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 Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}

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MessageSujet: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime14.03.12 15:11

Cela faisait des mois que Jolan n’avait pas fréquentée un amphithéâtre, encore moins celui de ses cours de philosophie. Ce n’était pas par manque de motivation, non, au contraire, l’hispanique adorait ses cours. La philosophie, ou « art de la sagesse qui passe par le savoir » était une de ses discipline préférée. C’était pas pour rien qu’elle avait choisit ces études pour couvrir ses petits boulots . Quit à faire quelque chose, autant que ça soit intéressant et utile.
Donc, il y avait longtemps qu’elle n’avait pas entendue une craie blanche crisser sur un tableau noir. Il faut dire que la vie est dure, gagner sa croûte n’est pas une chose aisée, surtout quand on bosse au black. Jolan venait de terminer un petit marché, et de gagner une bonne petite somme qui lui permettrait de tenir encore quelques temps. Ces quelques temps qu’elle mettrait donc à profit, car hors de question de se laisser vivoter.


Naniwa – Zone habitable de Bay Area – 7:00 am

Bip ! Bip ! Bip !

Quoi de plus agréable que la douce mélodie d’un réveil pour sortir de sa torpeur en ce lundi matin ?
Enfin, Jolan n’avait pas dormit cette nuit. Ces derniers jours avaient été un peu trop agités pour qu’elle trouve un sommeil paisible. Il était temps de se sortir de cette ambiance glauque dans laquelle elle baignait depuis quelques temps. Et pour cela, comme dit précédemment, hors de question de se laisser porter par la vie. Malgré son épuisement, ses cernes, et son teint blafard, la brune était décidée à retourner en cours, histoire de se sentir à peu près normale l’espace de quelques heures.


Naniwa – l’Université – 8:00 am

Douche, fringues, café, et c’était partit. Elle avait quelques minutes de bus avant de rejoindre l’université et sa populace grouillante.
Ah oui, ça par contre, c’était un truc qu’elle supportait mal. Les gens. Surtout quand ils se collaient, bousculaient à l’entrée ou dans les couloirs. Plus les espèces de greluches qui hurlaient leur vies sexuelles pour le plus grand bonheur de leurs acolytes, ou encore les bonshommes qui se sentaient obligés de vous rentrer dedans pour montrer qu’ils sont là, genre « BE CAREFULL I’M IN DA PLACE ! ».
Oui, bon, ça fait très teen-movie, m’enfin, sans entrer dans les extrêmes, un jeune insolent, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou au Japon, c’est plus ou moins le même. Chaque pays a ses boulets. Naniwa et son université n’échappait pas à la régle.
Enfin, en deux ou trois coup de coudes, et quelques grognements dissuasifs, c’était réglé. Et puis Jolan, c’était un peu le genre de nana que tu évites de faire chier, rien qu’à son regard, tu te poses pas de questions.

Sac sur le dos, elle avait rapidement déambulée les couloirs. Elle sentait bien que ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas mit les pieds ici, sa salle habituelle était occupée par les cours d’Histoire, et d’après ce qu’elle avait lu, cela faisait quelques semaines qu’un nouveau professeur avait remplacé l’ancien. Un certain Tristan…Levian ? Un truc du genre. Elle n’avait jamais entendu ce nom, sans doute venait-il de débarquer dans le coin. Ou alors Jolan était tellement dans sa bulle qu’elle n’avait rien vu sur ce type. Bon, enfin, toujours est-il que, la voilà en retard, forcement. L’université était quand même conséquente, et ne pas s’y perdre était un challenge de taille. Au début, Jolan avait bien mit deux mois pour se faire aux locaux.

Aie, ça faisait dix minutes que les cours avaient commencés, et elle n’avait toujours pas mit la patte sur sa salle. Elle aurait peut être mieux fait de rester couchée.
Enfin, elle avait beau avoir une bête poilue et griffue dans les tripes, son sens de l’orientation n’en était pas moins défectueux. Quoique, la chance lui sourit encore cinq minutes plus tard, elle avait trouvé les cours de philo.
Un quart d’heure de retard, c’était pas rien, mais bon, elle ferait son petit numéro de « d4rk-girl » pour dissuader les idiots de lui faire quelques réflexions mal placés, comme d’habitude. En un regard noir c’était réglé.

Elle entra par le fond de l’amphithéâtre en ouvrant lentement la porte, afin d’éviter de faire trop de bruit. Avec du bol, il resterait une place au fond où elle serait tranquille. Arf, raté. Les seules places libres étaient au premier rang. Quel bonheur que de descendre tout un amphi sous les regards moqueurs de ces pauvres mortels qu’elle pourrait avaler en un coup de gueule. M’enfin, elle était plus à ça près.

