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 Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent

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MessageSujet: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   24.01.14 23:59

Les os de sa main droite se mirent à craquer lorsqu'il appuya dessus. Il avait encore de la peine à se remettre du fait qu'il s'était retrouvé avec un membre coupé, chose qu'il ne lui était jamais arrivé. Et physiquement, c'était à peu près pareil. Le temps de réponse était mauvais, surtout au niveau de son index. Ça devenait rapidement un problème de taille, sachant qu'il était droitier et que sans ce doigt, tirer devenait compliqué.
Il soupira, observant les doigts qu'il faisait remuer. Allongé sur l'un des canapés du salon, l'habituelle bouteille de whisky posée sur la table. Pour une fois, il ne l'avait même pas entamée. Le verre n'était pas vide, accueillant les mégots de cigarette qu'il fumait depuis presque une demi-heure et ce en boucle. Entre les boulots d'homme à tout faire qu'il faisait et le bar, il n'avait plus d'activité. Et il avait fini par arrêter de se mêler aux autres.

Il se dressa sur ses deux jambes. Il fila dans la chambre pour enfiler une chemise à carreaux rouges dont il laissa les deux boutons du haut ouvert. Il attacha négligemment ses cheveux et enfila les vieilles converses, les attachant sans grande conviction.
Prise d'une envie de se mêler à la population, il descendit les escaliers qui menaient au bar. Il ouvrit la porte et se dirigea aussitôt au bar. Il réclama un verre de whisky à la serveuse, présente ce soir-là. Même s'il aurait pu tenir le bar lui-même, il avait décidé de prendre la soirée pour lui mais regrettait finalement sa décision.
En près d'un demi-siècle, il n'avait jamais éprouvé l'envie d'être avec les autres. Il avait toujours fini par se complaire dans sa solitude, ne se mêlant pas à la société et repoussant les relations. Il n'avait jamais offert sa confiance. Et le monde le lui avait toujours rendu.
Enfin, cette donnée était quelque peu erronée. Il avait des amis. Des personnes avec qui il échangeait des blagues de cul, vidaient des bouteilles mais il ne les voyait que rarement. Et ils ne se sentaient pas si proches d'eux que ça. Il n'y avait que deux personnes qui avaient réellement laissé une marque indélébile dans sa vie ce dernier demi-siècle de vie.

Le verre avait été rempli. Un élitiste vous aurait sans doute dit qu'un verre de whisky se boit sec et dans un verre spécial mais en cet instant, et au vue des proportions qu'il buvait, ça n'avait aucune importance. Aussi, il fit volte-face vers la pièce, prêt à se mêler aux clients, arborant déjà une mine souriante qui lui allait plutôt bien.
Trois personnes. C'était tout ce que comptait le bar en ce début de soirée. La clientèle était bien pauvre... en même temps, le bar était comme lui. Autant de l'extérieur que de l'intérieur, il semblait vieux et épuisé, éloigné de tout et n'attirant plus vraiment grand monde, le bel homme qu'il avait été avait disparu sous une barbe de trois jours, des yeux marquées par les cernes et une chemise rapiécée.
Son attention fut finalement attirée par la porte grinçante que quelqu'un poussait. Le vent glacial de l'hiver transporta avec elle une odeur qui remonta jusqu'à ses narines, ravivant des souvenirs. La mine avenante disparut alors, remplacée par de la surprise. La serveuse et les quelques clients présents saluèrent la nouvelle arrivante mais pas lui. Aucun mot ne réussit à atteindre ses lèvres, son esprit envahit des souvenirs d'une rencontre qu'il avait fait presque deux ans auparavant.

Ça s'était passé au début d'une soirée d'Hiver, exactement comme celui qu'ils vivaient en cet instant.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   26.01.14 23:51


Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent.

Tristan Levian & Kurenai Alucard


Les mots étaient dessinés à l’encre noire. Ils tranchaient avec la blancheur du papier. A maintes reprises, ses mains avaient froissé la note, désormais parsemées de rides. Cette dernière avait même fait un court séjour dans la poubelle. Mais finalement la jeune femme n’avait pas pu se résoudre à s’en débarrasser. Ce papier ne comportait rien de plus qu’une adresse… pas un seul mot.

Kurenai était rentrée depuis quelques semaines seulement. Le voyage de la Chine au Japon avait été relativement court… trop court au goût de la jeune femme. Cette dernière ne voulait pas retrouver le tumulte de la Capitale ni les ennuis qui y étaient étroitement associés. Néanmoins on ne peut échapper à son destin éternellement. La belle hybride observa longuement les inscriptions. Garder ce papier était dangereux : pour elle comme pour lui. La jeune femme décida de se débarrasser de cette note. Le papier brûla lentement sous ses yeux. Il se consuma entre ses doigts. Kurenai conserverait l’adresse dans un coin de son palais mental…

Pour un mois hivernal il faisait incroyablement beau… mais terriblement froid ! Kurenai observa la devanture du bar '' The Crow '' … un sourire sans joie se dessina sur le visage de la jeune femme. Une vapeur blanche s’échappa de ses lèvres alors que la demoiselle expira. Qu’est ce qu’elle allait trouver à l’intérieur ? Est-ce un piège tendu par le « Centre » ? Ou bien par l’Agence ? Kurenai inspira profondément puis poussa la porte. Ses yeux observèrent rapidement la pièce et son agencement. Un réflexe désormais. Sa présence contrastait fortement avec l’ambiance qui se dégageait du lieu. Ses cheveux dorés ondulaient librement dans son dos. On pouvait apercevoir sa robe beige sous son manteau blanc cintré.

