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 Rouge Crépuscule [PV - Hikari]

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Bouche de miel, cœur de fiel
[Lycan de la panthère]



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MessageSujet: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Mer 20 Jan - 17:06

Une bien belle journée s’achevait aujourd’hui, une journée d’hiver comme il les aimait : ensoleillée sans pour autant être chaude, et nulle once d’un mauvais vent à l’horizon pour venir gâcher ce beau temps. Seuls quelques nuages, petits moutons blancs sans importance, avaient tout du long de l’après-midi parsemé le ciel comme s’il était impossible que ce dernier fut d’un bleu immaculé lorsque la saison tendait plus à la neige qu’autre chose.
Il ne devait plus être loin de 18h30, à présent. Le soleil, après avoir projeté ses froids rayons toute la journée sur la ville se noyait à présent derrière les hautes constructions de béton, lentement mais inexorablement. Sa couleur avait viré à l’orangé rougeâtre, et dans ses derniers efforts pour illuminer la Terre il l’éclaboussait d’une sanglante lueur tout en étirant les ombres de chaque chose, chaque personne au maximum. La lune se laissait déjà percevoir haut dans le ciel, faiblarde et toute pâlichonne, mais déjà bien présente. Son disque était quasiment parfait ; demain, elle serait pleine.

Demain.

Mais aujourd’hui était bien pire.
Tout dépend de quel point de vue vous vous placez, bien sûr. Adoptons donc celui du lycan. Je ne pense pas avoir besoin de vous brosser un tableau, n’est-ce pas ? Si certains d’entre eux avaient le loisir de se transformer à volonté, nul ne pouvait, quoi qu’il en soit, échapper à la métamorphose mensuelle qui survenait quand le disque lunaire était à son apogée. Autant dire qu’en l’attente de cette nuit immuable depuis des temps immémoriaux, le corps pseudo-humain de chacun des êtres frappés de cette particularité se préparait lentement à ce brutal changement d’apparence. Et ils y en avaient chez qui les signes précurseurs étaient malheureusement bien plus visibles que d’autres.
Nikita appartenait à cette première catégorie. Et encore avait-il de la chance, car d’un point de vue extérieur son métabolisme n’était pas à ce point changé. On pouvait juste noter l’étrange couleur jaune de ses iris, ainsi que la forme verticale et effilée de ses pupilles. De véritables yeux de félins, tout simplement. Puis ses dents qui étaient bien plus affilées que la norme – même si elles l’étaient déjà au naturel –, sans oublier non plus cette sorte d’aura qu’il dégageait, plus animale qu’humaine, curieux mélange de sauvagerie, de soif de cruauté et de pulsions réprimées. Le lycan détestait cette nuit qui allait précéder celle de la pleine lune, il la haïssait comme il avait haït toutes celles qui l’avait précédé avant chaque pleine lune tout au long de son existence. Cette nuit où il ne savait pas vraiment ce qu’il était, homme ou bête. Son esprit se trouvait en totale contradiction avec son corps, il aspirait à courir par la lande sauvage et à s’éloigner de toute cette civilisation trop polluante à ses yeux mais sa faible carapace d’humain ne lui permettait pas de telles folies.
Alors il devait faire semblant d’être ordinaire parmi les autres bien qu’il se trouvait brusquement confiné, saisi d’une soudaine crise de claustrophobie aiguë. Il ne pouvait pas dormir car son corps était bien trop agité pour sombrer dans cette plénitude qu’offre le sommeil. Il ne pouvait de toute façon pas rester chez lui car les murs de son appartement, aussi grand que pouvait être ce dernier, l’enserraient comme les barreaux de béton et d’acier d’une cage indestructible. S’il sortait, les hauts immeubles se chargeaient aussitôt d’en prendre la relève. S’il quittait la ville, il ne pourrait de toute façon rien faire d’autre qu’assister à la lutte intérieure que se livraient ses pulsions et sa conscience, impuissant qu’il était face au sang métamorphe qui coulait en ses veines.

Il avait cependant trouvé un intermédiaire à tout ceci. Le seul qu’il avait pour l’instant. Prendre l’air frais sans s’éloigner vraiment. Faire mine d’être détendu, vaquer à d’inexistantes occupations et se fondre dans la masse du mieux qu’il pouvait sans pour autant se sentir étouffé, attaché. Le parc.

Plus grand monde n’y trainait à cette heure tardive de la journée, les familles étant déjà rentrées chez elles et les marchands divers commençant de fermer boutique. Un semi calme régnait, tandis qu’un nombre réduit de personnes arpentaient encore les divers sentiers battus du grand espace boisé qui bordait la ville. L’avocat faisait partie de ceux-là, bien qu’il fût loin de ressentir ce calme qu’il affichait en apparence, et que la tranquillité de ces lieux aurait normalement dû lui procurer comme il semblait visiblement le faire aux autres. Il lui fallait quelque chose pour le distraire, n’importe quoi serait le bienvenu. Son esprit était bien trop agité pour qu’il accepte de passer la nuit telle quelle. Auquel cas demain il ne vaudrait pas un clou, au travail.
Manque de chance, il aurait un procès important à assurer, et la plus petite erreur ne lui serait pas permise s’il voulait pouvoir faire accepter ses conditions à propos du client qui serait jugé.

Un attroupement un peu plus conséquent que les précédents qu’il avait croisé attira son attention. S’arrêtant un instant pour les observer, il crut entendre des éclats de voix qui tranchaient trop bien avec l’espace paisible des lieux de par leur violence et les mots crus qu’il lui semblait percevoir de temps à autre. Une dispute ? Cela semblait fort probable, en tout cas…
Eh bien soit, si ce « n’importe quoi » qu’il espérait devait être ça, alors il l’acceptait. Nikita reprit sa marche, l’orientant vers la petite bande. Sa curiosité était éveillé, il voulait savoir ce qui se tramait par là bas.

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Dernière édition par Nikita S. Füscher le Jeu 17 Nov - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Jeu 21 Jan - 18:38

Hiver... une des nombreuses choses que je n’aimais pas sur cette planète bleu ! Cette saison est totalement inconnue dans le monde céleste où règne un éternel printemps. Une douce chaleur apaisante et bienveillante ! Je me suis toujours demandé comment une telle saison pouvait exister. Il fait froid ce qui n’est en rien agréable. Les journées sont trop courtes à mon goût durant cette période. La Ville et ses environs sont entourés par la brume le matin et avec un peu de malchance supplémentaire la pluie ou bien la neige entre en jeu... Depuis mon arrivée sur cette maudite planète j’ai toujours détesté la saison hivernal et tout ce qu’elle signifie... du moins jusqu’à récemment ! En passant du temps dans une maison chaleureuse mon avis sur cette terrible saison a radicalement changé. Le froid est certes désagréable mais je suis heureux de savoir que quelque part il y a un lieu accueillant où je puisse me réfugier et me réchauffer. La nuit qui enveloppe la Ville n’est pas totale puisque cette dernière est illuminée de mille feux par les humains. Cette dernière est beaucoup plus belle et coloré en hiver que durant les autres saisons. La neige qui se complet parfois à recouvrir tout ce qu’elle touche et quand a elle magnifique de par sa couleur immaculée. Les flocons me font penser aux plumes des anges du paradis... Finalement j’aime cette saison.

~*~

Une journée hivernale calme... Le Soleil pâle avait parcourut le ciel azur rencontrant de temps à autre des nuages blancs à l’aspect cotonneux. La neige ne devait pas être bien loin... peut être recouvrirait-elle la ville durant la nuit ? Personne ne pouvait en avoir la certitude pas même les météorologues. Profitant de cette accalmie, je me suis décidé à mettre le nez dehors... Pour vous dire toute la vérité j’en avais quelque peu assez de tourner en rond dans la maison... Néanmoins il me fallut une énorme dose de courage et de bonne volonté pour réussir à quitter la maison et sa douce chaleur ! Même si je supporte beaucoup mieux la saison hivernale dorénavant, j’ai toujours beaucoup de mal à me faire au froid. Armé d’une épaisse écharpe bleu dragée recouvrant la moitié de mon visage, d’un long manteau noir doublé et d’une paire de gant, j’ai finalement réussi a posé un pied dehors. Une brise fraiche vient agiter mes cheveux. Instinctivement j’enfouie mon visage dans la douce écharpe. Quelle idée saugrenue j’avais encore eu...

A cause d’une récente escapade incongrue on m’avait ordonné – gentiment mais très clairement – de ne pas quitter la Ville sans prévenir et de rentrer tôt. A cette pensée je laissais échapper un soupire lasse et résigné formant de petites fumeroles blanches. Quittant le Quartier Résidentiel j’arpentais nonchalamment les rues de cette gigantesque ville. Je me suis arrêté de-ci de-là observant les passants vaquer à leurs occupations ou bien pour admirer les vitrines. Une boutique attira mon attention : une chocolaterie pâtisserie ! Je ne suis pas particulièrement gourmand mais je savais que si je ramenais des petites douceurs ce soir là... Kohané-san serait plus encline à me pardonner mon retard... Parce que du retard j’en aurais. Je n’avais aucune notion du temps, il était donc fréquent que je désobéisse bien malgré moi aux directives... Un autre soupire lasse s’échappa de mes lèvres. Poussant la porte je pénétrais dans la boutique déclenchant une délicate sonnerie. Il y avait déjà plusieurs clients ce qui me permit de regarder les douceurs en vitrine... Il y en avait pour tous les goûts : chocolats, tartes, gâteaux sec, viennoiserie... Au final je ne savais plus quoi prendre !

~*~

Cette journée ensoleillée touchait bientôt à sa fin. Les rayons du soleil étaient devenus rasant et diffusait une lueur orange voir rougeâtre sur l’ensemble de la Ville. Une couleur rappelant beaucoup trop le sang à mon goût... La nuit allait bientôt envelopper la Cité et les créatures sanguinaires allaient s’en donner à cœur joie. Malgré un danger accru les humains ne semblaient pas être affolés. Ces derniers se pavanait dans la Ville comme si de rien n’était. Après avoir vagabondé au milieu de la foule je m’étais trouvé un coin tranquille dans le parc de la cité des humains. C’était la une sorte de havre de paix parmi les immeubles de béton. Installer sur un banc je regardais les passants... Des amoureux qui se retrouvaient après les travails... Des familles qui étaient venues profiter du beaux temps pour sortir et s’amuser avec leurs enfants... Les marchants emballants qui vendaient des crêpes, gaufres que sais je encore ?!... Une vieille dame attira mon attention ! Son visage était marquer par les années mais il était paisible… Du moins jusqu'à ce qu’une bande de voyou viennent l’importuner. La grand-mère était seule et il n’y avait plus grand monde aux alentours : c’était une proie facile ! Mon sang ne fit qu’un tour !

Un des voyous qui devait approcher de la trentaine essaye de se saisir du sac de la dame... il n’en eu pas le temps. Ma main se referma sur son bras. Surprise ! Il ne devait pas si attendre aux vues de leurs regards étonnés. Mes yeux étaient aussi froids que la glace mais cela ne sembla pas réfréner les ardeurs de la bande. La vieille dame resta figée un instant puis compris que c’était son unique chance de se sauver. Lorsqu’elle eu disparut dans l’obscurité je relâchais violement le bras de l’homme. Ce dernier ne semblait pas avoir apprécié mon intervention dans ses affaires. Un cercle se referma sur moi... Comme à l’accoutumée j’eu droit aux menaces qui étaient supposé me faire peur. Le chef de la bande déversa un flot de juron à mon encontre avant d’arborer un sourire hautement sadique ! Quelle idée saugrenue j’avais encore eu là ?!

