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 Opération Mongoose

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Judas Iscariote

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▬ Nombre de messages : 47
▬ Humeur : Ivre mort
▬ Profession : Siffler des bières et bricoler des trucs

▬ Fiche : J'ai soif les mecs.
▬ Topics : Salut Fillette !
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MessageSujet: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime09.09.11 1:28

Le soleil empourprait les eaux polluées des prémices du Pacifique. Le crépuscule. L'air vibrait d'une intensité palpable. Calme avant la tempête. Une odeur nauséabonde rampait près du sol. Le quartier n'était pas très accueillant. Les docks de l'Ouest. Toutes les usines chimiques étaient rassemblées ici. Assit au volant d'une vieille camionnette blindée, Judas se grillait une clope, en plein songe. L'esprit surboosté, cocktail d'amphétamines militaires, de café et d'adrénaline. La radio crachait un titre de Lynyrd Skynyrd, grosses guitares sudistes. Ces deux derniers jours avaient été particulièrement épuisants.

Tout d'abord, il s'était rendu dans un bar à mercenaire non loin de là, à la recherche de collègues peu regardant, prêt à tout pour un bon paquet de biftons bien serrés. Le casting n'avait rien donné de prime abord. Soit les mecs étaient bien trop idiots pour faire autre chose que casser la gueule de l'amant ou du mari jaloux dans une ruelle sombre. Soit, au contraire, c'était des fouines, des fourbes, qui lui aurait planté une monolame dans la gorge au moindre impair. L'ange y avait passé la plus grande partie de la nuit, et commençait à désespérer, quand elle lui était tombé dessus, complètement bourrée, des cernes sous les yeux. Et il avait su qu'il tenait là la perle rare.

Alix K. Abbot. Un personnage médiatique, à son petit niveau. La vierge guerrière d'Angleterre, à peine débarquée au Japon, qui se cherchait une cause à défendre. Il avait passé quelques heures à regarder des vidéos Youtube de ses exploits. Le résultat était saisissant. Cette fille possédait un charisme hors du commun, elle pouvait pousser au combat une bande de dépressifs suicidaires. Et pire que tout, réussir à vaincre de cette manière. Elle se battait comme une tigresse enragée si nécessaire. On disait qu'elle avait vécu dans la rue, que c'était son milieu naturel. Des légendes couraient le réseau à son sujet. Il ne croyait pas qu'elle avait tué son propre père de sang froid. Mais en tout cas c'était une idéaliste forcenée.

En quelques verres, il lui avait expliqué la situation. L'équipe réduite, et surtout sa composition. Un ange repentit et une gamine à peine sortie de l'enfance, qui était la commanditaire, qui plus est. Ça avait l'air de lui convenir. En fait, Judas sentait que si elle en avait eu les moyens, elle aurait prit d'assaut le laboratoire dans le quart d'heure qui suivait. Limite trop emportée, la cheftaine. Cette équipe, c'était vraiment le jour et la nuit, se dit-il. D'un coté une mioche incapable de ressentir quoi que ce soit. De l'autre une vétérante enflammée. Et lui, l'ancien entre tous, au milieu de ce bordel. Il lui avait remit un smartphone identique à celui de Chloé.

Puis il était rentré chez lui et avait coupé, des heures durant.

C'était pas de la tarte, même avec ses IA Icare et Prométhée en soutien. Le serveur ennemi était une véritable petite saloperie, blindé aux contre-mesures réactives, du genre qui te cramait la cervelle en un éclair si tu avais le malheur de faire un pas là où il ne fallait pas. Mais c'était de la production logicielle en série. Il avait finit par monnayer un code constructeur, donnant accès à une backdoor, à un collègue d'Atlanta qui trafiquait des deux côtés de la barrière. NSA le jour, solo la nuit. Toute cette affaire commençait à lui revenir bien cher. Mais il était passé. La re-programmation lui avait coûté tout le reste de la nuit, et une bonne partie de la matinée. En prime, il se payait le luxe de déclencher tout ça à distance, par simple influx neural, relié par satellite. Juste avant l'assaut, tout le système de défense ennemi tomberait en rade, et ils n'auraient qu'à se baisser pour ramasser les fruits.

Puis il y eu le temps de la préparation dans le monde réel.

Le véhicule provenait d'un trafiquant d'armes qui lui devait un ou deux services, dette courant sur des années, avec intérêts. À l'arrière, trois fusils d'assauts H&K G369 allemands. Des chargeurs de balles caseless à haute vélocité. Le même nombre de pistolets semi-automatiques Tigurego M5 argentins, et leurs silencieux. Un lance-grenades Milkor dernière génération à 6 coups, équipé de charges perforantes. Un grand nombre de grenades à main, fumigènes, incapacitantes, brisantes. Trois communicateurs longue portée, avec leurs oreillettes assorties. Des tenues de combat Kevlar balistique, avec cagoules et lunettes cybernétiques. La totale.

