul. Pas la moindre personne ne l’attendait, pas même un animal de compagnie. C’est un peu triste songea sur le moment la jeune étudiante mais l’enseignant ne semblait pas en être le moindre du monde affecter. En effet sa voix laissait transparaitre une toute autre note. Tristan Levian semblait être heureux de son mode de vie. La jeune fille respectait son choix et sa vision des choses... Après tout il y avait toutes sortes de personnes. Certaines aimaient être constamment entourés même si parfois cela se résumer à fréquenter de mauvaises personnes. La jeune hybride s’accommodait de la solitude... mais elle aimait tout de même avoir une certaine compagnie à ses côtés. Elle ne pouvait se résoudre à être constamment seul avec elle-même. Elle avait bien trop peur de se laisser aller à écouter la voix sournoise qui lui soufflait parfois à l’oreille des mots à l’apparence suave mais qui se révélait être du poison. C’est sans doute la raison pour laquelle la jeune fille avait toujours eu des animaux de compagnie. Du moins depuis qu’elle était chez sa famille adoptive. Une présence lui était nécessaire pour ne pas sombrer à nouveau. Tristan Levian quand à lui, était le genre de personne qui appréciait la solitude à sa juste valeur.

~*~

Plongée dans ses pensées, la jeune hybride regarda sans le voir le professeur ranger ses affaires dans une besace qu’il passa autour de lui peu de temps après. Un son attira son attention... c’était le bruit caractéristique d’un plastique qu’on écrase. Secouant discrètement la tête pour chassé ses pensées, ses prunelles suivirent le mouvement du professeur. Grâce à un geste ample mais néanmoins précis, Tristan Levian lança la boule informe en plastique dans l’obscurité. Légèrement interloquée, la jeune fille haussa les sourcils jusqu’à ce qu’un son métallique casse le silence palpable. Le visage de la demoiselle était toujours surpris néanmoins un sourire espiègle illumina ses traits.

« Panier ! »

Lança la jeune fille dans un murmure amusé mais à peine audible. Le professeur sembla gêné de son extraordinaire précision. Cela n’avait pourtant pas affolé la jeune fille, elle était juste un peu surprise de voir qu’il puisse lancer aussi bien dans la pénombre alors qu’il semblait avoir besoin de lunette pour lire de prés. La vieillesse peut être... songea la demoiselle amusé. Les personnes ayant une vue aiguisée sur les détails lointains se retrouvent souvent confrontées à la presbytie... Malgré la diversion de Tristan, la jeune hybride n’était pas dupe. La chance n’avait pas lieu d’être dans le cas présent. Le geste était beaucoup trop naturel, émanant d’une vieille habitude bien rodée. Comme pour faire oublier son « chanceux » panier Tristan enchaina rapidement la conversation. Cette dernière pris une tournure que la jeune étudiante n’avait vraiment pas envisagé. Il était rare que les enseignants soient aussi prévenants avec leurs étudiants. La jeune étudiante aux cheveux dorés n’avait pas de voiture ni même le permis pour conduire un véhicule. Cela ne lui avait jamais paru utile. Elle résidait dans une grande ville qui était sillonnée par bon nombre de transports en commun que la jeune fille prenait pour se rendre au complexe universitaire ou bien dans le centre ville. A cette heure les bus parcouraient encore la ville...

« Je n’ai personne qui m’attend... au dernière nouvelle. En revanche je prends le bus donc vous n’avez pas à vous inquiéter pour moi... »

Malgré ses dires, la jeune fille laissa sa phrase en suspend et sembla se plonger dans des réflexions tumultueuses. Son visage habituellement lumineux c’était soudainement assombris, un voile opaque troublant l’éclat de son regard... Quelque chose la tracassait. Elle avait effectivement un bus mais l’arrêt de ce dernier était assez éloigné de l’entrée de la faculté. Elle devrait parcourir à pied les rues sombres et ce pendant plusieurs minutes. Ce n’était pas un problème en temps normal mais là quelque chose l’inquiétait : une présence. Il lui avait semblé être épié un peu plus tôt pourtant il n’y avait personne dans la bibliothèque... mise à part Tristan Levian. Ce ne pouvait pas être lui vue que ce dernier était occupé ici-même. Alors à qui appartenait le regard qu’elle avait sentit ?! A moins d’être folle elle était persuadée d’avoir sentie la présence d’une tierce personne à ce moment là.

