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 This may be a beginning → Eri

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MessageSujet: This may be a beginning → Eri   16.08.13 0:26


Trois semaines après la catastrophe.



Blanc. Tout était blanc autours d'elle. Une blancheur aseptisée et déprimante, trop vide et trop silencieuse. Les lumières blanches se réverbéraient sur les mur blancs, sur les draps blancs, sur le plafond blanc, sur les machines blanches, sur ses cheveux blancs... A croire que le monde s'était vidé durant son sommeil.

En temps normal, elle se serait déjà levée de son lit, aurait récupéré ses affaires, et se serait barrée en catimini de l'hôpital pour rejoindre le confort accueillant et familier de son chez-elle. Elle était médecin - sans licence, oui, certes, mais c'est un détail ça, m'sieurs-dames - et était donc parfaitement capable de prendre soin d'elle-même.
...Bon. La réalité était toute autre. Comme le cordonnier qui est le plus mal chaussé, Kohane avait toujours tendance à délaisser sa santé. Mais elle était bien trop indépendante - et accessoirement trop peu confiante en autrui - pour accepter de rester tributaire des doc' du coin.

Mais voila. Ce n'était pas un "temps normal". La jeune femme avait en tête des pensées bien plus sombres que tout ça. Ruminante et déprimée, elle n'avait plus goût à rien. Elle n'était plus capable d'autre chose que de fixer d'un regard vide la ville à travers sa fenêtre. Une ville détruite, ravagée. Et elle, elle connaissait mieux que quiconque la cause de ces ravages.

Mihaël n'était plus là.

Mihaël. Mihaël. Mihaël le Clover. Mihaël le libraire. Mihaël, l'homme dont elle était tombée amoureuse, malgré la différence d'âge, malgré la différence de race, malgré que leur relation n'aurait surement jamais dépassé le stade de l'amour platonique. Malgré tout ça, elle avait réussit à s'attacher à une personne qui semblait prêt à le lui rendre. Et maintenant, il n'était plus là. Il était mort. Depuis la catastrophe, elle essayait de réaliser qu'elle ne le reverrait plus jamais, mais elle en était incapable. Comme si cette chambre d'hôpital était une bulle coupée du monde. Comme si les choses reviendraient à la normale une fois qu'elle en sortirait.

Cette pensée était tellement stupide qu'elle avait un besoin presque vital de s'y raccrocher.

C'était idiot. Elle savait qu'elle n'était pas la seule à souffrir. Elle savait que Mihael ne comptait pas seulement pour elle. Elle savait, par exemple, qu'Alexis retenait ses larmes à chaque fois qu'elle venait la voir. Elle retenait ses larmes et l'encourageait, lui offrant des sourires et du réconfort. Alors qu'elle était surement terriblement plus attristée par cette perte. Aprés tout, l'ange gris avait probablement été le plus grand amour de la vie de Mihael. Plus grand que tout ce qu'elle-même aurait pu être aux yeux du libraire. Et elle se doutait qu'il en était de même pour Alexis. L'hybride le savait. Et elle ne comptait pas s'apitoyer pendant des années. Elle savait déjà qu'elle continuerait à aller de l'avant. Mais pour ça, elle avait besoin d'une période d’égoïsme, d'égocentrisme et d'introspection. Le temps de retrouver l'envie de sourire spontanément.

On toqua à la porte automatique. La jeune femme ne réagit pas tout de suite. Elle n'avait pas beaucoup de visiteurs et ne tenait de toute façon pas à en avoir. Les rares qui venaient encore régulièrement était Alexis, Hikari et Jakob. Parfois, Kasper, Tristan et quelques autres faisaient des apparitions surprises, mais ils ne s'attardaient guère. Après tout, il n'y avait rien d'agréable à tenir compagnie à une femme tombée dans le mutisme par deuil. Finalement, les coups sur la porte furent réitérés et, avec un soupir agacé, elle tenta de se redresser un peu sur son lit - tâche plus ardue qu'il n'y paraissait vu que ses jambes étaient encore très fragiles, que sa plaie à la tempe était si importante que la vision de son œil droit avait été touché au point de devoir porter un bandage pour empêcher la lumière de la faire souffrir, et que tout le bazar qui lui servait de corps commençait à peine à cicatriser correctement.


« Entrez. »
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   16.08.13 15:26

De la poussière, encore de la poussière. Des bruits aussi. Tellement que les oreilles en sont saturés. Malgré ça, quelque chose m’interpelle. Oui là. Là. Il y a quelqu'un. La suite est floue. J’ai secouru cette femme, je le sais. Mais, je ne me souviens plus. Était-elle vieille ou jeune ? Son visage ? Merde, comment est son visage ?