Il jeta son mégot par la fenêtre en expirant une dernière bouffée de nicotine. Ses pupilles ne se réduisait plus qu'à un fin point de ténèbres dans le blanc de ses yeux exorbités. Sa vision lui semblait plus précise, il lui semblait que le temps s'écoulait plus lentement. Un peu pour la drogue. Beaucoup pour l'excitation. Ce soir, c'était son soir. Les guerriers du futurs allaient s'abattre sur ceux qui fouillaient la chair des innocents. Le retour de la vengeance divine, en quelques sortes. Voilà qui ne manquait pas d'ironie, même si Judas doutait que Gabriel eut apprécié la plaisanterie.

Il décrocha son téléphone et lâcha un court message, à destination des deux autres.

« Opération Mongoose. Point de rendez-vous, suivez le GPS. En piste, mesdames. »
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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime18.09.11 2:13

De minces filets de lueur livraient un combat avec les rideaux translucides de la chambre qu’Alix occupait, l’aveuglant de leur faible puissance. Elle plissait les yeux, même si, normalement, elle n’aurait même pas cillée. Elle était assise sur une chaise de bois, recroquevillée sèchement sur celle-ci comme une vieille mégère qui montre les griffes, son petit physique athlétique et vif parcouru de soubresauts parce qu’elle ne trouvait plus le nord. Elle avait connu de nombreux matins qui tanguent, mais celui-ci était particulièrement éprouvant. Elle tenta – en vain, comme chaque fois – de se rappeler ce qu’elle avait absorbé pour être aussi désorienter... l’alcool n’était pas un problème pour elle, ayant quand même passé toute sa jeunesse et une bonne partie du reste de sa vie à suivre un régime qui se constituait de bière, de gin et de restants de moelle, elle n’avait pas de grandes difficultés avec l’alcool.

Qu’est-ce qui l’avait rendu aussi folle? Parce que c’était bien ce qu’elle semblait être, toute ramassée sur sa chaise, les yeux plissés à cause d’un début de début de crépuscule. Elle se mordit les lèvres, jetant plusieurs regards autour d’elle, complètement perdue… Elle se souvint de pleins de substances qu’elle n’avait jamais essayé auparavant… c’était quoi, elle avait eu des tendances suicidaires pour essayer tout ce qui lui passait par la tête? Et avec les usines chimiques qui grondaient non loin, elle savait que ces trucs n’avaient surement pas grand-chose de naturel, à part l’odeur de leur vendeur. Qui était, elle, très près de la nature.

Alix ébouriffa ses cheveux d’un coup de main et soupira alors que ses capacités retrouvaient leur place normale. Elle délaça ses membres et s’étira. Vous pouvez être assuré qu’elle ne retrouverait pas un métabolisme normalement balancé, que ce soit chimiquement ou simplement physiquement, avant un bon bout de temps, mais ses états d’ébriété étaient des moments de danger…. Et elle pensait sérieusement que c’était pour cette raison qu’elle continuait de les vivre, pour savourer le danger qu’ils lui procuraient.

Quand elle pu se lever, elle se glissa vers le miroir. Ses yeux semblaient encore avoir leurs formes normales, même si ses pupilles étaient démesurément grandes, sans qu’elle ne comprenne vraiment pourquoi. Quand le soleil commença à se lever, elle cria en cachant ses yeux. Hypersensible à la lumière, synonymes : photophobie, mauvaise nouvelle. Les vendeurs de drogue, ou en tous les cas, les créateurs, aimaient maintenant intégrer des trucs pas possibles dans leurs comprimés. Tout ce qui leur tombait sous la main, surement… comme une dose de Tropicamide, ou quelque chose de ressemblant. Classe, maintenant, ses pupilles prendraient une éternité à retrouver leur taille normale. Elle serra les dents et couru jusqu’à la fenêtre pour rageusement fermer les rideaux.

Elle serra les dents en apercevant le voyant lumineux de son smartphone allumer. Elle se jeta dessus et couvrit la lumière avec une couverture, criant presque… comment ferait-elle pour endurer cette journée ensoleillée quand ses yeux ne voulaient même pas endurer cette toute petite source… Elle toussa fortement sans comprendre pourquoi et se rendit compte que de la fumée sortait de sous la porte de sa petite cuisine. Quand elle s’y précipita, elle vit que la cuisinière était en feu et sortit, déclenchant l’alarme de feu, traînant de justesse le smartphone, la photo de son père ainsi que la lettre d’Heinrich avant de s’en aller en courant, sachant très bien qu’elle ne perdrait presque rien même si l’immeuble était une perte totale.

Rendu dehors, elle regarda l’immeuble s’enflammer en soupirant, grattant le derrière de la tête, les yeux fermés, elle mit ses lunettes, celles qui reposaient toujours sur sa tête ou dans son cou, qui n’étaient pas faites pour cacher du soleil mais qui ferait le travail étant donner qu’elle n’était pas capable de garder les yeux ouvert. Elle se traîna ensuite au premier salon de thé qu’elle trouva et commanda le plus de saké qu’elle pouvait avec l’argent qu’elle avait prit avec elle.

