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 Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]

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MessageSujet: Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]   Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Icon_minitime17.10.12 23:34

Je t'ai dit, je dois bosser pour payer la pension en centre équestre de mon cheval, et pour d'autres bricoles. Je ne peux pas me balader parmi les humains en proclamant allègrement ma fonction, ça pourrait... les stresser un peu. Je dis juste que je fais parti des bestioles bizarres qui peuplent le monde, et que ça ne regarde personne. Il ne faut pas non plus se balader sur le cheval avec l'épée et tout le tremblement, quelqu'un un peu moins con que la moyenne pourrait en tirer des conclusions. Néanmoins, je suis assez qualifié dans seulement deux domaines : l'équitation et tuer des choses. Les langues mortes aussi, mais je peux difficilement justifier que je les parlais quand elles étaient encore vivantes. Quant à l'équitation... j'suis un Cavalier de l'Apocalypse merde, j'peux faire faire à mon cheval des choses que tu ne peux même pas imaginer, puis de toute façon ça embauche pas. Et je refuse d'abaisser ma précieuse monture à faire des activités aussi crétines que de sauter au dessus de machins ou de le faire courir en ligne droite dans un stade à la con contre de pauvres bêtes dopés et mortes à dix ans. De toute façon, ça serait injuste contre les autres participant, je serais viré. Qui veut concourir contre un Cavalier de l'Apocalypse dans une course hippique sérieux ?

Donc je me rabats sur les boulots où je peux me faire oublier, ou qui nécessitent de tuer des gens. Parfois, je suis appelé par de « grandes causes » qui finissent toujours par de la merde. Plus jamais l'Espagne. J'ai pas trop de mal à tuer des mafieux, j'estime qu'ils ont fait le choix de mourir dès lors qu'ils ont pris le flingue. Et c'est plus dur d'avoir un boulot honnête de nos jours, à cause des papiers et tout ça. Les boulots au black sont plus faciles à avoir dès lors qu'on sait où les chercher. Oh, je suis pas parrain de la mafia non plus, c'est très occasionnel que je participe à des activités franchement illégale. La plupart du temps c'est plutôt repeindre la maison de quelqu'un qui n'a pas envie de payer d'impôts ou ce genre de choses très glorieuse pour une figure mythologique. Le seul avantage de tout ce bordel avec la guerre, c'est que maintenant les gens sont habitués à croiser des bestioles bizarres et que je peux me faire moins discret qu'au cours du vingt, vingt et unième et vingt deuxième siècle, avec toute leur saloperie de papier et de médecine. Je ne peux plus juste me casser d'un endroit quand ça fait trop longtemps que je ne vieillis pas et que les gens se posent des questions, les humains sont devenus plus malins. Autant faire avec.

Donc je suis devant cette putain de baraque, de nuit, habillé en motard pour faire peur, avec un flingue à la main parce que Truc doit de l'argent à Machin, quelque chose comme ça. Peu importe, c'est toujours les mêmes histoires de toute façon. J'aime pas être à pied pour me battre, j'ai pas tellement l'esprit fantassin, mais je peux pas rentrer à cheval dans une maison et personne me laisserait faire ça de toute façon. Je peux pas leur dire que moi et le cheval ont est immortels, que du coup j'peux bien faire ce que je veux, et que je les emmerde – enfin je suppose que je disparaîtrai après l'Apocalypse cela dit, mais c'est pas aujourd'hui. Il faut se battre selon leurs règles, sinon j'vais pas palper du pognon.
Bon, c'est le moment de faire le cirque.