« Il y a bien le bus mais... son arrêt est un peu loin et je ne suis très rassurée à l’idée de me promener seule. »

La jeune étudiante se sentait un peu stupide. Tristan Levian allait la cataloguer dans ses niaises incapables de se débrouiller seule. Se faire attaquer pas un vulgaire voyou ne l’inquiétait pas particulièrement... En revanche l’idée de croiser à nouveau des hommes en costumes sombres, connaissant son véritable nom, la terrorisait. Le regard qu’elle avait sentit était froid... comme ceux du centre. Face à cette peur sournoise, l’idée d’être catalogué lui importait peu. Gênée, elle s’adressa de nouveau à son vis-à-vis.

« Si ça ne vous dérange pas... je serais heureuse et soulagée de me savoir raccompagnée. Vous pouvez me déposer à l'arrêt du bus ca me conviendra parfaitement. Je ne veux pas abuser de votre temps. Il est tard et sans vouloir vous offenser vous semblez fatigué.»

En clair, la demoiselle acceptait la proposition de son professeur. C’était un peu gênant pour elle de se faire raccompagner ainsi mais il y avait désormais très peu de personne circulant dans le complexe. Elle rajusta la lanière de son sac sur son épaule tout en tenant fermement son livre. Ecartant ses cheveux ondulés, son cou fut visible un court instant. C’est à la base de ce dernier que son trouvait un tatouage, souvenir de son passé... Le regard rubis se posa à nouveau sur le professeur.

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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   20.12.09 23:49

    Une fois ses affaires rangées et l'incident de la poubelle qui avait été dissipée assez rapidement, enfin c'est ce qu'il pensait, il écoutait l'étudiante lui expliquer la situation quant à ses possibilités pour rentrer. Chose qu'il jugea inutile au vue de la situation. Bien qu'elle semblait au début refuser la proposition puisque la ville offrait bon nombres de transports en commun, il se disait que ce serait une chose de régler... néanmoins, même dans la pénombre de la bibliothèque, il sentit quelque chose qui changea.
    Il n'avait pas besoin de voir le visage assombrit de son interlocutrice pour comprendre que quelque chose la tracassait. Il le ressentait. Après tout, il possédait un pouvoir d'empathie assez... inhumain, même pour un hybride de sa classe. Enfin bon, pas besoin d'avoir un pouvoir d'empathie pour voir qu'il y avait un problème ; elle avait refusé sa proposition au début, mais après ce moment de réflexion, elle se rebiffait pour être accompagnée en tout cas jusqu'à son arrêt de bus qui se trouvait un peu plus loin. Il voyait lequel. Le chemin était sombre à cette heure-ci, mais les risques qu'il y ait un problème sans que personne nous voient étaient avoisinaient les zéro.
    Non, il y avait quelque chose qu'il ne savait pas et qu'il ne comprenait pas... il n'aimait pas comprendre.

    Ses doigts s'étaient soudainement mis à jouer avec la lanière de la bandoulière du sac noir qui pendait à son épaule. Montant et redescendant tout du long, puis la passa autours de son cou, faisant passer le sac derrière son dos, près de ses fesses. Enfilant une main dans sa poche, il s'approcha de l'étudiante tout en passant une main dans les cheveux qui cachaient ses pupilles sombres, dévoilant pendant un court instant une cicatrice. Cicatrice qui, à cette distance, devait être facilement visible, même dans le noir. Se tenant à la bordure du cuir chevelure, elle parcourait celle-ci de manière horizontale.
    Arrivant à hauteur de l'étudiante, il ouvrit la bouche pour rajouter quelque chose mais aucun son ne sortit. Quelque chose interrompit sa course verbale, ainsi que sa course tout court ; la musique si significative du jeu Tétris se mit à retentir dans la bibliothèque. Il arqua un sourcil tout en sortant un téléphone portable de sa poche. Il observa l'écran qui affichait le prénom de Matt. Soupirant, il plaça l'appareil à une bonne dizaine de centimètre de son oreille.