Elle s’installa alors, toujours sans bruits, et sortit une feuille et un stylo. Ce n’est qu’au moment où elle leva les yeux vers son prof qu’elle se sentit étrangement mal.
Il dégageait un truc puissant ce type. Mais vraiment. Un mélange bizarre, une aura mêlée de quelque chose qu’elle reconnaissait et d’autre chose, qu’elle avait peut être déjà croisé sans le savoir. Okay, ce prof-là n’était pas comme les autres. Un lycan ? Oui, probablement. Mais pas que. Et puis, c’était pas n’importe quel lycan, c’était un vieux de la vieille. Jolan pouvait presque sentir à travers lui l’odeur des vieux parchemins d’Europe, où étaient inscrites des lignes calligraphiées à l’encre noire.

Son regard rubis ne pouvait se détacher de ce charismatique personnage. C’en était vraiment perturbant. Jolan était pourtant quelqu’un de difficilement impressionnable.
Ce ne fut qu’au moment où un étudiant posa une question que sa « torpeur » se brisa, et qu’elle retrouva le fil de ses pensés.

Décidément, elle avait bien fait de venir.
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MessageSujet: Re: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime26.03.12 18:52

Chaque matin, c'était souvent la même chose. Se lever, prendre un petit déjeuner un tantinet équilibré, se doucher et enfiler rapidement l'un des complet qui garnissait sa garde robe, - il en avait tellement qu'il était sûr d'avoir suffisamment de fringues pour habiller un petit pays du tiers monde-, puis attrapa sa tasse-thermos remplit du café le plus fort qu'on pouvait trouver sur le marché.
Il embarquait dans sa vieille Pontiac, balançant négligemment sa besace qui transportait bon nombre d'affaires inutiles mais qui, forcément, devenaient nécessaires. Et oui, même un être aussi à part que lui n'était pas épargné par la société de consommation. Ou du moins, presque. Faut dire qu'un stylo indestructible, ça pouvait toujours être utile. Surtout entre les mains d'un type comme lui.
Enfin, pour une fois, il pouvait profiter de ses nuits sans avoir à courir de gauche à droite. Il avait profité du fait d'avoir une invité inattendue chez lui pour mettre en stand-by son métier de tueur à gages. Et bordel, qu'est-ce que ça lui en faisait du temps libre.
Pour ce que j'en fais.
Il soupira. C'était monotone. Tellement train-train. Parce que bon, faut dire qu'il ne faisait plus grand chose. À part son boulot de professeur qui commençait à être passable ennuyeux. Bon, okay, la plupart de ses élèves avaient réussit à rehausser leurs moyennes. La seule chose qu'il espérait actuellement, c'était de découvrir un nouveau travail « auxiliaire ». Outre de jouer les tueurs à gages et les professeurs, il mettait à profit sa double identité « Le Corbeau » pour jouer les justiciers masqués pour les créatures autres que les humains. Et les anges. Il ne savait pas pourquoi mais il avait une révulsion naturelle pour ceux-ci alors qu'il n'en avait jamais croisés. Tout du moins, aussi loin qu'il s'en souvienne.
Au final, il espérait juste un coup de pouce du destin qui lui permettrait de vivre une nouvelle aventure excitante qui lui permettrait de revêtir à nouveau le visage qu'il aimait tant : celui du Corbeau.
Il gara sa voiture dans le parking réservé aux professeurs et lâcha un deuxième soupire en moins de dix minutes.
C'est à peine si je crois en l'existence d'un Dieu, alors au Destin ? »

Il attrapa sa besace et sortit de sa voiture, sa tasse dans la main. Il se mêla à la foule d'étudiants qui allaient et venaient, se draguant, rigolant ou se chamaillant. Sur les marches qui menaient aux portes de l'Université, il fut bousculé par deux jeunes hommes à l'allure sportive. Bien sûr, des putains de dégénérés fanatiques du sport. Quoi d'autre ? Ils s'excusèrent et il leur signala que ce n'était rien, qu'il avait aussi été jeune.
Y a plus de quatre cent ans, quoi.
Il poussa les portes et traversa les couloirs d'un pas calme. La plupart des étudiants s'écartaient sur son chemin. Avec sa belle gueule d'apollon, quelques jeunettes le regardaient avec insistance tandis que les jeunes mâles en manque d'attention l'enviaient. Mais aucun ne le haïssait. Certains n'aimaient pas ses méthodes d'enseignement mais au moins, il pouvait prétendre le faire avec brillo et permettre de rendre son cour intéressant en restant constamment sur le fil de la nouveauté.
Il débarqua dans son amphithéâtre déjà remplit de quelques jeunes gens qui parlaient. Certains arrêtaient leur discussion pour le saluer. Il leur retourna leurs salutations et se dirigea vers son bureau sur lequel il balança sa besace et posa le récipient de café. Il sortit les lunettes rectangulaires de la poche intérieure de son veston et les plaça négligemment sur son nez le temps de se débarrasser de la veste du costume qu'il déposa sur le bureau.
Il toussota un coup avant de se digérer vers le tableau noir et effacer les marques de craies qui souillaient encore la surface, préparant son nouveau cour. Comme en chaque début d'année, il décidait de lancer un débat psycho-philosophique concernant l'avenir du monde ainsi que les projets éventuels que l'humanité pouvait se permettre d'étreindre. Il commença à écrire en capitales :