Le but ? Trouver le pognon et tuer ce qui passe. Il y a d'autres gens avec moi, qui rentrent par les fenêtres. Moi aussi du coup. Évidemment comme c'est la maison d'un mafieux assez haut dans sa hiérarchie y a des mecs qui montent la gardes, et ils pioncent pas. Les coups de feu partent assez vite. Personnellement je n'ai encore vu aucun habitant, mais j'entends ce qui se passe autour. Je fouille un peu aux alentours – pour chercher le pognon, tu piges ? - mais je trouve rien d'intéressant. C'est peut être parce que je suis dans une pièce où personne aurait idée de ranger de la thunes, c'est une salle de bain. Une jolie salle de bain cela dit, avec beaucoup de produits de beauté qui ont l'air de coûter cher. Je sors, je tombe dans une chambre... avec un occupant parfaitement réveillé. Une occupante, plus précisément. Elle a pas vraiment l'air d'une combattante, plutôt d'une jeune dame pas habillée très chaudement – mais avec beaucoup de dentelle – qui s'était sans doute levé pour pisser et qui s'attendait pas à voir débouler un connard de sa salle de bain. Comme elle n'est pas armée, je baisse mon arme. J'aurais pas dû. Elle m'envoie un coup de pied aux couilles qui m'a limite fracassé le pelvis avant de s'enfuir en hurlant.

Me demande pas pourquoi, mais outre que ça fait mal, un coup de pied dans cette zone précise avec la force suffisante donne aussi envie de vomir au mâle moyen. Oh non oh non oh non. Auto-stimulé par ma peur panique de vomir, je me mets à avoir des spasmes annonciateur du drame. L'événement me traumatise tellement que finalement j'amplifie connement le truc en crachant partout. Merde, la garde, ça y est je sens la garde de l'épée contre ma langue. Avant le fait de sortir une épée de ma bouche me paraissait parfaitement naturel, ça faisait parti de tout le truc mythologique. Maintenant je trouve juste ça complètement contre-nature et horrible à vivre. Je prends une tête de chat qui essaye de cracher une boule de poil, avec les yeux révulsés et les spasmes pour vomir avec rien qui vient. J'ai vraiment l'air con, un type arriverait là et me tirerait une balle en pleine tête, je pourrais rien faire. Bon évidemment ça me tuerait pas, mais ça épargne pas la douleur. Mais j'ai pas le choix, faut que j'attende que ça finisse, entre les spasmes du vomi qui me mettent les larmes aux yeux et la douleur terrible qui irradie de mon intimité. C'est tellement glorieux et charismatique un personnage biblique !

Alors que j'attaque le passage difficile où je dois faire passer la partie la plus large de l'épée par ma bouche, ce qui me demande de me décrocher la mâchoire au delà de ce que l'humain moyen est capable, un mec rentre. Un ennemi à priori, mais je le calcule même pas, je suis un peu occupé là. Il me tire pas dessus parce qu'il est comme un con devant ce spectacle coincé entre le pathétique et l'horrible. Il doit pas comprendre pourquoi j'ai un début d'épée qui me sort de la bouche mais pas de lame qui me sort de l'autre coté de la tête, et pourquoi je suis pas mort. Peut d'humains ont pu me voir vomir une épée, mis à part dans certains pub de Dublin vers Temple Bar à l'époque de leur guerre civile – je t'ai dit que j'étais toujours dans des plans de merde. Enfin l'épée sort de ma bouche, je peux la prendre dans ma main... et décapiter le gars avec. C'est pas gentil, mais je tiens vraiment pas à finir avec des balles dans la poitrine. Ça va me ruiner la veste en cuir, et vu le pris que ça coûte d'avoir l'air méchant j'ai pas envie de renouveler l'investissement. Ils meurent tous à toute pompes de toute façon, trente ans de vie en plus ou en moins c'est rien. C'est plutôt la façon qu'ils ont de s'ôter la vie les uns aux autres qui donne envie de pleurer, surtout que nous – les Cavaliers, je sais pas pour les autres – leur ressemblons de plus en plus. On va peut finir par trouver parfaitement normal de payer des impôts ou de noyer des chatons, quelle horreur.