    - Désolé, prévint-il l'étudiante avant de décrocher.

    Pourquoi s'excuser ? Probablement pour cette voix masculine qui hurla son prénom de l'autre côté du combiné. Suffisamment fort pour que, même la jolie blonde face à lui se rende compte que la personne était furax. Il rapprocha finalement le combiné de son oreille, écoutant les remontrances d'un pseudo supérieur. En faîte, de son contact à l'agence pour laquelle il travaillait en tant que tueur à gage. Lorsque le fameux Matt eut fini de lui expliquer pourquoi le contrat d'hier n'avait rapporté que la moitié de ce qu'il devait, quelques morts en trop, il se mit à lui expliquer le début du prochain contrat qui devait débuter dans la soirée.
    Heureusement qu'il avait baissé d'un ton, sinon la demoiselle aurait pu largement profiter d'une conversation qui serait à son désavantage pour le reste de son parcours en tant que professeur. Il coupa finalement son interlocuteur.

    - Pas intéressé. Pas assez dormi ces derniers jours. Et pas assez mangé. A la prochaine.

    Sur ce, il raccrocha et éteignit le portable avant que celui-ci ne se remette à sonner. Il n'avait que très rarement envie de faire ce job, qui, même en étant son vrai métier, ne lui plaisait pas. Si il travaillait pour cette agence, c'était pour quelques raisons assez simple ; ils étaient susceptibles de lui offrir des informations concernant son passé. Enfin, ce soir, il n'avait pas envie. Et en quelque sorte, il s'était déjà engagé pour raccompagner l'étudiante... bien que cela, il ne lui avait pas dit encore.
    Tout en rangeant le téléphone, il s'excusa pour l'interruption, rajoutant par la suite ;

    - A priori, je vais avoir du temps pour moi ce soir. Je pense pouvoir vous raccompagner un peu plus loin que devant l'arrêt de bus... un peu plus loin comme... mh, bah, diriez-vous de votre porte ? rajouta-t-il d'un air taquin, prenant même un petit sourire en coin.

    - Ma voiture est dans le parking. Ainsi, cela chassera probablement votre inquiétude de tout à l'heure.

    En homme galant et bien civilisé, sur ces paroles, il se plaça à côté d'elle et lui offrit son bras pour qu'elle l'empoigne. Bien évidemment, elle aurait pu refuser le geste. Dans ce cas, il aurait été embêté. A défaut de ne pouvoir l'emmener dans son lit, il aurait au moins pu se vanter une fois de l'avoir eu à son bras. Quoique, pour pouvoir pleinement se vanter, il lui aurait fallu une information décisive, qu'il n'avait pas encore eu...

    - Au fait, vous vous prénommez comment ?

    Depuis qu'elle l'avait bousculé jusqu'à maintenant, il ne savait pas comment l'appeler. Il pouvait deviner à quelle race appartenait ses interlocuteurs, mais rarement deviner leur nom. Et ne pas avoir ce genre d'informations était plutôt dérangeant. Cela pouvait toujours être utile dans certains cas. Enfin, ce qui le pousserait à la chercher dans un futur antérieur, c'était probablement son livre dont il n'aurait pas vu la reliure. Du moins, dans l'état actuel des choses, il n'imaginait pas ce qui pourrait les pousser à revoir plus tard.
    Probablement une autre de ces rencontres futiles qui parsemaient sa vie depuis plus de cent ans. Cent longues années... passées à errer et rechercher des informations qui semblaient ne jamais avoir existé. Bien qu'il ne croyait pas au bonheur, ni à l'amour, ni à l'espoir... il espérait pouvoir un jour se présenter sous sa véritable identité. Savoir qui il était.