Elle n’aimait pas tellement cet alcool mais se disais que c’était mieux que rien. Il faut que vous sachiez qu’elle ne s’était pas enivrée, elle n’avait fait que boire un petit peu pour se réchauffer et oublier l’atroce douleur que procurait chaque raie de lumière à sa rétine. Elle avait rencontré quelques habitués, avait à peine discuté, trop absorbée par la douleur qui lui vrillait la tête. Elle s’est rendu compte, au salon, qu’elle avait aussi quelques résidus phonophobes. Elle fermait les yeux à chaque éclat et grimaçait à chaque tintement. Elle savait que la journée allait être longue.
Alors quand elle est sortie du restaurant pour affronter le dehors et que le smartphone a sonné, elle l’a longuement contemplé avant de répondre, portant le téléphone à l’oreille et évitant de penser à ce qui allait sortir. Elle ne voulait comme pas réaliser qu’encore une autre chose complètement débile lui arriverait aujourd’hui. Alors en volant une bouteille d’alcool à un passant, elle écouta Judas délivrer le message qui les apporterait à une bonne vieille attaque…

Et c’est alors qu’Alix sentit en elle une flammèche, une toute petite étincelle qui était toujours restée allumée, au cœur même de son propre cœur tout racorni, une flamme minuscule qui vivait d’espoir, se transformer en grand feu ardent qui lécha les parois de son âme et lui fit ouvrir les yeux (ce qui, soit dit en passant, lui fit atrocement mal, étant donné la photophobie passagère). Puis… Elle lança la bouteille d’alcool contre le mur, elle se fracassa. Puis, marchant dans la ruelles, dans son dos, son appartement en flammes, dans son cœur, un brasier, et devant elle, un chemin qui mènerait surement à un échange de coups de feux digne d’un feu d’artifice.

Quand elle releva les yeux – elle les plissa, en premier lieu, puis – elle su qu’une nouvelle vie serait pour elle la meilleure des choses qui pouvait lui arriver. Elle suivit donc gentiment le GPS.

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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime20.09.11 20:40

Elle avait préparé son coup exactement comme elle l'avait prévu : piquer les calmants de la dirlo pour faire une infusion spéciale au pion de garde cette nuit-là. Comme prévu, il fut heureux qu'un des enfants, tout particulièrement la petite nouvelle, prenne le temps de lui préparer un thé et de le partager dans les arts traditionnels. Elle avait pris son temps et tenté de mesurer la dose approximative pour endormir l'homme.
Une fois la théière vidée, elle était partie se coucher. Il était approximativement 21H. Elle avait fait en sorte que le dosage soit lent mais face effet aux alentours de minuit. Assez faible pour ne pas avoir un immédiat, assez puissant pour durer au minimum sept heure. Le temps qu'elle jugeait nécessaire pour que laisser le temps à l'opération de se dérouler sans accroc. Dans le pire des cas, elle inventerait un prétexte pour son escapade nocturne, inventant une sombre excuse de mauvais rêves qui l'avaient extirpés de son sommeil.
Sauf que voilà, elle avait finalement mal dosé. Le type ne s'endormit absolument pas, continuant de faire ses tours de garde. Du coup, elle fut forcée de trouver un plan de dernière minute pour s'échapper. De toute façon, elle avait prévu son coup et pu identifier comme il fonctionnait... ce n'était pas un militaire mais il effectuait des tours précis à chaque heure, allant toujours en haut puis en bas.
L'orphelinat étant sur deux étages, sa chambre se trouvait au premier étage. Elle devrait le croiser, foncer au local où se trouvait les clés de la porte d'entrée du bâtiment et se carapater le plus vite possible. Ça manquerait probablement de discrétion mais ce n'était absolument pas un soucis. En faîte, elle serait juste obligée de justifier son acte... et forcément, elle savait que Tristan serait prévenu.

Lorsque minuit arriva, elle sortit hors de son lit. Déjà habillée, elle se dirigea vers la porte, l'entrouvrit et écouta. Il était entrain de monter, comme prévu. Elle sortit rapidement de la chambre mais resta discrète au possible, évitant tous les gestes inutiles. Une fois arrivée dans les escaliers, sûre que le pion était à l'étage, elle descendit rapidement au rez-de-chaussé. Elle se pressa pour aller dans le local où se trouvait les clés de la portée d'entrée. Attrapée, elle enfila sa veste kaki sur le chemin vers la porte.
Une fois à l'extérieur, elle fit attention de ne pas se faire repérer. Personne ne traversait actuellement la rue. C'était bon.
Alors qu'elle marchait dans la rue depuis cinq bonnes minutes, elle sentit le smartphone vibrer dans la poche intérieure de sa veste. L'opération était lancée. Sauf que... elle se déroulait à l'autre bout, l'opération.
Elle fouilla rapidement dans les poches de sa veste. Elle avait de l'argent sur elle, comme prévu. Elle intercepta un taxi qui passait par-là. Le chauffeur fut peu enclin à conduire une gamine en ville, surtout à Bay Area, à cette heure-ci. Et qu'en plus, il devait rendre des comptes à sa compagnie. Elle promit un bon pourboire s'il disait avoir conduit une jeune femme de vingt ans et non pas une gamine. Ça suffit à le convaincre et ça évita toutes les questions qui auraient pu suivre. Un petit sourire par-ci par-là suffit à le faire taire jusqu'à la fin du trajet.