J'enjambe le cadavre et... merde merde merde il y a un autre gars que je n'avais pas vu. J'ai pas le temps de lever le bras, de le décapiter lui aussi, il m'a sans doute vu avant que je le vois et merde merde merde. J'vais devoir encore voler une veste, et c'est dur de bidouiller l'antivol.
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Teo Vettini

Teo Vettini


▬ Nombre de messages : 258
▬ Humeur : Osef.
▬ Profession : Garde du corps

▬ Fiche :
Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] 121127112618245107

▬ Topics : Mission impossible chez les Vettini ft. Theo
KABOOM (aka le rp au titre trop long) ft. Conquête
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« - I'm dying, I can see Heaven.
- That's the lightbulb, jackass. »


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MessageSujet: Re: Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]   Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Icon_minitime24.10.12 19:18

C'que c'est chiant.

Chiant à en mourir, chiant à en crever. Crever d'ennui, là, raide net sur le joli p'tit carrelage tout blanc tout beau tout propret. Yeah. Tu pense que j'exagère ? Heureux pour toi. Tu t'es t'es jamais ennuyé à avoir l'impression de bouffer les pissenlit par quarante centimètres de racines ? Cool pour toi bro. Enjoy ta life, tout ça tout ça, assied-toi dans un coin et fais pas chier.

Merci.

Bien. J'en étais où moi, avec ces conneries ?

Ah oui. Ayé. Ça remonte au cerveau. Mais pour bien saisir toute la quintessence de l'ennuie faramineux de notre bonhomme ex-militaire greuhgreuh adoré, ça serait cool de remonter un peu plus loin dans le temps. Histoire de t'expliquer un chouïa comment et pourquoi il en est arrivé là. Des fois que ton neurone ai du mal a suivre.
Le « Comment » est simple. Monsieur en est arrivé là en marchant. Un pied devant l'autre, une deux, une deux, tu connais le topo. C'est comme ça qu'il a atterrit dans cette putain de demeure carrément chicos. Le genre de baraque que lui-même ne pourrai jamais s'offrir, même en trimant toute sa vie. Ou alors, en allant braquer une banque. Quoique. Même ça, ça rapporte plutôt peanuts par les temps qui courent. Dur. Déjà essaye de chopper des temps qui courent, on verra après pour l'oseille. Et oui, j'assume cette blague particulièrement pas drôle.
Le « Pourquoi » quant à lui est un peu plus sérieux. Plus rigide que son poto du dessus déjà. Car notre Teo international est ici pour la raison la plus chiante du monde, j'ai nommé :


Le travail.


Surveiller de nuit la maison d'un honorable et fidèle client de la compagnie. Chouette. Sauf que l'honorable et fidèle client en question, avec son coté bon chic bon genre, il ne trompe personne. Ça pue le petit chef mafieux à plein nez, qui est trop gras et trop trouillard pour se défendre lui-même. Mais hé. C'est beau le fric. Pour un peu que tu leurs balance ton argent, les autres gardent leurs becs cloués.

Bref, tout ça pour dire que Teo est en train de bailler à s'en décrocher la mâchoire. Ce genre de petit boulot d'un soir, c'était pas les pires pourtant. Non, les pires, c'était ceux qui demandaient d'assurer la protection de quelqu'un pour un semaine. Un mois. Voire plus. Au final, l'italien avait souvent plus envie de casser la gueule de son protégé que des ennemis de ce dernier.

Et d'un coup, genre, comme ça, pouf, ça pète.

Évidement, Teo n'a pas entendu les coups de feu. Faut pas être con. Mais il n'y a pas que le bruit dans la vie vous savez ? Lui, il a facilement ressentit les vibrations dans l'air et le sol. Et les mouvements paniqués des autres gardes. Surtout les mouvements paniqués des autres gardes en fait. Ça, et le morceau d'oreille du type qui était d'affectation à la même entrée que lui, qui vient de s'écraser contre le mur, tout sanguinolent, tout deguôlasse. Berk.
Mais le militos n'a pas le temps de voir si son collègue va bien. D'autres chats à fouetter hein. Il préfère se mettre à couvert - pas fou - et analyser la situation. Ok. Deux gars avec un sacré stock de munitions qui le canarde. Et lui, tout ce qu'il a, c'est son sabre et le pauvre flingue de service gracieusement remis par l'agence. Tu parle de forces équilibrées.

Laisse tomber mec, jamais tu réussira à passer par là, ils t'auront transformés en gruyère avant.