Il ouvrit les yeux brusquement. Assis dans son fauteuil. C’était l’un de ses réveils qui ne vous plait pas : bouche pâteuse et yeux explosés au programme, il aurait aimé continuer à dormir. Impossible maintenant. Il se dirigea d’un pas hésitant aux toilettes, ne ferma même pas la porte et s’évertua à viser le mieux possible la cuvette. Difficile dans son état de fatigue. Bof, personne ne viendrait l’emmerder avec ça de toute façon. Il tira la chasse et entra illico dans la douche. Une bonne douche tiède, histoire de remettre deux-trois trucs en place : son cerveau par exemple.

Les trois dernières semaines avaient parues interminables. Tout le monde était à cran chez les F.S.R. Secourir les gens, chercher des survivants dans les décombres, sécuriser le périmètre. Il avait déjà fallu une bonne semaine avant que la situation redevienne vivable dans la ville. C’est simple, c’était son premier jour de repos depuis 3 semaines.

J’crève la dalle. Mais alors vraiment. Il se dirigea vers son frigo sans trop d’espoir. Poussa un soupir. Bon, on va aller se chercher un petit truc à se mettre sous la dent.


******

Merde. Mais là, j’ai l’air d’un con. Chambre 645. Il jeta un coup d’œil aux fleurs qu’il avait dans la main. Oui, il était bien à l’hôpital devant la chambre d’une personne dont il connaissait à peine le visage et pour finir il avait acheté des put*** de fleurs.

Cette journée avait commencé bizarrement, d’abord ce rêve qu’il avait fait. En trois semaines il n’avait plus pensé à cette femme, il n’avait plus pensé à grand-chose pour être honnête. Mais ce matin, ce rêve, cette femme. Non, il y avait des détails qui lui revenaient maintenant, ça l’interpellait. Il était seulement sorti se chercher à manger, puis au lieu de rentrer chez lui, il s’était dirigé vers l’hôpital sans trop de conviction. Il avait demandé sans trop de conviction non plus si « vous avez une patiente qui est arrivée après la catastrophe, il y a trois semaines ? Les cheveux blonds presque blancs. Une plaie à la tempe. » Il avait attendu 30 minutes que la réceptionniste se renseigne un peu. Il avait vu un fleuriste juste à quelques mètres de l’hôpital. Il réfléchissait. On amène des fleurs quand on rend visite à quelqu'un ou pas ? Quand, au final, on lui avait donné le numéro d’une chambre. Il s’était levé, était allé chercher un petit bouquet et maintenait il était face à cette porte.
Et, il avait l’air d’un con. Si ce n’était pas la bonne personne ? Il fit mine de partir, s’arrêta, hésita, posa les fleurs sur une chaise, revint en arrière et toqua. Silence. Toqua encore.

« Entrez » entendit-il après quelques minutes.

Alors ? Est-ce-que c’était elle ? Il sonda le visage de la patiente, ce qui s’avéra difficile, la moitié du visage étant recouvert d’un bandage. Mais c’était elle. Quelques secondes avant, il n’aurait pas pu décrire son visage, mais maintenant qu’il la voyait, pas de doute, c’était bien elle.

« Bonjour, Je suis Eri Xie. Capitaine des F.S.R. C’est mon unité qui vous a trouvé blessée.»

Il sonda son visage quelques instants. De la surprise. Il se rendait bien compte que sa présence ici était quelque peu étrange. La jeune femme demeura muette quelques secondes, elle devait rechercher son visage, ses souvenirs. Il y avait dans son apparence des signe apparent de douleurs aussi. Morales ? Physiques ? Sûrement les deux. Elle paraissait bien blanche.

Après un petit silence, il se dirigea vers un siège et s’installa sur le côté.
« Je ne voudrais vous importuner longtemps mais vous avez des souvenirs de cette journée ?»
Sa voix était posée et grave, peut-être avec un timbre doux. Il sentait qu’il abusait un peu, qu’il était trop direct et trop pressé comme d’habitude. Il espérait seulement que la patiente ne le renverrait pas, qu’elle se souviendrait et qu’elle lui en dirait un peu plus. Il enchaîna, de peur que la demoiselle ne se braque

« Quel est votre nom ? ».
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   21.08.13 18:23



Pour être honnête, elle s'était attendu à voir Alexis, et personne d'autre. Un médecin ou une infirmière n'aurait pas prit la peine d'attendre une réponse pour entrer, et elle ne voyait pas qui d'autre que la libraire aurait pu prendre la peine de se déplacer à cette heure-ci pour lui rendre visite.
Aussi fut-elle étonnée de constater que le fameux visiteur n'avait rien à voir avec cette amie au physique androgyne, aux courts cheveux noirs et ondulés, à la haute stature et aux yeux vairons cachés derrière une discrète paire de lunette. Quoique. L'inconnu possédait tout de même le coté androgyne. Enfin... Il s'agissait clairement d'un homme, mais les long cheveux noirs ramenés en queue de cheval dans son dos avait induite la jeune femme en erreur le temps d'une seconde.