Elle fut déposée non loin du point de rendez-vous, mais suffisamment pour que le chauffeur ne voit pas où elle allait. Pour plus de sécurité, elle prit la direction opposée qu'elle devait prendre et attendit qu'elle disparaisse du champ de vision du taxi pour rebrousser chemin.
Elle sortit son smartphone et se dirigea à l'aide de celui-ci. Entraînée, il ne lui fallut que quelques secondes pour découvrir que le GPS indiquait une camionnette... un coup d'œil dans le rétro lui suffit à reconnaître Judas.
Sans plus attendre, elle rentra côté passager et prit place à côté de l'ange. Personne d'autre. Un coup d'œil rapide à l'arrière pour découvrir qu'il n'y avait vraiment personne.

- Ils sont où, les autres ?

Normalement, ils ne devaient pas être seuls au cours de cette opération. Ou alors, elle était la première à être arrivée ? Probablement. Elle espérait que ce n'était pas des mercenaires de bas-étage qui se fichaient totalement de l'heure... ça pourrait retarder gravement l'opération qui, d'après Judas, devait être précise.
Son regard finit par se poser sur la cible. En quelques secondes, elle effectua sa manœuvre habituelle. Points de fuite, point d'entrées, ainsi que les points qui semblaient les plus faibles dans la structure pour utiliser une issue de secours de dernière minute. Sa petite analyse terminée, elle était mentalement prête.
Son regard finit par se poser sur Judas.

- Au fait... bonsoir.

Elle avait encore oublié la politesse. Enfin, entre une graine de soldat et un ex-soldat du Paradis ne devaient vraiment pas être un soucis.
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Judas Iscariote

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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime24.09.11 22:40

- Ils sont où, les autres ?

La voix déferla dans son crâne par delà le brouillard aveuglant des amphétamines condensées, vive et précise comme une balle de sniper. La gamine avait de l'avance par rapport aux prévisions. C'était pas un mal.

« L'autre. T'inquiète, elle arrive. On y va en comité réduit. Va te changer, et t'équiper, j'ai trouvé une tenue à ta taille. »

En la regardant passer à l'arrière de la camionnette, Judas se demanda un instant ce qu'il foutait là. Mais à la réflexion, ça semblait logique. Elle l'avait dit : il serait dans son équipe. Dont acte. Et après tout, un bon vieux casse à l'ancienne, comme dans les films, ça pouvait être marrant. Un instant plus tard, elle sortit ceinturée d'un ensemble gris métallisé made in USA, du plus pur chic militaire des forces spéciales, apprêtée de pied en cap. Voilà qui était mieux. Et Alix débarqua. La mercenaire semblait complètement à l'arrache et une minute, l'ange craint qu'elle ne fasse tout foirer. Mais non. On pouvait faire confiance, manifestement, à la fiabilité des tueurs européens. Des lunettes de soleil sur les yeux, à cette heure ci de la soirée.

« Bah alors, tu t'es pas remis ? Va falloir assurer. Tiens, jte présente notre patron pour ce coup : Miss Chloé. Tout court. Fait pas gaffe à l'âge, elle est clean à cent pour cent. »

Puis, pendant que les filles causaient chiffon histoire de se jauger l'une et l'autre, comme le font toutes les nanas bavardes quand elles découvrent une congénère, il passa à son tour à l'arrière afin de se mettre en condition. Un rail de méthédrine sur le papier glacé d'un vieux magasine à moitié porno qui l'avait accompagné ces dernières heures, fusée blanche sur les nichons ficelés d'une gothique langoureuse. L'armure, ensuite. Le fusil automatique en travers de la cage thoracique. Trois chargeurs à droite, trois grenades à gauche. Le flingue argentin et son silencieux vissé sur la hanche, le lance-grenade posé au sol, chargé, prêt à l'emploi. Il ressortit. Laissa Alix en faire de même. Une fois chacun paré à l'assaut, il donna les dernières instructions.

« Leur système va tomber comme un château de cartes d'ici exactement dix minutes. Top. On amène le véhicule au plus près de la porte de service. Tiens, la guerrière, voilà les clés. »

Il les lança à l'anglaise d'un geste sec.

« C'est toi qui conduit. Il nous aurait fallu un chauffeur, mais j'avais personne sous la main. On entre, on fonce, on allume tout ce qui se trouve entre nous et le labo. Première halte : le poste de garde. Avec un peu de chance et assez d'explosif, on pourra nettoyer une bonne partie de la sécurité d'un coup. Ensuite on passe sur les cellules, vous embarquez tout le monde, je m'occupe de la recherche. À ce moment là, leurs renforts auront encerclé la zone. C'est pour ça qu'on a de quoi déclencher une guerre. Le plus important, c'est de ne jamais s'arrêter. Et si on peut pas les sauver tous, tant pis, on fait avec. »

