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 Les goûts démesurés d'un homme... [PV Kurenai]

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Love is War ~



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▬ Topics: Mad Party ( Des nanas comme ça, je vous jure... )
C'est la fête...( Boum, boum, boum ! o/

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MessageSujet: Les goûts démesurés d'un homme... [PV Kurenai]   Lun 29 Aoû - 17:29

Malgré les nombreuses craintes qu'il pouvait inspirer, la jeune femme n'avait pas hésité une seule seconde à soutenir le regard implacable de l'hybride. En faîte, elle lui avait même répondu quelque chose qui, après ce moment de tension, l'intrigua quelques secondes. Il laissa dans un coin de son cerveau. Il aurait tout le temps de chercher à comprendre ce qu'elle voulait dire. De toute façon, il n'avait plus envie de réfléchir pour le moment.
Tout ceci était une sale histoire dont il avait envie de se dépatouiller rapidement. Pourtant, il le savait : il venait de s'engager dans une voie qui ne s'empruntait qu'à sens unique et dont il ne pourrait pas se retirer. Il ne se retirerait pas, de toute manière.
Il jeta un coup d’œil à la jeune femme avant de soupirer profondément. Même si elle pouvait avoir un côté complètement déglingué, elle restait un être vivant. En plus, elle avait sûrement un bond fond... enfin, peut-être. Dans tous les cas, elle méritait autant que n'importe qui d'avoir une vie normale. Peut-être même plus que la moyenne, au vue de ce qu'elle avait dû traverser. Il lui offrirait la tranquillité d'une vie banale médiocre...
Dans le fond, elle avait peut-être ce rêve qu'entretenait une majorité de la population : avoir simplement une famille.

Ils arrivèrent enfin à destination. Après avoir garé sa voiture sur le trottoir, retirer ses clés du contact et attraper son sac, il s'apprêtait à dire à la jeune femme qu'elle pouvait sortir. Ah bah non, elle était déjà dehors.
Il sortit à son tour de la voiture pour faire face au bâtiment dans lequel il vivait. C'était l'un de ces fameux buildings dont à Minami dont on ne voyait pas le toit. Certaines personnes auraient pu se dire que Tristan avait des goûts de luxe mais ce n'était vraiment le cas. Même si l'appartement qu'il s'était procuré lui avait coût la peau du cul, il avait fait en sorte d'en trouver un en hauteur et dans un emplacement qui empêcherait toutes les attaques frontales.
La rue dans laquelle ils se trouvaient était souvent peuplée, même tard dans la nuit.
La jeune femme lui posa soudainement une question. Il haussa un sourcil, intrigué. Non pas par la question mais par le fait qu'elle soit passée au tutoiement d'un seul coup. Elle n'avait demandé la permission... était-ce une tentative pour briser la glace entre eux ? Probablement, après tout... il allait servir de garde du corps. Ils allaient vivre ensemble pendant les prochaines semaines, peut-être même les prochains mois.
Il décida de répondre à la question sans prendre en compte le changement. Sa voix était calme et plus basse que celles des personnes qui jonchaient la rue.

- En général, les vampires engendrés ont besoin de sang car c'est la seule substance qui leur permette de vivre, comme pour la plupart des lycans. Mes parents sont probablement nés ainsi.

Il lâchait ça tout haut comme si ça suffisait amplement à répondre à la question de Kurenai. Il se dirigea vers la porte d'entrée et la poussa. Son cerveau refroidissant encore des triturages de méninges de toute la soirée, il remarqua qu'elle n'avait pas peut-être pas eu accès à certains détails concernant les vampires et lycans de sang purs. Tandis qu'il tenait la porte pour laisser la jeune femme passer, il reprit après avoir baillé un bon coup.

- Enfin, je sais pas si t'es au courant mais d'après les dernières recherches publiées, certains vampires nés tel quel n'ont pas besoin de sang. En faîte, le sang augmenterait soi-disant leur puissance.