« Mais c’est quand y regardant de plus prêt t’as une belle gueule ! Tu sembles friqué en plus ! »

Un des types se rapprocha de moi mais je ne pouvais pas reculer étant pris dans un étau. Le vrillant du regard je perçu une lueur mesquine aux fonds de ses prunelles sombres. La lumière était de plus en plus faible... ce qui n’allait pas arranger mon affaire. Le voyou se saisit de mon visage pour me regarder de plus prêt. Un sourire satisfait étira ses lèvres alors que je dégageais de son emprise.

« Ce môme va peut-être nous rapporter quelque chose ! »

Mes sourcils se froncèrent. Sans me contrôler je lui avais assigné un coup. Mon poing était venue effacer son sourire ce qui au final me fit un bien fou... mais pas pour bien longtemps ! Un de ces camarades s’empressa de se saisir de mes poignets, planquant mes bras dans mon dos. Il était clair que j’étais mal parti du moins si j’avais été un simple humain. Il ne valait mieux pas trop m’énerver ou sinon ça allait chauffer pour eux... au sens stricte du terme.

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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Dim 24 Jan - 19:19

Alors qu’il se rapprochait de l’attroupement précédemment repéré, une petite silhouette courbée se détacha du lot, marchant d’un pas pressé et venant apparemment à son encontre. Nikita fronça les sourcils ; le soleil était en face de lui, il n’arrivait pas bien à distinguer les traits de l’étranger(e). Mais quelques enjambées de plus suffirent à lui démontrer qu’il s’était trompé : Non, la personne en question ne venait pas vers lui mais fuyait juste le plus rapidement possible du petit groupe, et il se trouvait simplement que son chemin l’amenait à croiser l’avocat. Par ailleurs, ce n’était qu’une vieille femme, comme il s’en aperçut bientôt. Une vieille femme qui, alors qu’elle arrivait en face de lui, leva un regard craintif sur le brun et serra fort son sac à main contre elle tout en marquant un léger écart pour ne pas passer trop près de lui. Visiblement, elle le craignait autant que ceux à qui elle venait bien malgré elle de se frotter précédemment. Pour sa gouverne, il fallait dire aussi que Nikita n’avait pas vraiment la tête de l’emploi ! Avec ses cheveux mi-longs en bataille, son regard animal et son teint pâle marqué par les profonds cernes de quelqu’un qui avait mal dormi… Il n’avait pas vraiment l’air de quelqu’un de fréquentable, aujourd’hui. Et demain, ça n’irait malheureusement pas en s’arrangeant.
Il passa son chemin sans même tenter de lui adresser un sourire, ou ne serait-ce un simple hochement de tête poli qui lui aurait signifié qu’elle n’avait rien à craindre de lui. Son attention était plus qu’à moitié concentré sur ce qui ressemblait de plus en plus à une querelle, là-bas. S’en mêler ne serait sûrement pas de bon augure pour lui mais, comme je vous l’ai déjà dit, il avait désespérément besoin d’un moyen de distraction, n’importe lequel. Et puis, puisqu’il devait justifier ses actes même à ses propres yeux… il lui semblait bien que la « répartition des forces » était inégale : S’il n’était pas encore assez près pour distinguer nettement chacun des protagonistes, il l’était tout de même suffisamment pour remarquer que l’un d’entre eux – à priori le plus petit, donc sans doute le plus jeune même si ça il ne pouvait le savoir pour l’instant – était seul contre les autres.

Les menaces d’un des types lui parvinrent distinctement alors qu’il n’était plus qu’à moins d’une dizaine de mètres du petit attroupement. Clair qu’ils ne voulaient pas du bien à leur victime !
Ce fut cependant à cause du jeune homme que tout commença à dégénérer sérieusement, lorsqu’il fit ravaler ses menaces, son ironie et par la même occasion, ses dents, à celui qui visiblement dirigeait la petite bande d’individus qui l’encerclaient. Un bref sourire sans joie vint étirer l’espace d’un instant les minces lèvres du lycan tandis qu’il prenait note de la force avec laquelle l’autre avait balancé son poing dans la figure de son agresseur. En voilà un qui ne manquait ni de mordant, ni de vivacité ! D’ailleurs, en y regardant de plus près, il n’avait pas l’air le moins du monde effrayé alors qu’il semblait pourtant net qu’il ne faisait pas le poids, face à un petit échantillon d’hommes dans la force de l’âge, sans nul doute couards pris séparément mais forts quand il s’agissait de se liguer tous contre un, attitude méprisante mais malheureusement bien trop fréquente par ici.

« Un problème, messieurs ? »

Sa voix se fit entendre dans le silence ambiant tandis qu’il était arrivé d’une manière tout à fait nonchalante – mais pas moins silencieuse –, comme s’il venait d’aborder un groupe de touristes pour leur demander tel ou tel renseignement. Les mains profondément enfoncées dans les poches de son long manteau, il s’était arrêté dans le dos de celui qui semblait tenir les rênes de ces voyous et avait parlé d’une voix tout à fait polie, parfaitement maîtrisée. Visiblement, aucun d’eux n’avaient perçu sa présence avant qu’il ne s’arrête et ne prenne la parole, sauf peut-être le jeune homme sur qui ils déversaient leur bile depuis tout à l’heure – auquel cas il n’en avait soufflé mot – ; sans doute qu’ils étaient trop concentrés sur ce qu’ils allaient bien pouvoir faire à leur proie pour lui faire payer l’affront à leur chef. L’un deux s’était d’ailleurs déjà occupé de lui emprisonner sévèrement les mains dans son dos pour l’empêcher de toute tentative de récidive.
Toujours est-il que son approche à la limite du furtif lui valut un sursaut de la part de certains, simple tressaillement pour d’autre. Ils se retournèrent vers lui – sans pour autant détourner leur attention complètement de leur proie – et Nikita se contenta de leur adresser un sourire affable tout en les jaugeant d’un regard où nulle émotion ne se lisait. Puis un pressentiment le prit aux tripes et il détourna la tête pour fixer le jeune homme qui restait toujours les mains tenues derrière son dos. Rivant son regard clair au sien, il le fixa un long temps sans rien dire, réalisant alors qu’il avait mal jugé son vis-à-vis. Bien que, vampires mis à part, le lycan ne soit pas capable de distinguer les différentes races les unes des autres – simple manque d’expérience, ou peut-être bien qu’il n’y arriverait jamais – c’était assez clairement visible que celui-là n’était pas humain, contrairement aux autres. Dès lors, il trouvait tout à coup assez normal de n’avoir pas plus détecté de signe de peur chez lui que chez ses adversaires… Prenez n’importe quelle race non humaine, et les individus choisis étaient inconditionnellement plus fort que ceux-là qui n’avaient aucune particularité notable. Alors pour peu qu’il soit un tant soit peu vicieux, ou simplement porté sur la colère…

« Besoin d’aide ? »

Le regard toujours dirigé vers le jeune homme et la voix tout aussi posée que tout à l'heure, il ne s’était adressé à aucun personnage en particulier, bien qu’il n’avait pas la moindre envie d’aider cette bande de pouilleux… Cela dit, les autres pouvaient interpréter le message comme ils le souhaitaient, lui n’en avait cure. Tout ce qu’il voulait, c’était juste pouvoir détacher ses pensées ne serait-ce qu’un instant de la prochaine pleine lune et de ses instincts animaux qui refaisaient peu à peu surface en lui.

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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Mer 27 Jan - 18:54

Vous avez déjà essayé de jeter de l’huile sur une flamme ?! C’est ce que je venais de faire dans le cas présent... Les paroles de ce type avaient réveillé une vieille blessure qui refusait de cicatriser. La colère avait balayé mon sang froid en quelques secondes et mon poing c’était abattu sur son visage. Le chef de la bande cracha un filet de sang et me lança un regard haineux... ce qui m’arracha un sourire. Malgré la prise qu’un de ses acolytes avait sur mes bras, j’étais assez satisfait de ce que je venais de faire. Néanmoins la situation dans laquelle je me trouvais ne me plaisait guère. Je ne voulais pas me servir de mes facultés angéliques pour ne pas éveiller des curiosités malsaines. Ma force physique quand à elle ne me permettrait pas de venir à bout de tous ces voyous. Je me retrouvais donc coincé. Soudain une voix résonna derrière la petite troupe, cassant le silence qui s’était installé. Toutes les personnes présentes se retournèrent vers une seule et même direction... Le type qui me retenait, enserra plus fortement mes poignets ce qui m’accrocha une grimace de douleur.

Un homme se tenait dans l’obscurité semblant observer la scène d’un regard détaché. Les mains dans les poches il avait clairement une attitude nonchalante, qui me déplut fortement. Soudain une chose m’inquiéta... beaucoup plus que les menaces des voyous. Je n’avais absolument pas sentis cet homme approcher ce qui était déconcertant. Fronçant les sourcils, je vrillais mon regard glacial sur le nouvel arrivant. Ce dernier se contenta de sourire froidement à la bande et posa son regard sur ma personne. Un frisson parcourut mon échine lorsque ses yeux si particuliers sondèrent les miens. Il y avait comme une lueur sauvage au fond de ses prunelles. C’était déstabilisant et intriguant à la fois. Néanmoins je ne laissais rien transparaitre sur mon visage qui était resté de marbre depuis sa soudaine apparition. Il me jaugea tout comme je le faisais de mon côté. Ses cheveux mi-longs en bataille et ses yeux cernés laissaient à penser qu’il avait passé une mauvaise journée ou bien une mauvaise nuit... Une étrange anxiété sembla s’élever parmi les voyous. Ces derniers semblaient hésiter entre chercher des ennuis au nouveau venu ou bien l’envoyer voir ailleurs. La voix de l’inconnu résonna à nouveau, son regard toujours vriller sur moi. Un sourire ironique et une expression hautaine éclairèrent mon visage. Ma voix était dénuée de toute émotion. Froide comme la brise qui agitait les branches des arbres du parc...

« Je m’en sors pour le moment très bien tout seul ! »

Ma petite réplique prétentieuse eut la bonne chose de faire rire la petite troupe de voyous. Grand bien leur fasse ! Il était hors de question que je demande l’aide à une tierce personne et de surcroit à un inconnu. C’était ma fierté qui était en jeu... ou plutôt ma vanité dans le cas présent. Le chef de la bande s’approcha du mystérieux homme et posa sa main sur son épaule. Son visage essayait d’être amical mais une once de moquerie et de supériorité était perceptible derrière son sourire. Est-ce adressé à son vis-à-vis ou bien à moi ? Je ne saurais le dire… Il se retourna vers ses acolytes et les héla. Sa voix était assurée et joyeuse...

« Que diriez-vous si ce type se joignait à nous ? Plus on ait de fou plus on rit ! Hein les gars ?! Je suis sûr qu’il a envie de passer un peu de bon temps avec nous et avec notre jeune ami... On ne va pas lui refuser ce plaisir ! »

Une seconde vague de rire secoua la troupe et les voyous acquiescèrent à la proposition de leur leader. Ces types commençaient sérieusement à me taper sur le système nerveux. Je ne supportais pas cette vermine nuisible qui était tout bonnement bonne à être exterminée à coup de lance flamme... comme ce sale ivrogne. La nausée me guette rien que de songer à cet homme… Le type qui emprisonnait mes membres se pencha vers moi me murmura qu’ils allaient bien s’amuser avec moi et ce durant de nombreuses heures... Dois-je vous dire que mon sang ne fit qu’un tour ?! Non je ne pense pas. Ni une ni deux j’abatis mon talon de toutes mes forces sur son pied. Technique imparable pour qu’on vous lâche les bras. Deuxième étapes… Donner un coup de coude violent et sans retenue dans l’estomac ! Ce que je ne manquais pas de faire avec toute la hargne dont je pouvais faire preuve. Mon visage n’exprimait rien, pâle et froid comme le marbre. Néanmoins dans mes yeux brulait la flamme de la colère et de la haine. Je haïssais ces hommes comme je haïssais celui de mon enfance. Le type tomba à genoux au sol et sembla suffoquer. Même si j’en avais éliminé un, il en restait toujours quatre... non cinq si on comptait l’inconnu. Le leader lâcha un juron à mon encontre et je lui adressais un sourira mesquin en guise de remerciement. Je cherche les ennuis... vous croyez ?!