Ça paraissait douloureusement clair. Dix minutes plus tard, tout les scopes du véhicules passèrent au vert. Trois ombres passèrent par une porte dérobée. Les générateurs de bruit blanc fonctionnaient à plein régime. Deux gardes, deux cartouches, deux souffles dans la nuit, des chandelles éteintes. On y était. Les fantômes du monde réel reprenaient possession des corps meurtris.
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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime18.10.11 12:06

Elle arriva dans le camion, se lançant presque contre la paroi, les mains sur les tempes. Elle se mit à contrôler sa respiration pour la faire paraître calme et calculée. Il était vrai qu’elle avait dû courir sur une bonne partie du trajet, qu’elle n’avait vérifié le GPS que trois fois et qu’elle avait suivi son instinct, partie d’elle-même qui n’a pas du tout le sens de l’orientation, donc elle s’était paumée et c’était pour cette raison qu’elle avait pénétré dans le camion avec quelques minutes de retard alors que, d’usuel, elle aurait dû y être une bonne dizaine de minutes à l’avance pour jauger tout.

Mais non, alors elle entra avec ses lunettes de soleil, plissant même les yeux devant les voyants dans l’automobile qui étaient ridiculement faibles. Elle sourit maladroitement à Judas en entrant, même si depuis un moment, un sourire pour elle avait plutôt l’air d’un chien qui montre les dents. Quand il lui présenta la jeune fille, ce fut un des moments dans sa vie ou elle fut le moins sure d’elle. Quand il lui dit de ne pas faire attention à l’âge, elle pouffa un peu… intérieurement bien sur et acquiesça, pour ce qui est de l’extérieur. Pourtant, elle était à un extrême, complètement certaine que cette fille était dans son élément, et dans l’autre, écrasée de voir une gamine de douze ans manipuler un flingue comme d’autres de son âge manipulent les cordes à danser.

Elle brouilla son cerveau un instant pour ne plus penser à cela, chassa tous les préjugés et souffla longtemps en ne pensant à rien avant de revenir, les yeux fixés sur Judas. Elle savait qu’elle ne craindrait plus la gamine, mais ne voulait pas jouer avec le feu non plus en la fixant. Elle était prête à foncer, prête à se battre. Au fond de son ventre, le feu semblait vouloir se déchainer, dévorer toute son âme et détruire toutes les convictions de paix du monde. C’était là l’âme d’une guerrière, en tous les cas, elle le croyait profondément.

Ses mains se posèrent sur ses armes, ses lunettes bien callées sur ses yeux et des bouchons enfoncés dans ses oreilles, elle s’avança dehors quand Judas prit l’assaut. Le combat ne devenait que plus exaltant maintenant que tous ses sens étaient noyés. Plus de vue, plus d’ouïe, le touché et le goût ne lui étaient d’aucune utilité et l’odorat n’allait pas la ramener vivante. Elle inhala une grande goulée d’air et se sentit prête.

Elle foncerait tête baissée sans voir où elle allait, même pas à tâtons, et ça rendait son intuition amplement décuplée. Cette force qui guide vos pas sans que vous n’ayez conscience de rien, cette main qui vous pousse vers ce que vous devez faire, cette mèche de bougie qui brille, que vous vous sentez obligé de suivre. L’intuition est une force plus grande encore que la destinée, je crois même que cette dernière se fait jouer par la première parfois.

Alix tira une première fois, évanouissant un soupir qu’elle n’avait même pas entendu. Tout cela était bien trop irréel, comme si ses doigts, ses mains, ses jambes, ses yeux, tout fonctionnait sans qu’elle n’ait rien à faire…

Mais... l'intuition n'est pas de ce genre de faculté qui réfléchit. Elle devrait respecter le travail des deux autres, suivre leurs rythme, l'assimiler.
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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime26.10.11 23:20

Quand il avait dit que l'autre arriverait plus tard, elle espérait ne pas tomber sur un vieux mec débraillé par le temps et l'alcool. Il manquerait sûrement professionnalisme. Son esprit revint brusquement à la réalité : « elle ? ». Il s'agissait donc d'une femme.
Elle avait enfilé l'équipement que Judas avait apporté. De quoi la protéger, des armes, dont une trop lourde pour qu'elle puisse la manipuler. Elle ne garda que le pistolet qui serait amplement suffisant pour elle : de toute façon, si elle le voulait, elle pourrait incendier ce bâtiment en l'espace de cinq minutes. Ce n'était pas la puissance de feu qui manquait, juste la légerté.
Elle n'avait pas l'habitude de porter ces équipements lors de ses entraînements. Elle en n'avait pas besoin de toute façon puisqu'il suffisait de la laisser mourir pour qu'elle revienne simplement à la vie. Mais il était vrai que dans la situation actuelle, la prudence était mère de sureté.