Il avait déduit être né de parents purement lycan et vampire après avoir eut vent de ces découvertes. Il n'avait pas besoin de sang. Et ne pas en boire ne faisait qu'amoindrir sa vitesse de régénération. S'il avait un peu de sang chez lui, c'était seulement à cet usage, en faîte... s'il devait guérir rapidement de ses blessures, il en buvait un peu et hop, il se refaisait une forme
Ils traversèrent un hall relativement spacieux. Sur les murs à gauche et à droite se trouvaient des boîtes aux lettres alignées verticalement par dix.
Ils arrivèrent devant les portes de l'ascenseur Il l'appela et aussitôt les portes s'ouvrirent. Parfait, ça raccourcirait un peu le temps avant qu'il ne puisse rejoindre la quiétude de son chez-soi.
Une fois dans l’ascenseur, il se souvint soudainement qu'il n'avait pas complètement répondu aux questions de la jeune femme. Il appuya sur le bouton du dernier étage avant d'aller s'appuyer contre l'un des miroirs disposés sur les trois proies. Il regarda la jeune femme, réfléchissant à sa question et répondit simplement.

- Je n'aime pas le goût du sang, effectivement. Je préfère de loin manger comme n'importe qui... même si je ne sens pas les saveurs, au moins, c'est varié aux niveaux des couleurs.

Petit sourire en coin à l'attention de la demoiselle, il détourna finalement son regard pour poser le haut de son crâne contre le miroir, regardant la plafond de l’ascenseur. Une petite lampe éclairée l'habitacle... la lumière diffusée dérangeait ses yeux fragilisés par le temps et le soleil.
Lorsque l’ascenseur s'arrêta enfin après une longue ascension, il fouilla dans les poches de son pantalon pour en sortir ses clés. Il sortit de l'appareil pour se retrouver dans un couloir aux murs. Il devait s'étendre, au bas mot, sur cinq mètre et de chaque côté se trouvait une porte. Il n'y avait pourtant aucun nom sur la porte de droite.
Une fois le loquet de la porte déverrouillé, il rentra, laissant la porte ouverte pour que la jeune femme puisse le suivre. L'entrée donnait sur un simple couloir d'environ trois mètres de longues. Un petit enfoncement servait de vestiaire improvisé. Cependant, il n'y avait rien de suspendu aux multiples crochets. Le seul manteau qu'il possédait était actuellement porté par Kurenai. Cependant, il y avait tout de même une paire de tennis noir qui trainait par terre à côté de pantoufles. On se disait tout de suite que le propriétaire de celles-ci avaient un goût atroce : des espèces de froufrous aux bouts argentés se dressaient de par en par sur les chaussures d'intérieur.
Il s'avança le long du couloir, commençant une petite explication rapide :

- Si on s'exprime en mètre carré, l'appartement est un parfait rectangle de deux cent mètre carré.

Lorsqu'on pénétrait dans la pièce principale, la première chose qui aurait frappé l'être vivant lambda serait le vide incroyable qu'on pouvait ressentir dans ces lieux. Comme si personne n'y vivait, en faîte.
Il présenta tour à tour les " pièces " qui se trouvaient dans l'espace. Sur la droite, un grand tapis noir qui couvrait une grande surface définissait la zone du salon. Sur celui-ci reposait un canapé blanc spacieux pour environ trois personnes à la taille... relativement corpulente. Une petite table juste en face. Sur celle-ci reposait une télécommande ainsi que son éternelle bouteille de whisky à moitié entamé. . Et un peu plus loin, toujours en face, un meuble sur lequel reposait une grande télé plate.
Un peu en retrait sur la gauche se trouvait la cuisine. Elle n'était séparée du reste de la pièce que par un plan de travail sur lequel se trouvait aussi une cuisinière vitrocéramique. Des tas de placards et tiroirs qui devaient être probablement vides pour la plupart. En face du plan de travail se trouvait une table accompagnées de huit chaises.
Il montra le frigo. Ce dernier semblait être planté dans le mur. Il expliqua rapidement que celui-ci était un frigo industriel pour les petites entreprises et qu'il avait assez de place pour accueillir environ trois mois de nourritures.

- Enfin... il est vide. Je n'ai pas vraiment le temps de me faire à manger.