Mais quoiqu'il en soit, ce monsieur devait s'être trompé de chambre. L'hybride ne le connaissait pas. Enfin... Elle en était... Quasiment sure ? Aaaaah. Elle était fatiguée. Si c'avait été Alexis, elle aurait fait un effort pour esquisser un rapide sourire et enchaîner quelque mots, mais là elle voulait seulement qu'on la laisse tranquille.

« Bonjour, Je suis Eri Xie. Capitaine des F.S.R. C’est mon unité qui vous a trouvé blessée.»

...Tiens ?

L’intérêt de la demoiselle remonta en flèche. Tout comme son malaise. Elle suivit l'homme du regard, tentant de remettre de l'ordre dans ses souvenirs. Peut-être. Maintenant qu'il le disait, elle avait une vague impression de déjà-vu, une impression familière. Mais ce fameux jour, son cerveau avait pété un tel boulon qu'elle n'était sure de rien.

Et puis, avant même qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, les questions. La première lui fit l'effet d'un coup de poing dans l'estomac. Parce qu'elle ne voulait pas encore en parler. Elle ne voulait plus jamais en parler. Elle ne voulait plus se rappeler, elle voulait juste oublier, au moins pour quelques temps. Et lui, ce capitaine, il débarquait comme une fleur en lui demandant de se remémorer cette foutue journée. Trololol.

« Quel est votre nom ? »

Heu. Attends. Ça veut dire quoi ça ?

« ... Vous êtes venu me voir sans savoir comment je m'appellais ? »

...Ça signifie que... Ce type l'avait cherché... Sans connaitre son identité ? Mais ?

La demoiselle soupira. Elle ne sait pas vraiment quoi penser. C'était plutôt... Hasardeux, comme entrée en matière, de la part d'un F.S.R. Et au final, elle ne savait même pas s'il était là officiellement ou non.

« ...J'ai déjà tout dit à vos collègues il y a deux semaines. J'étais juste une civile parmi tant d'autres, en quoi mes souvenirs pourraient-ils vous être utiles ? » Elle hésita un instant puis : « Je ne sais rien de toute façon. »

C'était évidement parfaitement faux. Mais le corps de Mihaël avait déjà été réquisitionné par les scientifiques, et il n'avait même pas eu droit à des funérailles en bonnes et dues formes jusqu'à présent. Elle n'avait pas envie que sa mémoire soit encore un peu plus salie en délivrant des informations aux F.S.R. Kohane se souvenait à quel point le Clover avait en horreur toute formes d'autorités militaires, au point de parfois les craindre.

« ...Kohane. Kohane Natsuki. » Finit-elle par continuer aprés un soupir, reposant à nouveau son regard sur la fenêtre.
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   28.08.13 17:28

« ... Vous êtes venu me voir sans savoir comment je m'appelais ? »
Eri tiqua. Il s’évertua à ne pas s’irriter alors que la demoiselle soupirait. Ce n’est pas comme s’il prenait bien la critique et encore moins en ce moment. Non, vraiment, il ne devait pas s’énerver, ne pas tout gâcher. Il se remémora sa rencontre avec la jeune femme, l’agitation, le sang le chaos. Pas vraiment eut le temps de te demander ton nom à ce moment-là, pensa-t-il, par contre ce matin, c’est ton visage en sang qui m’obsédait.

« ...J'ai déjà tout dit à vos collègues il y a deux semaines. J'étais juste une civile parmi tant d'autres, en quoi mes souvenirs pourraient-ils vous être utiles ? »

Les dossiers… Quel con ! Il aurait simplement pu parcourir les dossiers au lieu de venir se ridiculiser devant une civile. Tant d’imprudence ne lui ressemblait pas. Il semblerait que les trois semaines ininterrompues de chaos et de panique avaient altéré son professionnalisme sans faille. Il était néanmoins soulagé que cette scène ne se soit pas déroulée devant ses soldats.

Eri était tellement concentré sur son erreur qu’il failli ne pas remarquer ce petit moment de flottement avant cette phrase :« Je ne sais rien de toute façon. »
Bien, mais pourquoi tu te justifies demoiselle ? Pourquoi tu hésites ?