[ Désolé, un peu cours. ]
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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   02.01.10 16:05

La jeune fille aux yeux rougeoyant observait le professeur. Ce dernier l’avait écouté patiemment, s’amusant inconsciemment – ou pas – avec la lanière de son sac. Sa main dans sa poche lui donnait une allure décontracté ce qui tranchait avec le costume sombre qu’il portait. En revanche cela semblait coller parfaitement au personnage. Ce dernier semblait se jouer des apparences pour mieux embrouiller son monde. Tout en s’avançant vers la jeune fille, il passa sa main libre dans ses cheveux pour relever les mèches qui dissimulaient quelque peu son regard sombre. Malgré la faible lueur qui régnait dans cette partie de la bibliothèque, la jeune étudiante arriva à percevoir une étrange cicatrice à l’orée de sa chevelure noire. C’était plutôt étrange d’avoir une cicatrice à ce niveau du cuir chevelure, surtout que cette derrière était parfaitement horizontale... comme s’il s’agissait d’un acte de chirurgie très précis. Un nombre important d’hypothèses traversèrent l’esprit de la jeune demoiselle. Tristan Levian était peut être un adepte du lifting ?! Non certainement pas, ca ne collait pas du tout avec le personnage. Cette cicatrice était sans doute le vestige d’une opération effectuée pour une obscure raison ?! Voilà un deuxième mystère. Quel pouvait être la raison de l’opération ? Peut-être une maladie ou alors un accident... De toute manière cela ne la regardait pas, c’est sans doute la raison pour laquelle son regard se détourna rapidement du visage de Tristan. Chaque personne en ce bas-monde dissimule ses secrets. Il en va de même pour la jeune demoiselle.

~*~
Lorsque Tristan arriva à la même hauteur de la jeune fille, ce dernier sembla vouloir lui dire quelque chose mais il fut interrompu par une sonnerie de téléphone. La demoiselle haussa un sourcil. La sonnerie était quelque peu « vieillotte ». Le thème lui était vaguement familier mais elle n’arrivait pas pour autant à reconnaitre l’origine de la musique. La mélodie emplis l’espace un instant et la jeune étudiante s’attendit à voir débarquer la bibliothécaire furibonde sermonnant le professeur... mais personne ne vient. Tristan ne pût réprimer un soupire lorsqu’il identifia la personne qui cherchait à le joindre, ce qui arracha un sourire amusé et un rire discret à la jeune demoiselle. Le professeur s’excusa et décrocha. La jeune fille se contenta de sourire poliment. Son regard rubis se détourna du professeur et scuta la pénombre. Même si elle était plus ou moins perdue dans ses pensées cela ne l’empêcha pas pour autant de percevoir clairement la voix furieuse qui hurlait à l’autre bout du combiné. Quelque peu surprise, elle scruta le visage impassible de Tristan. Ce dernier écoutait calmement ce que son interlocuteur quelque peu calmé lui contait. La jeune étudiante patientait jouant avec une boucle dorée, essayant de la lisser sans succès. Ces cheveux reprenaient leur forme initiale comme s’il s’agissait de ressort... Alors que son correspondant continuait sur sa lancée, Tristan Levian le coupa et lui raccrocha au nez.

~*~
Se mordant la lèvre inférieure, la jeune fille se demanda si c’était convenable de se faire raccompagner dans de telles circonstances. Après tout le professeur était épuisé et il l’avait clairement signalé à son correspondant téléphonique. Il rangea son mobile et s’excusa une seconde fois. Tristan se proposa de la raccompagner jusqu’à chez elle. Les signes de fatigue qui marquait son visage avait été balayé par le sourire taquin qu’il avait adressé à la jeune fille. Cette dernière était un peu gênée de déranger de la sorte le jeune homme... mais après tout il avait fait cette proposition de lui-même. Cela ne devait pas le déranger de raccompagner une élève jusqu’à son domicile.

« Merci c’est vraiment gentil de me raccompagner... je serai effectivement moins inquiète. »

Un sourire chaleureux se dessina sur ses lèvres roses en signe de remerciement. Lorsque Tristan Levian se plaça sur le côté et présenta son bras tel un homme galant des hautes sphères de la société, la demoiselle ne put réprimer un rire amusé. Alors qu’elle se dirigeait vers lui, le jeune homme enchaina soudainement avec une question. Le visage de la demoiselle s’empourpra de honte et sa boucha s’entrouvrit fasse à sa surprise non dissimulée. Ses mains blanches s’empressèrent de cacher le bas de son visage où se dessinait maintenant un sourire à demi-amusé. Avait-elle clairement oublié de se présenter ou bien attendait elle que le professeur s’intéresse à son identité ? C’était une question à laquelle la jeune fille ne répondrait pas. C’était sans doute son petit côté mystérieux qui faisait surface...