« Vous voyez je m’en sors très bien tout seul... »

Observant un instant les iris jaunes je me demandais bien à quoi pouvait penser cet homme. Je n’arrivais pas à lire ses intentions ce qui était assez énervant je dois dire. Un sourire plus doux et amical illumina mes traits.

« ... Mais si vous le souhaitez je vous permets de m’aider à leur donner la correction qu’ils méritent ! Ca défoule assez bien je dois dire... »

Une nouvelle fois je venais de jeter de l’huile sur le brasier que j’avais d’allumé. La lumière rouge du crépuscule éclairait la scène lui donnant un aspect inquiétant voir macabre. Mon regard acier était concentré sur le jeune homme. Plus rien n’existait autour, ayant occulté la présence des simples humains... quelque part je sentais que cet homme ne faisait pas partie de cette race faiblarde et vaniteuse. Néanmoins je n’arrivais pas à cerner sa nature. Malgré mes dires j’espérais qu’il ne soit pas un ennemi mais plutôt un allié...

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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Dim 28 Fév - 18:36

« Que diriez-vous si ce type se joignait à nous ? Plus on est de fous, plus on rit ! Hein les gars ?! Je suis sûr qu’il a envie de passer un peu de bon temps avec nous et avec notre jeune ami… On ne va pas lui refuser ce plaisir ! »

Il avait osé poser sa main sur son épaule, il avait osé le dévisager tout en lui décochant ce sourire moqueur… Nikita crispa les mâchoires, retenant un sarcasme qui n’aurait eut d’autre effets que de le rabaisser au même niveau que ces misérables… Pauvres cons, va. Qu’ils se gaussent quand leur victime déclarait pouvoir sortir tout seul sans aide. Qu’ils se croient fort parce que supérieurs numériquement parlant ! Ils allaient vite déchanter, et découvrir à leur insu qu’il ne suffit pas d’être un tas de muscle pour s’en sortir. Avoir un peu de cervelle n’aurait pu que leur être bénéfique dans cette situation là.
L’avocat ignora délibérément son vis-à-vis et ses acolytes qui riaient de nouveau, pour garder son attention fixée sur le jeune brun. Son visage était resté absolument neutre depuis son arrivée, aussi impénétrable que s’il n’avait été qu’un simple masque et lui n’arrivait pas à déchiffrer la moindre once de sentiment dessus. Tandis que celui qui le maintenait prisonnier se penchait vers lui pour murmurer quelques propos que le lycan ne put saisir car emportés par le vent à son opposée, il passa soudain en mouvement et se libéra en quelques coups efficaces de l’étreinte dans laquelle il était tenu. Quelques coups dont la force contrastait étrangement avec son apparence élancée et dont on n’aurait pas même soupçonné l’existence chez un être humain normalement constitué. Quoiqu’à bien le regarder, Nikita ne valait pas mieux physiquement parlant. Malgré son long et large manteau noir qui lui retombait jusqu’à mi-mollet, on pouvait tout de même distinguer sa maigre silhouette au travers et son teint blafard n’arrangeait pas ses affaires. D’autant plus qu’il était un peu plus petit que la plupart des hommes présentement sur les lieux – mais qu’est-ce qu’ils avaient, aussi, être tous grands comme ça hein ? –. Et pourtant, le sang lycan qui coulait dans ses veines et qui gagnait en puissance à l’approche de la pleine lune le rendait bien plus fort que la personne banale et faiblarde qu’il semblait être au premier abord. Comme quoi, mieux valait ne pas se fier aux apparences…

« Vous voyez, je m’en sors très bien tout seul, insista le jeune homme après avoir mis KO son détenteur, croisant le regard de Nikita avant de lui adresser un sympathique sourire et de reprendre la parole : … Mais si vous le souhaitez, je vous permets de m’aider à leur donner la correction qu’ils méritent ! Ça défoule assez, je dois dire… »

Et les quatre types de se mettre à rire de nouveau à gorge déployée aux phrases de l’inconnu, à croire qu’ils étaient encore assez bêtes pour se croire plus fort malgré que l’un de leur compatriote ai été mit à terre en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire. Le lycan observa un long moment son vis-à-vis sans mot dire, gardant ses yeux aux pupilles félines plongées dans les orbes bleues du brun, avant de finalement laisser à son tour un maigre sourire tirer ses traits tendus, dévoilant une rangée de dents plus pointues que la norme. Il lui permettait ? Non, ça n’allait pas. Il n’avait pas besoin de l’autorisation de quelqu’un pour laisser libre court à sa violence ante-métamorphose ! S’il avait envie de placer une droite dans la figure de celui qui avait osé le regarder de haut et avec ce mépris si apparent, tout à l’heure, il n’allait certainement pas attendre qu’on lui dise qu’il pouvait le faire ! Il retint cependant ces pensées pour lui et lui seul, se gardant bien de les dévoiler à voix haute. Et puisque lui aussi avait le droit de laisser libre court à ses pulsions, soyez sûr qu’il n’allait pas se gêner !

« Vous êtes bien aimable, assurément. » Murmura le lycan d’une vois basse et chaude sans cesser de le fixer du regard, alors que son sourire prenait peu à peu des allures carnassières. Parfaitement immobile, il était toujours planté devant le meneur de cette petite bande de minable et n’avait pas bougé ne serait-ce que d’un cil depuis qu’il s’y était arrêté là. L’autre cessa de se concentrer sur l’inconnu qu’ils avaient « capturé » tout à l’heure pour reporter son attention sur le nouvel arrivant, et le ricanement qui lui échappa cette fois laissait parfaitement voir qu’il n’était plus autant à l’aise que tout à l’heure. Eh, avait-il enfin commencé à saisir que ces deux hommes qu’ils pensaient faibles et inférieurs à leur petit groupe de détrousseurs sans vergogne n’étaient pas vraiment ce qu’ils pouvaient laisser supposer à première vue ? Un mauvais pressentiment, ne serait-ce simplement une étincelle d’intelligence, aurait-il fait long cheminement pour enfin arriver jusqu’à son cerveau atrophié et lui lancer quelques signaux d’alarmes ? Probable. Mais en tout cas guère suffisant pour que les quatre hurluberlus aient la bonne idée de tourner les talons en vitesse avant de subir le même sort – sinon pire – que celui de leur compagnon d’infortune, toujours effondré au sol. Parce qu’en plus d’être cons, ils n’avaient pas l’air bien résistant…

Le silence s’installant de manière désagréable, l’avocat reprit de nouveau la parole en s’adressant une fois de plus au jeune homme, dédaignant les autres ;

« Cependant, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur ce qui vous pousse à penser que je suis votre allié potentiel… Après tout vous ne me connaissez guère, je pourrais tout aussi bien être venu non pas pour me porter à vos côtés mais plutôt aux leurs – il désigna les humains d’un léger hochement de menton – ne pensez-vous pas ? »

Le sourire mauvais et plein d’espoir qui étira alors les lèvres du pseudo-chef donna envie au lycan de lui foutre une droite plus qu’autre chose dans son visage horripilant tandis qu’il devinait à l’avance les paroles pleines d’hypocrisie que l’autre s’apprêtait à prononcer. Il prit alors conscience que la main de l’homme était toujours sur son épaule au moment où ce dernier resserra les doigts en un petit pressement qu’on aurait pu qualifier d’ « affectueux » puisque l’autre pensait désormais avoir affaire à un compagnon et non un ennemi. Il n’avait même pas été capable de déceler le sarcasme omniprésent dans les paroles qu’il venait de prononcer… Ni une ni deux, il lui attrapa le poignet et serra jusqu’à ce qu’il lâche prise, avant de le lui tordre violemment et sans douceur aucune.

« Cela dit, ce n’est pas le cas, reprit-il d’un ton où perçait ce qui aurait pu passer pour une note d’amusement. En conséquence de quoi je me ferais un plaisir de venir à votre aide – si tant est que vous en ayez besoin – plutôt qu’à la leur. Je dois dire que j'ai les nerfs un peu portés à vif ces derniers temps, et je pense avoir bien besoin de me défouler... »


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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Jeu 4 Mar - 20:17

Les rires de la bande s’élevèrent dans les airs rompant le silence inquiétant qui stagnait sur le parc. Une grimace exaspérée fissura mon masque impassible. Cette bande de crétins devaient sans aucun doute penser que leur camarade leur faisait une crise d’appendicite aigüe ! Détachant mon regard de ces imbéciles je le reportais sur l’inconnu. Ce dernier ne m’avait pas lâché une seconde des yeux. Cela devenait quelque peu inquiétant ou irritant je ne saurais le dire... du moins jusqu'à ce que j’aperçoive le faible sourire sur ses lèvres. Sa voix et ses paroles étaient chaudes légèrement suaves... pourtant mon corps fut secoué par un frisson glaciale. Son regard quasi félin... son sourire sanguinaire... tout ca ne me disait rien qui vaille. Mon instinct céleste me sommait de prendre mes jambes à mon cou et de me sauver au plus vite. Mais ma fierté était bien trop forte que voulez vous. Impassible je laissais mon regard naviguer sur tous les représentants de la scène. Le chef émit un rire bien différent que précédemment... plus nerveux que moqueur. Ignorant passablement les voyous, l’inconnu à la physionomie féline s’adressa de nouveau à moi. Je sentis le sang se glacer dans les artères et les veines qui parcourraient mon corps.

* Je me suis trompé sur ses intentions ?! Ou bien est-ce ironique ? *

Me battre contre quatre ou cinq humains ne me gênaient guère... En un peu moins d’un siècle j’avais été confronté à des situations plus ou moins similaires voir parfois pires. Alors pourquoi diable en cet instant une inquiétude sourde s’évertuait à me crier de ne pas faire de cet homme mon ennemi ? Mes yeux bleus acier ne purent s’empêcher de le jauger. Malgré les ténèbres grandissants je pouvais encore discerner certains détails. Il était à peine plus grand que moi... Ce n’était en rien une armoire à glace au contraire. Il ne semblait pas menaçant... A première vue. Car instinctivement je savais qu’il dissimulait quelque chose. Les eaux calmes et en apparence tranquilles sont souvent les plus dangereuses. Nombreux sont ceux qui ont crus bon de s’y aventurer et ont fini par se noyer. Je ne voulais pas que ca m’arrive... Mieux valait rester sur ses gardes. S’il était leur allié... les choses se compliqueraient mais j’avais toujours la possibilité de fuir par les airs... même si c’était uniquement en dernier recours.

~*~

Quittant mon potentiel ennemi des yeux je m’attardais sur le meneur de la stupide troupe. Ce dernier affichait à nouveau son sourire emplis d’assurance et de satisfaction. Il pensait avoir gagné la guerre avant même que la bataille n’ait lieu. Quel imbécile ! Je ne savais décemment pas sur quel pied danser... Comment diable devais-je interpréter les paroles de cet homme ?! Ma question muette trouva rapidement une réponse lorsque ce dernier s’empara du poignet du chef de la bande pour lui faire lâcher la prise qu’il avait sur son épaule. Vu la forme biscornue qu’avaient prise sa main et le craquement glauque qui avait précédé... Son poignet était assurément cassé. Pour la première fois un semblant de surprise éclaira mon visage. Mes yeux s’agrandir légèrement lorsque l’inconnu et officiellement allié m’annonça qu’il voulait se défouler... Si une petite bagarre pouvait l’aider à se décharger de sa tension ou que sais-je... C’était une pierre deux coups...