La jeune hybride salua les personnes présentes : une serveuse et quatre clients. Kurenai ne savait pas quoi faire. Commander un verre et attendre ? Cette idée lui déplaisait. S’annoncer auprès de la serveuse ? Mauvaise idée…  Utilise-t-il la même identité ? Ou bien un pseudonyme ? '' The Crow ''… le corbeau. Ses yeux rouges s’attardèrent sur un homme qui la dévisageait. Il portait une chemise à carreaux rouges semble-t-il rapiécée plusieurs fois. Ses cheveux était attachés de manière négligés. Les sourcils de la jeune femme se froncèrent alors que ses yeux poursuivaient leur investigation. Le jeune homme arborait une barbe de plusieurs jours. Ses yeux étaient sombres comme une nuit sans lune. Son visage semblait exprimer une certaine surprise dissimulée par une fatigue flagrante. Il avait un verre de Whisky à la main. Cette vilaine manie ne le quittera donc jamais ?!

Kurenai s’extirpa de ses pensées. Au départ elle était décontenancée par tant de changement. Mais ses yeux – même fatigués, surpris et las –  le trahirent. La demoiselle finit par se reprendre et s’avança en direction du jeune homme. Son visage était fermé, sans aucune expression. Ses pas se stoppèrent à quelques centimètres. Arrivée à sa hauteur, Kurenai releva les yeux pour observa son visage de plus prêt… comme pour se convaincre qu’il était réellement là. Ce fut rapide. Le son claqua et se répercuta dans la pièce. Les regards se posèrent sur son dos mais elle n’en avait que faire. Un second claquement puis un troisième. Sa main lui faisait mal mais la douleur était moins vive que ce qu’elle ressentait intérieurement.

« … pas une seule nouvelle en presque deux ans ! »

Ses yeux étaient maintenant rouge sang. De la colère transparaissait clairement sur son visage. Ses sourcils blonds étaient froncés. Ses poings étaient serrés mais cela n’empêchait pas ses mains de trembler.

« Je me suis imaginé le pire. Tu en as conscience quand même ?... A quoi tu t’attendais sincèrement ? De belles et touchantes retrouvailles ? »

Sa mâchoire tremblait. Kurenai s’interdisait de craquer. Ses yeux étaient rivés dans ceux de son vis-à-vis.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   27.01.14 1:03

Il observa les gestes qu'elle effectua. Il n'était pas vraiment sûr de ce qui se passait, ni même que c'était la réalité. Il n'avait pas souvent rêvé. Et pourtant, depuis son retour de Russie, depuis que ses souvenirs revenaient, il n'arrêtait pas de faire des cauchemars. Peut-être avait-il enfin le droit à une nuit accompagné d'un rêve agréable. Après tout, elle était exactement pareil aux souvenirs qu'il avait. Et ce n'était pas un rêve. Dans les rêves, l'odorat était le sens le moins sollicité. Et elle était là, cette odeur. Son odeur. Cette odeur qui s'était répandue dans de nombreux coins et recoins de l'appartement dans lequel ils avaient vécu.
Et pouf, elle finit par le regarder. Elle ne l'avait pas reconnu ? Pas très étonnant. Il n'était même pas la moitié de l'homme qu'il avait été. Et le regard rouge finit par atterrir sur le verre de whisky dans  sa main, regard qu'il suivit. Et là, elle s'avança vers lui. Merde. Elle s'arrêta non loin de lui. Un seul pas.

Il n'avait pas vraiment eu le temps de se préparer à ça. À vrai dire, il ne s'était même pas attendu à la possibilité qu'elle vienne ici. Qu'elle le dévisage. Et encore moins de si près. Ça foutait ses pensées dans un bordel pas possible.
La première claque le ramena à la réalité. La surprise, d'un autre genre que celle qu'il avait arborée quelques secondes auparavant, le prit. Il lâcha le verre qu'il tenait, celui-ci éclatant au sol au même moment où la main le frappa à nouveau. Et une troisième fois. Il sentit sa joue chauffée, marquée vivement par la trace des doigts qui l'avaient frappés.
Il écouta chaque mot. Chaque sonorité. Chaque sentiment qu'il dégageait. Il méritait cette colère qui brillait dans ces yeux. Il méritait tous les coups qu'il venait de prendre. Et plus encore. Il méritait bien des choses. Et il acceptait qu'elle soit son bourreau.
Il hocha doucement de la tête à sa première question. Il s'était aussi imaginé le pire sans avoir le moindre moyen de la contacter. Le pire aurait été qu'elle disparaisse sans jamais savoir ce qui avait pu lui arriver. Mais chaque fois que cette pensée le traversait, il avait toujours eu le même déclic. Je l'aurais cherchée.
Son regard ne lâcha pas le sien. L'air surpris s'était effacé après les coups qu'il venait de se prendre, un silence gênant se mettant doucement en place. Seule la musique que crachait les hauts-parleurs brisait la tranquillité du lieu.