« LES HUMAINS PEUVENT-ILS SE MÉLANGER AUX AUTRES RACES ? »

Les derniers étudiants rentrèrent, se faufilant rapidement dans les rangs pour se faufiler. Quand le tumulte des va-et-viens et de « poses toi à côté de moi, mec » finirent, il décida de commencer à prendre la parole.

« Aujourd'hui, jeunes gens, nous allons aborder à un nouveau sujet qui risque de s'étaler sur quelques cours supplémentaires. Sachez cependant que ceci ne risque pas d'être le sujet d'un examen ou quoique ce soit d'autres. Si vous le désirez, vous pouvez quitter cette salle immédiatement ou alors rester et profiter de l'enseignement que je vais vous dispenser qui, sans nul doute, affûtera vos sens dans de nouveaux domaines. »

Il marqua une pause pour laisser l'occasion à ceux qui le désiraient de sortir de la pièce. Il ne désirait pas être interrompu par le bruit de sacs, de pas et de portes. Comme il s'y attendait, aucun élève ne sortit de la pièce. Il se tourna vers le tableau et continua de parler d'une voix forte tout en écrivant :

« Les sujets que nous allons aborder seront, sommes toutes, très intéressantes car ils nous permettront de juger du comportement que nous avons et que nous aurons probablement dans le futur avec nos... nouveaux compagnons de route. N'oubliez pas, cependant, qu'avoir l'esprit ouvert est un facteur important lorsqu'on veut philosopher. »

Il continua de parler, tandis qu'il continuait d'écrire. Il s'arrêta une fraction de seconde, cependant. Le temps d'entendre le cliquetis de la porte à l'autre bout de la salle, de sentir une nouvelle odeur ainsi qu'une présence... gênée. Non ? Peut-être. Il aurait été obligé de se retourner mais ça serait revenu à porter de l'attention à un retardataire : ce qu'il ne faisait jamais.
Il finit d'écrire sa phrase. Il profita de la craie caressant la surface noire pour humer à nouveau l'air. La nouvelle présence, féminine à priori, le dérangeait un tantinet. Il entoura les mots qu'il venait d'écrire.

« PEUT-ON PARTAGER NOTRE MONDE AVEC EUX ? »

Il se retourna pour faire face à l’amphithéâtre et profiter de cet instant pour poser ses yeux sur la retardataire qui venait tout de poser son fessier sur une chaise. Quelques secondes après, leurs regards se croisèrent.
Lycan, pensa-t-il intérieurement.
Il lui arriva alors ce qui se produisait toujours dans ce genre de moments. Ses sens se mirent en alerte. À cet instant, ses yeux fixaient intensément la lycan. Loin de la sensualité que pourrait avoir cette scène, ses yeux commencèrent à vaciller. Il n'était pas pris d'un vertige, loin de là. Il commençait à doucement changer de couleur... comme un drap noir qu'on tirait doucement pour révéler un rouge écarlate. Un rouge propice au sang.
Des flots d'informations le traversèrent. Des dizaines d'odeurs et de bruits qui coulèrent tel une rivière dans sa tête jusqu'à ce qu'ils obtiennent ceux qu'il désirait : si cette lycan venait à créer une tuerie pour une quelconque raison, il serait capable de la traquer sur des kilomètres.
Quelqu'un brisa ce moment, presque intime, qui l'avait poussé à s'imprégner de l'étrange personnage qu'il fixait. Le voile noir cacha à nouveau le rouge de ses yeux, bien que ce dernier n'avait pas eu le temps de totalement apparaître.
Le moment n'avait pas duré assez longtemps pour qu'il puisse sembler perdu dans une quelconque contemplation de la lycan. Et si quelques uns l'avaient repérés, ils feraient sûrement le rapprochement avec le fait que ce soit une retardataire. Et Tristan Levian n'aimait pas les retardataires, c'était connu même par ceux qui ne participaient pas à ses cours.
Il se tourna vers l'élève qui avait une question quelques instants auparavant.

« Pourquoi parler d'un tel sujet ? », lâcha-t-il comme s'il n'avait jamais été ailleurs, « eh bien, jeune homme, je pense que notre retardataire se fera une joie de répondre à la question. Après tout, si elle peut se permettre d'être en retard à mes cours, c'est qu'elle doit être une experte en philosophie, n'est-ce pas mademoiselle ? »

Il tourna son regard sur elle et tous les étudiants de l’amphithéâtre firent de même. Oui, il l'avait compris : elle n'aimait pas être le sujet de l'attention des autres. Et pas besoin de supers sens pour s'en rendre compte. Quelqu'un qui ne s'excuse pas de son retard n'avait probablement pas l'envie de se faire remarquer.