Et puis elle débarqua, l'autre équipier, celle qui était sous ses ordres. Effectivement, elle semblait légèrement arraché par l'alcool. De toute façon, entre l'un qui se droguait et l'autre qui buvait, ça ne changeait rien. L'équipe, créée à l'arrache, n'était probablement pas soudée et elle craignait que le manque de connaissance de l'un et l'autre soit la raison d'un éventuel échec. Ce qu'elle ne permettrait pas.
Après que la dénommée Alix l'ait dévisagée pendant quelques secondes, elle avait fait la même. Pas un mot, pas une parole. Pas même un bonsoir car elle se sentait jaugée. De toute façon, pour elle, la politesse était quelque chose qu'elle n'arrivait pas à cerner et comprendre, tout comme les émotions exprimées. De ce fait, si Alix avait pu être étonnée, moqueuse ou quoique ce soit d'autres, elle ne l'aurait pas compris.

Lorsque la jeune femme sembla arrêter de la jauger, elle, elle n'avait pas encore fini. Elle ne la jaugeait pas de toute façon mais cherchait à comprendre ce qu'elle pensait. Elle abandonna finalement lorsque Judas revint et expliqua la suite des opérations.

« je n'abandonnerai personne », précisa-t-elle, alors que ses yeux semblaient pétiller d'une flamme vibrante remplit de passion, comme pour dire qu'elle ne ferait pas dans la demi-mesure. Et Judas savait ce que ça voulait dire : ses pouvoirs seraient finalement usités.

Son feu les aiderait du début à la fin. Tant qu'elle avait de l'énergie à revendre, elle ferait en sorte que cette opération soit un succès. Et de l'énergie, elle en avait fait le plan en cas de besoin. Mais cette fois-ci, elle avait pris la ferme décision qu'il n'y avait pas à chipoter sur des détails. C'était un blitzkrieg ce qu'ils allaient faire, pas une promenade de santé.
Elle se préparait intérieurement à briser la promesse qu'elle avait faite de ne jamais utiliser ses pouvoirs, ni même d'en parler. Mais en même temps, on lui avait dit que c'était sa vie dorénavant et elle partirait sur ce principe simple et unique.

Ils partirent au final. Les deux s'étaient clairement équipés de leur fusil, tandis qu'elle n'avait même pas dégainé son pistolet qui restait toujours à sa cuisse. Elle ne l'utiliserait que lorsque le besoin s'en ferait sentir.
Au final, la puissance de feu qu'avait apportée Judas était clairement présente pour contrecarrer les situations les plus périlleuses. Mais en soi, elle valait dix fois plus que tous les armements qu'ils seraient capable de tenir.
Deux gardes tombèrent dans la nuit, tués par les balles de ses équipiers. Ils se déplaçaient rapidement et ces deux-là fonctionnaient à l'unisson. Chaque fois, l'un prenait une cible, l'autre la deuxième et réussissait toujours à atteindre d'une seule balle. Elle ne faisait que suivre, pour le moment.
Ce n'est qu'en se rapprochant du premier point, le fameux poste de garde, que la sécurité semblait s'intensifier. Un coup d’œil rapide vers Judas, comme pour lui dire « J'y vais, maintenant », lorsqu'ils atteignirent le couloir menant au fameux poste de garde. Bien plus blindés de monde que tout à l'heure, une attaque plus puissante et rapide était nécessaire. Quelque chose d'inévitable. Quelque chose à laquelle ces hommes ne pourraient pas s'attendre.
Elle passa devant eux, levant une paume en direction du ciel. Elle n'eut besoin que de quelques secondes de concentration pour former une flamme qui s'agrandissait de façon spectaculaire. À la fin, lorsqu'elle termina de condenser suffisamment de feu, les flammes semblaient tournoyer et virevolter autours d'elle, comme si elles semblaient heureuses de revoir leur maîtresse. Les flammes ne la touchaient jamais, pourtant elle ne ressentait pas la chaleur de celles-ci tandis que ses compagnons devaient avoir l'impression de se trouver à côté d'une fournaise. Un dernier coup d’œil en direction du couloir et ce fut parti.
Les flammes s'unirent en une seule. Dans un rugissement digne des pires bêtes que l'on puisse connaître, elles partirent à une allure qui empêcherait les gardes de s'enfuir. Elles traversèrent le couloir, attrapant tour à tour chaque homme ou femme, se rependant directement dans le corps de ceux-ci pour carboniser leur organe et leur offrir une mort rapide mais surtout pour les empêcher de crier. Et d'un claquement de doigt, les flammes disparurent. Même celles qui avaient commencé à brûler les murs noircis, ne laissant plus que des cadavres carbonisées.

C'était la puissance d'un phénix. Et elle n'avait pas encore montré tout son talent.
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Judas Iscariote

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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime11.11.11 1:53

Un rugissement rageur traversa les conduits d'aération. Ils brillèrent tous en même temps, portés au rouge. Puis de multiples explosions retentirent alors que les extincteurs automatiques éclataient les uns après les autres. En un instant, tout fut trempé. Une longue traîne de brouillard emplit les couloirs, et bientôt on y vit plus goutte.

« Bordel de merde ! »

Et sous les trombes d'eau, un Judas Iscariote passablement énervé d'être ainsi noyé sans raisons valables. Sa combinaison ruisselait, il pataugeait, ça rentrait dans ses rangers, la totale. Ça ne pouvait être pire.