« Un peu d’aide ne serait pas de refus... »

Sans plus attendre j’esquivais le coup d’un des gros bras de la bande. Heureusement que j’avais de bons réflexes sinon je pouvais dire adieu à mes dents ! Se refusant de baisser les bras le molosse essaya de m’attraper par le col... Peine perdue pour lui j’avais déjà glissé du coté de son flanc et allait lui assigné un coup de point bien placé histoire de lui briser une ou deux côtes... Mais ça c’était sans compter l’intervention de son comparse – certes plus menue que son collègue mais imposant tout de même – qui me pris à la gorge. Fichtre ! Si je ne surveillais pas mieux mes arrières je ne ferais pas de vieux os... Ni une ni deux le bouledogue allemand fonça sur moi avec un sourire digne de Hannibal Lecter... Impossible de me dégager avec le crétin qui enserrait ma gorge avec son bras... Bon trêve de remords si je ne voulais pas finir en charpie ! Il me fallait utiliser ce que la Mère Nature m’avait octroyé. Loin d’être une force de la nature j’avais tout de même un certain avantage sur ses banals humain. Comme si c’était là mon ultime geste j’abatis ma main droite sur le visage de mon geôlier. Ce dernier émit un petit rire sarcastique face à cette gifle dérisoire... Du moins de son point de vue. Malgré la fraicheur de la nuit qui s’installait, il pu rapidement sentir la chaleur qui s’emparait de sa joue... pour bientôt devenir une insupportable brûlure. Prit de panique le voyou me lâcha se frottant désespérément la joue pour constater que sa chair était carbonisée. J’eu juste le temps de me décaler pour éviter le taureau furieux qui fonçait sur moi. Je lâchais un soupire de soulagement.

* Il s’en ait fallu de peu ! *

Il fallait que je trouve un moyen de me débarrasser rapidement de ces deux types... quoique la brûlure semblait avoir passablement choqué le voyou qui se tenait maintenant à bonne distance, ne sachant pas que faire. Son camarade sortit un couteau rétractable. La lame semblait teintée de sang à cause de la lumière rougeâtre du crépuscule. Mes sourcils se froncèrent alors que mes yeux vrillèrent l’armoire à glace qui s’avançait à grands pas vers moi. Avec un peu de chance et de l’agilité j’arrivais à esquiver ses attaques... Mais soudain le voyou changa son arme de main et abattit sa lame prêt de mon visage. Avec une chance extrême je réussi à éviter le coup et par la même occasion de perdre un œil... mais le couteau entama ma peau, me laissant une éraflure qui ne tarda pas à saigner. Passant ma main sur la blessure je regardais ma main teinté du liquide rouge. Cette enflure allait me le payer. Je relevais mon regard soudain assassin pour le poser sur celui qui avait osé me marquer. Une aura meurtrière flotta autour de moi et le taureau perdit brusquement sa hargne au combat. Mais cette fois c’était mon tour d’attaquer. Plus fin et élancé que ce gros balourd je fus rapidement à son niveau et frappa son flanc avec toute la force dont j’étais capable. Le coup ne sembla pas lui faire grand mal… pas autant que je l’espérais. Réitérant la même action que pour le précédant mais avec plus de violence, j’abattis mon point sur son visage... Sa peau se consuma comme s’il s’agissait d’un morceau de papier. Ecarquillant les yeux, le taureau savait que s’il continuait sur cette voie, il finirait en steak rôtie ! Il recula et jeta un coup d’œil à son camarade. Tous deux portaient une trace de brûlure. Ils semblaient avoir compris que je n’étais pas humain... Avançant vers eux avec assurance et surtout colère... les deux hommes ne tardèrent pas à prendre leurs jambes à leur cou, emportant avec eux leur ami gisant au sol.

« C’est toujours ça de moins... que fait mon " camarade de jeu " ? »

Je sentais le liquide chaud se répandre sur ma joue. Je l’essuyais à nouveau du revers de la main et me retournais pour chercher du regard l’inconnu qui avait gentiment proposé de m’aide. Restait à savoir s’il s’en sortait... Autre problème... voudrait il quelque chose en compensation ?


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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Ven 12 Mar - 9:42

Le crépuscule s’éternisait et semblait ne jamais devoir s’achever, comme s’il était dit que toute l’action se passerait éclaboussée du sang des dernières lueurs de l’astre céleste avant que celui-ci ne disparaisse derrière l’horizon pour laisser place à la nuit. La tension qui régnait au sein de ce petit groupe hétéroclite était palpable, entre les brigands qui ne savaient pas quoi penser du nouvel arrivant, celui avec une gueule d’adolescent qui semblait également indécis quant à ses intentions et lui qui avait les nerfs à fleur de peau du fait de l’imminence de la future pleine lune. Quelques paroles furent échangées, entre coupées de lourds silences qui ne faisaient que rendre l’atmosphère plus étouffante qu’elle ne l’était déjà. Puis l’avocat annonça finalement ses intentions quant à ce qu’il comptait faire par la suite, et toute cette tension éclata d’un coup comme une bulle de savon, tandis que tout semblait enfin se mettre en mouvement.
Que dit-on déjà ? Ah, oui : Ceux qui mordent les premiers sont ceux qui, des assaillants, n’ont pas confiances en leurs chances de gagner. Avaient-ils été déstabilisés à ce point par le bref échange de parole entre les deux non-humains pour passer à l’attaque aussi rapidement ? Toujours est-il que le jeune brun fut vite aux prises avec deux des quatre voyous encore debout, et Nikita cessa pratiquement de lui prêter attention presqu’aussitôt. C’est qu’il avait autre chose à faire que de contempler placidement le « spectacle » qu’offraient les combattants… Même si c’était amusant de voir que les deux gros bras avaient beau faire, ils n’arrivaient pas vraiment à avoir le dessus sur leur adversaire qui, en plus de paraître bien plus jeune qu’eux, était également d’une stature bien plus frêle.
Le « chef » de cette petite troupe et son comparse semblaient avoir momentanément oublié l’avocat pour observer le déroulement du combat de leurs collègues. Le lycan sentit un profond agacement monter en lui de se sentir ignoré de la sorte… Ainsi les deux autres pensaient qu’il ne valait même pas la peine d’être combattu ? Ou bien attendaient-ils sagement qu’il leur casse chacune de leurs articulations comme il avait brisé le poignet du leader quelques instants auparavant ? Il fit craquer les articulations de ses phalanges. Le dernier type de la troupe qui avait conservé toute son intégrité physique sembla se rappeler de sa présence et se tourna vers lui, un sourire mauvais aux lèvres dévoilant ses chicots. Son regard était assez simple à comprendre : si lui, comme tous les autres, avaient été relativement déstabilisés par son arrivée, il semblait que la montée soudaine d’adrénaline dans son corps le lui ait déjà fait oublier, et qu’il pensait en terminer assez rapidement avec son vis-à-vis. Ce en quoi il avait par ailleurs parfaitement raison, bien que l’issue du combat ne soit certainement pas celle qu’il attendait… Ou espérait, du moins. Il agrippa l’épaule du lycan – mais qu’est ce qu’ils avaient tous avec on épaule ?! – pour l’attirer vers lui tandis qu’il s’apprêtait à lui décocher un joli crochet du gauche, mais Nikita lui glissa entre les doigts et, venant directement se plaquer corps à corps avec lui, intercepta d’une main son poing, enroulant ses doigts autour des siens et serrant jusqu’à sentir la main de l’autre craquer de façon anormale. Dans un même temps, tandis que son agresseur se crispait instinctivement sous l’effet de la douleur soudaine, il lui envoya son genou violemment dans le bas-ventre. Sans doute l’un des coups les plus efficaces qu’il existe quel que soit le type d’adversaire – masculin, bien entendu – qu’on l’on avait en face. Il se plia littéralement en deux en laissant échapper un gémissement de douleur. Nikita aurait presque pu avoir pitié de lui… s‘il n’était pas totalement dénué de ce genre de sentiments. Il lui enfonça le coude dans l’arrière de la nuque et son adversaire tomba à genoux, penché en avant comme recroquevillé sur lui-même. Puis il en profita pour lui assener un coup de taloche dans le dos, et l’autre se retrouva face contre terre, sonné et sans doute incapable de combattre avant un petit bout de temps durant lequel le lycan chercha des yeux le leader de cette joyeuse bande de cons. Où était-il passé, celui là ? Il ne mit pas longtemps à l’apercevoir cependant que le combat durait encore entre le brun et ses deux assaillants. Le quatrième joyeux luron se tenait prudemment en retrait de la scène, observant le déroulement des actions tout en se tenant d’une main le poignet cassé par ses soins tout à l’heure. Nikita enfonça les poings dans les poches de son long manteau et s’approcha de lui d’une démarche nonchalante, un demi-sourire posé aux lèvres. L’autre s’étrangla avec un petit hoquet de stupeur en le voyant arriver vers lui, mais eut la bonne idée de ne pas prendre ses jambes à son cou et de s’enfuir, bien qu’il fût visible qu’il en crevait d’envie. Alors, avait-il tout de même une minuscule graine de courage implantée en lui, pour ne pas s’enfuir quand il devenait évident que ses hommes de mains venaient de se faire casser la gueule. L’avocat s’arrêta à ses côtés, l’air de rien, et laissa son regard errer vers la scène un peu en contrebas.

« Eh bien ? demanda-t-il d’un ton moqueur, vous vous permettez d’agresser des vieux et fuyez dès que vous trouvez adversaires à votre taille ? Ce n’est guère très reluisant, tout ça… A votre place, j’aurais tout de même un peu honte. »

Il tourna la tête vers lui pour planter son regard animal dans celui de son vis-à-vis, lequel commençait à chercher en bégayant une réponse plausible mais s’interrompit net lorsque les prunelles du lycan se rivèrent aux siennes. Il faut dire, qu’en plus du fait que ses iris étaient devenus d’un jaune d’or, ses pupilles s’étaient entièrement rétractée pour adopter la forme de celles d’un félin, et ses yeux semblaient luire légèrement sous les derniers rayons du soleil agonisant.

« Ainsi, vous êtes même trop lâche pour arriver à me donner une quelconque réponse. » Il soupira, puis fronça le nez en sentant une soudaine odeur de chair cramée lui parvenir sous le vent. Désagréable à sentir pour son côté humain, elle paraissait alléchante au félin et aiguisait ses instincts de prédateur. Il se trouva un peu mal à l’aise, détestant et désirant une simple odeur en même temps. C’était une sensation assez étrange, mais sur laquelle il passa vite, pour se concentrer plus sur l’odeur en question plutôt que sur ce qu’elle déclenchait en lui. Il lui avait déjà semblé la sentir quelques instants plus tôt lorsqu’il était encore aux prises avec son adversaire, mais il n’y avait pas prêté attention plus que cela, ayant à vrai dire tout autre chose à faire.
Nikita ne fut pas long à en trouver l’origine, et ne put empêcher un nouveau sourire de venir retrousser ses lèvres. Le môme – bien que maintenant il lui était tout à fait évident qu’il n’était pas humain, et donc ne devait pas avoir l’âge qu’il paraissait au premier regard – semblait avoir un pouvoir des plus intéressants… Les deux types qu’il affrontait finirent par rendre les armes et décampèrent sans demander leur reste, ayant récupéré au préalable leur comparse, première victime du brun. Ne restaient à présent plus que celui qu’il avait mit à terre – et qui l’était encore – en plus du leader aux côtés du quel il se trouvait présentement.