Hum... peut-être que le destin existe vraiment, finalement?
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MessageSujet: Re: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime01.04.12 20:46

Elle était dans ce genre de situation qu’elle haïssait viscéralement. Jolan venait de se faire sonder au plus profond de son âme par ce semi-lycan. Elle l’avait sentit. Le regard de celui ci était impénétrable, et sa couleur avait viré du noir épais à un rouge écarlate. Voilà un atypique personnage. Il avait presque été absent durant quelques secondes, un temps qui sembla durer une éternité pour la tigresse, mais qui, en réalité, avait été extrêmement rapide. Pendant ces quelques secondes, elle avait soutenue son regard sans ciller ni réagir, cachant ainsi son malaise et son agacement.
Jolan ne connaissait pas ce Tristan Levian, mais il semblait avoir une renommée et une réputation connue de tous ici présent. Peut être cette ignorance était à son désavantage, mais cela lui était égale. Après tout, si cet hybride lui voulait quelconque mal, elle se défendrait, sans problème. Il avait l’air fort, mais personne n’est sans faiblesse. Il lui suffisait de trouver la sienne.


« Pourquoi parler d'un tel sujet ? eh bien, jeune homme, je pense que notre retardataire se fera une joie de répondre à la question. Après tout, si elle peut se permettre d'être en retard à mes cours, c'est qu'elle doit être une experte en philosophie, n'est-ce pas mademoiselle ? »


Jolan réprima un grognement. Il la testait donc ainsi ? C’était facile. Mais rusé. Ainsi, personne dans la salle ne se douterait des objectifs du professeur, et cette réplique passait sans soucis pour une légère réprimande acide.
La brune ne l’avait pas lâchée de ses yeux rubis. Elle n’avait pas vacillé lorsqu’il s’était adressé à elle, ni lorsqu’il avait reporté l’attention d’une centaines d’élèves sur elle.
Elle fronça les sourcils, se concentrant ainsi sur son interlocuteur, pour lui répondre d’une voix forte, sonore, n’admettant aucune faiblesse :


« - Ou bien est-ce simplement parce que mon sens de l’orientation n’est pas aussi bon que ma capacité à philosopher ? »

Elle se tut un instant, laissant libre court aux murmures parcourant l’amphithéâtre. Oui, elle avait osé. Était-ce si extraordinaire que de répondre ainsi à ce protagoniste ? Allait-elle s’attirer ses foudres ? Peut être était-ce son but ?
Dans tous les cas, elle n’en avait cure. Elle détestait être traité de la sorte, et il était hors de questions qu’elle se soumette à quiconque, qu’il soit prof, que ses yeux passe du sombre au sanguin, ou qu’il ai la carrure d’un rugbyman.


« - Pour répondre à votre question, considérons que les tabous sont les fléaux d’une société, et que notre monde meurtrit n’a pas besoin de ce poids en plus sur ses épaules. Il lui est déjà difficile de se remettre de la bêtise des Hommes et des autres. Aborder ce sujet, pour que nous sachions de quoi il est réellement question, est une intention louable que je salue. Tout le monde ici devrait faire de même, et cesser de se poser des questions inutiles, pour se concentrer sur d’autres choses bien plus importantes. »


Ah, habile manière de se rattraper. Quitte à se mettre quelqu’un à dos, elle préférait que ce soit toute la communauté des élèves plutôt qu’un seul et unique prof. Aussi désagréable soit-il, il n’en était pas moins intéressant, contrairement à la foule grouillante derrière elle.

« - Néanmoins, j’attends de voir de quelle manière vous allez nous présenter la chose. J’ose espérer ne pas m’être levé pour entendre le discours habituel sur la tolérance, et que votre cour sortira un peu du lot. »

De la pure provocation ? Oui, et elle ne s’en cachait pas. Après tout, il n’y avait pas de raison. Elle n’avait pas l’intention de se laisser humilier sans répondre. Peut être venait-elle d’engager une joute verbale acidulée, mais cela promettait d’être intéressant.
Elle attendait réellement un enseignement novateur de la part de ce Levian, lui qui semblait si vieux, qui semblait avoir tant vécu, tant vu, tant apprit sur les Hommes, les anges, les vampires…les lycans, etc. Jolan s’amusait à fouetter son orgueil, afin d’en tirer le meilleur. L’effet pourrait très bien être l’inverse, mais qu’importe. Voilà longtemps que la tigresse n’avait pas eu son lot d’interactions intellectuelles. Habituellement elle détestait ça, et restait peu loquace face aux êtres vivants.
Mais ce Levian s’était directement attaqué à elle et si elle paraissait calme, il n’en était rien. Elle bouillonnait littéralement. Elle n’en était pas encore au point de refréner une transformation, mais il n’en lui en faudrait pas beaucoup plus. Et s’il y avait bien quelque chose qu’elle souhaitait éviter, c’était cela. Réduire en steak haché toute une assemblée, pour son premier jour de cours, c’était moyen.
Ainsi donc, elle cachait sa colère par de l’insolence. Tristan ne jouerait peut être pas le jeu, ou bien, y trouverait-il son compte ?
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MessageSujet: Re: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime05.05.12 20:17