Il regarda un peu autour de lui, semblant chercher quelque chose. Finalement, il fit à Kurenai de le suivre pour aller jusqu'à une grande baie vitrée qui se trouvait sur la façade ouest de l'appartement. Une porte donnait accès à un balcon complètement vide sur lequel on aurait pu aisément poser un transat, une table, quatre chaises ainsi que probablement un hamac.
Sur le mur adjacent à au balcon se trouvait une porte fermée, probablement à clé. Isolée du reste de l'appartement, il décida de se diriger vers celle-ci tout en s'exprimant. Il sortit à nouveau ses clés pour ouvrir la porte de la chambre et allumer la lumière. Cette pièce était un véritable foutoir, par contre.
En faîte, au premier coup d’œil, ce qui aurait terrifiée était les nombreux papiers, photos et autres qui jonchaient le sol, le bureau, planté dans le mur. C'était la première chose qu'on regardait en premier. Puis après... c'était l'étroitesse de la pièce qui devait probablement surprendre. ça ressemblait plus à une cellule qu'à une chambre. Aucune fenêtre, un lit à l'allure inconfortable, un vieux bureau qui, dans certains endroits étaient détruits, une armoire qui devait accueillir au bas mot de quoi s'habiller dix jours de suite.
Il rentra dans la pièce sans faire attention à ce qui traînait sur le sol. Il n'y avait pas de vêtements ou d'immondices, juste des tas de feuilles, des journaux et des photos à outrances. Rien ne semblait organiser. Et en plus, il ne semblait même pas prendre soin des documents qu'il avait en sa possession.

- La seule règle qui existe dans cet appartement, c'est de ne jamais rentrer dans cette pièce. Je sais bien qu'il sera difficile de s'y soustraire donc je te laisse l'occasion de la voir une fois. T'as le droit de faire ce que tu veux maintenant. Fouiller sous le lit pour trouver des magazines cochons ou chercher ma réserve de cigarette et de whisky. Si t'as des questions, j'y répondrai, éventuellement.

Il se dirigea vers le bureau pour allumer une lampe. Sur le meuble se trouvait des documents à foison. Dans des chemises, dans des classeurs ou dans rien du tout. Des photos étaient aussi éparpillés aux quatre coins. De nombreux journaux se trouvaient éparpillés aussi. La plupart avait été découpé pour en extraire l'information importante. Tandis que le reste n'était qu'une bouteille de whisky brisée et un cendrier remplit à outrance.
Il finit par montrer du doigt un tableau sur lequel se trouvait placardés des documents, des photos ainsi que les articles extraits du journal. Sur ce tableau, des tas d'informations avaient été écrites par sa main dans de nombreuses langues. Les plus faciles à reconnaître furent le japonais, anglais et français. D'autres moins évidentes étaient l'arabe, le russe, l'italien ainsi que de l'écossais.
Des flèches partaient dans tous les sens. Dans cette chambre, la seule chose qui semblait un tantinet organisé était ce tableau qui recelait d'informations dans toutes les langues. Toutes les flèches avaient pour départ ou arrivé une seule et unique photo : une gamine, probablement âgée de sept ou huit ans, qui se laissait embarquer par deux hommes à l'air amical. Par contre, l'enfant n'exprimait absolument. Rien ne venait transcender ces grands yeux verts.
Pendant un bref instant, il s'était laissé aller et avait regardé cette photo, comme s'il espérait qu'elle lui dise où elle se trouvait. Il soupira avant de retourner toute son attention envers son invitée.
Il alla chercher un autre tableau qui était dissimulé derrière le bureau pour le poser à côté de son affaire actuelle. Il attrapa un de ses marqueurs et écrivit en haut de celui-ci le nom de la jeune femme. Si on comparait l'autre tableau, on remarquait que celui-ci, à priori, n'avait pas de nom.