Plan B.

Y'a un plan B ?

J'sais plus.

Pas le temps d'y réfléchir. Pas suicidaire malgré sa dégaine, notre gars à nous préfère se barrer par la fenêtre. Heureusement qu'on est au rez-de-chaussé quand même. Il atterrit dans l'herbe, trace comme s'il avait le diable au corps, et remonte par l'autre fenetre, celle empruntée plus tôt par les types pour debarouler ici. Donc, en toute logique, il est où ?
Dans leurs dos.

Salut, fais risette.

Il n'aime pas particulièrement tuer. Mais son client lui a fait comprendre plus tôt que s'il voulait toujours ses petites étrennes de fin d'année, valait mieux qu'il y mette du sien. Lui, ça l'enchante pas plus que ça, mais il a une gamine à nourrir et à gâter. Ça change pas mal de données. Connards de profiteurs va.
Bon. l'ex-militaire ne traine pas. Bon gré mal gré, il laisse siffler sa lame et se détourne avant même que les deux types ne tombent au sol. Et, comme un vrai pro, un vrai de vrai, il fait volte-face et fonce vers le bureau du proprio. Pourquoi le bureau ? Parce que généralement, dans ce genre de situations, TOUT se passe dans un bureau. Le genre avec des bibliothèques aux murs et un gros coffre-fort caché derrière un tableau.

Sauf que sur son chemin, une demoiselle en fuite lui tombe dessus. Genre, Littéralement. Presque. Elle a déboulé d'un coup de derrière un angle du couloir. La miss est paniquée - pauvre petite - et tente de le frapper un bon coup, mais coup de bol pour lui, elle reconnait l'uniforme des gardes à temps. Ouf. Non parce qu'une seule personne privée de son service trois-pièce par rp, c'est largement suffisant.

Ok, elle bafouille et parle carrément trop vite, mais il arrive à saisir quelques mots qui passent en trombe sur ses lèvres. Homme. Salle de bain. Intrus. Ce style-là. Teo se doutait que les deux zouaves de tout à l'heure n'agissaient pas seuls, mais sans connaitre le nombre exact d'ennemis, ça allait être un vraie partie de rigolade. Notre bonhomme se lève, laisse la princesse en détresse et file là où elle le lui a indiqué.

Ah ba tiens.
Manquait plus que ça.
Un corps - un des leurs - à terre, et un autre gars qui manifestement n'est pas des plus en formes. Mais lui par contre, il n'a pas à être là. Teo fonce sans prendre le temps de réfléchir plus - pas le temps - et... Attends.

Attends.

J'ai un mauvais pressentiment moi. Il faudrait peut-être s'arrêter histoire de... Disons, de faire preuve de prudence ?

Un jour, un type a dit :
« We need a plan of attack. »
Ce a quoi un autre type à répondu, ouvrez grands les esgourdes :
« I have a plan : Attack. »

Oui, c'est beau, c'est glorieux, c'est émouvant. Mais moi, je trouve que ce n'est pas la meilleure idée du siècle là, présentement, tout de suite. C'est vrai, après tout, on est pas TOUJOURS obligés de se la jouer bourrins, si ? Donc, je propose d'arrêter de courir vers le gars, de rester à distance honorable et de l'interroger, tout simplement. C'est bien ça, comme plan, non ? Hein ? Si, c'est très bien. C'est judicieux, intelligent, la totale. On va faire ça d'acc...

Il est passé où ce con ?

La tête de l'ennemi roule roule rouuuuule sur le sol de la salle de bain. Bien, ça en fait un de moins.

...Bordel, mais qui m'a foutu un perso aussi... Aussi... Rah. Bref.

« Attaque d'abord, pose des questions après. » En règle générale, il attaque, et n'a pas l'occasion de poser des questions. Parce que l'autre ne peut trop répondre après, d'habitude.