Elle avait répondu du tac-o-ta, créant un léger brouhaha qui traversa l’amphithéâtre en quelques secondes. Elle avait osé ce que peu de ses élèves avaient tenté auparavant : le défier ouvertement devant un public qui était, de toute façon, de son côté. Tristan n'était pas du tout le genre de professeur à apprécier les élèves avec du caractère. Loin de là. Il n'avait pas apprécié ce manque de politesse flagrant et si on rajoutait le fait qu'elle ait été en retard à son cour, c'était déjà un moins cinq sur la prochaine note de la jeune lycan.
Tristan était un égocentrique. Plus nombriliste que lui, on ne pouvait pas trouver. Il n'aimait pas les critiques parce que de toute façon, il était persuadé de toujours faire mieux que les autres. Il n'avait pas sa place en compagnie des meilleurs parce qu'il était le meilleur. C'était sa vision des choses et c'était véridique dans de nombreux domaines. Il excellait dans pratiquement tout ce qu'il faisait. Sauf avec la technologie... mais il ne comprenait pas vraiment ce genre de choses.
Dans tous les cas, il s'imposait des règles qui faisaient son excellence. Et l'une d'entre elles était de ne jamais accepter des gens qui ne pouvaient pas faire aussi bien que lui. Cependant, il acceptait que des gens veuillent apprendre, s'améliorer et progresser dans des voies qu'ils avaient choisit. Et dans ce cas, et unique cas, il n'y avait qu'une seule et unique règle à laquelle personne ne pouvait transiger, néophyte ou professionnel : ne jamais être en retard à ses cours. Le reste n'avait aucune importance.

De ce fait, il ne nota pas la remarque de la jeune femme qui se voulait probablement acerbe pour tenter de le déstabiliser d'une quelconque façon. Il ne fit que hausser un sourcil et croiser les bras contre son torse, montrant un certain signe d'impatience : elle pouvait tenter de se montrer féroce, ça n'avait aucune importance. Ce n'était pas les paroles d'une gamine qui risquaient de briser son monde remplit de dangers bien pires que quelques petits mots.
Aussi, il porta sa concentration entièrement sur elle, comme la plupart des élèves qui écoutèrent attentivement ce qu'elle avait à dire. Et ce fut plutôt positif pour elle.
Plus trois sur sa prochaine note, pensa-t-il sans vaciller d'une quelconque façon.
Quelques élèves n'avaient pas réellement apprécier ce qui venaient de s'être dit. Ce qu'il pouvait comprendre. Lui aussi n'apprécierait pas les petits conseils d'une jeune femme retardataire. Cependant, étant lui-même lycan, il ne se sentait pas concerné par les paroles de la jeune femme. Elle venait de se gagner quelques points dans la côte personnelle du professeur.

Enfin, elle avait. Elle lança une nouvelle pique pour tenter de le déstabiliser, jugeant sur la probable qualité du cour qu'il comptait dispenser.
Moins cinq. Du coup, elle se retrouve avec un malus de huit....
Il soupira profondément, fermant les yeux, montrant son exaspération la plus complète à la jeune femme pour lui faire comprendre qu'elle n'avait absolument pas marqué des points. Il rouvrit les yeux pour les reposer aussitôt sur la lycan.

« Vos éventuels critiques ne m'intéressent absolument pas. Si mon cour venait à vous déplaire, vous savez où se trouve la sortie... quoique, vu votre manque d'orientation flagrant, je peux toujours désigner un élève au hasard pour vous accompagner. »

Et forcément, il ne choisirait pas un élève de bonne compagnie. Non, pourquoi être aussi gentil avec quelqu'un d'aussi impétueux ? De toute façon, la gentillesse n'était pas une de ses principales qualités, peu importe le domaine de profession dans lequel il se trouvait. Il était et resterait toujours un loup.
Quelques étudiants s'étaient mis à murmurer suite aux dernières paroles qu'il avait prononcées et ce fut d'un simple regard dans l’amphithéâtre accompagné d'un toussotement que le silence le plus complet revint. Une fois qu'il fut sûr d'avoir l'entière attention de la salle, il se retourna et se dirigea vers le tableau pour noter les points importants qu'avaient mentionné la jeune étudiante.