« J’irais lire les dossiers alors, en attendant c’est vous que je suis venu voir. »

« ...Kohane. Kohane Natsuki. » Lâcha-t-elle après un petit moment
« Enchanté. »

Elle avait les yeux rivés sur la fenêtre, Eri aurait pu être une plante verte, ça aurait été pareil. Le jeune homme n’avait pas l’habitude de se faire snober, son humeur ne s’améliora pas. Il se sentait mal à l’aise, tout d’abord l’ambiance de l’hôpital ne lui réussissait pas, et la jeune femme qu’il était venu voir, le lui faisait payer. Il aurait pu partir, mais il refusait d’abandonner et de partir la queue entre les jambes à cause d’une simple civile. Elle était vraiment éteinte, Eri se refusait à assoir son autorité devant elle. Le soldat allait rester poli, il se retenait rarement mais cette fois-ci il n’était pas devant ses hommes. Il observa la demoiselle allongée, s’approcha et posa ses yeux sur les jambes inanimées. Elle, elle regardait toujours l’extérieur, l’air blasé de tout.

Il eut une idée, quitte à se faire rembarrer encore une fois.
« Vous pouvez marcher ? Rester enfermée n’est pas bon pour vous. Pour moi non plus d'ailleurs… » Avec ça peut-être qu’il arriverait à apercevoir une lueur d’intérêt dans ses yeux.
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   27.09.13 19:44



Aaah... A quoi tout cela rimait-il exactement ? Elle voulait simplement dormir, oublier et chasser ses cauchemars. Elle voulait guérir et faire son deuil, discrètement, personnellement. Rester seule quelques temps, remettre de l'ordre dans son esprit, dans sa vie. Peut-être appeller son père, juste pour entendre sa voix, juste pour passer la journée au téléphone comme ils en avaient l'habitude, juste pour se rassurer et penser à autre chose. Elle ne voulait pas de visites, et encore moins celles de soldats du F.S.R.  promp à lui rappeller que ces mauvais souvenirs étaient encore terriblement récents, et que tourner la page n'était pas encore à l'ordre du jour.

Trois semaines. C'avait été long et court à la fois.

En trois semaines, elle avait eu des dizaines de fois l'occasion de voir défiler toutes sortes de personnes à son chevet dans le but de lui poser des questions. Après pas mal d'enquêtes, il avait été facile pour eux de déduire qu'elle était une connaissance du clover ayant contribué à la destruction de la moitié de la ville. Mais elle n'avait rien dit. Elle ne voulait pas que l’intégrité ou la mémoire de Mihaël ne soit souillées. En revanche, si elle n'avait pas été aussi épuisée, elle serait vite devenue franchement impatiente à force de se faire interroger de toute part. L'hybride ne savait pas si ce capitaine-là était ici pour les mêmes raisons, mais il était sur que si c'était le cas, elle risquait de perdre un tout petit peu son self control.

Elle haussa un sourcil interrogateur lorsqu'il lui annonça être venu "pour elle". Qu'est-ce que ça voulait dire ça, "pour elle" ? Ils ne se connaissaient pas. Ne s'était jamais vraiment parlé. Ne s'étaient jamais revus depuis la catastrophe. Certes, il lui avait sauvé la vie mais dans ce cas, c'aurait plutôt été à elle de tenter de le retrouver pour lui offrir des remerciements. Pourquoi s'embêtait-t-il à rechercher une civile qu'il ne connaissait ni d’Ève ni d'Adams ? L'incongruité de la situation la perturbait. Et ça n'irait pas en s'arrangeant apparement.

« Vous pouvez marcher ? Rester enfermée n’est pas bon pour vous. Pour moi non plus d'ailleurs… »

La jeune femme se redressa, posant les yeux sur lui, l'air sincèrement étonné cette fois. Il était en train de lui proposer une ballade ? Hors de la chambre ? Il n'y avait rien pourtant. Hors de l’hôpital ? Pas grand chose non plus. Si elle avait été d'humeur un peu plus jouasse, elle aurait rit de bon cœur. Dommage que ce ne fut pas le cas. Mais au moins, la surprise d'une proposition aussi inattendue que bête contribua à la rendre moins acide.

« Si vous me promettez de pouvoir m'emmener loin d'ici, je veux bien. » Répondit-elle, rêveuse, sans y réfléchir une seule seconde, d'une voix basse, faible, presque un murmure qui s'adressait plus à elle-même qu'à son invité. Partir loin, le plus loin possible. Quitter cette ville, ce pays, tout oublier et tout recommencer ailleurs. Elle avait souvent cette pensée, cette envie. Elle n'avait juste pas le courage nécessaire pour s’exécuter. Et avait trop de bon sens. Elle balaya son regard triste et se reprit, retrouvant sa carapace.