Il retira sa besace qu'il jeta négligemment sur le lit. Par la suite, il se défit de son veston et de sa cravate dans un profond soupire qui semblait exprimer une certaine joie. Enfin libre de l'étreinte de la vie de tous les jours. Enfin un peu de repos. Ou presque. Il n'avait pas fini de faire visiter les lieux à la demoiselle.
Main dans une poche, il déboutonna les deux premiers boutons de sa chemise blanche tout en se dirigeant vers l'extérieur de la pièce et attendit la jeune femme sur le pallier. Alors qu'elle se tenait dans la pièce, il l'observa quelques secondes.
Cet endroit clos du reste de l'appartement était son monde. Un monde aux airs lugubres et déprimés. Le monde d'un être qui semblait brisé par les âges et la recherche de réponses à des questions que personne ne semblait se poser. Pourtant, aussi noir soit ce monde, il eut un moment de flottement où il se dit qu'elle ferait peut-être s'abattre un peu de soleil dans cet univers lugubre.

- Tch, crétin...

Le murmure inaudible à lui-même lui remit les idées en place et patienta que la jeune femme ait le temps de tout regarder dans les moindres coutures. Après tout, elle en avait le droit et lui-même ne se serait pas gêné.
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MessageSujet: Re: Les goûts démesurés d'un homme... [PV Kurenai]   Dim 18 Déc - 23:51

La rue était vaste et abondement éclairée par une rangée interminable de lampadaires. Même à cette heure tardive et dans la fraicheur de la nuit, il y avait foule le long des rues ! Néanmoins la jeune demoiselle ne prêtait aucune attention aux passants. Ses yeux suivaient les lignes harmonieuses du building qui se hissait vers le ciel. Il était assurément très grand... à tel point que le sommet devait se dissimuler dans la brume des nuages qui déversaient de légers flocons sur Naniwa. Avec toutes ses lumières et sans nul doute le voile de pollution, il était impossible de distinguer les étoiles. Mais peut être que du haut de cette immeuble il était possible de les toucher. Cette pensée arracha un sourire à la jeune femme. Depuis quand était elle aussi naïve et rêveuse ?! XIII jeta un coup d’œil fugace à son compagnon de soirée. Ce n’est pas avec une paye de professeur de faculté qu’on pouvait s’offrir un appartement fusse-t-il modeste dans ce genre de quartier. Alors dans cet immeuble de grande classe... Ses revenus de tueur à gages avait dû lui permettre de s’offrir ce luxe. A moins que Tristan n’ait eu un riche oncle. Ce dernier aurait été sans enfant et le jeune homme son seul héritier. Ou alors... non la théorie de l’escroc ne collait pas avec son image de gentleman... quoique il avait ce côté un peu cambrioleur de cœur...

~ ♣ ~

Tristan, la voix calme et basse, répondit à la question de la jeune femme. Sa réponse laissa XIII assez perplexe... car ça ne répondait pas vraiment à sa question. Il avait plus ou moins éludé cette dernière. XIII le suivait sans broncher – pour le moment – c’est alors que le jeune homme poursuivit son explication. Sans doute avait-il remarqué que sa précédente explication avait laissé la jeune femme sur sa faim. Un sourire étira le bord des lèvres de la jeune femme face à cette nouvelle réponse. Oui elle savait que le sang était un élément important pour les vampires, lycans voire même hybrides mais pas spécialement vitale à ces derniers. Bien évidemment c’était son cas ! Si elle ne buvait pas de sang il n’y avait aucun risque qu’elle ne se dessèche comme une vieille momie au milieu du Sahara... non elle serait peut-être de mauvaise humeur ou simplement moins énergique mais rien de plus. Trouvez lui une bonne occupation et la soif disparaitra progressivement. C’est comme laisser un pot de Nutella devant quelqu’un qui a pour pécher mignon le chocolat. Retirez lui et il fera au mieux grise mine... dans le pire des cas il vous égorgera pour récupérer son dû !