« Vous avez raison, il est important que vous compreniez les enjeux mais aussi le pourquoi du comment. », il marqua une légère pause avec de reprendre avec toujours la même force, « mais je ne vous parlerais pas de tolérance pour autant. La plupart de ces créatures ne sont pas bonnes ou gentilles. Elles vivaient depuis toujours dans l'ombre et en sont soudainement sortit. La plupart se nourrisse de nous ou pensent pouvoir nous diriger comme bon leur semble. »

Sa dernière référence se vouait à Dieu et ses péquenots emplumés. Des millénaires d'absences et boum, d'un coup, ils décidaient de resurgir pour coller une méga raclée à l'Homme. Enfin, prenez cela et son aversion pour les anges, forcément, au bout du compte, ils ne les apprécient pas tant que ça.

« La tolérance reste cependant une bonne chose. Toutes ces créatures ne sont pas foncièrement mauvaises. Certains n'ont pas choisit d'être différents. Mais voilà le problème, mes très chers étudiants... encore et toujours la différence. »

Il se retourna vers l'assemblée, contournant le bureau pour aller s'asseoir dessus tout en attrapant la tasse de café qu'il n'avait toujours pas finit. Il but quelques gorgées pour s'éclaircir la gorge. Il garda le récipient dans les mains et balaya les étudiants du regard. Certains prenaient des notes, d'autres l'écoutaient. Tous n'étaient pas forcément attentifs mais en tout cas, ils étaient intéressés d'une façon ou d'une autre.

« De nombreuses guerres ont principalement eut lieu à cause de ça. La différence. Mais tout coup, les humains se rendent compte que finalement, ils ne sont plus si différents que ça. Bien sûr que non, ils ne sont pas aussi si différents que les vampires. Leur nourriture ? Notre sang. Ou les lycans. Des créatures polymorphes qui perdent le contrôle à la pleine lune. Forcément, votre voisin Abdoulah n'est plus si différent que ça de vous. Il croit juste en une religion différente, typé différemment mais au moins, il tente pas de vous percer la jugulaire pour vous drainer le sang. Que vas-t-il donc résulter de tout ça ? L'arrivée de ces créatures est encore fraîche dans l'histoire de l'Humanité donc aucun conflit majeur n'a encore été provoqué. Enfin, sauf les anges mais d'après leurs dires, ils voulaient juste qu'on arrête de se foutre sur la gueule... »

Une nouvelle pause suivit d'une gorgée de café.

« Bien sûr, je ne vous dis pas, « Eh, regardez ces trucs, ne les aimez pas. ». »

À cet instant, ses yeux se posèrent sur la jeune étudiante qui l'avait provoquée plutôt, accompagné d'un léger sourire.

« La tolérance... forcément, peu de gens comprennent réellement son fonctionnement. Eh bien, mes jeunes amis. La tolérance, c'est lorsque vous détestez quelque chose mais qu'au final, vous l'acceptez quand même. Que provoque donc la tolérance ? Des refoulements. Forcément, si vous êtes allergiques aux arachides, vous n'allez pas pour autant accepter de manger des plats contenant de l'huile de noix. Au bout d'un moment, il va y avoir des incidents avec ces nouvelles créatures et ces incidents vont provoquer des vagues de peur. Forcément, ces vagues de peur vont petit à petit réduire la tolérance du peuple et le gouvernement commencera à immiscer gentiment pour proposer des idées pour contrecarrer les éventuels dangers... tout ceci va, probablement, finir par provoquer des guerres, voire un génocide.
Non, aujourd'hui, nous ne parlerons pas de tolérance, ni d'acceptation. Non, nous parlerons de ce que vous faites depuis votre naissance : découvrir. Lorsque vous avez mangé pour la première fois votre glace préférée, vous ne saviez pas si vous l'aimeriez et pourtant, vous l'adorez maintenant. Vous avez été obligé de passer par une étape dites de « découvert ». Aujourd'hui, ce que je propose, ce n'est pas de tolérer la présence de ces nouvelles créatures mais... de les manger. »


Un petit sourire en coin. Il n'avait pas perdu l'attention du corps d'étudiants. Certaines mains s'étaient déjà levées, sachant pertinemment qu'il venait de finir une première partie de son cour et qu'ils avaient le droit de poser des questions ou de débattre librement avec le professeur ou d'autres étudiants présents. Ses yeux noirs balayèrent la salle de fond en comble, cherchant les bons élèves qu'il allait faire parler...
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MessageSujet: Re: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime24.07.12 16:54

Complètement imperturbable. Ce lycan à l’odeur des vieux parchemins était trop vieux pour se laisser impressionner par une étudiante toute de furie. Jolan tenta de passer outre, mais le fait qu’il restait de marbre la gênait. Elle n’avait pas l’habitude de parler autant, elle ne savait donc pas à quoi s’attendre de la part de son interlocuteur. Mais visiblement, elle ne devait s’attendre à rien, rien du tout. Très bien.