D'habitude.
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MessageSujet: Re: Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]   Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Icon_minitime24.10.12 21:44

Le prévisible se produisit : je me suis pris une balle en pleine tête. Des parties de ma tête sont allées décorer le mur derrière moi. Des parties de mon visage et de ma cervelle se sont désolidarisées du reste. Mon corps s'est mollement écroulé sur le sol, le poing toujours serré autour de la garde de l'épée parce que je n'ai pas la capacité physique de la lâcher. Ensuite j'ai fait une espèce de crise de tremblements sur le sol et les parties manquantes de ma tête ont repoussés. Le processus n'est pas très agréable, surtout le moment où ma tête explose. Au moins, ça a dissipé les douleurs dans mon entrejambe.
Je reprends le contrôle de mon corps, essoufflé, au bout de quelques secondes. Ça y est, je suis de nouveau parfaitement apte à tuer des gens. Ça serait trop simple si j'étais mortel hein ? L'Apocalypse serait pas une grosse affaire. Pas de bol, les morceaux qui manquent repoussent. Je me relève sous les yeux ébahis du gars, aussi frais qu'il y a trente secondes, mais avec encore des propres morceaux de mon cerveau sur la gueule et dans les cheveux. Charmant.

J'agite mon épée devant la figure du vivant en essayant de lui faire signe de ne pas tirer. Je ne mourrais pas plus la seconde fois. L'humain – enfin je suppose – a l'air d'avoir la trentaine, et il semble pas spécialement amical. Tout osseux avec une gueule destroy comme ça, il va sans doute me tirer une autre balle dans la tête pour voir si je meurs pas. Consciencieux quand il s'agit d'arrêter la vie de quelqu'un. Je peux comprendre ça. Hélas, il souffre d'un gros désavantage : il n'a qu'une seule vie, lui. Et j'ai une épée que je manie aussi bien que mon propre bras dans une main et un flingue dans l'autre. Il va pas faire long feu celui là.
Quoique.

Je peux lui demander où est le pognon. Le menacer de le tuer si il me le dit pas. Ça me ferait gagner du temps. Je suis pas obligé de tuer tout le monde, je dois prioritairement trouver ce putain d'oseille. C'est toujours le cœur du truc au final, on s'en fout de buter les sbires. Et comme ça après je pourrais aller voir mon cheval et boire un truc en regardant les étoiles. Quelque chose comme ça. Donc faut que j'explique clairement la situation afin que tout le monde puisse repartir tranquillement chez lui et que d'autres morceaux de cervelle ne viennent décorer les murs.

- Bon, écoute. Je suis... Je peux pas dire « cavalier de l'Apocalypse », ça serait incompréhensible. Puis j'ai une image à préserver. Nan allez, le premier mensonge qui vient. Une fée. Je peux pas mourir. Alors dis moi où est le pognon avant de finir comme l'autre gars avec la tête qui part en couille.

J'espère que le gars parle anglais, si il faut que je bredouille en japonais on est pas sorti du sable. Enfin il a l'air aussi asiatique que moi ce gars. On va se comprendre hein ? Ben faudrait qu'il me réponde déjà et qu'il arrête de me regarder. Ou alors c'est moi qui suis trop impatient de dissiper ce moment de tension où je pourrais finir avec une balle dans la tête. J'aime pas faire les trucs en force comme ça, j'ai l'impression d'abuser de mon immortalité. Enfin tu comprends que la perspective d'une balle dans la tête soit anxiogène hein ?

- Bon ben réponds, t'es sourd ou quoi?

Oui putain, il va se bouger la nouille ce demeuré et me filer la thune ou faut que j'meurs de vieillesse ici ?
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Teo Vettini

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MessageSujet: Re: Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]   Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Icon_minitime15.11.12 11:36

Sans déconner les gars.
SANS DÉCONNER.
Vous avez pas un peu fini de vous payer sa tête quoi ?

Non parce que déjà, le coup du Marchand de Sable la semaine dernière, il était pas mal barré dans le genre. Mais la semie-marmule bouffeuse de loukoum à dreads qui se prend pour une gentille petite fée, y'a de quoi lever du sourcil aussi. Et demain, ce sera quoi ? Jésus ? Le Lièvre de Pâques ? La Petite Souris ? La Licorne Rainbow de Noël ? Une autre personnification allégorique littéraire lourde et redondante ? Rah, que le monde est con. Et chiant. Chieur. Mais surtout con.