« Quelle idiote ! Avec tout ça j’en oublie mes bonnes manières... »

Après quelques pas léger, la jeune demoiselle se trouvait tous prêt de Tristan Levian, un sourire amusé au bord de lèvres.

« ...Kurenai Alucard, ravie de vous rencontrer. »

Sur ce elle prit avec délicatesse le bras qui lui était offert et adressa un sourire lumineux à son compagnon. Sur ce les deux jeunes gens quittèrent la bibliothèque qui était totalement vide. C’était pour le moins étrange car la bibliothécaire était toujours la dernière personne qui quittait les lieux. Elle faisait une ronde avant de fermer la grande salle de connaissance. Pourtant ce soir là, Kurenai ne l’avait pas vu déambuler dans les allées à la recherche des derniers trainards. A mesure qu’elle avançait dans les allées sombres, la jeune demoiselle ne pouvait réprimer la sensation qu’elle ressentait. C’était la même que précédemment. Un regard froid qui se posait sur elle. Comme pour se rassurer, elle se rapprocha de Tristan en espérant que c’était seulement son imagination qui lui jouer des tours. Si les gens du « Centre » avaient désormais accès à la faculté cela ne laissait présager rien de bon pour l’avenir de la jeune fille. Alors qu’ils allaient atteindre la porte de sortie, Kurenai espérait une seule chose. Ne pas être enfermé dans la bibliothèque. Le faite de dormir ici ne la dérangeait pas car le bâtiment était équipée de nombreux canapé et autres fauteuils confortables. En revanche la présence qui semblait habitait les lieux l’inquiétait... Tristan posa sa main libre sur une des poignées et la tourna...

[Désolée du retard >.< Tu sembles avoir une idée pour le Sujet. Une future mission ? Enfin bref si je dois faire des modifications dans mon post fais moi signe ! ^^ Et encore désolée pour le gros retard !]

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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   09.01.10 0:42

[ Il n'y a pas de soucis pour ton retard, on était en période de fêtes après tout. Je m'excuse du mien par contre.
Quant à ta question... eh bien, je n'ai pas vraiment d'idées. Il me semblait que tu en avais une par rapport à ce regard. Si oui, je te laisse faire ^^ Tristan suivra pour une raison X ou Y. Dans le cas contraire, je peux toujours mouvementer le truc dans mon prochain poste. ]

    L'étudiante semblait s'être quelque peu amusée du coup de fil de son contact à l'agence. Du moins, au moment où il avait su identifier son contact téléphonique. Il avait remarqué le rire de la jeune demoiselle. Il était vrai qu'il aurait espéré que, pour cette nuit, il aurait pu avoir un peu de tranquillité. Matt savait pourtant qu'il devait réussir à concilier son boulot de professeur et de tueur à gage. Même pour un hybride de sa classe, il était impossible qu'il puisse supporter une telle charge de travail. Bien sûr, il n'avait pas besoin énormément de sommeil, contrairement aux humains. Mais dormir que trois à quatre heures par nuit quasiment tous les jours depuis cinq jours, cela devenait excédant.
    De plus, pour une fois qu'il avait une bonne compagnie pour une partie de son retour à son appartement, il n'allait pas manquer une telle occasion. Une jolie blonde aux airs nunuches... enfin, c'est ce qu'il lui semblait. Peut-être se trompait-il. Elle devait tout de même avoir un bon paquet d'intelligence pour suivre les cours de cette université. Dans tous les cas, la situation restait plaisante.