Enfin si. L'alarme d'intrusion pouvait se déclencher aussi. D'ailleurs, quand on parle du loup...

« Ici Judas, putain les filles qu'est-ce que vous branlez ? »

C'est à ce moment là que deux types apparurent à l'autre bout du couloir et commencèrent à défourailler au petit bonheur la chance, compte tenu de la visibilité. Le métal voltigeait de partout. Il se jeta dans un coin et attrapa son fusil d'assaut en tentant de contrôler sa respiration. Pas facile quand on était face à un mur d'acier.

« Repérés, repérés ! Yen a de partout ! »

Trois mecs de plus débarquèrent et ça devenait franchement mauvais. D'un coup de dent, il dégoupilla une grenade flash et la lança vers eux. Les yeux fermés, les mains sur les oreilles, il sentit l'onde de choc de la déflagration dans tout ces membres. Profitant de l'instant, il en profita pour rendre les coups, les types tombèrent comme un château de cartes. Une seconde plus tard, il trouvait enfin un endroit au sec, mais ça n'allait pas durer longtemps.

« Gamine, c'est à toi qu'on doit ça ? Alix, si elle recommence, tu lui plantes une cartouche dans le crâne et tu la laisses ici. On a pas idée de saloper le boulot comme ça bordel ! Replis général, faut foutre le camps d'ici avant que tout ce qui compte de mercenaires dans le coin ne rapplique. Terminé. »

Pas le temps d'en dire plus, la flotte venait de foutre son communicateur en l'air. Il passa devant une porte de bureau et vit par la baie vitrée un homme assis dans un coin, prostré. Malgré sa position, on le devinait grand, mais mince comme une aiguille. Des traits de petite fille. Ça avait pas du être facile tout les jours à l'école pour celui-là. En tout cas, il avait pas l'air d'un membre du service de sécurité. La blouse indiquait plutôt un convalescent dans un hôpital. Ou un cobaye dans un centre de recherche.

Le verrou éclata sous la pression d'un poing renforcé d'acier lancé à angle droit dans le métal.

« Mec, lève-toi, faut foutre le camps d'ici. Toute la baraque va te tomber sur la tronche si tu restes. »

Puis il repartit sans attendre de réponses.

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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime17.11.11 21:47

Enfermé dans la pièce vitrée - à peine meublée d’un lit, d’un lavabo et d’une cuvette- Asaliah ne s’était pas rendu compte du raffut qui avait lieu dans toute la structure du laboratoire. Il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, à vrai dire il n’avait jamais eu de réelle notion du temps. Auparavant, il arrivait à se repérer grâce aux activités des scientifiques. On venait le chercher, c’était le matin. On le ramenait, c’était l’heure de dormir. Mais à présent, il ne pouvait même pas se fier aux heures de repas puisqu’on le nourrissait que lorsqu’on y pensait. Après tout, on allait pas tarder à l’exécuter…Pas la peine d’être regardant sur la façon de lui délivrer ses maigres repas.

D’ailleurs, concernant son exécution imminente le Lycan n’avait pas eu - Aux yeux des blouses blanches - de réaction. Ils avaient voulu s’amuser en le lui annonçant à l’avance pour observer l’évolution de son humeur au fil de ses deux dernières semaines de vie mais…le cobaye se contentait de rester assit dans la pièce, à tourner en rond ou à prendre sa forme animal pour voleter dans la pièce. En sommes, les mêmes activités qu’il avait avant lorsqu’ils le ramenaient dans la pièce. Ils avaient aux moins espérer voir un minimum de stresse et de peur dans son regard en sachant que le jour fatidique se rapprochait, mais non. Avait-il au moins conscience de ce qui allait lui arriver ? Probablement, il lui avait bien fait comprendre. Ça les dépassaient, et les agaçaient. Bref.

Assit, c’est justement dans cette position qu’il était présentement. Ce, contre un mur les jambes repliées contre lui, perdu dans ses pensées. Il se faisait…chier, fallait bien le dire. Donc, totalement perdu dans son esprits, il ne s’attendait pas à ce que la porte s’ouvre dans un fracas pas possible pour lui laisser le loisir d’entendre enfin celui qui se passait depuis un petit moment déjà. Il tourna la tête vers l’homme responsable - Il ne le connaissait pas - qui lui adressa la parole en lui disant de se lever pour foutre le camp d’ici, apparemment la baraque risquait de lui tomber sur la tronche. Le Lycan n’eut pas le temps de répondre que l’inconnu était déjà parti.

Il resta un moment dubitatif et hésitant, à présent à moitié assit sur le sol. Que faire ? Avait-il le droit de partir ? Ce type n’était pas un scientifique, ni un garde…ce n’était pas la tenue habituelle. S’il sortait sans autorisation, et qu’on lui tombait dessus il allait passer un sale quart d’heure. Et puis, un éclair de lucidité le traversa. Il était condamné à mort ici ! Il avait trente-deux ans et réagissait comme un gamin qui n’a pas le droit de quitter sa chambre. Il n’était jamais…jamais sorti. Ses sourcils se froncèrent, et déterminé il se leva. Fourmi dans les jambes, à force d’être pliées tout ce temps, il failli retomber aussi sec. Il garda l’équilibre et jetant un dernier coup d’œil à la pièce parti.