Mais attends. Problème.
C'est pas ça l'important. Le pire. La chose qui fait tiquer. Le truc qui cloche. Le machin qui gratte méchamment le neurone. Y'a autre chose.

Comment ce con a-t-il fait pour se relever comme ça, like a boss, comme s'il ne s'était rien passé ? Là, il aurait du être en train d'agoniser dans d'atroces souffrances, se noyant dans sa bave sanguinolente, ne pouvant bien articuler de plus que des gargouillis moches, informes et quasi-inaudibles. Ouais, charmant. (Quoi, j'exagère ? Mais non) Pourtant, l'autre enfoiré à l'air de revenir d'une promenade de santé - presque, parce qu'il a bien la tronche du clodo de base quand même - et semblait aussi gêné par cet état de fait qu'une vache qui se soucie de la mouche qui lui colle au train. Osef donc.

Perturbant.

Mais sinon, non, l'explication de la petite fée, ça passe pas quand même, faut pas pousser papy dans le purin.

Teo se marre. Enfin. Se marrer. C'est vite dit hein. Dit avec des lances-roquettes aux fesses même. Disons qu'il fait son rictus tout tordu et dégueulasse. Ce mec ne sait pas se marrer de toute façon. Pire qu'une hyène qui aurait bouffé un truc pas frais.
Et les digressions, c'est cool.

Teo se marre à sa façon donc, devant la dernière réflexion du gars. Déjà parce que c'est toujours un peu trippant, ce genre de situation. Puis aussi pour canaliser la pointe d'angoisse et la montagne d'incompréhension qui est en train de lui tomber sur le coin de la gueule. Si tu savais à quel point t'as raison, gars.

Son rictus s'agrandit, il pose sa surprise à coté et reprend contenance. Professionnalisme avant tout. Il arme à nouveau et tire encore, presque à bout portant cette fois. D'accord. Ok. Ce type s'est relevé après s'être prit une balle dans la tronche. ADMETTONS. Qu'est-ce qui prouvait qu'il en supporterait une deuxième ? Hein ? Après tout ? Puis c'est pas comme s'il pouvait se permettre de rester sans rien faire.

Mais bizarrement, il pige vite que rebelotte, la même chose va se produire. Les petits bouts vont se reformer, et les fluides qui dégueulassent les murs prouveront que c'était pas une illusion d'optique ou des effets spéciaux à la con. Et merde.
Teo anticipe. Il choppe le... Corps ? La chose ? Le Machin avec la tête en vrac ? Bref, ÇA, disons, pour le plaquer contre le mur et l'empaler dessus à l'aide son sabre. Il recule d'un pas à peine, masquant son stress grandissant, dans l'attente. Putain de putain de merde. C'est quoi cette chose ? Comment allait-il faire pour s'en débarrasser ? Et les autres qui avaient besoin de lui ailleurs. Mais laisser ce taré là, sans plus de cérémonie, vu ses petites résurrections surprises, c'aurait été agir comme un gros noob de base. Tu parle d'une guigne.
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Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Vide
MessageSujet: Re: Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]   Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Icon_minitime16.11.12 10:09

Je tiens à préciser un truc. Je suis pas un bouffeur de loukoum. Un loukoum c'est un plat turc et si tu tiens absolument à me coller une nationalité en te fiant à l'endroit où je suis apparu, je suis Irakien ou Iranien, enfin peu importe. Là où était Babylone quoi. Je crois que ça s'appelle l'Irak maintenant ce pays, mais ça mériterait d'être vérifié. Enfin bref, peu importe, je sais pas qu'on vient de me traiter de bouffeur de loukoum de toute façon. Puis j'ai un peu plus important à gérer, comme une balle en pleine tête par exemple. Putain d'humain ! Il croit que je vais mieux mourir la seconde fois ? 'fin si je meurs, en quelque sorte, surtout quand on m'envoie une balle en pleine tête et que tout mon cerveau part asperger les murs. Je perds temporairement ce qui permet de réfléchir en tous cas, et c'est tant mieux. Sinon j'aurais vu arriver l'énorme merde qui est en train de me tomber sur le coin de la gueule.