« Je vais vous faire une fleur, déclara-t-il tout à trac à son vis-à-vis qui se mit soudain – on se demande bien pourquoi – à respirer un peu plus normalement. Je ne vous amocherais pas plus que vous ne l’êtes déjà. Il attrapa alors soudainement entre ses doigts son poignet cassé et serra fort, jusqu’à ce que l’autre crie sous la pression et la douleur insupportable qu’il lui causait. Mais recroisez encore une fois mon chemin, et je vous promets que cette fois je ne vous raterais pas. » Il n’avait pas cillé une seule fois tandis qu’il parlait, ni même détaché à aucun moment son regard du sien, et ses yeux étaient comme une promesse muette de ce qu’il venait de dire. Il finit par lâcher l’homme après avoir laissé échapper un soupir plein de mépris à son intention, et le laissa déguerpir, récupérer son camarade puis suivre les autres membres de sa bande avec empressement. Pitoyable, vraiment. Il cessa de s’intéresser à lui dès lors qu’il fut sorti de son champ de vision, pour ensuite prêter de nouveau son attention au seul autre protagoniste qu’il restait, c'est-à-dire le jeune brun aux pouvoirs de pyromane. L’avocat avança vers lui et s’arrêta une fois qu’il fut en face, observant une distance d’à peine plus d’un mètre entre eux deux. Il nota alors la blessure causée par une lame que l’autre portait au visage, mais n’en fit aucun commentaire.

« Beau combat, se contenta-t-il simplement de décréter tout en le jaugeant du regard. Et beaux pouvoirs. »

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Dernière édition par Nikita S. Füscher le Mer 31 Mar - 2:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Dim 21 Mar - 19:40

Le crépuscule ne semblait pas vouloir céder sa place aux ténèbres de la nuit. Les derniers rayons luttaient sans relâche pour éclairer le ciel de plus en plus sombre. Mais ce n’était qu’une question de temps... ces dernières lueurs de résistance disparaitraient bientôt aux confins de l’ouest derrière les hauts immeubles de la ville humaine. Les lampadaires diffusaient une lumière orange pâle sur le gazon où avait eu lieu une partie de l’affrontement. Je me tenais là entre la lumière et les ténèbres. Malgré la pénombre grandissante je réussis tant bien que mal à localiser mon allié du moment. Ce dernier avait ses mains dans les poches de son manteau... Attitudes quelque peu nonchalante à mon goût après ce qui venait de se passer... Il se tenait à côté du chef de la bande de voyous. Mes sourcils se froncèrent sur le moment.

* Que peuvent-ils bien se dire ? Une sorte d’arrangement ? *


C’était les questions qui martelaient mon esprit. Mes yeux bleus cobalt - un bleu profond légèrement violet et teinté de méfiance – fixaient avec une rare intensité les deux hommes. Soudain un cri déchira le silence. La suspicion disparue instantanément de mon visage remplacée aussitôt par de la surprise. En toute sincérité je dois dire que j’ai légèrement tressailli.... mais vraiment très légèrement ! Le leader souffrait le martyr... aux prises avec l’inconnu. Ce dernier enserrait tout simplement sa main brisée. Une grimace de douleur traversa mon visage. La souffrance du voyou était palpable dans son cri et assez difficile à supporter pour un ange... même un ange déchu comme moi. Néanmoins je me ressaisis rapidement et retrouvais mon masque de neutralité absolu. Après tout pourquoi devrais-je ressentir une quelconque empathie pour des types pareils ?! Finalement mon allié relâcha la main du leader qui était dans un piteux état ! Je contemplais un instant les deux derniers « survivants » de la bande déguerpir en toute hâte... Combien de temps c’était écoulé depuis le début de cette histoire ? Quelque minute sans doute...

~*~

Les dernières lueurs du soleil commençaient à disparaitre. Je m’avançais avec scepticisme vers celui qui m’avait aidé à mettre une raclée à une bande de crétin. Je ne connaissais rien de lui et comme le dit un vieil adage « on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne »... Les voyous étaient partis certes mais ce qui m’attendait maintenant était peut être pire qu’une bande de crétin ?! Absorbé par mes pensées je m’arrêtais laissant quelques mètres entre lui et moi. Après tout mieux valait être prudent. L’inconnu semblait être absorbé par les deux hommes et se retourna vers moi que lorsque ces derniers eurent disparu dans les ténèbres du parc. Il s’avança vers moi... Sa démarche avait quelque chose de mystérieuse. Ce n’était en rien la banale démarche d’un humain... Non... il avait quelque chose d’animal peut être de félin dans sa manière de se mouvoir. Une démarche légère qui ne provoque aucun bruit... une démarche de prédateur ! Un voile sombre traversa les traits impassibles de mon visage lorsque cette idée effleura mon esprit. Une inquiétude sourde s’empara de moi. A mesure qu’il avançait dans ma direction je priais pour ne pas être sa proie... si bien sûr il était réellement un prédateur. Il s’arrêta à moins d’un mètre de moi et je laissais échappé un léger soupire de soulagement. Je me sentais étrangement mal à l’aise... peut être à cause de son regard de félin. Ses yeux étaient étrangement effilés comme ceux d’un fauve, même leur couleur doré rappelait ces animaux. Il me complimenta sur mon combat... cela voulait dire qu’il m’avait observé... c’était bien connu des chasseurs... Pourquoi j’avais cette inquiétude grandissante que j’étais une proie face à un dangereux prédateur ?!... le reste de sa phrase m’arracha des expressions d’inquiétude mêler de colère. Ce n’était pas dirigé contre cet homme mais plutôt envers moi... J’avais une sainte horreur de me dévoiler... de me donner en spectacle. C’est avec une impassibilité maitrisé que je m’adressais à mon tour à mon vis-à-vis.

« Merci... étant gringalet c’est assez utile dans de telle situation... »

Je regardais mes mains... celles qui avaient laissé une trace douloureuse mais temporaire sur le visage des deux voyous. Quoique ils auraient sans doute des cicatrices. Il faut dire que je n’y étais pas allé de main morte sans vouloir jouer les humoristiques. En observant mes mains j’eus la mauvaise surprise de m’apercevoir que quelque chose n’allait pas ! Ma main gauche était enveloppée dans un gant en cuir de jolie conception... ma main droite était entouré d’un morceau de tissu noir et brulé au niveau de la paume. Ecarquillant les yeux ma neutralité se brisa ! Je passais de la surprise au choque pour finir par de la consternation. Je venais de cramer un gant tout neuf que je venais tout juste de recevoir... un cadeau de Noël ! Dans le feu de l’action je n’avais pas pensé à ôter mes gants. J’allais me faire tuer en rentrant. J’allais avoir du retard et en plus j’avais détruits ma pair de gants... Oui j’étais un homme mort ! C’était un fait indubitable ! Mais j’avais déjà pensé à quelque chose pour me faire pardonner de mon retard... Ca me revenait maintenant à l’esprit. Sur le chemin j’étais passé dans une chocolaterie pâtisserie. Où est-ce que j’avais laissé mon paquet ? Soudain je regardais un peu de partout oubliant un instant l’inconnu qui se trouvait en face de moi, complètement affolé ! C’était clairement visible sur mon visage. Quelque chose me tracassait. Lorsque je localisais le paquet sagement posé sur le banc je courrais dans sa direction. Personne ne l’avait pris ! Je poussais un long soupire de soulagement. Mince... pour qui il allait me prendre de me sauver de la sorte ?! Mais qu’est ce que je peux être crétin parfois... souvent... BON D’ACCORD TRES SOUVENT ! è_é

Je pris le paquet emballé dans un papier couleur chocolat avec des motifs dorés et plusieurs rubans. Je retournais vers l’inconnu qui n’avait pas bougé de place. Il fallait que je le remercie... après tout il m’avait aidé. Arrivé à sa hauteur je respectais une distance de sécurité... oui l’idée qu’il soit un prédateur et que je sois une éventuelle proie ne m’avait pas quitté. Je vrillais mon regard bleu caeruleum dans le sien. Un frisson me parcouru l’échine mais je ne baissais pas mon regard pour autant.

« Merci de m’avoir aidé... Je n’ai pas pu voir votre combat étant un peu trop occupé avec les deux crétins... mais il semble que vous vous en êtes mieux sorti que moi... »

Oui car lui n’avait rien... Moi j’avais été assez stupide pour me faire entailler la peau. D’ailleurs le sang commençait à coaguler et laissait uniquement une petite trainée rougeâtre dans le sens de la longueur de la coupure. L’odeur du sang me chatouillait désagréablement les narines. C’était une odeur qui me donnait la nausée. J’ai toujours mis ça sur ma nature céleste... Une brise légère mais néanmoins glaciale faisait danser les branchages du parc. La neige était aux portes de la ville et le froid se faisait de plus en plus sentir. Le combat achever... l’adrénaline retombait peu à peu. Je me sentais soudainement lasse et fatigué. La pression était retombée d’un seul coup et avait laissé un grand vide. Le froid commençait à mordre la chair de mon visage. Le vent était piquant et je fermais les yeux par reflexe. Dans un même mouvement je plongeais la moitié de mon visage dans l’épaisse écharpe bleu dragée qui entourait mon cou. Mon manteau noir me protégeait assez bien des morsures du vent. Une fois les bourrasques glaciales passées je sortais ma tête comme une tortue sort de sa carapace. Ouvrant les yeux, je posais à nouveau mon regard sur l’inconnu... je ne connaissais pas son nom et je ne savais pas si je devais me présenter ou non...

« Je suis désolé de vous avoir entrainé là dedans... euh... »

Je jetais un coup d’œil au paquet que je tenais dans les mains... Bon tant pis si je me faisais tué à mon retour ! Avec un peu de chance je survivrais. Je suis plus costaud que j’en ai l’air… Peut être qu’elle me mettrait à la porte ?! Ah et puis zut ! Je lui tendais le paquet d’une manière un peu gauche je dois dire. Je ne le regardais pas… de peur qu’il se moque de moi ou pire qu’il prenne un air offensé. Des fumeroles blanchâtres s’échappaient de mes lèvres.

« C’est tout ce que je peux vous offrir pour vous remercier. C’est des chocolats... un assortiment de chocolats noirs et chocolats au lait pour être exacte... Avec des amandes et je ne sais quoi d'autre... Ah ! Mais vous n’aimez peut être pas le chocolat ?! »

Je le regardais à nouveau. Un peu honteux... légèrement embarrassé. Je lui imposais plus ou moins un cadeau pour le remercier. Il devait s’en moquer royalement !
Franchement... je suis un crétin !