Il n'avait rien à répondre. Il n'avait pas le droit de s'excuser. Ça ne réparerait pas le mal qu'il lui avait causé. Et pourtant, malgré la rage apparente sur le visage de Kurenai, il affichait... un sourire. Un de ses vrais sourires. Ceux qu'il n'affichait que rarement. Il était heureux.

« Ça n'a pas d'importance ce à quoi je pouvais m'attendre... », commença-t-il, laissant sa phrase en suspend.

Et le geste qu'il fit était encore plus rare que ses sourires. Le bras avait été aussi vif que la main de Kurenai sur ses joues, s'enroulant autour des épaules de cette dernière. Il fit le pas manquant pour briser le peu de distance qui les séparait, son deuxième bras saisissant la taille pour l'empêcher de filer, sa main s'appuyant doucement sur le dos, finissant de briser la distance.

« ... puisque de toute façon, je ne pouvais pas rêver mieux que d'avoir la possibilité de te voir à nouveau. », finit-il enfin tandis qu'il la serrait contre lui.

D'aussi loin qu'il se souvenait, il n'avait jamais eu l'occasion de revoir quelqu'un. Il était bien trop fuyant. Bien trop loin de tout. Et c'était un peu en désespoir de cause qu'il lui avait laissé ce message. Il n'avait jamais été doué pour exprimer ses sentiments, les vrais, et la jeune femme avait sans doute pu le remarquer au fil des mois qu'elle avait passé avec lui. Il n'avait jamais su remercier, s'excuser ou exprimer ce qu'il ressentait vraiment. Aussi avait-il inventé des techniques par le passé pour ça. Un message par-ci, un cadeau par-là et de temps à autre une fleur aussi rouge que les yeux qu'elle arborait. Au final, c'était sans doute la première fois qu'il la prenait dans ses bras. Et pourtant, il ne comptait plus le nombre de fois où cette folle idée lui avait traversée l'esprit, se faisant chasser aussitôt.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   09.02.14 14:17


Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent.

Tristan Levian & Kurenai Alucard


Un son sec se dissimula derrière le claquement. La jeune femme ne regarda pas le verre se briser... et pourtant. Son geste avait été spontané. Néanmoins derrière sa colère se dissimulait une inquiétude sourde. Est-ce que le lien, qui les unissait, venait de se briser à l'instar du verre ? Leur relation reposait après tout sur une mise en scène... Le lien était factice. Mais alors pourquoi avoir déposé ce mot ? Kurenai chercha une réponse dans la noirceur des yeux de son  vis-à-vis. Ce dernier resta immobile et silencieux. Cette attitude lui ressemblait tellement. Un sourire se dessina sur son visage. Kurenai ne pu s'empêcher de froncer encore plus ses sourcils. La jeune femme connaissait ce sourire énigmatique et tellement rare. Il est content de se faire gifler ? Kurenai Sa réplique la laissa perplexe. Mais son geste la déstabilisa totalement. Son corps se figea quand Tristan la captura. Sa phrase réussi a faire envoler toutes les inquiétudes que la demoiselle pouvait avoir. Il était là. Il était revenu. Il était vivant.

Ses muscles se relaxèrent. Ses yeux commençaient à la piquer. Ne craque pas. Kurenai ne pouvait pas voir son visage et pourtant elle était persuadée que son sourire était toujours là. Ses mains glissèrent contre son dos et empoignèrent le tissu de sa chemise. Un instant éternel qui dura quelques secondes. Un raclement de gorge résonna par dessus la musique ambiante. La jeune hybride se sentit rougir. Heureusement son visage était dissimulé. Néanmoins elle était convaincue que Tristan savait. Son ouïe était fine... il avait du percevoir le sursaut de son cœur. La tension de ses doigts se relâchèrent. Quelques choses les chatouillaient... des cheveux ?! Kurenai recula de quelques centimètres pour observer Tristan. Ce dernier enserrait toujours sa taille. Un sourire amusé se dessina lentement sur le visage de la jeune femme.

« Les cheveux longs... intéressant. Il faudra quand même que je te donne quelques conseils pour te coiffer. Une fleur dans les cheveux et on pourra croire à un vrai hippie ! »

Kurenai se mordit les lèvres pour s'empêcher de rire. Finalement elle afficha un large sourire. Elle inspira profondément pour relâcher toute  la tension accumulée. Elle observa à nouveau son ancien protecteur. Son visage était sérieux mais ne se trouvait pas marquer par la gravité. Après tout ils étaient tous les deux en vie et en liberté. Mais les choses étaient compliquées.