    Après qu'elle le remercia à nouveau, elle lui offrit un très joli sourire qui aurait pu réchauffer bien des cœurs. Quoique, il se disait que si il avait quelque chose à réchauffer chez lui, ce n'était pas forcément son cœur. Lorsqu'il tendit le bras, elle sembla s'amuser de son initiative. C'est vrai qu'il avait gardé ce côté quelque peu galant d'il ne savait où. D'où lui venait donc cet élan de galanterie... ? Il n'aurait pas pu le dire. Pas avec cette mémoire défaillante. Il lui semblait avoir toujours eu une femme à son bras. Pas le genre de femme que l'on apprend à connaître que le temps de quelques ébats sexuels. Non, le genre de femme qui était longtemps resté suspendu à ce bras.
    Néanmoins, elle perdit très vite son air amusé pour laisser son visage s'empourprer à la suite de sa question. En effet, elle semblait avoir totalement oublié de s'être présentée. Et cela semblait l'affecter de manière honteuse. Enfin, cela ne le gêna pas plus que cela, puisqu'il trouvait le rouge sur ses joues lui allaient bien. Elle se rapprocha après avoir remarqué son manque de manière, se retrouvant proche de lui, l'écoutant se présenter. Kurenai Alucard... un moment court de réflexion. Son sourire partit en coin de manière amusée. Étrangement, Alucard était un joli anagramme de Dracula. Il décida de ne pas y prêter trop d'importance. Elle vint enrouler son bras au sien, profitant de cet instant pour répondre ;

    - Moi de même, Miss.

    Il avait planté son regard dans le sien, avant de finalement commencer leur route jusqu'à l'extérieur. Leurs pas étaient les seuls qui résonnaient dans la gigantesque pièce. Mais ils n'étaient pas seuls. Il le sentait maintenant, cette étrange sensation d'être observé. Non, en faîte, ce n'était pas lui qui était observé, mais elle. A priori, quelqu'un en avait après elle... un petit ami jaloux ? Un voyeur ? Un délinquant sexuel ? Les raisons étaient nombreuses. Pourtant, quelque chose lui disait que ces hypothèses étaient fausses. Et il eut la confirmation lorsqu'elle vint se serrer plus contre lui, comme si elle cherchait à se rassurer.
    Mais ce n'était pas la seule chose. Il entendait les battements de cœur. L'accélération qui prouvait qu'il y avait bel et bien un problème. Mais dans tout cela, ce n'était pas la peur ou ce regard qui les suivait, mais le fait qu'elle arrive à sentir certaines choses comme lui. Sa peur ne pouvait pas être une coïncidence. Ils le savaient depuis le début. Ils se ressemblaient de par leur sang-mêlés.

    Arrivés à la porte, il en saisit fermement la poignée qu'il tourna. Le truc, c'est que la portée était fermée. Emmerdant à souhait. Que faisait-il maintenant, forçait-il la porte pour sortir en se promettant de payer les réparations tout en sortant l'excuse comme quoi il n'avait fait gaffe à sa force ? Ou alors restait-il enfermé toute une nuit avec une superbe étudiante dans une bibliothèque, complètement seuls... ? La deuxième éventualité lui semblait tout de même plus tentante que la première. Y aurait peut-être un peu d'amusement en prime ! Quoique, avec cette présence qui se faisait sentir et qui inquiétait la demoiselle, elle ne serait sûrement pas d'humeur à jouer au professeur qui punit son élève.

    - Hum... je n'ai pas le passe, c'est embêtant, lança-t-il soudainement sans avoir vraiment l'air ennuyé.

    Il la regarda un instant. Il réfléchissait encore à quelle solution choisir. Numéro une, numéro deux... les deux avaient leur plus, leur moins. Elles se valaient plus ou moins. Enfin, lui, il préférait de loin un peu d'amusement et de compagnie féminine. Mais il s'était promis qu'il ne jouerait pas au séducteur, pour une fois. Il soupira d'un air penaud, choisissant finalement son éventualité. La troisième.

    - ça vous tente un mexicain ou un italien ? demanda finalement Tristan en forçant la poignée.

    Un craquement significatif prouvant que l'objet lui était resté entre les mains se fit entendre. Il poussa la porte dont la serrure n'avait pas tenue, lançant après l'objet sur le comptoir, où l'on retirait ou déposait ses livres, qui se trouvait non loin. Enfin, il avait atterrit sur le comptoir, puis avait glissé pour tomber derrière celui-ci.
    En effet, il n'avait pas cherché à cacher sa force formidable. Quelque part, c'était pour intimider leur admirateur si secret. Il verrait probablement ainsi qu'il n'avait pas à faire qu'à deux humains. Il avait aussi décidé de ne pas l'abandonner à sa triste inquiétude. D'où cette invitatin si soudaine au restaurant. Pourquoi cette soudaine invitation ? Il improvisait en fonction de ses envies. Et sa plus grosse envie, c'était de dévorer une pizza ou des burritos. Éventuellement, un bon verre de whisky et un dessert. Mais avant qu'elle puisse dire oui ou non à sa proposition, il se pencha vers elle, s'approchant de son oreille pour lui murmurer doucement ;