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Bouche de miel, cœur de fiel
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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Mer 31 Mar - 3:27

La nuit avait finalement finit par tomber avec l’achèvement de ces petites bagarres, comme si elle avait attendu qu’ils terminent tous de s’affronter les un les autres pour enfin laisser son voile céleste recouvrir les lieux. La petite bande de voleurs du dimanche, mise en déroute par les bons sons conjugués des deux protagonistes encore présent sur la scène, n’avait pas tardé de disparaître à l’horizon dès lors qu’ils avaient pu ficher le camp. La trempée qu’ils venaient de se prendre allait certainement leur laisser des séquelles aussi bien physiquement – pour certains du moins – que mentalement. Il faut dire que se faire battre à plate couture alors qu’on est en supériorité numérique, ça fout un sacré coup de poing dans l’amour propre et la confiance en soi de tout un chacun. Ils y regarderaient à deux fois, la prochaine fois qu’ils s’en prendraient à une petite vieille à priori sans défense, teh. Qui s’y frotte, s’y pique, comme disait l’autre. Une bonne leçon qu’ils avaient subi à leurs dépends et qu’ils n’étaient sûrement pas près d’oublier.
Nikita s’était rapproché du jeune inconnu, le complimentant sur ses capacité sans cesser un instant de le quitter du regard. L’autre semblait étrangement mal à l’aise vis-à-vis de lui, comme s’il percevait quelque chose dans sa présence qui le gênait, qui lui inspirait une forte méfiance malgré que le lycan lui soit venu en aide à l’instant. Voire même plus que de la méfiance : de l’inquiétude. Amusé par cette réaction provoquée sans aucun doute par ce qu’il devait dégager alors qu’ils étaient à une nuit de la pleine lune, l’avocat eut toutes les peines du monde à empêcher un sourire carnassier de venir étirer ses lèvres en un inquiétant rictus. Le gamin – puisqu’il ne savait pas son nom et n’avait aucun autre qualificatif sous la main malgré le fait qu’il ressemble plus à un ado qu’à un mioche – avait un visage où les expressions étaient si faciles à déchiffrer que pour un peu il aurait presque eut l’impression de pouvoir deviner avec exactitude ce qu’il pensait. D’ailleurs, il ne sembla pas apprécier la dernière petite remarque que lui fit son interlocuteur à propos de son pouvoir, bien que Nikita ne comprenne pas bien pourquoi. Il n’avait pourtant rien dit de moqueur, narquois, méchant ou autre, non ? Alors quoi ? La seule idée qui lui effleura brièvement l’esprit était celle que, peut-être, le brun n’aspirait pas trop à ce qu’un parfait inconnu comme il l’était pour lui à ce jour connaisse ses capacités surnaturelles. Ce qui était, tout bien réfléchi, assez normal.

« Merci… Etant gringalet, c’est assez utile dans de telles situations… »

Nikita ne répondit pas, se contentant simplement d’un léger acquiescement aux paroles du jeune homme. Lequel semblait d’ailleurs soudainement très concentré sur sa paire de gants, ou plutôt ce qu’il en restait puisque l’un des deux était si sérieusement amoché qu’il n’y avait plus rien à faire pour espérer lui redonner aspect convenable. Une jolie batterie d’émotions se disputèrent alors la place sur son visage juvénile, et le lycan chercha pas cette fois à empêcher son faciès de trahir un léger amusement face à cette situation. Certes, il ne savait absolument rien du train de vie que menait son vis-à-vis, mais à en voir sa soudaine réaction on avait l’impression que l’état désastreux de ses gants était actuellement ce qu’il y avait de plus important pour lui, une affaire d’état peut-être même ! Puis sa consternation – dernière émotion en date – disparut pour laisser place à un affolement total, le brun se mettant à regarder tout autour de lui comme s’il cherchait quelque chose qui lui était vital et qu’il devait retrouver au plus vite. L’étonnement se la disputant avec l’amusement sur son visage, le lycan haussa légèrement un sourcil en voyant l’autre se précipiter vers le banc le plus proche pour se saisir d’un paquet tout enrubanné donc son odorat surdéveloppé – surtout quand il se trouvait sous le vent – lui permettait de deviner qu’il s’agissait de nourriture. Mieux, de pâtisserie, pour être plus précis.
Ledit paquet sous le bras, son ex-partenaire du combat de tout à l’heure revint vers lui, s’arrêtant à quelques pas d’écart de Nikita. Futile distance de sécurité… Leurs regards se croisèrent à nouveau, jaune d’or et bleu profond. Il devina que le brun s’apprêtait à prendre la parole ;

« Merci de m’avoir aidé… Je n’ai pas pu voir votre combat étant un peu trop occupé avec les deux crétins… Mais il me semble que vous vous en êtes mieux sorti que moi… »

Le lycan haussa les épaules, l’air tout à fait nonchalant. Ce genre de compliment lui passait complètement au dessus de la tête, pourtant la politesse lui dictait une réponse à lui adresser s’il ne voulait pas passer pour un de ceux qui ne se prennent pas pour de la merde et se gorgent tout autant de ce genre de remarques appréciatives que d’une victoire remportée sur le ring.

« Bah… Il faut dire aussi que je n’ai pas eu deux molosses sur le dos, comme vous. Je n’ai pas plus de mérite parce que j’en suis ressortit sans aucune blessure physique, contrairement à vous qui avez cette méchante entaille au visage. Quant à mon ‘combat’, il n’avait rien d’exceptionnel donc vous n’avez rien manqué. Et quand bien même c’aurait été le cas qu’au final tout ça n’aurait de toute façon eut aucune importance. »

Il se tut tandis que de brutales rafales de vent se mettaient soudainement à souffler, glaciales. Ses cheveux mi-longs, qu’il ne prenait jamais la peine d’attacher, virevoltaient en tout sens à un point tel qu’il sentait un léger agacement commencer de poindre en lui. Il faut dire que se manger ses cheveux bon gré mal gré ou bien s’en prendre les pointes dans les yeux, c’étaient des choses dont il se serait volontiers passé. Enfin, le vent daigna s’arrêter et le paysage retrouva son aspect normal, complètement calme. Cela dit, le froid était toujours aussi mordant bien qu’il ne soit pas vraiment sensible aux variations de températures. Son vis-à-vis le semblait lui, en revanche. Il reprit la parole pour s’excuser, avant de lui tendre le paquet qu’il avait toujours entre les mains, surprenant Nikita par ce geste inattendu.

« C’est tout ce que je peux vous offrir pour vous remercier. Ce sont des chocolats, un assortiment de chocolats noirs et de chocolat au lait pour être exact… Avec des amandes et je ne sais quoi d’autre. Ah ! Mais vous n’aimez peut-être pas le chocolat ?! »

Tandis que leurs regards se croisaient à nouveau, Nikita perçu l’embarras que ressentait son vis-à-vis et eut de nouveau ce sourire amusé au bord des lèvres. Un léger éclat de rire lui échappa, alors qu’il tendait une main pour repousser le présent vers son propriétaire, en un poli refus de l’offre.

« Vous n’avez pas à vous excuser, tout comme vous n’avez pas à me remercier pour cette affaire. Je suis venu voir ce qu’il se passait ici uniquement parce que l’envie et la curiosité m’aiguillonnaient, pas pour le désir d’aider mon prochain. Aussi vous n’êtes redevable de rien envers moi, d’autant plus que j’ai l’impression que vous vous en seriez aussi bien sorti tout seul si je n’étais pas venu mettre mon grain de sel. N’est-ce pas ? »

Il cessa de parler un instant, se contentant juste de fixer son vis-à-vis après avoir terminé sa tirade sur cette note interrogative et un brin sardonique qui n’attendait pas vraiment de réponse, insinuant simplement un fait que tous deux savaient pertinemment. Puis il reprit la parole après quelques secondes d’un lourd silence ;

« De plus, je suppose que vous aviez au départ prévu d’offrir ceci à une toute autre personne que moi, non ? Pourquoi donc la priver de quelque chose dont elle serait sans doute plus heureuse que moi ? »

Son ton s’était légèrement radouci alors qu’il se taisait pour de bon, sans avoir une seule fois décroché ses yeux de ceux de l’inconnu. Et de fait, il n’avait rien contre le chocolat, mais n’en raffolait pas pour autant non plus. En revanche, l’odeur autrement plus alléchante du sang de sa blessure ne cessait d’occuper ses pensées animales, l’empêchant de vraiment se concentrer sur ce qu’il disait et faisait... Demain, mieux vaudrait qu’il ne croise personne tandis que la folie du fauve trop longtemps réprimée en lui prendrait le dessus sur son côté rationnel.




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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Mar 6 Avr - 18:55

Les dernières lueurs de l’astre Solaire étaient désormais fanées. Le Soleil avait disparu derrière les plus hauts bâtiments de la ville des humains et avait cédé sa place à une magnifique Lune. Cette dernière était presque pleine et légèrement voilée par des nuages sombres. Reflétant la lumière du Soleil elle éclairait avec une rare intensité le ciel qu’elle gouvernait désormais. Une auréole orange entourait l’astre lunaire alors que ce dernier arborait des reflets rougeoyant. Les lueurs artificielles de la ville créaient un masque orangeâtre opaque qui dissimulait partiellement la beauté du ciel. Il était assez difficile de voir les étoiles et les constellations quand on se trouvait dans les rues parsemées de lampadaires. Néanmoins dans le parc on pouvait réussir à observer les étoiles les plus brillantes comme Vénus nommée ''Etoile du Berger'' dans les temps anciens... Cette obscurité naissante ne me plaisait pas. Je suis du genre diurne et je dirais même plus je tire ma force du Soleil... Pour ne rien arranger je possède une mauvaise vue la nuit venue... comme ces stupides humains en faite... Néanmoins cela ne semble pas être le cas de mon vis-à-vis. Ce dernier semble dans son élément. Malgré les ténèbres qui nous entouraient je pouvais sentir son regard qui me scruter avec une étonnante facilité. Mon paquet tendu vers lui je me risquais à observer les traits de son visage. Je fus assez surpris de le voir légèrement étonné. Mon geste quelque peu maladroit semblait l’avoir pris au dépourvu mais il se reprendre rapidement. Mes yeux d’un bleu clair intense rencontrèrent à nouveau son regard mordoré et je me sentis encore plus embarrassé. Je ne pouvais plus détacher mon regard du sien. Il avait quelque chose de particulier dans ses prunelles que j’en oubliais presque où je me retrouvais. Je clignais des yeux plusieurs fois afin de reprendre mes esprits... A croire qu’il m’avait hypnotisé avec son regard de félin !

~*~

Son étonnement fit rapidement place à de l’amusement. Les lumières des lampadaires aux alentours me permirent de percevoir un léger sourire étirer ses lèvres laissant apparaitre des dents d’une incroyable blancheur. Un éclat de rire rompit le silence durant un court instant et mon visage s’empourpra à nouveau de honte. Il n’y avait aucune note déplaisante dans son rire au contraire il avait été naturel. C’est en repoussant doucement le paquet vers moi que le jeune homme refusa poliment mon présent. A son tour il prit la parole alors que je tenais le paquet contre moi. Je ne lui en voulais pas d’avoir refusé je comprenais parfaitement ses raisons. Il disait vrai... j’en étais parfaitement conscient. Même sans son aide je m’en serais sortit d’une manière ou d’une autre. La bande de voyou était composé uniquement d’êtres humains aux faibles capacités. Je ne suis pas égocentrique ou vaniteux du moins je ne le pense pas... réaliste serait le mot juste ! La bagarre aurait sans doute durée plus longtemps mais je m’en serais finalement sorti. Pour répondre à sa question je hochais légèrement la tête dans une réponse affirmative et murmura quelques paroles à peine audible. Je sentais son regard me vriller...

« Oui... Sans doute... »

Le silence s’installa durant quelques minutes. Ce dernier était assez oppressant et je fus heureux de le voir reprendre la parole. Sa voix emplis à nouveau l’espace qui nous entourait et surtout qui nous séparait. Encore une fois il avait raison... Ce paquet était bel et bien destiné à une autre personne. Même si je commençais à douter que des simples chocolats réussissent à endiguer sa fureur... Gants fichus, blessure, bagarre et retard ! La liste commençait à être longue… Qui vivra verra ! Les prunelles dorés et effilées comme celle d’un félin de mon vis-à-vis ne cessaient de me fixer. C’était assez déconcertant d’être ainsi observé et dans un même temps quelque peu inquiétant. La peur sourde qui somnolait en moi grandissait un peu plus à chaque instant. Les vents chassaient les nuages et laissaient apparaitre à de rares moments la Lune. Cette dernière éclairait le parc d’une lumière blafarde accentuant le teint pâle de mon vis-à-vis. Il n’avait pas l’aura d’un vampire mais... il avait quelque chose de similaire. Une aura dangereuse que les Anges perçoivent avec force. Je baissais les yeux un instant réfléchissant à ce qui pourrait se passer. Nous allions repartir chacun de notre côté cela ne faisait aucun doute. Soudain une brise fraiche traversa le par cet agita la cime des arbres. Le vent était doux et transportait avec lui une agréable odeur. Même si le sens de l’odorat n’est pas surdéveloppé chez moi je réussis à percevoir les effluves de nourriture. Ca sentait vraiment bon et tout ça me rappela qu’il commençait à se faire tard. Même mon corps fut saisit pas les douces odeurs car mon estomac émit un grognement impatient. Je relevais mes yeux azurin vers mon acolyte du moment en émettant un petit rire gêné. Instinctivement je me frottais la joue signe de mon embarras non dissimulé.