« - Si votre cours ne m’intéresse pas je n’aurais besoin de personne pour trouver la porte de sortie, croyez moi. Mais votre attention est louable. »

Montrer son détachement. Argh, donner la réplique à un vieux loup n’était pas sans difficulté. Enfin, que cherchait-elle réellement ? A se faire bien voir ? Attirer l’attention sur elle ? Ou était-ce simplement son animosité naturelle qui la poussait à grogner. Qu’importe. De toute façon, le duel était engagé, et elle n’en démordrait pas de sitôt. Bien qu’elle soit jeune et impulsive, elle avait assez d’expérience pour se permettre d’ouvrir sa gueule.
Elle écoutant attentivement M.Levian, prête à rebondir sur la moindre de ses affirmation. Cet homme était si sur de lui. Enfin, il faut bien l’être quand on est enseignant. Mais lui suintait le narcissisme. Jolan le méprisait. Elle détestait tellement les êtres de sa sorte. C’était le genre de personne à qui elle adorait fermer le clapet. Elle se contint, cherchant la petite bête pour rebondir dessus.

« Les noix ne sont pas des arachides… » pensa-t-elle. Enfin, c’était vraiment une toute petite bête.
Néanmoins, malgré touts ses sentiment négatifs, elle était d’accord avec la première partie de son monologue. Juste et droit, moral et intègre. Avait-il quelques valeurs cet homme-là ? Visiblement oui, et certaines allaient contre les anges et toute leur clique. Pour cela, Jolan n’avait rien à redire, il n’avait pas tord. Etant lycanthrope, elle ne pouvait que les détester. Et puis tout ce bordel religieux, ça la rendait malade. Elle ne croyait en rien, si ce n’était en elle, et encore.

Vint enfin le passage qui fit « tilt » dans sa tête. Rapidement, elle rumina, élaborant sa réponse. Lorsqu’il termina, laissant la parole à son assemblée, elle se leva, sans permission, et répliqua fougueusement :


« - Vous pensez réellement ce que vous dites ? Vous croyez que « manger » les autres, comme vous le dites si bien, elle la solution à notre monde malade ?
Ne me faites pas rire. Vous voulez une preuve que ce que vous dites est une aberration ? J’en ai une universelle : Hitler a suivit votre raisonnement, il voulu « manger » le peuple juif, plus tout ceux qui ne correspondaient pas à son idéal. Hitler détestait les juifs, il ne les a pas accepté pour autant. S’il l’avait fait, il n’y aurait pas eu de génocide. La tolérance est la base de la paix. Si aujourd’hui les Anges toléraient les lycanthropes, ils ne serait pas pourchassés. Si les Humains toléraient le reste de l’humanité, la guerre n’aurait pas eu lieu non plus. Les Hommes ont besoin d’un bouc émissaire. Les juifs autrefois, les homosexuels, aujourd’hui les êtres fantastiques tels que les vampires ou les lycan. Le fléau ne vient pas de là où on le croit. Si chacun tolérait son prochain, il n’y aurait pas de problème. « Manger » ceux qui vous dérangent, c’est le chemin parfait pour une extermination rapide et efficace d’une population particulière. Le Monde l’a déjà bien assez prouvé pour que puissiez tenir de tel propos impunément. »

Pendant qu’elle avait balancé son monologue, une mèche de ses cheveux avait viré dans les teintes blanches, contrastant avec ses cheveux ébènes. Ce qu’elle était impulsive. Elle s’exaspérait elle même. Mais à présent, il était dangereux pour elle de rester là à attendre la réponse de l’intéressé.


« - Bien, sur ce, je me retire. Non pas que votre cour soit inintéressant, simplement que la vérité est entravé par vos opinions personnel. Pardonnez-moi mais, ce n’est pas là le rôle d’un professeur. Vous manquez cruellement d’intégrité, Monsieur. Au revoir. »


Elle prit son sac, traversa les rangés, et sortit de la pièce. Au même moment, la sonnerie retentit. Déjà ? Le temps passe vite quand on s’amuse. Jolan chercha rapidement un coin isolé pour calmer ses ardeurs. Peut être qu’il valait mieux qu’elle rentre. Décidément, l’université, ce n’était pas pour elle.
Elle se calla sous des escaliers, et prit sa tête entre ses mains. Elle les détestait. Tous. Ils étaient si imbu. C’était eux qui mettaient le monde à feu et à sang. C’était eux les monstres. Pas elle. Elle n’avait été qu’un pion, et elle refusait de le redevenir, surtout dans les plans machiavéliques d’un vieux loup aigris.
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MessageSujet: Re: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime17.10.12 22:11