J'ai repris conscience avec un sabre dans le ventre. D'habitude quand j'ai un corps étranger en moi, les mystérieux pouvoir de non-mort agissent pour faire sortir ça. Là c'est pas possible, parce que le sabre non seulement il est dans mon ventre mais il est aussi bien enfoncé dans le mur derrière moi. Je me mets à hurler. Enfin je hurle pas très bien parce que la lame passe par mon estomac et que ça fait un peu jaillir plein de sang de ma bouche. Pas pratique de hurler avec la bouche pleine. Ça fait plutôt gargouillis. Je lâche le flingue pour essayer d'attraper le manche. Tu sais que ça fait mal d'être traverser de part en part par un sabre ? A chaque micro-mouvement de ma part c'est un cataclysme de souffrance qui me possède. Et je me noie dans mon sang aussi. Mais sans mourir. Je peux pas ça. Mais j'arrive pas tellement à vivre là non plus. J'essaye pourtant de retirer la lame, mais mes doigts glissent à cause du sang. Et j'ai qu'une main de dispo, l'autre tient mon épée inutile. Je peux pas la lâcher, je n'en ai pas la capacité physique. Pour moi c'est comme essayer de « lâcher » sa propre jambe. Je ne suis pas humain, il m'a déjà fallu plusieurs siècles pour arriver à me désolidariser du cheval sans douleur. Je remets l'épée dans ma bouche, mais j'ai beaucoup de mal parce qu'actuellement je suis dans un tel état de souffrance que j'ai du mal à me rappeler comment je m'appelle. Puis je suis toujours en train de gargouiller dans mon sang, hein. La lame racle contre mes côtes, et les douleurs osseuses c'est vraiment le pire. Je me sens comme un animal avec la patte prise dans un piège à ours, j'essaye de me débattre sans bouger parce que ça fait mal. Puis j'ai du mal à tenir debout, mais si je perds l'équilibre... je préfère pas y penser. Je me souviens de ces condamnations à mort il y a longtemps, où la personne devait rester en équilibre sur un truc avec un nœud coulant autour du coup, et dès qu'elle s'effondrait d'épuisement ben elle mourrait pendu. Là j'vais pas mourir, mais j'vais avoir drôlement encore plus mal. J'y tiens pas.

Donc, mi-toussant, mi-vomissant, j'ai réussi à remettre l'épée en place – c'est à dire dans un espace quantique quelque part dans ma bouche. J'ai donc deux mains libres. J'essaye d'agripper le manche de la lame et dès que j'y touche pour la tirer de là je m'évanouis instantanément de douleur.

Je me réveille bien amoché, puisque je me suis affaissé sur la lame et qu'elle s'est coincée dans mes côtes, mon épine dorsale, mes poumons et je ne sais quels organes vitaux. C'est la guerre d'Espagne qui recommence. Là, j'ai quand même une question existentielle : m'attacher les mains et les pieds n'aurait il pas suffit ? Était il nécessaire de se prendre pour un lépidoptériste ? Là, malgré ma pudeur naturelle et mon sens de l'honneur, je me sens obligé d'avouer que je me suis mis à pleurer à chaudes larmes. Je me suis déjà demandé ce qui se passerait si je tombais dans, mettons, un volcan en activité ou ce genre de galère là. Là où une capacité à non-mourir ne me servirait à rien. J'ai ma réponse : Dieu ne m'aime pas. Dieu s'en fout. Dieu m'encule vigoureusement avec une poignée de gravier et un pied de biche. J'la sens bien la déchirure anale là. La seule priorité visiblement c'est que j'arrive jusqu'à l'Apocalypse, peu importe dans quel état. J'pourrais très bien passer l'éternité cloué au mur comme ça en fait. Au moins les autres fois, j'avais l'espoir que les humains qui me tourmentaient finissent par mourir. Pour la première fois, je ressens l'angoisse que je finisse. Que j'ai une fin quoi. Pas la mort, mais ça y ressemble drôlement de là où je suis tu vois. J'ai tellement perdu de sang qu'il y en a sans doute plus par terre et sur les murs qu'il n'y en a dans un corps humain standard. Il semble que je puisse en produire indéfiniment de cette saloperie.