« Je crois bien que je commence à avoir faim... »

Un second rire m’échappa mais ce dernier laissait transparaitre des notes amusées. Les montres ou toute chose s’en rapprochant étaient un accessoire inconnu pour moi. Je flânais durant des minutes voir parfois des heures et lorsque j’en avais assez je rentrais. Le temps n’avait pas d’importance pour moi mais ce n’était pas le cas de tout le monde. C’est la raison pour laquelle je me faisais régulièrement réprimander sur ce sujet. Dans tout les cas mon corps me rappelait parfois à l’ordre comme ce jour là. Une question me vient alors à l’esprit. Est-ce que Kohané-san m’en voudrait si je dînais dehors ? Je lui expliquerai la situation et avec un peu de chance elle me pardonnerait. Je regardais d’où provenais la délicieuse odeur. Sous un lampadaire se trouvait une petite camionnette. Quelques personnes se trouvaient aux alentours et commençaient à s’approcher. Il s’agissait sans doute de ces commerçants ambulants qui vendent des sandwichs, hotdogs et autres plats rapides à faire. Je me reconcentrais sur mon vis-à-vis et lui adressa un sourire poli.

« Ca vous direz de manger avec moi ? Je vous invite ! »

Une nano seconde plus tard je me disais en moi-même que je jouais vraiment avec le feu. Je me méfiais du jeune homme depuis le début même s’il m’avait prêté main forte durant la bagarre. Il y avait quelque chose chez lui ou du moins dans sa nature qui m’inquiétait… Alors pourquoi diable l’inviter à manger ? Ah j’ai oublié je suis un crétin... Le bon sens – qui me faisais grandement défaut à première vue – aurait dû me dicter de le remercier une dernière fois et de rentrer chez moi. Mais non bien sûr que non je suis un crétin. Alors je l’invite à prendre son diner avec moi. Mais Hikari invite le carrément à te manger ça sera plus simple ! Heureusement pour moi il ne semble pas carnivore... du moins je l’espère. Je commençais à me poser des questions même si mon visage ne laissait rien transparaitre de mes angoisses. Ce n’était pas un vampire alors je ne devais pas m’inquiéter. Soudain quelque chose me frappa. C’était bien beau de l’inviter mais on ne s’était même pas présenter l’un à l’autre avec tout ça. Je lui tendais ma main droite avec un sourire maladroit au bord des lèvres.

« Avec tout ce qui s’est passé je ne me suis pas présenté... Je me nomme Hikari... Enchanté »

Bon avec un peu de chance il ne voudrait pas manger quelque chose qui à un prénom ?! Ma blessure saignait à nouveau et quelques gouttes de sang perlèrent sur ma peau blanche. Je fis une moue lorsque je sentis le liquide chaud sur ma peau. Avec tout ça j’allais tacher mon écharpe si ce n’était pas déjà fait... Tant pis !

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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Lun 7 Juin - 22:59

Spoiler:
 


La peur… Etait-ce cela qu’il devinait chez son vis-à-vis alors que pas un instant il ne détournait son attention de lui ? Oh, il ne se trompait que rarement là-dessus. Le jeune homme le masquait bien, mais au fond il semblait un profond malaise à se trouver en sa compagnie, comme s’il n’arrivait pas à déterminer concrètement ce qu’était le lycan mais sentait tout de même la menace qu’il représentait pour lui et pesait sur ses épaules. D’ailleurs, tout être normalement constitué aurait prêté un tant soit plus d’attention à ce genre d’avertissements. Si votre instinct vous soufflait que la personne devant vous représentait un potentiel danger pour vous, préféreriez-vous rester à ses côtés ou bien lui fausser compagnie à la première occasion ? Occasion que l’avocat lui avait d’ailleurs fournie en refusant ce présent visiblement destiné à un – une ? – autre, et que le brun aurait pu saisir en prétextant qu’il était attendu quelque part, et que cela était urgent.
Or, il ne l’avait pas fait.
Bien au contraire, il s’était mit à rire lorsque les gargouillements de son ventre avaient brisé le silence qui les enveloppait, et en avait profité pour lui proposer d’aller manger un morceau en sa compagnie. Soit il était inconscient, soit il avait un goût pour le danger inconsidéré. L’avocat ne pouvait se targuer de connaître un homme rien qu’en le jugeant d’un coup d’œil avisé, aussi aurait-il été bien en veine de définir ce qu’il en était vraiment. Mais quoi qu’il en soit, cela arrangeait ses affaires puisqu’il avait grandement besoin de distraction, et que cet inconnu représentait visiblement la proie idéale pour ce faire.

« - Ça vous dirait de manger avec moi ? Je vous invite ! » L’avait-il donc questionné quelques secondes auparavant.
« - La politesse m’interdit de refuser une invitation proposé si aimablement, répliqua-t-il avec cet éternel demi-sourire fiché au coin de ses lèvres. Il continua après une brève pause ; J’avoue que la faim me taraude également, les heures qui me séparent de mon dernier repas se font de plus en plus longues. »

Ouai. Sauf qu’il pouvait parfaitement se passer de nourriture un jour entier, voire même parfois deux avant de commencer à vraiment le sentir passer. Ce qu’il venait d’omettre de préciser, c’était que la faim qui étreignait ses tripes était toute autre, et que son partenaire improvisé ne faisait que l’attiser davantage en restant à ses côtés alors qu’il était blessé. Non pas qu’il ait envie de planter ses crocs – que par ailleurs il n’avait pas, pas encore – dans cette chair qui aurait tenté plus d’un fauve, ça non. Nikita restait tout de même suffisamment humain pour que la bête en lui ne prenne le contrôle à ce point. Mais il ne pouvait cependant empêcher son côté animal de s’exciter à la vue – ainsi qu’à l’odeur – de ce sang carmin, si frais…

Nikita se serait volontiers frappé pour détourner ses pensées de ce point précis sur lequel elles ne cessaient de se focaliser, revenant s’y fixer encore et encore avec un acharnement évident. Il déglutit péniblement, et le cacha derrière une soudaine quinte de toux qui lui offrit en même temps l’occasion de délaisser les iris azurés du jeune homme. Bon sang, la pleine lune n’était que la nuit prochaine, pas celle-ci à ce qu’il sache !

« - Avec tout ce qui s’est passé je ne me suis même pas présenté… Je me nomme Hikari… Enchanté. »

Relevant les yeux vers lui en l’entendant parler à nouveau, il repéra la main que le prénommé Hikari lui tendait et s’en saisit en une brève poignée. Le contact physique, mieux valait éviter, aussi infime soit-il. Nikita avait vraiment les nerfs à fleur de peau, là.

« - Nikita, répondit-il dans un mince sourire. Enchanté de même. A supposer que l’on puisse se trouver enchanté de rencontrer quelqu’un dans de telles circonstances… »

Après tout, ce n’était pas comme s’il venait de foutre une sacrée dérouillée à une bande d’imbéciles. Mais si un peu quand même. Presque.

Son regard se concentra un instant sur la blessure de l’autre, et l’avocat afficha une mine soucieuse. Avant de se décider à jouer le bon samaritain, et de poliment tendre au jeune brun un mouchoir au préalable extirpé de l’une de ses poches.

« - Vous saignez », énonça-t-il platement comme pour justifier son geste.
Proie ou pas proie, mieux valait qu’Hikari cesse de se présenter à lui avec cette entaille qui continuait à saigner, même légèrement. L’homme était certes capable de brider ses pulsions ce soir – demain serait une autre nuit – mais il y avait tout de même des limites à tout. Et puis après tout, ça la foutait mal que d’aller dîner quelque part avec du sang sur le visage. Un minimum de tenue, quand même.

Attendant que son vis-à-vis se saisisse du morceau de papier blanc qu’il lui tendait, Nikita reprit à nouveau la parole sur le ton de la conversation, comme si tout cela était on ne peut plus banal. Il y avait un temps pour tout et en l’occurrence, puisque son interlocuteur semblait suffisamment insensé pour rester en sa compagnie quand bien même il exsudait la méfiance à son égard, autant essayer de gagner sa confiance en paraissant un peu plus… normal. Même si, vous me le concéderez, ses iris dorés et ses prunelles dont la forme concurrençaient celles d’un chat – ou de tout autre félin, soit dit en passant – étaient tout sauf normales.

« - Et, par simple curiosité… Où irions-nous donc manger ? »

A nouveau, il lui décocha un aimable sourire. Les masques, la comédie… De tout cela, il en faisait son terrain de jeu quotidien et était passé maître dans l’art de se faire passer pour celui qu’il n’était pas. Et même si Hikari devait fortement se douter qu’il y avait anguille sous roche, peut-être finirait-il par se laisser prendre au piège, tout compte fait. A définitivement faire la sourde oreille à tout ce qui pouvait bien lui dire de ne pas se fier à ce type étrange qui lui faisait actuellement face et rivait son regard au sien.

Ah, autre chose aussi. Désignant le paquet qu’il avait rendu à son propriétaire d’un vague geste du menton, Nikita le questionna de nouveau, une vague lueur interrogative dans le regard.

« - Ce paquet… Vous ne seriez pas attendu, des fois ? C’est que je ne voudrais pas vous retarder parce que vous vous sentez redevable envers moi. »

Voilà. Il lui laissait une dernière chance de partir. La seule.


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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Mar 24 Aoû - 17:10

Ô douce nuit... ton linceul de ténèbres enveloppe la ville avec douceur.
Ta compagne la lune veille sur ce monde nocturne...


Une légère brise faisait valser les branchages des arbres dont les cimes caressaient les nuages. Au milieu de cet océan de verdure nous nous observâmes. Je ne pouvais détacher mon regard azurin du visage de cet homme. Quelque chose au fond de moi me murmurait que si jamais je le quittais trop longtemps des yeux... il serait capable de me dévorer. Vous savez comme le grand méchant loup dans ces contes pour enfants. Cette idée ne me réjouissait guère. Qui donc serait rassuré à l’idée d’incarner le pauvre petit chaperon rouge face au terrible loup ? Assurément personne... Mais j’étais tout de même assez stupide pour me réjouir de le voir accepter mon invitation. Que voulez vous... l’inconscience atteint des sommets chez moi... ou alors est-ce la folie ?! Néanmoins son demi-sourire ne me rassura guère... ni même son regard - aussi perçant que celui d’un prédateur - qui ne cessait de me fixer avec insistance. C’était légèrement gênant voire même un peu inquiétant... Je devais arrêter de toujours être sur la défensive. Je ne risquais plus rien désormais alors pourquoi fallait-il que je sois constamment sur le qui-vive ?! Un lointain instinct de conservation dont j’avais beaucoup de mal à me défaire sans doute.