« On a pas mal de chose à se dire. »

Son geste se voulait lent. Ses doigts se posèrent sur une joue meurtrie. Sa main légèrement fraiche resta un court instant sur la peau encore brûlante. Une excuse muette pour son geste impétueux. Il avait changé... tout comme elle finalement. Les signes étaient peut-être moins visibles. Après tout physiquement elle était toujours égale à elle-même.

« Mais avant il faudrait nettoyer ta maladresse dû à mon emportement... »

Kurenai se baissa pour ramasser avec précaution les morceaux de verre. Puis elle se dirigea vers le bar et déposa les vestiges brisés. Ses yeux croisèrent ceux de la serveuse et elle lui présenta des excuses pour le dérangement. La demoiselle resta ainsi durant une courte minute. Elle pouvait sentir le regard de Tristan. A quoi pouvait-il bien penser en cet instant ? Kurenai avait tellement de chose à lui dire mais surtout à lui demander... par où commencer ? La jeune femme se retourna et observa le jeune homme. Un sourire éclaira son visage. Il fallait le sortir de sa mélancolie !

« Où est passée ta galanterie ? Tu m'offres un verre ? »

Une discussion autour d'un verre... comme lors de leur première rencontre. Mais tout avait changé... ou presque.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   09.02.14 21:46

Le bonheur de l'avoir là, dans ses bras, suffit à égayer sa mauvaise humeur des derniers jours et balayer la fatigue et la dépression apparente sur son visage. Ça avait supprimé les malheurs qui l'avaient tracassées et pris à la gorge ces derniers mois. Une bouffée d'air frais, un retour à une partie de son passé qu'il chérissait et qu'il aurait aimé avoir à nouveau.
Il n'avait plus vraiment cure de ce qui pouvait les entourer. Il n'y avait qu'elle au final. Il réprima tout de même son envie de la faire revenir contre lui lorsqu'elle s'écarta quelques peu pour le regarder. Il sourit aux paroles de la jeune femme. Toujours le même humour. Toujours ce même sourire. La tension s'était envolée. Et il retrouvait malgré lui l'envie de plaisanter en retour à ce qu'elle venait de dire.

« Une fleur. Je note. Ça pourrait faire une bonne couverture en cas de besoin. »

Le sourire taquin qui se dessina sur ses lèvres contrastait avec l'air fatigué et las que son visage s'étaient efforcés à exprimer. Elle lâcha un soupir, comme pour se débarrasser de toute la tension qu'elle avait emmagasiné. Pour sa part, il n'y avait pas de tension... et s'il y en avait eu, elle avait dû se volatiliser aussitôt qu'elle lui avait offert un sourire.
Elle prit un ton plus sérieux, sentant au même instant la main froide qui se posait sur sa joue encore endolori. Il hocha de la tête, ils avaient effectivement beaucoup de choses à se dire. Beaucoup d'excuses à faire. Beaucoup... de tout. Ils devaient se parler et il espérait que cette soirée suffirait à réparer ce qui s'était produit il y a longtemps.
Il la relâcha quand elle décida d'aller ramasser les bouts de verre éclatés. Pendant un bref instant, l'envie de l'aider le prit, vite balayer par de sombres pensées. Même si elle était là, elle ne pourrait pas rester indéfiniment auprès de lui. Il se baladait avec une pancarte sur laquelle était écrite « venez me chercher ». Les médias avaient fait couler beaucoup d'encre au sujet d'un homme qui se faisait appeler le Corbeau et qui avait fait exploser un building entier en Russie... l'information n'était pas du même niveau que celle d'un Clover et d'un Archange s'étant déchaîné au-dessus de Naniwa. Cependant, ça avait fait beaucoup de bruits, assez pour que sa photo soit mondialement transférée dans toutes les institutions chargées de faire respecter la loi. Sans parler des autres organisations qui allaient se faire un malin plaisir à le prendre en chasse.
Elle lui fit volte-face, sans même remarquer qu'il ne l'avait finalement pas aidée et qu'il avait passé son temps à observer le dos de la jeune femme. Le sourire qu'elle lui offrit permit d'effacer les quelques pensées qui avaient traversé son esprit et il l'écouta plaisanter à nouveau. Il la rejoignit au bar, la regardant dans les yeux.

« Désolé, mes manières se sont quelque peu encrassées. Enfin, au vue de nos retrouvailles, boire un verre est de rigueur, donc.... commande ce que tu veux, c'est la maison qui régale et moi je vais prendre.... ( sa phrase mourut lorsque son regard se mit dévisager son employée tenant un outil qu'il n'appréciait que moyennement )... la serpillière. » conclut-il l'air résigné.