~ ♣ ~

XIII était plongé dans ses réflexions pour le moins sanglantes. La belle demoiselle releva soudainement les yeux du sol – en marbre – pour les poser sur le vaste hall immaculé. Sa grandeur était accentuée par la blancheur des lieux. Il y avait plusieurs ascenseurs. Tristan appuya sur un bouton et les portes s’ouvrirent aussitôt. XIII pénétra dans la cage en fer et s’appuya contre un mur couvert de miroir. C’est finalement à cet instant que Tristan répondit réellement à son interrogation. Il n’aimait pas le goût du sang. Un sourire malicieux se dessina à la commissure des lèvres de Tristan. XIII lui adressa à son tour un sourire pour le moins sincère. Suite à cet échange, le visage de Tristan se figea dans une intense réflexion. La jeune femme pour sa part ne le quitta pas des yeux une seule seconde. Les miroirs qui recouvraient les murs de la boite métallique renvoyaient leurs reflets encore et encore... se propageant de manière infinie dans cet espace pourtant restreint. Toute fatigue s’était envolée et son esprit était plus vif que quelques minutes auparavant. Leur progression semblait rapide mais ils étaient encore dans la cage de fer. Tristan devait avoir un appartement dans les derniers étages... en fait au dernier étage ! Le numéro rouge et une petite sonnerie indiqua qu’ils étaient arrivé à destination. Le jeune homme fut le premier à sortir. XIII suivait le bel hybride tout en se repérant dans ce nouveau lieu. Tout était si incommensurablement grand : le couloir et sans doute les appartements. Il n’y avait pas beaucoup de voisin sur un même palier... de quoi être tranquille le week-end. Tristan précéda la jeune femme qui hésita un instant avant de franchir le seuil. XIII posa la veste de son compagnon sur un des crochets du porte manteau.
Immense... mais vide... Ce fut le premier sentiment de la belle hybride vis-à-vis de cet appartement. Certaine personne aime les décorations épurées mais là on aurait cru à une maison témoin ! Aucun cadre de photo, aucune trace de magazine quelconque, de livre ou de paperasse embarrassante. Il n’y avait rien de personnel associé à Tristan dans cet appartement ! Ah ! Rectification de dernière minute : une bouteille de Whisky ! Cet élément pur le moins anodin avait quelque chose de rassurant pour la jeune femme. Une preuve que cet appartement était bien réel et associé à Tristan. Cette dernière écouta plus ou moins les explications de son protecteur, laissant vagabonder son regard ainsi que ses pensées. Sa cuisine était moderne et sophistiquée. Une pièce que la jeune femme aimerait assurément... passant son temps à cuisiner diverses choses. Une occupation comme une autre. Assurément son réfrigérateur était grand... rien à voir avec la petite demie portion qui se trouvait dans son propre studio. Mais il était vide... XIII laissa échapper un rire amusé.

« Si il n’y a que ça... je pourrais m’occuper des courses et des repas. Je mitonnerais de bons petits plats pour ton retour. Quand dis-tu ? »

Un sourire amusé fleurit sur les lèvres de la jeune femme qui parcourait la cuisine, observant les meubles et les ustensiles. Tristan lui fit signe de le suivre. XIII haussa un sourcil et son sourire se fana. La demoiselle se força à suivre le jeune homme sans dissimuler un soupir lourd de sens. Ils arrivèrent à une immense baie vitrée qui laissait apparaitre toute la ville de Naniwa. Une expression de surprise mêlée à un ravissement enchanté traversa le visage de la jeune hybride de longues secondes. Ses yeux sanglants observèrent la ville et son tumulte. Cette dernière était lumineuse. Une myriade de lumière flottait au dessus du sol, certaines mouvantes. Une chorégraphie lumineuse ! Un immense sourire illumina le visage de la demoiselle quand ses yeux rencontrèrent les étoiles qui brillaient dans des parcelles de ciel épargnées par les nuages. Entre Ciel & Terre ils étaient entourés de Lumières...