« Pardon. » L'hybride se redressa avec un peu de difficulté avant de balancer ses jambes hors du lit. Par bonheur, ses jambes étaient dans un état relativement satisfaisant, elle avait juste besoin d'une canne ou d'un soutient quelconque pendant quelques semaines encore. « Je doute que les infirmières nous laissent aller plus loin que le parc intérieur, mais si ça vous fait plaisir... »

Et sans attendre, elle se dirigea vers la porte de la chambre. Le simple fait de s'être levé semblait lui avoir donné un peu plus d’énergie. Après tout, chassez le naturel, il revient au galop. Elle faisait partie de ces femmes fortes et indépendantes à qui il suffisait d'un rien pour se reprendre.

« Capitaine Xie, c'est ça ? Pourquoi vouliez-vous me voir alors, si ce n'est pas pour me parler de cet incident ? » reprit-elle d'un ton à la fois méfiant et curieux tandis qu'ils se retrouvaient dans le couloir.
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   04.10.13 22:29

Enfin ! Une lueur d'intérêt ! Il était temps, à la prochaine étape il lui mettait un coup de pied aux fesses. L'apitoiement très peu pour lui !

Elle se redresse, elle se lève. Bien ! Il n'a peut-être pas perdu sa journée. Il l'observe. Bon, elle a l'air de pouvoir se déplacer. Il n'est pas très doué en décryptage mais cet air là, il le connaît : l'air de quelqu'un qui reprend du poil de la bête. Un instant, une fraction de seconde il est fier. Fier de l'avoir sauvée, fier d'avoir réussi à lui faire quitter son lit. Sentiment nouveau, inconnu au bataillon. Il connait les grands discours de gratitude, les larmes de soulagement et ce genre de conclusions gênantes avec lesquelles il n'est pas à l'aise. Mais là, c'est étrange, c'est gratifiant. Il pense qu'il pourrait y prendre goût.

« Capitaine Xie, c'est ça ? Pourquoi vouliez-vous me voir alors, si ce n'est pas pour me parler de cet incident ? »

Ils passent la porte et marchent dans le couloir. Il n'aime pas cette question, il n'aime pas ce ton méfiant. Il voit le bouquet de fleurs qu'il a abandonné sur un siège quelques minutes plus tôt.

"Eh bien..."

Ils passent devant le bouquet.

"Parce que malgré nos uniformes de F.S.R, nous sommes humains."

C'est tout. Il faudrait qu'elle arrête de lui poser la question. Il ne va pas lui parler de sensations, ni du rêve de ce matin. C'est dérangeant. Que lui se soit laissé porter par cette image ce matin même, le dépasse. Il a un avis assez arrêté sur la spontanéité : c'est de la merde. Il n'a pas de réponse acceptable à donner. Bon, il sent qu'il se doit d'en dire plus. Il soupire.

"Désolée, longues semaines."

Un mot d'excuse plus des explications, c'est un effort insurmontable, chanceuse jeune femme, c'est plus que ce qu'une personne lambda aurait pu espérer ! Bon, il ne voulait pas la perdre déjà alors qu'il vient de lui redonner du pep's. Puisqu'il n'a que ça à faire, puisqu'il est là, qu'elle parle d'elle, il écoutera juste.

"Vous faites quoi dans la vie ?" Un silence pendant lequel sa question retombe " Je sais, j'aurais pu lire ça sur un papier, dans un dossier, le cul sur ma chaise"

... Ça serait pas mal qu'il retente un mot d'excuse là non ?
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   11.02.14 19:40


Humains. Des humains. Le mots tourne et retourne, encore et encore, dans son esprit. Elle ne s'attendait pas à une telle réponse. Elle s'attendait à ce qu'il lui dise qu'il est là parce qu'il la suspecte. Ou parce qu'il était curieux sur son sort. Mais non. Rien de tout ça. S'il est là, s'il est venu la voir, c'est parce qu'il est humain. Parce que tout le monde est humain, au fond.

Elle ne répond pas, parce qu'on a jamais rien à répondre devant un truc pareil. Elle pourrait lui rire au nez devant l'étrangeté de ces mots, ou elle pourrait les prendre mal, pensant qu'il n'a pas envie de lui dire ce qu'il en est vraiment. Elle ne fait ni l'un ni l'autre. Elle écoute, c'est tout. Elle écoute et prend ça comme une vérité absolue et soudaine. comme si cette réponse en valait bien une autre. Était plus réelle qu'une autre.

Elle se fiche de ses excuses. Elle n'en a pas besoin. Parce qu'elle ne comprend pas de quoi il devrait s'excuser. Elle hoche négativement la tête et continue d'avancer. Doucement. Un pas après l'autre. Elle ne sait pas où ils vont, mais ils y vont. Ils suivent les couloirs sous l’œil méfiants des infirmières, chiennes de garde un peu trop zélées. elle lance un sourire faussement agréable à l'une d'entre elle, plein de provocation et de défi. Elle n'a pas envie qu'on vienne lui chercher des poux ou qu'on lui fasse la moindre remarque sur son état dans l'immédiat. Pas alors qu'elle se libère petit à petit de son apathie.