[justify]Et d'un coup, elle rouvrit son caquet à nouveau. La petite lycan était une véritable furie, éhontée et pleine de pensées juste et droites. Cependant, il décida de ne pas la faire tair et écouta ce qu'elle avait à dire, toujours avec cette même patience qu'il ne laissait pas voir, puisqu'à l'extérieur, son regard était plein de jugement mais démontrait une impatience presque réelle.
Cette petite avait raison sur de nombreux points et il y avait probablement matière à débattre. Le problème avec ce genre de furie, c'est que ça ne débat pas, ça ne fait qu'écouter son cœur et oublie totalement qu'il y a un cerveau qui permet de faire un raisonnement clair et concis. Cependant, cette fois-ci, ce n'était pas totalement un problème de sentiment ; non le sujet tenait à cœur la jeune femme.
Il avait commencé à préparer sa réponse dans sa tête à chacun des mots de la jolie lycanthrope. Il ne restait plus qu'à attendre qu'elle ait fini de parler pour lui rappeler un point précis. Ses yeux furent brièvement attirer par cette mèche de cheveux qui commença à se décolorer... pour virer au blanc ?
Il fronça des sourcils. Heureusement, elle rajouta rapidement qu'elle allait se retirer. Tant mieux car il comptait bien la foutre à la porte.
Il l'observa prendre ses affaires et s'en aller. Forcément, elle attira quelques regards lourds de sous-entendu et autre chose du genre de la part de ses camarades.

Lorsque la porte fut refermée, il se tourna vers la classe qui se préparait aussi à cause de la cloche qui venait de retentir. Il aurait aimé faire une remarque à l'assemblée mais finalement s'abstint. Certaines choses devaient être réglées. Et celles-ci étaient prioritaires sur le reste de ses affaires à régler actuellement. Il sortit son smartphone, toujours assis sur le bureau et tapota rapidement un texto pour annuler un rendez-vous qu'il avait fixé entre deux cours.
Il fini sa tasse de café et attrapa sa besace pour finalement sortir à son tour de l’amphithéâtre. Arrivé dans les couloirs, il regarda de gauche à droite, les files d'élèves qui allaient dans un sens ou un autre pour rejoindre leur prochain cour. Dans ce tintamarre, et avec sa vision, impossible de retrouver quelqu'un. Il renifla discrètement l'air et il capta ce qu'il voulait : l'odeur de la jeune lycan.
Sans plus attendre, il se faufila dans les couloirs suivant cette odeur d'un pas calme. Il esquivait les élèves pressés et fini par arriver près des escaliers. Son premier réflexe fut de le monter mais la piste disparut subitement. Parfois, il lui arrivait de trop réfréner ses instincts. Il redescendit les escaliers et le contourna pour finalement trouver ce qu'il cherchait : elle était là, une tension naissante dans tous les nerfs de son corps. Que faisait une lycan instable dans un lieu aussi bondé ? Qui avait eut cette idée de génie de la faire venir ici ?

Il s'approcha pour s'accroupir près d'elle et posa sa main sur sa tête qui se voulait rassurante. Ce contact lui permettait bien des choses mais tout tournait autour d'une seule chose : son don d'empathie extraordinaire qu'il avait su développer à travers les âges. Au travers de sa main, il tentait de discerner la nature mais aussi les raisons qui la poussaient à avoir une telle rage en elle. Il lui était impossible de deviner exactement ce qui lui arrivait mais il pouvait le déduire. Aussi, il tentait de transmettre un sentiment rassurant.

« Gamine, écoute-moi bien. Il y a ici des tas de gens comme nous qui tentent de vivre comme n'importe qui, cachant leur différence. Si tu éclates, ça va créer d'énormes polémiques et on risque de se faire interdire l'accès aux établissements pédagogiques. Je dois déjà protéger quelques personnes mais si je dois en protéger une centaine, je ne pourrais rien faire de plus. Est-ce que tu comprends ça ? Tu dois te calmer, maintenant. »

Il murmurait de façon à ce que personne ne puisse l'entendre. Il le savait, c'était une lycan, elle serait totalement apte à entendre le son de sa voix à travers tout ce chahut. Elle n'avait qu'à se concentrer après tout... et puis, si elle n'y arrivait pas, là, ça deviendrait problématique. Surtout que s'énerver avec quelqu'un déjà sur le point d'imploser n'était pas la meilleure des solutions. Particulièrement avec une créature comme elle... un lycan de la dernière génération probablement.

« Si tu as vraiment besoin de calme, il y a mon bureau qui est bien insonorisé et où tu pourras être tranquille. « 

La voix murmurait toujours avec ce même ton rassurant et calme, comme s'il savait ce qu'elle traversait aujourd'hui. Quelque part, c'était la vérité. Lui aussi avait déjà vécu à de nombreuses reprises des colères noires... la question restait à savoir si chez elle, ça décuplait aussi sa puissance ou non. Enfin, il espérait que non.
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MessageSujet: Re: Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian}   Philosophie, quand tu nous tiens...{Tristan Levian} Icon_minitime

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