Un sourire éclaira le visage de Nathalie, la-dites serveuse. Une jeune trentenaire qu'il avait engagée non pas pour ses compétences mais à cause de l'enfant qu'elle avait à sa charge et le peu de moyen qu'elle avait à disposition l'avait poussé à se rendre dans des quartiers mal famés en quête d'un boulot. Face à l'air désespéré, et pour le gamin qu'elle tentait d'éduquer tant bien que mal, il avait décidé de l'engager malgré les réticences qu'il avait d'embarquer cette dernière en ce lieu. C'était une bonne employée qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui avait du répondant, comme le prouvait la scène actuelle.
Il attrapa l'outil et épongea rapidement le whisky au sol. Faire de plus amples nettoyages l'ennuyait, grommelant quelques mots au sujet du fait qu'il était le patron, pas la bonne. Surtout qu'il voulait parler avec Kurenai. Profiter de la présence de cette dernière. Une fois son affaire terminée, il alla ranger rapidement la serpillière à son emplacement et retourna auprès de l'hybride, se posant à ses côtés, boisson déjà entrain les mains.
Parler ici de détails concernant leur vie privée était une mauvaise chose. Et il se doutait bien qu'elle en était au courant. Il n'avait pas envie que des informations tombent entre de mauvaises oreilles, surtout que son employée était attelé au bar, nettoyant et rangeant les verres à renfort de liquide vaisselle et coup d'éponge. Il ne s'était pas équipé de lave-vaisselle, n'ayant pas la place derrière le comptoir, ce qui les forçait à tout faire à la main. Et ce n'était pas la dizaine de clients qui se courait après qu'ils risquaient d'être surchargé.
Il chercha vaguement du regard sur le comptoir pour trouver le verre de whisky que Nathalie avait obligatoirement dû poser. Il ne trouva qu'un verre d'eau... et abandonna, ne voulant pas entendre une énième remontrance sur son problème de bouteille.
Il finit par poser son regard sur la demoiselle, un sourire s'étirant sur ses lèvres malgré lui. Il ne savait pas vraiment comment aborder. Beaucoup de choses s'étaient produites de son côté et il se doutait bien que pour elle, ça avait dû être la même chose. Cependant, il voulait d'abord poser le doigt sur un sujet épineux. Ses épaules se tendirent, ne sachant pas vraiment comment aborder le sujet.
Ses mains enserrèrent le verre d'eau et s'amusèrent à le faire tourner, son regard se posant sur celui-ci tandis que mots s'échappaient de sa bouche de façon à ce que elle seule, les bruits de conversation et l'eau coulant dans l'évier suffisant à couvrir le son de sa voix.

« J'aimerais commencer par te dire que... j'aurais dû te prévenir mais... » commença-t-il, s'interrompant brusquement se rendant compte que ce n'était pas ce qu'il voulait dire de prime abord, recommençant une nouvelle phrase, « Une partie de mes souvenirs sont revenus et puis... »

Il s’interrompit à nouveau. Ce n'était pas ça qu'il voulait dire. Il serra la mâchoire malgré lui, s'énervant intérieurement d'avoir autant de peine à dire les quelques mots qu'il avait pensés lui dire pendant des mois. Le scrupule l'avait pris durant tout ce temps, lui rappelant que ce qu'il avait fait n'était pas digne de ce qu'il était, de ce qu'il avait promis à la blondinette.
Sa tête s'abaissa légèrement vers le comptoir, comme s'il cherchait à s'incliner bien malgré lui, ses doigts passant au blanc sur l'étreinte qu'ils prodiguaient au verre. Il lâcha un profond soupir, ses épaules se détendant soudainement et sa voix mourut peu à peu qu'il s'exprimait, peinant à sortir ces simples mots « désolé de t'avoir abandonné »

« Désolé... »

Il ne la regarda pas dans les yeux mais son regard se tourna malgré tout vers les mains de la jeune femme. C'était un exploit en soi qu'il ait réussi à sortir ce simple mot qui traduisait toute sa culpabilité, avec le profond désir de se faire pardonner de sa connerie et de pouvoir rattraper la coche. Il y avait beaucoup de choses qu'il avait eu envie de dire mais celle-ci était sans doute la première. Et la plus importante.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   02.03.14 19:42


Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent.

Tristan Levian & Kurenai Alucard


Kurenai était installée au comptoir du bar. La serveuse tendit une serpillère à Tristan. Ce dernier s'en alla en bougonnant. Cette scène arracha un sourire à la jeune femme et elle se retient tant bien que mal de rire. Elle ne se souvenait pas avoir vu Tristan une seule fois faire du ménage dans son ancien appartement. Ce dernier était pourtant immaculé.  La serveuse se retourna vers sa nouvelle cliente et lui demanda ce qu'elle souhaitait boire. Apparemment le bar ne disposait pas le moindre soda ou sirop... Kurenai hésita un instant pour finalement commander un kirsch. La jeune femme regarda le liquide translucide et laissa ses pensées vagabonder. Un air de Jazz résonnait dans la pièce. The Crow était loin du tumulte de la technologie et de le vive agitation du centre ville. Un espace clos et hors du temps... à l'image de son propriétaire. Un bruissement de tissu tira la jeune femme de ses réflexions. Son visage se tourna et ses yeux se posèrent sur Tristan. Un sourire accueillit sa venue à ses côtés.