Et…et ?! Qu’est-ce qu’il se passait ici ? C’était le bordel ! Des coups de feu, des morts, de la fumée et de l’air humide. Asaliah chercha à se sortir d’ici, bien qu’il n’ait aucune idée d’où se trouva la sortie. De plus, il craignait de se faire descendre dans tout ce brouhaha. C’est donc, plus ou moins affolé qu’il prit sa forme animale et s’envola à travers le labyrinthe qu’étaient les couloirs. Entant que colombe, il était bien plus simple de se mouvoir, d’éviter des trucs, et personne ne prêtait attention à vous.

Il aperçu une ouverture, il accéléra en battant plus rapidement des ailes et finalement il fut dehors. Sur le coup, il ne pensa pas au type qui avait ouvert sa porte, ni aux autres personnes présentes…mortes ou vivantes. Une seule chose comptait à l’instant, partir loin…très loin d’ici.

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MessageSujet: Re: Opération Mongoose   Opération Mongoose Icon_minitime22.11.11 12:46

Alix continua de diriger la tuerie comme un chef d’orchestre funèbre, ne comptant plus vraiment les victimes, son cœur trop affolé de retrouver une cause. Elle soufflait comme un bœuf, commençant à s’essouffler. Privée de presque toutes les sensations, elle ne pouvait que souffrir de tout, et ça la grisait. Ses mains s’engourdissaient sous la vibration qui semblait emplir l’air… puis, elle se rendit compte que ce n’était pas une impression, il y avait vraiment une vibration dans l’air. Elle se retourna et un bras de feu fonça directement sur l’ancienne chef, lui roussissant le bout de ses mèches vertes. Elle grogna et se tourna vers le nid de ce brasier. Les langues de feu coulaient sur les gardes en leur prenant la vie alors que lui-même prenait de l’expansion. Alix se planta, les deux jambes bien écartées, ancrée dans le sol pour contempler ce spectacle malsain qui conquérait les couloirs à son grand effroi.

Quand la jeune fille ravala les flammes comme un ghostbuster aurait aspiré un ectoplasme, elle courut vers elle, faisant fi de toutes les attaques qu’elle aurait pu engendrer près d’elle dans la faiblesse ébranlée des gardes. Elle prit Chloé par l’épaule quand les gicleurs se déclenchèrent, rafraîchissant sa peau bouillante d’un coup. Elle soupira un moment en grognant, sentant une goutte couler sur son épine dorsale, bientôt suivie de dizaines d’autres. Elle retourna Chloé, planta ses yeux verts à la pupille démesurée dans les siens, les dents serrées. Ses doigts se crispaient dans son épaule alors qu’elle aurait voulu la sermonner comme un enfant… mais il y avait quelque chose dans les yeux de cette petite qui l’empêchait de la traiter comme une gamine.

Elle grincha des dents et se retourna rapidement pour tirer en plein cœur d’un homme qui s’approchait. Elle entendit le message crachotant de Judas avant de répondre :

- Jud’ j’te promets que si elle ne fait qu’une flamèche, je la liquide, promis.

Aucune réponse. Peut-être avait-il été happé par quelqu’un, ou seulement l’eau avait-elle infiltré son communicateur… comme cela venait de se produire avec le sien. Elle prit l’appareil et le foutu dans une pochette sur sa cuisse avant de se retourner vers la fillette, la regardant de toute sa grandeur, même si elle avait l’impression qu’elle était infiniment plus petite… elle soupira un petit « Peuh. » Avant de partir en courant vers la sortie, ses jambes anciennement brulante maintenant ruisselante de la pluie artificielle qui se déversait dans le building. Elle se tourna au bout du couloir, criant à la petite :

- Allez, suit, le brasier, faut se tirer!

Elle recommença à courir pour arriver dehors… Enfin, sur le coup, elle crut que c’était dehors, mais ce n’était qu’une autre salle. Elle continua de s’enfoncer dans les dédales, s’éloignant peu à peu de la sortie sans le savoir. Elle finit par perdre le nord, complètement perdue alors qu’autour d’elle s’amassait des gardes. Dans un dernier mouvement d’espoir, elle fonça dans la pièce voisine. Un escalier montait à l’étage, bordé par quelques fenêtres. Elle cassa la première et sauta de l’autre côté, atterrissant directement dans une benne à ordure. Elle regarda le ciel, le toit du monde, avec un grognement mécontent. Ce n’était pas sa journée. Doucement, les étoiles commencèrent à moins lui déchirer les pupilles et se sifflement des gicleurs cessa de lui vriller les tympans. Elle recommençait à trouver des sens normaux…

Après quelques minutes de travail ardu pour se sortir de la benne, elle partit vers le camion, espérant qu’il serait toujours là… Sinon, elle aurait une sacré trotte à subir pour rentrer dans son immeuble.

Ah, non, c’est vrai, il avait passé au feu.

Finalement, elle espérait vraiment très fort que le camion serait encore là.
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