« Vous faites quoi dans la vie ? »

La jeune femme se retourne vers lui, bouche ouverte. Elle allait répondre instinctivement, sans y réfléchir, par pur réflexe, mais son interlocuteur lui coupe la parole avant même qu'elle ne la prenne.

« Je sais, j'aurais pu lire ça sur un papier, dans un dossier, le cul sur ma chaise. »

Surprise. Elle ne s'attendait pas à ça. Monsieur le capitaine vient de prévenir toute forme de sarcasme. Ce qui la laisse un instant sans voix tandis qu'elle le fixe de son œil éberlué. Elle n'avait absolument pas l'intention de faire la tête-brûlée et se préparait à répondre de façon parfaitement normale à sa question, mais... Il fallait avouer que si ça n'avait pas été le cas, c'aurait parfaitement été quelque chose qu'elle aurait pu dire. Au dernier moment, elle réussit à réprimer une ombre de sourire ainsi qu'un éclat de rire bref et bas.

« Alors comme ça, on vous apprend à lire dans les pensées au F.S.R. ? »

Pas du sarcasme. Juste une petite touche d'humour. Et même pas noir en plus. La demoiselle hésite un instant, mais finit par se décider.

« Je suis médecin » Pas la peine d'être plus précis, elle ne tiens pas vraiment à ce qu'il découvre quels sont ses "patients". Une pause puis : « Plutôt ironique de me retrouver là hein ? »

Une question qui n'en est pas une, juste pour souligner le stupide de la situation.

Elle redresse un peu la tête et réalise qu'ils sont en face de la porte vitrée du parc intérieur. Cette dernière disparaît sans un bruit pour laisser passer le duo et l'air de l’extérieur se pose sur son visage. Elle respire un grand coup. Elle est un peu fatiguée par la petite marche qu'elle vient de faire, mais n'en montre rien. Elle continue d'avancer. Un pas. Deux pas. Trois pas. Puis s'arrête pour lever la tête vers le ciel.

« ...Merci. Pour m'avoir sauvé, ce jour-là. »

C'est simple et concis. Elle ne sait pas faire dans l'ambage. Mais au moins, ça a le mérite d'être sincère. Elle n'est pas une femme qui s'embête à dire des choses qu'elle ne pense pas.
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   16.02.14 12:52

Elle rit. Eri se détend  légèrement. Franchement, il ne sait jamais à quoi s'en tenir avec les femmes. Il en était arrivé à la conclusion que tout dépendait de leurs humeurs. Ce qui pouvait passer pour être drôle un jour, pouvait être vexant le jour d'après. Autant dire que c'était le jeu de la loterie.

Cela dit, il était agréable de la voir rire, bien plus que d'observer son visage renfermé. Il sourit à son tour lorsqu'elle s'amuse à lui demander si on leur apprend à lire dans les pensées. Si seulement... ça lui aurait évité bien des emmerdements.

« Je suis médecin »  Intéressant, elle en a dans la tête la demoiselle. Le capitaine comprend maintenant d'où venait son courage et son sang froid, ce jour à. Il faut dire qu'elle était un peu sonnée aussi. Les images de la jeune femme lui reviennent, elle le visage en sang. Tout est un peu flou, un peu oublié, d'autant plus étrange que lorsqu"il s'est réveillé ce matin, l'image était alors bien présente.

« Plutôt ironique de me retrouver là hein ? »

Il eut envie de sourire, d'enchainer sur un blague mais il se retient, à cause de la solennité du moment. La jeune femme profite de l'extérieur. L'air pur, la lumière, le tout a vraiment l'air de lui faire du bien, comme si son humeur s'était amélioré d'un coup. Le soldat sourit, se disant qu'il a eu raison de la faire sortir, inconsciemment, il est heureux d'être venu. Elle avait l'air tellement maussade, voir aigrie tout à l'heure et ce n'est pas comme si Eri ne pouvait pas le comprendre, après ce qu'elle a dû vivre. Plus encore, elle était forcée à rester enfermée toute la journée dans sa petite chambre d'hôpital, allongée à ressasser tous ces mauvais souvenirs. Le capitaine en deviendrait fou, s'il se trouvait à sa place.