    - Comme ça, on pourra faire plus amples connaissances. Vous pourriez me parler de choses qui vous amusent. De choses qui vous rendent triste. Peut-être me dire aussi ce que vous êtes et pourquoi nous sommes observés. En échange, je vous dirais ce que je suis, ce qui m'amuse et ce qui me rend triste. Vous inquiétez pas, je vous ramènerai chez vous par la suite.

    Il se remit comme il faut, reprenant la route pour se diriger vers l'extérieure tout en gardant son bras au sien, la tirant avec lui, attendant la réponse à sa proposition.
    Il se disait que quelque part, il avait probablement choisi les emmerdes. Tant pis. Si ça lui permettait de savoir que son université préféré ne serait pas à sac, cela l'arrangeait. Peut-être que, par la même occasion, il aurait l'occasion de connaître quelqu'un qui avait participé au même programme de recherche que lui ? Quelqu'un qui avait su s'échapper ? Allez savoir...
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MessageSujet: Re: Quand les Mots s'envolent... [TERMINE]   11.01.10 15:22

Vous est-il déjà arrivé de rester coincé ? Enfermé sans aucun moyen de prévenir une tierce personne pour vous aider ? Je peux vous dire que si vous êtes du genre claustrophobe, votre sang ne fait qu’un tour et vous vous imaginez déjà mourir de faim et de soif dans la pièce exigüe... Heureusement pour Kurenai, la pièce était vaste et la jeune fille n’était pas atteinte de claustrophobie. La main de Tristan enserrait toujours la poignée. Il avait eu beau la tourner dans tous les sens possible et imaginable... la porte était belle est bien fermée à clé. Le visage de la jeune demoiselle était totalement dénué d’expression. Son esprit réfléchissait à un moyen de sortir de la bibliothèque sans provoquer trop de casse... Malheureusement il n'y avait aucune solution qui lui venait en tête. Il était clairement visible que la bibliothécaire ne laissait pas de double sur le comptoir au cas où des élèves ou des professeurs resteraient coincés. Ses sourcils dorés se froncèrent légèrement et ses lèvres laissèrent échapper un soupire d’exaspération. Comment diable la bibliothécaire avait pû quitter les lieux sans faire une ronde au préalable. A croire que son action était prémédité !

Tristan Levian ne semblait pas avoir de réponse au problème. Kurenai le regarda un instant, croisant son regard sombre. La situation dans laquelle les deux jeunes gens se trouvaient ne semblait pas inquiéter le professeur. A croire qu’il avait une idée derrière la tête... enfin des idées... Soudain le jeune homme lui parla de cuisine... La jeune demoiselle le regarda interloquée et quelque peu intriguée. Un craquement sourd se fit entendre. Le regard rubis de la jeune hybride se dirigea vers la main de Tristan qui enserrait la poignée. Cette dernière avait été arraché à la porte, par conséquent plus rien ne les retenait prisonniers au sein de la bibliothèque. Nonchalamment, le professeur poussa la porte qui grinça légèrement et se débarrassa de la serrure en la lançant en direction du comptoir. Kurenai ne prononça pas une parole, de toute manière il n’y avait rien à dire. Que Tristan arrache la poignée ou bien enfonce la porte à grands coups de pied le résultat était le même. C’était tout ce qui importait... Néanmoins la jeune femme nota que le professeur cachait des ressources hors du commun.