Comment aborder la conversation ? Kurenai ne pouvait lui poser des questions trop précises. Il y avait des oreilles peut-être indiscrète... même ici. Ses yeux sanguins se posèrent un instant sur la serveuse. Cette dernière était afférée à son travail et ne semblait pas représenter une menace. Une femme commune qui se fond parfaitement dans la marée humaine de Naniwa... Mais la trentenaire pouvait très bien cacher son jeu. Un visage amicale pouvait dissimuler un espion, un traitre, un tueur... Une personne en totale contradiction avec les expressions chaleureuses affichées. Kurenai ne pouvait pas aborder de sujet "sensible" mais pouvait peut-être les survoler...

Un simple verre d'eau reposait entre les mains de Tristan. Ce dernier avait toujours eu un Whisky à la main mais sans que la jeune hybride se fasse du soucis pour sa santé. Mais de toute évidence sa manie, semble-t-il jusque là bénigne, avait empiré... Son employée avait jugé bon de lui servir une boisson sans alcool... de l'eau en somme. Il ne protesta pas... se résignant rapidement. Ses yeux sombres se posèrent sur Kurenai et cette dernière lui adressa un sourire en réponse au sien. Soudain une légère tension flotta autour de Tristan. Sa voix était un simple murmure convers par le chant de l'eau et le brouhaha des conversations environnantes. Heureusement que la jeune femme était une hybride. De ce faite son ouïe était plus développée que la moyenne. Son visage était sérieux et ses yeux ne quittèrent pas un seul instant celui de Tristan. Ce dernier observait son verre qui tournait inexorablement et lentement dans ses mains. Il était nerveux.

Oui... il aurait dû la prévenir. Néanmoins avait-il eu seulement la capacité de le faire ? Les entraves étaient si nombreuses ! Si Tristan avait longtemps gardé un silence radio pesant et inquiétant. Mais il avait sans doute de bonnes raisons. La jeune femme ne pouvait lui en vouloir... du moins pas éternellement. Une vague de surprise s'empara de la jeune femme. Tristan avait retrouvé ses souvenirs du moins en partie. Mais comment est-ce possible ? Sa curiosité était piquée mais elle ne pouvait lui poser les questions qui s'enflammaient dans son esprit... pas ici... pas maintenant. Finalement il lui présenta des excuses. Kurenai le dévisagea longuement. Il semblait étrangement fragile en cet instant. Tristan avait dû se faire du soucis à son sujet sans pour autant pouvoir se manifester. Hybride était une condition difficile surtout quand on sortait un peu du lot commun. Tristan avait toujours pris à cœur sa mission de protéger la jeune femme. Il devait en cet instant se sentir coupable de ne pas être rester à ses côtés. A dire vrai le jeune homme ne devait pas attendre le pardon de Kurenai. Ce dernier était déjà acquis depuis longtemps. Il devait se pardonner à lui-même. Une main se posa sur celle de Tristan. Le visage de la belle hybride se fit tendre tout comme son sourire.

« Tu es tout pardonné Tristan. Sache le... je ne t'en veux pas. »

Sa main resta quelques minutes sur celle de Tristan. Son regard doux et bienveillant était posé sur cet homme qui lui avait fait une promesse... promesse qu'il avait tenu malgré tout même si lui-même ne s'en rendait peut être pas compte. Avec le recul Kurenai avait  compris que Tristan était partie parce que sa vie était en danger. A cause de ses anciens employeurs. Si la jeune femme était restée à ses côtés elle aurait également été  prise pour cible... une proie pour cette Agence anonyme et dangereuse. Cette distance était un mal nécessaire. Tristan était encore recherché par ses anciens collaborateurs... et par une bonne partie des institutions mondiales. Kurenai en était pleinement consciente. Cette dernière était sans doute elle-même encore traquée par le Centre...

« ... de mon côté j'ai une bonne nouvelle. Je vais bientôt prêter serment ! »

Face au visage déconcerté de Tristan, la jeune femme ne put se retenir de rire. Qu'est ce qu'il imaginait au juste en cet instant. Kurenai laissa planer un léger silence. Elle porta son verre à ses lèvres et bu une gorgée de la liqueur. Cette dernière lui brûla légèrement la gorge mais rien de désagréable. Ses yeux, où se dessinait un amusement non dissimulé, observèrent Tristan un instant. Sa voix était chaleureuse et enthousiaste.

« Je vais être officiellement avocate. Je vais travailler pour le bureau du procureur. Au début je vais sans doute m'occuper du café... mais il faut bien commencer quelque part !  »

Son visage redevient sérieux mais sans pour autant ôter la douceur de son regard.

« J'espère que tu as pu te remémorer de bon souvenirs... parmi tout le reste. »

Car Kurenai savait que son passé devait être sombre... Il ne serait pas le Corbeau sinon. On ne forge pas un personnage comme le sien en ayant eu une vie simple et sans anicroche. La belle hybride espérait seulement que sa vie fut ponctuée de moment de joie et que ces derniers soient également revenus. Malheureusement elle savait également que les êtres pensants ont souvent tendance à garder les mauvais souvenirs plutôt que de chérir précieusement les bons moments...
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Dernière édition par Kurenai Alucard le 15.06.14 21:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   04.03.14 8:52

Trois claques et un câlin plus tard, ils s'étaient finalement accoudés au comptoir. Il avait lancé les excuses qu'il avait eu envie de lui faire depuis des mois, appréhendant le moment de cette rencontre tout en sachant que ses décisions prises à la va-vite avaient été désagréables, tant pour lui que pour elle.
Mais c'était fait. Et avec toute la tendresse et la chaleur dont elle avait toujours fait preuve à son égard, elle l'avait pardonné. Il se sentait presque ridicule dans cette situation. Pas uniquement cet instant présent mais généralement. Il était tellement loin de ce qu'il avait été autrefois, en compagnie de Kurenai. Et encore bien plus loin de ce qu'il avait été dans ses souvenirs. Elle avait même scellé le tout d'un geste qui, sans doute, se voulait rassurant. Il posa un bref instant les yeux sur la main de la jeune femme avant de les remonter sur elle.