« ...Merci. Pour m'avoir sauvé, ce jour-là. »

Eri ne dit rien, n'esquisse même pas un geste, ni un sourire devant ces mots simples et reconnaissants. Heureusement que la jeune femme ne peut pas le voir, elle l'aurait pris pour un cœur de pierre. Des remerciements, ce n'est pas le genre de discussion qu'il voudrait avoir, ce n'est pas pour ça qu'il est venu. Ce n'est pas le genre de parole qu'il aime entendre tout court. Il n'a pas besoin de remerciements, il a tout simplement fait son travail, ou plutôt, il a fait ce qu'il pouvait vu la situation. Ça n'était pas parce que c'était elle, ce n'est peut-être pas romantique ou chevaleresque à avouer mais, ces dernières semaines il avait pris chaque sauvetage pour une mission, point barre. Il avait mis de côté le moindre sentiment juste pour se donner à fond au moment présent. Le capitaine avait même arrêté de le considérer comme des êtres humains. Enfin autant qu'il le pouvait, ils revenaient lorsqu'il fermait les yeux, l'empêchant des fois de se reposer tranquillement, insinuant en lui un sentiment de culpabilité.
Mais en mission, il ne pouvait tout simplement pas se le permettre. Quoiqu'on en dise sur la moralité de la chose, lui et ses hommes souffraient moins quand on ratait une mission, cruellement, ça avait toujours été plus simple à accepter que de se dire qu'on est face à un cadavre. Voilà pourquoi, Eri n'en voulait vraiment pas, des remerciements.

« Ça va aller pour vous ? Je veux dire... votre œil... ? »

Il est maladroit, ne sachant pas bien comment aborder le sujet, ne sachant pas prendre des nouvelles des autres. Et s'il était perdu à jamais, son œil ? Eri avait peut-être gâché le petit moment de sérénité qu'il venait de lui apporter.

Il se rapproche d'elle, il cherche à changer de sujet, il se tourne vers elle et réalise maintenant qu'il la voit en pleine lumière, qu'elle est vraiment pâle. Eri lui attrape le bras, parce que d'un coup il a l'impression qu'elle pourrait presque tomber. Il se sent tellement idiot de ne pas s'être rendu compte qu'elle pourrait être fatiguée. Il croise son regard étonné, il jette des coups d'œil de côté, à la recherche d'un banc quelconque.

« Asseyons-nous »

Il lâche son bras.

« Vous avez faim ? Parce qu'il a un vendeur de fast food en face de l'hôpital. C'est gras, nourrissant et je parierais que c'est meilleur que tout ce qu'on vous donne depuis les 3 dernières semaines. »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   10.03.14 20:53


Il ne lui répond pas directement et ce n'est pas plus mal comme ça. Elle avait tenu à le remercier car c'était un sentiment qu'elle avait besoin d'exprimer en son âme et conscience, mais c'était bien tout. Il l'avait sauvé. Elle lui faisait savoir sa gratitude. Point. Monsieur le FSR ne semblait plus en faire grand cas, elle n'avait pas à trop s'en soucier non plus. Elle n'aimait pas le principe de devoir se sentir redevable quand quelqu'un vous sauvait la mise. Heureux, oui. Soulagé, aussi. Reconnaissant, certainement. Mais pas redevable. Et le comportement d'Eri semblait en accord avec ce principe. Pour ça, il grimpait d'un rang dans son estime.

Alors elle laisse couler.

Elle semble réfléchir un bref instant à la question qui suit. Elle ne s'attendait pas vraiment à ce que le soldat s’inquiète pour ça. Quoiqu'au fond, à quoi pouvait-elle vraiment s'attendre au final ? Elle ne comprenait même pas pourquoi il avait tenu à venir lui rendre visite, et encore moins quelles étaient les motivations qui le poussait à rester en sa compagnie. Et plus le temps passe, plus elle a l'impression que le principal concerné lui-même ne le comprenait pas vraiment non plus.
Mais en repensant, elle avait maintes fois eu l'occasion d'être témoin de choses foutrement plus étranges qu'un homme qui ne sait pas pourquoi il tient à revoir une inconnue qu'il a croisé une seule et unique fois au détour d'une petite apocalypse.

Alors à la place, elle pense à son œil. Les médecins ont été clairs. En fait, avec ses propres connaissances, elle n'avait même pas eu besoin de leurs avis pour comprendre toute seule comme une grande. Elle hoche négativement la tête pour signifier qu'il n'y avait plus grand chose à attendre de ce coté-là, et elle hausse les épaules, l'air de dire "c'est la vie".

« On m'a dit que je devrais porter des lunettes. De temps en temps. C'est toujours mieux que de perdre une jambe je suppose. Ou pire. »

La régénération des blessures était surement la seule chose fiable qu'elle avait hérité de son ange de mère. Et ça ne semblait même pas fonctionner pour son œil. Les doc' avaient eu un tas d'explications à ce sujet, mais elle n'avait pas eu le cœur à les écouter. Refusant la solution d'avoir une prothèse biotechnologique, elle s'était faite à l'idée de perdre l'usage de son œil. Après tout, elle était en vie, elle n'avait pas non plus à trop se plaindre.