~ ☼ ~

Soudain mon comparse de bagarre fut pris d’une affreuse quinte de toux. Il était peut-être malade ?! Voilà pourquoi il avait un teint si blême ! Je venais de trouver une explication rationnelle à la pâleur peu commune de sa peau ! Certes cela ne ballaya pas pour autant mes inquiétudes sourdes mais me rassura un peu. Il ne fallait pas qu’il reste au dehors avec cette brise de plus en plus froide. Je me présentais un peu maladroitement. Ses iris dorés se posèrent sur mon visage qui affichait un sourire un peu crispé puis se posèrent sur la main que je lui tendais. Il sembla hésiter un instant mais s’empara de ma main pour la relâcher aussitôt. Une brève poignée de main... Ses réflexions sur les circonstances de notre rencontre me firent sourire. Ce n’était pas un sourire tendu ou poli comme j’avais pus lui en adresser jusqu'à maintenant... non c’était un sourire franc et amusé. Il est vrai que dans ces circonstances on pouvait être difficilement enchanté de rencontrer quelqu’un... quoique... Sous ses airs quelque peu étranges cet homme semblait être amical et sympathique. Nikita sortit de l’une de ses poches un mouchoir en papier et me le tendit avec une mine soucieuse. Je le regardais un peu interloquer avant de comprendre. Son aspect dangereux était de plus en plus effacé par sa gentillesse à mon égard. Je devais vraiment arrêter de voir le monde entier comme mon ennemis... c’était vraiment une mauvaise manie.

« Oh merci... avec tout ça j’en avais presque oublié mon entaille. »

Alors que je me saisissais du mouchoir qu’on me tendait, mon vis-à-vis m’interrogea sur le lieu où nous irions manger. Vaste question ! Je faisais pression sur ma petite plaie et le mouchoir se teinta rapidement en rouge. Ce n’était pas une effusion de sang pour autant mais simplement quelques perles carmin. Je réfléchissais un instant à un restaurant qui pouvait être sympathique... mais aucun ne me vient de suite à l’esprit. Nous étions dans un quartier plutôt culturel qui ne se prêtait guère à une sortie gustative. Mais nous étions proches du vieux quartier de la ville où il y avait quelques restaurants dont la renommée n’était plus à faire. Absorbé par mes réflexions j’en fus extirpé par la voix de Nikita. Ce dernier désigna d’un signe de la tête le paquet que je tenais avec ma main libre. Mes yeux cæruleum se posèrent une brève seconde sur le paquet renfermant les chocolats. Un rire légèrement mi-amer mi-amusé s’échappa de mes lèvres.

« Vous n’avez pas à vous en faire pour ça. Ce paquet... C’est en quelque sorte mon assurance vie. rire - Je l’ai acheté en prévision de la colère d’une amie... elle se fâche quand je rentre tard. Malheureusement pour moi je n’ai pas la notion du temps et j’ai donc anticipé. Avec un peu de chance ce cadeau calmera sa fureur... du moins je l’espère. »

Mes yeux observaient le paquet alors qu’un sourire amusé flottait sur mon visage. Je rangeais le mouchoir usager dans une des poches de mon manteau en espérant que la plaie ne saigne pas à nouveau. Je jetterais le papier une fois rentré ou bien dans une poubelle sur le chemin. Je relevais le visage vers Nikita et le détailla un instant. Il semblait amical à première vue mais rien à faire quelque chose me disais qu’il y avait quelque chose qui clochait chez lui... Avec un énorme effort je réprimais au plus profond de moi mes instincts de suspicion et de méfiance. Ma mauvaise manie avait décidemment du mal à être contenue. Je lui adressais un sourire poli et continua la conversation de la manière la plus banal qu’il soit.

« Il y a plusieurs restaurants aux abords du parc dans le vieux Naniwa... Ils servent de la cuisine traditionnelles mais vous préférez peut être un endroit plus moderne ?... Un restaurant du quartier Minami ?! »

Il fallait dire que le cœur économique ou plutôt commercial de Naniwa se trouvait dans le quartier de Minami... grouillant constamment de monde que ce soit le jour ou la nuit. Ce quartier regroupait un large panel de restaurants allant du minuscule établissement sur le pouce au luxueux établissement plusieurs fois étoilés. On y trouvait des spécialités locales mais aussi des mets étrangers... Ayant laissé quelque peu ma phrase en suspens je reprenais le plus naturellement qui soit.

« Je connais un restaurant près du parc mais si vous avez un autre établissement en tête... je vous suivrais volontier ! »

Je lui adressais un léger sourire. Je n’avais guère envie de retraverser toute la ville pour me rendre à Minami sous peine de faire le chemin inverse pour rentrer à la maison... qui elle se trouvait dans le quartier où nous nous trouvions en ce moment même. Mais il aurait été impoli de plus imposé mon choix... après tout il était mon invité. Avec un peu de chance nous ne croiseront aucun yokais ce soir... à moins que Kohané-San les envoie pour me punir de mon retard...

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MessageSujet: Re: Rouge Crépuscule [PV - Hikari]   Dim 12 Juin - 22:16

La reprise fut dure. Je suis vraiment pas fière, mais alors pas du tout, de ce que je viens d'écrire. MAIS je l'ai fait /pan
Enfin, la façon dont j'ai tourné la fin fait que tu peux poster un dernier truc si tu veux, et puis après on boucle le topic et on en recommence un autre ?
si ça te botte toujours bien sûr. .... je te jure, je t'imposerai plus des délais aussi important XD



Étonnant comme les minutes devenaient de plus en plus sombres une fois que le soleil avait disparu derrière l’horizon. Le temps semblait s’être brusquement rafraîchi, et la petite brise qui soufflait allait dans ce sens. Quand bien même à ce moment le ciel était clair et semblait parfaitement dégagé, il ne faisait aucun doute que d’ici quelques heures – une en vérité, tout au plus deux – de sombres nuages s’empresseraient de masquer le pâle disque lunaire et les quelques étoiles qui, timidement, commençaient à piquer le ciel de leur lueur faiblarde.
Nikita arrangea son manteau, resserrant les pans autour de son torse. S’il donnait l’illusion d’avoir froid – comme un contrecoup de l’échauffourée de tout à l’heure – il n’en était rien. En revanche, il se sentait plutôt fiévreux mais ça n’était pas vraiment une surprise pour lui, et les choses n’iraient pas en s’arrangeant au fur et à mesure que les heures s’égrèneraient. Cette nuit s’annonçait riche en migraine carabinée, youpi.
… Enfin. Pas besoin de s’étaler davantage sur le sujet.

Si l’avocat avait tendu un mouchoir à son vis-à-vis afin qu’il essuie la vilaine entaille qu’il s’était faite au visage, ce n’était pas par bonté d’âme mais simplement par désir de plus avoir en visuel ces quelques goutes de sang qui perlaient. La vision était avait ce petit quelque chose de d’attirant dont résultait le fait qu’il avait du mal à en détacher ses yeux, et ça le mettait tout autant mal à l’aise qu’Hikari l’aurait sans doute été, s’il l’avait remarqué. Ceci dit, ce n’était pas non plus comme s’il était resté dix minutes à fixer stupidement la blessure superficielle, et si lutte intérieure il y avait eu entre sa moitié humaine et sa moitié animale, elle avait été rapide et il n’en avait rien laissé transparaître extérieurement parlant. Rien de plus que depuis le début de leur rencontre, en tout cas.
Mais, bref. Inutile de polémiquer davantage là-dessus. D’ailleurs, c’était bien pour orienter ses pensées sur une toute autre pente que Nikita l’avait alors interrogé à propos de ce paquet qu’il tenait à la main et avait voulu lui offrir précédemment. La question avait été enrobée d’une curiosité polie qu’il était loin d’éprouver, se moquant pas mal de la réponse. Simplement, le silence était plutôt doué pour accentuer les malaises entre deux personnes qui ne se connaissaient que peu, surtout quand l’une d’entre elles éprouvait déjà une certaine dose de méfiance à l’encontre de l’autre, ce qui était précisément le cas d’Hikari. Un sujet de conversation quel qu’il soit et aussi inintéressant que possible avait au moins le mérite d’endormir progressivement cette même méfiance, pour peu que l’on sache comment s’y prendre. La preuve, son interlocuteur avait laissé échapper un rire un peu amer – mais un rire tout de même –, tout en lui expliquant le pourquoi du comment. Hé bien, il n’avait pas l’air d’avoir des amis particulièrement commodes, celui-là. Enfin, ça pouvait se comprendre d’un certain côté… par exemple, si c’était pour lui une habitude de se faire interpeller par ce genre de types auxquels ils avaient eut affaire tout à l’heure. Pas que l’affaire eut été particulièrement difficile à boucler, mais on pouvait parfois tomber sur de vrais durs à cuire et Hikari avait franchement une tête à attirer les emmerdes, de ce qu’il pouvait en juger à première vue. Sa tête de gamin et sa faible constitution laissaient penser à une proie facile, démentie par sa force et le pouvoir qu’il recelait. En très bref, de quoi s’attirer certains ennemis qui lui gardaient rancœur de s’être fait mettre au tapis. De quoi justifier également d’avoir des amis type « maman poule ».
… Mais bon, ce n’était là qu’un jugement des plus hâtifs, Nikita n’étant pas dans sa vie, ne comptant pas y entrer – pas sur une longue durée en tout cas, pour ce qui était du reste la soirée en déciderait – et puis de toute façon ce n’était pas son problème, pas ses affaires. Au final, la question avait été simplement rhétorique.

Un point qui l’intéressait d’avantage, en revanche, était celui concernant le repas qu’ils devraient partager ce soit. Après tout, l’invitation était lancée et malgré toutes les possibilités qu’il avait eu de le faire, Hikari ne semblait pas décidé à s’y dérober.
… quel brave petit, décidément.

« Il y a plusieurs restaurants aux abords du parc dans le vieux Naniwa... Ils servent de la cuisine traditionnelles mais vous préférez peut être un endroit plus moderne ?... Un restaurant du quartier Minami ?! »

Voilà qu’il remettait justement le sujet sur le tapis. Et avec un sourire, en prime. Quoiqu’un peu crispé, ce sourire. Finalement elle serait pas mince, la tâche que Nikita s’était fixé et qui consistait à miner toute cette méfiance que l’autre ressentait à son égard.
Ma foi, c’était plus intéressant comme ça après tout. Il ne s’ennuierait pas. Tout du moins l’espérait-il.

L’avocat fit mine de réfléchir un instant, bien que sa décision fut en réalité déjà toute prise. Son interlocuteur en profita pour préciser qu’il connaissait un restaurant proche du parc mais, hé, dommage pour lui parce que le choix de son « hôte » ne se porterait pas dessus. Puisque choix il y avait.

« Pour être honnête, je ne supporte pas très bien la cuisine traditionnelle. Drôle d’ironie, hein ? Mais je ne suis pas natif d’ici à la base, et peu friand de tous ces plats typiquement japonais. Il faut croire que j’ai un estomac capricieux. »

Il ponctua sa phrase d’une note amusée, semblait se moquer de lui-même avec ces derniers mots qu’il venait de prononcer. Mais avec son teint blafard, le mensonge qu’il venait d’énoncer sur un ton absolument sincère passerait de toute façon comme une lettre à la poste.

« … Bien sûr, si ça vous dérange de marcher jusqu’au quartier Minami, je me plierai à votre première proposition sans problème. Après tout, c’est vous qui invitez et non moi. »

Nouveau sourire en coin. Nikita se doutait bien que la politesse dont avait fait preuve Hikari jusque là l’empêcherait d’apposer son véto quant à la suggestion de l’avocat d’aller faire un tour du côté commercial de Namiwa. Et puis après tout, l’homme panthère n’était pas supposé savoir que son compagnon habitait dans le coin.


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Rouge Crépuscule [PV - Hikari]

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