Et alors que je suis en train de gargouiller des « Notre Père » en boucle en espagnol en pleurant tellement fort que ça va sans doute recréer le bon vieux gag du Déluge, j'ai enfin le droit à un putain de miracle divin. 'fin j'sais pas trop. Un truc cool en tous cas. Un énorme bruit de maçonnerie torturée retentit. Le murs sur lequel je suis empalé tremble et je m'évanouis encore.

Quand je me réveille je suis roulé en position fœtale par terre et j'ai plus mal. Je pleure, mais de soulagement cette fois. Quelque chose a explosé le mur, et ce quelque chose se tient devant moi. C'est mon cheval, en mode « cheval du cavalier de l'Apocalypse », en armure donc. On arrête difficilement un cheval de guerre en armure blindée, surtout quand c'est pas un vrai cheval. Nous sommes liés. Il a dû sentir qu'il y avait comme une couille dans le pâté et il est venu me sortir du caca. Là je rentre en mode « putain j'suis grave véner' faut que je tue des trucs » et je prends ma véritable apparence aussi. Ras les couilles de me faire buter par des humains imbéciles ! Ras les couilles de cette vie de con ! Ras les couilles de toute cette merde dénuée de sens ! Mon arc dans la main, je pars dégommer tout ce que je croise de vivant dans cette putain de maison. J'vais renouer avec mon essence : tuer des gens. Dans le fond j'aime ça, j'ai qu'à imaginer que c'est des putain de païens ou j'sais pas quoi. Le cheval me suit, je peux pas tenir dessus parce que sinon je passe pas les portes, mais le cheval me suit quand même, au besoin en altérant sévèrement le mobilier et en pétant des cloisons à coup de sabot. La mission en a perdu beaucoup en discrétion, mais je m'en fous. Là j'suis là pour un truc personnel : buter des trucs. J'suis tellement véner' que j'pourrais mordre du métal. Et je tombe enfin sur un mec. Il finit en mode gruyère avant même de comprendre pourquoi un gars en armure vient l'engrainer. Et ensuite je le piétine à coups de pied pour être vraiment sûr qu'il est mort, et j'ai besoin de violence là.

- Tiens ! TIENS ! SALE CONNARD D'HUMAIN DE BÂTARD DE MERDE !

Le cheval a la grand amabilité de m'en dézinguer un autre à coup de sabot. Encore tuer des gens ! ENCORE ! J'ai besoin d'évacuer toute cette saine énergie destructrice là. Et je leur hurle les pires insultes que je connaisse, celles qui me semblent d'une violence inouïe. J'en cherche plein et je les tue, et après dans ma fureur je transforme leurs cadavres en bouillie pour être sûr qu'ils soient vraiment vraiment morts et qu'ils ne viennent plus me tourmenter. Et je leur hurle mes pires insultes :

- VIVIPARE DE MERDE ! MAMMIFERE A LA CON ! SINGE ! SALOPERIE DE VIVANTS ! ESPECE DE TAS D'ACIDE AMINES DE MERDE EN TRAIN DE PARTOUZER DANS UNE MARE ! BESOINS CORPORELS AMBULANTS ! SYSTEME DIGESTIF !

En matière de mort absurde, se faire tuer par un mec hurlant « système endocrinien » doit être dans le top 10. 'fin je cherche prioritairement le gars qui m'a empalé sur ce putain de mur, lui quand j'le tiens il va mourir tellement lentement et tellement dans la douleur qu'il va plus savoir où il habite.
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Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo] Vide
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Aux étranges accords sous d'étranges latitudes qui te révèlent les Fastes de la Solitude. [PV Teo]

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