Kurenai allait accepter l’invitation... ou peut être même l’inviter à diner chez elle, quand soudain Tristan se pencha vers elle. Instinctivement la jeune demoiselle eu un mouvement de recul. Le professeur n’en tient pas compte et lui murmura de douces paroles... Ecoutant patiemment chacun des mots qui étaient prononcés, la jeune étudiante analysait la situation. Faire plus ample connaissance... Pourquoi pas mais dans la limite du raisonnable. Faire de Tristan un confident ? Un ami ? Ca semblait à première vue dure de par leur statut respectif. Mais on ne sait jamais ce que le destin nous réserve... Aucune expression ne transparaissait sur le joli visage de la demoiselle lorsque Tristan évoqua les personnes qui les observaient. Le jeune homme se releva. Le visage de son vis-à-vis était totalement neutre, lui donnant des expressions quelque peu froides et dures. Kurenai suivit le professeur sans broncher jusqu’à atteindre l’extérieur du bâtiment. Sa voix était neutre, dénuée de la jovialité dont elle avait fait preuve auparavant.

« Va pour un restaurant italien. Ca correspond bien à votre image de jeune homme galant. »

Son visage froid retrouva peu à peu des couleurs et un sourire apparut rapidement aux bords de ses lèvres. Arrivant sur le parking, Tristan ne perdit en rien de sa galanterie, accompagnant la demoiselle jusqu’à son siège. Le professeur possédait une belle voiture... mais ne me demandez pas de quelle marque il s’agissait... Kurenai s’intéresse aux automobiles comme elle s’intéresse au catch. En clair elle n’y connait absolument rien ! Les deux jeunes gens quittèrent la faculté pour se rendre en centre ville... Durant le voyage, la demoiselle essaya de se trouver un passé se rapprochant de la réalité. Elle ne voulait pas être vu comme un bête de foire voir pire alarmer un professeur de la faculté et finir entre de mauvaises mains. Kurenai ne savait pas si elle pouvait faire réellement confiance à Tristan Levian... tout se décidera lors de leurs conversations.


~*~



Les ténèbres, qui enveloppaient les bâtiments de la faculté, dissimulait deux hommes vêtus de costumes noirs. Ces derniers observaient au loin la bibliothèque du complexe. A leurs pieds gisait une montagne de cadavres de cigarette, preuve tangible qu’ils étaient là depuis de nombreuses heures... attendant le moment propice. Les deux hommes avaient reçus une mission simple : observer et capturer une jeune femme aux cheveux dorés. La demoiselle était sous surveillance depuis de nombreux mois mais aucune action n’avait pour le moment été intentée. Leur cible dénommée n°5-XIII avait toujours pris garde de rentrer avec quelqu’un et ce en pleine journée. Il leur était impossible de s’approcher de leur cible sans éveiller les soupçons de la population. Mais aujourd’hui elle semblait avoir commis une erreur... Un sourire mauvais apparut sur les lèvres du plus petite des deux hommes. Le type connaissait bien la cible. Il avait eu la chance de la rencontrer et à son sens il avait été plus que courtois ce jour là. Mais la jeune femme avait réussi à leur échapper... Mais se serait la première et la dernière fois ! Aujourd’hui elle allait tomber dans les mailles du filet et ne plus jamais en sortir… du moins pas indemne. Ecrasant une ultime cigarette, la crapule constata que leur cible n’était pas seule. Un homme était resté également dans la bibliothèque. Lâchant un juron il se retourna énerver vers son collègue... qui ne semblait pas avoir inventé la fusée spatiale...

« Bon sang à quoi ça sert de payer les gens pour qu’elle soit seule ?! »

Observant avec attention le nouveau venu, ils constatèrent que ce n’était pas quelqu’un à première vue de dangereux. Taille et corpulence correcte. Le grand n’aurait aucun mal à lui mettre une raclée... du moins c’est ce qu’ils croyaient…Voyant que leur cible était accompagnée, une horrible grimace teinta le visage sombre de la petite crapule. Il dégaina son téléphone et resta plusieurs minutes en ligne avec ce qui semblait être un supérieur. Lorsqu’il raccrocha il fit signe à son collègue de le suivre.

« On attend le bon moment... et on la choppe. Il nous est interdit d’échouer cette fois… Aucune erreur ne nous est permise compris ?! Le « Centre » veut absolument la récupérée. Quitte à se débarrasser discrètement du type. »

Les deux hommes quittèrent le campus et montèrent dans une voiture sombre, de l’autre côté de la rue, dont les vitres étaient teintées. La filature pouvait commencer... en espérant que le jeu en valait la chandelle...


[Suite : Mamma mia]

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