Pourquoi avait-il douté un instant qu'elle ne lui pardonnerait pas ?

Probablement parce qu'il ne s'était pas pardonné et qu'il ne le ferait pas ce jour-là. Il garderait toujours en mémoire le fait d'avoir brisé sa promesse, que ça ait été pour le propre bien de la blondinette ou non. Il avait causé sa situation actuelle et à cause de ça, beaucoup de choses avaient changé dans sa vie. Non seulement ses souvenirs lui revenaient éparses, détruisant le peu de volonté qu'il avait encore d'avancer mais en plus, il se rendait compte face qu'il prévoyait de se battre contre un géant.
Il lâcha un de ces soupirs dont il ne semblait jamais se défaire et finit par serrer la main posée contre la sienne. Une étreinte qui signifiait simplement un merci, et aussi parce qu'il avait envie et besoin de ce simple contact. Il finit par lui sourire, comme pour signifier que ça allait mieux. Et même si elle avait pu s'habituer à ses faux-airs qu'il voulait rassurant, cette fois-ci c'était vrai. Il s'était détendu quelque peu.

Quand leur main se quittèrent, il décida de boire quelques gorgées de son verre mais il n'eut pas le temps de porter celui-ci à sa bouche qu'elle sortit des mots qui l'intriguèrent. Et quelque part, l'inquiéta au plus profond de lui, faisant faire un bond à son cœur. Sa bouche resta entrouverte tandis qu'il la contemplait.
Prêter... serment... à qui ? Éloigné depuis longtemps, il s'imagina brièvement le pire. Et elle ne put s'empêcher de rire de lui, tout en faisant planer le suspens. Un suspens lourd de sens qui lui laissa le temps de s'imaginer le pire, et surtout de sentir une certaine jalousie le gagner.
Elle se venge pour toutes les fois où je lui ai fait le coup? pensa-t-il alors qu'elle s'abreuvait de quelques gorgées de kirsh.

« Oh... ce genre de serment... », murmura-t-il rassuré.

Un léger rire nerveux lui échappa.
Idiot.
Les quelques inquiétudes passées, l'information lui monta au cerveau. Elle avait donc été diplômée  et avec un boulot en poche dans la foulée. Ses yeux sombres regardèrent un instant le plafond, faisant le constat, avant de la regarder à nouveau, un sourire ravi sur le visage. Il était heureux pour elle, bien qu'il savait qu'il n'était pas responsable de la réussite de Kurenai. Elle continuait son bout de chemin et se construisait une vie normale, loin de l'Univers sombre qu'il côtoyait. Et il respectait ça. Elle avait su se défaire de son passé, de ses bourreaux. Il était encore l'un des rares éléments qui venait déranger la quiétude d'une vie normale.
Il n'eut pas le temps de rajouter quelque chose qu'elle aborda un autre sujet. Un sujet qui devait sûrement tarauder la jeune femme. Ses yeux finirent par s'assombrir un bref instant, comme s'il venait de se remémorer tous les cauchemars qu'il avait fait ces derniers mois. Il finit par poser son coude sur le bar, sa paume réceptionnant son menton. Un nouveau soupir.

« Je pense qu'on a beaucoup de choses à se dire et qu'on va avoir besoin d'un peu... d'intimité. »

Le regard dans le vague, il attrapa le verre d'eau qu'il but en quelques gorgées. Déposant le récipient sur le comptoir, il le fit glisser devant la blondinette pour finir sa course devant la serveuse.
Kurenai était la seule personne à qui il avait confié ses secrets. Elle ne savait probablement pas tout de lui, puisqu'il avait omis certains sujets délicats à aborder. Quand les premiers souvenirs avaient commencé à lui revenir, ils vivaient encore ensemble mais il avait pris la décision de ne rien dire, enquêtant de son côté. À présent, ce n'était plus possible, tant parce qu'elle méritait des réponses que parce qu'il avait besoin de partager le fardeau qu'il s'était mis lui-même sur les épaules.
Sans prévenir, il se pencha vers elle, conscient d'une chose ; il la connaissait depuis assez longtemps pour savoir qu'elle devait maintenant se poser des questions. Pas mal de questions et il avait pris la décision de la taquiner mais aussi de se venger.