Sujet suivant.

L'air frais lui fait du bien. Mais elle n'avait pas quitté sa chambre d’hôpital depuis trois bonnes semaines. Le trop-plein de bruit et d'activité lui donne un peu mal à la tête. Elle ne dirait pas non à un banc ou une chaise.
Au même moment, Eri lui agrippe le bras. Elle se retourne, étonnée, pour croiser son regard. Soit elle avait l'air encore plus mal en point qu'elle ne le pensait, soit on enseignait vraiment aux FSR à lire dans les pensées... Et en imaginant la mine affreuse qu'elle doit avoir dans le premier cas, elle se demande laquelle de ces solutions est vraiment la pire.

« Vous avez faim ? Parce qu'il a un vendeur de fast food en face de l'hôpital. C'est gras, nourrissant et je parierais que c'est meilleur que tout ce qu'on vous donne depuis les 3 dernières semaines. »

« Pas vraim-... » Trop tard. Son estomac se charge de se manifester à sa place. Pas très élégant. Elle sent le rouge lui monter légèrement aux joues et elle tourne la tête ailleurs, l'air de rien. Elle n'avait vraiment pas faim jusque là, mais le simple fait d'entendre le soldat parler de fast-food avait fait marcher son inconscient avant le reste. Et la perspective d'un bon hamburger lui met plus l'eau à la bouche que la bouffe lyophilisée de l'hôpital. Finalement, elle esquisse un rapide sourire, essayant de faire passer sa gêne de tantôt, avant de reprendre avec un brin de taquinerie dans le ton. « Si vous m'invitez. »

Mais une interrogation reste, tandis qu'elle jette un coup d'oeil à travers les portes coulissantes vitres donnant sur le hall et, plus important, l’accueil et ses dragons en uniformes blancs chargés de surveiller les patients. L'hybride n'avait déjà pas vraiment le droit de sortir de son lit, alors de l'hôpital...

« ...Enfin, pour ça, il faudrait déjà réussir à s’éclipser. »
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MessageSujet: Re: This may be a beginning → Eri   19.07.14 20:42

Eri entendit le grouillement qui venait de l'estomac de la jeune femme. Il avait tapé dans le mille et la chose le conforta dans son rôle de dirigeant. En revanche, il ne comprenait vraiment pas les femmes. Pourquoi la jeune femme avait elle l'air si gênée ? Le soldat trainait beaucoup avec des hommes, vivant presque les uns sur les autres. [HRP : littéralement parlant] Il faut dire que le F.S.R n'était pas un milieu très féminin. Peut-être que c'était eux, qui étaient déphasés face aux gens normaux. Il ne comprit donc pas pourquoi elle fut aussi gênée par sa faim. Les japonaises se prenaient bien trop la tête sur ce genre de détails qui lui semblaient insignifiants.

Un femme et son gamin passèrent à côté d'eux, les cris du dernier agacèrent Eri au plus haut point, il n'aurait surement pas la patience d'être parent. Il ferma les yeux pour quelques secondes puis lorsque les cris s'éloignèrent, il les rouvrit, reportant son attention sur la jeune femme qui venait d'accepter son invitation.

Elle avait faim et il avait eu raison comme d'habitude. Tout allait bien donc car elle acceptait et ça leur donnait une bonne raison de sortir de ce lieu qui mettait Eri plutôt mal-à-l'aise. Alors il devait l'inviter. Qui avait créé cette règle stipulant que les femmes demandaient et que les hommes payaient tout simplement. C'était cliché, ok, et c'est le genre de règle qu'il trouvait plus que stupide. Il baissa les yeux sur la tenue de la jeune femme. Une chemise d'hôpital plutôt "fine".

« Bon... étant donné que vous êtes à moitié en pyjama et l'autre moitié en culotte, je suppose que vous n'avez pas eu le temps de prendre votre porte monnaie... » Il leva les yeux au ciel, se demandant pourquoi il avait ouvert la bouche. Il ne pouvait pas faire tout simplement semblant d'être galant ? Il avait mentionné qu'elle était à moitié à poil en plus...
Il enleva sa veste rapidement. « J'invite... » Le soldat lui tendit gêné. « Ma veste... pour vous... » Il espérait qu'il arriverait à se dépatouiller de son malaise mais il en était presque arrivé aux monosyllabes...

« Quant au fait de s'éclipser... » Un rapide coup d'œil vers le hall lui confirma ses pensées : « Il me semble qu'un allié de taille fait diversion pour nous à ce moment même ». En effet, la femme et son fils qui étaient passés juste à côté d'eux il y a quelques secondes absorbaient toute l'attention des infirmières à l'accueil. Il lui sourit, la voix était libre !
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This may be a beginning → Eri

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