~ ♥ ~

Malheureusement, XIII ne put rester longtemps à sa contemplation car Tristan s’était déjà dirigé vers une autre pièce légèrement en retrait du reste de l’appartement. Ce dernier était incroyablement spacieux et accessible mais fait étrange ou non cette pièce était fermée à clé. Il y avait sans doute une raison et XIII n’était pas sûre de vouloir savoir laquelle. La lumière laissa apparaitre un désordre sans nom ! Il y en avait de partout ! A tel point que la demoiselle ne savait pas où poser les yeux. On aurait dit qu’une bombe avait soufflé tout l’intérieur de la pièce sans pour autant la détruire... oui ça devait être certainement la réponse à tant de désordre. Un typhon avait dû passer par là et cette tempête avait sans doute été baptisée Tristan... Que diable s’était-il passé dans cette pièce ?! Si bien évidement cette dernière pouvait être nommée ainsi... placard ou cellule auraient plus convenus pour la décrire convenablement !
Tristan lui énonça alors la seule et unique règle de sa demeure. XIII le regarda un instant puis se concentra sur la pièce en elle-même. Il y avait une telle pagaille que toute curiosité était bridée. La jeune femme n’avait pas la patience de fouiller la pièce à la rechercher de chose compromettante sur son hôte. Néanmoins elle s’intéressa au tableau qu’il désigna rapidement. Ce dernier était semblable à ceux se trouvant dans les bureaux de police ou des services de personne disparue. Tristan, après avoir ôté quelques affaires, quitta de la pièce. XIII resta sur le palier de cette sombre chambre de longues secondes... son corps amorça un mouvement avec lenteur et elle s’approcha du tableau où fourmillait un nombre impressionnant d’informations. Il y avait des articles de journaux relatifs à des incendies, de nombreuses annotations dans diverses langues. Toutes ses données étaient reliées entre elles par des flèches se croisant encore et encore telle une immense toile. Au centre de cette toile de données trônait une seule et unique photo. Une petite fille qui ne devait pas encore avoir 10 ans était encadrée par deux hommes au sourire factice. Un frisson glacial parcouru le corps de la jeune femme. La vue de ces hommes emmenant une gamine la répugnait. Une rage profonde se mit à gronder au fond de ses entrailles ravivant de sombres souvenirs. Ses yeux se teintèrent d’une lueur sanglante et meurtrière. Ses paupières se fermèrent une longue seconde et la jeune femme inspira profondément. Il ne fallait pas perdre le contrôle... pas maintenant. Ses yeux se reposèrent sur le tableau et son attention se reporta sur la petite fille sans nom. Ses cheveux blonds étaient moins longs que les siens. Ses yeux émeraude étaient captivant... mais son regard ne laissait rien transparaitre brisant tout éclat dans ses prunelles. Ni désespoir ni espoir ne se reflétaient dans ses yeux. Aucune tristesse ou peur ne transparaissait sur ses traits. XIII fronça légèrement les sourcils. Cette petite ne ressentait-elle donc rien ? Comme si elle se laissait emporter par les flots du temps sans rien espérer, sans rien attendre de la vie… comme si rien n’avait d’importance pas même sa propre vie ! Même quand elle était elle-même enfermée, XIII avait des rêves, des peurs, un espoir... Mais pas cette petite fille haute comme trois pommes ! Que diable avait-elle subit ?! La belle hybride caressa la photo du bout des doigts. Une tristesse amère se dessina sur son visage. Qui es-tu ? Où es-tu ? Ce fussent ses pensées de longues minutes. Durant une fraction de seconde, la demoiselle avait espéré trouver des réponses à ses questions en observant cette photo. XIII quitta la pièce mais une chose était sûre : le visage de cette petite fille resterait gravé dans sa mémoire... et dans celle de Kurenai.

« Tu travailles aussi sur cette affaire... Qui est cette petite fille ? »

XIII ou Kurenai... quelle importance ?! La jeune femme ici présente voulait en savoir plus sur cette fillette. Un sentiment étrange et inconnu était en train de s’emparer de la demoiselle. Cette dernière s’approcha de la grande baie vitrée pour observer les lumières. Cette petite était là sous cette voûte céleste attendant sans le savoir que les choses changent. La belle hybride se retourna et observa Tristan. Il pouvait se montrer galant et dangereux. Il avait de nombreuses facettes et de nombreux talents... et défauts sans doute. Mais si un homme pouvait retrouver cette petite fille... il était évidant pour XIII qu’il s’agissait de Tristan Levian ou plutôt du Corbeau.


Spoiler:
 

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