« Je suis sûr que tu te demandes si je me suis rappelé de mon vrai nom... la réponse est oui. »

N'en disant pas plus, il se redressa, se mettant sur ses deux pieds. Il posa son regard sur elle, avec un air faussement sadique emprunt de cette taquinerie habituelle qu'elle avait subi en sa compagnie pendant de longs mois. Il se sentait comme un enfant, retrouvant un peu de son panache habituel.
Il finit par lui tendre une main, l'invitant à la saisir.

« Si vous voulez bien me suivre, jeune demoiselle, je me ferais un plaisir de vous conduire vers mes quartiers. »
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   11.05.14 13:55


Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent.

Tristan Levian & Kurenai Alucard


Une ombre se déposa un instant sur le visage de Tristan. Kurenai le connaissait suffisamment maintenant pour comprendre ses expressions. Sa réflexion sur son passé avait dû ranimer de sombres souvenirs chez son hôte. La jeune femme acquiesça aux dires de ce dernier. Ils ne pouvaient pas aborder certains détails avec les clients du bar. Kurenai regarda son verre vide. Un mouvement la tira de ses réflexions. Son visage se tourna légèrement vers Tristan alors que ce dernier était penché vers elle. Quand il se redressa il arbora le sourire taquin qu'elle avait souvent vu.

La jeune femme s'empara de la main tendue et se leva pour suivre le propriétaire des lieux. Ce dernier passa une porte se trouvant à côté du bar. Kurenai sentait les regards des habitués du bar et de la serveuse... mais à cet instant elle n'en avait cure. La demoiselle gravit les marches de l'escalier à la suite de Tristan. Ce dernier tenait toujours sa main. Les planches émirent un faible craquement sous leurs pas. Cela n'avait rien à voir avec l'ancien domicile du Corbeau... Kurenai réfléchissait à tous ce qu'ils avaient à ce dire et sans vraiment s'en rendre compte ils étaient arrivés dans un salon. Il y avait un mini bar et il était fort probable que Tristan se serve un verre de whisky... puisque son employée lui avait précédemment refusé avec une certaine diplomatie forcée. Kurenai observa la pièce. Les stores étaient presque totalement fermés. La lumière pénétrait faiblement. La pièce était peu meublée. Comme dans son précédent appartement Tristan ne semblait posséder aucune attache le reliant à son domicile. Tristan invita la jeune femme à prendre place dans un des canapés. Kurenai se demandait si sa chambre actuelle ressemblait à l'ancienne. La réponse était sans doute affirmative... quoique son entrain à sauver ses semblables des griffes des scientifiques semblait émoussé. Sans doute à cause de tout ce qu'il avait vécu... ou alors parce qu'il avait retrouvé la mémoire. Il lui en parlerait peut-être de lui même dans quelques minutes mais avant...

« Alors... tu vas me révéler ton véritable nom... ou tu comptes me faire deviner ? »

Un sourire joueur éclairait le visage de la jeune femme. Cette dernière ôta son manteau blanc cintré et le posa sur son  avant-bras gauche. La jeune femme s'installa sur un des canapés en vieux cuir sombre. Sa robe beige en dentelle et ses cheveux blonds contrastaient avec la pénombre ambiante. Ses yeux carmins observèrent Tristan. Ce dernier était toujours aussi joueur. Son côté espiègle était un rappel de sa vie à ses côtés. Cette pensée lui réchauffa le cœur. Des souvenirs précieux... des moments de joie que la jeune femme ne voulait pas oublier. Kurenai décida de rentrer dans son jeu. Après tout... il avait passé beaucoup de temps à la taquiner et à jouer avec sa candeur légendaire. Une vengeance amicale était de rigueur ! Ses yeux étaient malicieux et une note joyeuse se dissimulait derrière son sourire.

« On va dire donnant-donnant. Tu me révèles ton vrai nom... et je te révèle mon nom de naissance. Qu'est ce que tu en penses ? »

Qu'est-ce qui façonne notre identité ? Kurenai avait toujours été angoissé par cette question. Est-ce notre nom qui fait de nous ce que nous sommes ? Nos origines peut-être ?  La jeune femme avait longtemps eu peur de changer en découvrant la vérité dissimulée derrière son passé. Mais au final elle avait changé parce que les circonstances l'exigeaient... Ce sont nos actes qui nous définissent. Mais en était-il de même pour Tristan ou quelque soit son véritable nom. ?! La vraie question était de savoir si le jeune homme allait conserver son identité actuelle ou reprendre celle de ses origines... ou bien en façonner une nouvelle.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   21.05.14 19:38

Il l'avait guidée jusqu'à son nouveau repère. C'était à des années lumières de l'endroit où il avait habité auparavant ; ce n'était rien d'autre un vulgaire immeuble d'un étage, et celui-ci s'était accommodé de l'air lugubre de son propriétaire. Des lattes craquants sous chaque pas, des escaliers à l'air peu commode et son salon n'accueillait que deux fauteuils, ainsi que deux canapés et une table basse. Rien de plus, rien de moins. Seul le minibar venait mettre un peu de « chaleur » dans cet environnement.
Ce soir-là, il avait eu de la chance. Une chance incroyable qui avait mené à une coïncidence plus qu'espérée ; l'ange s'était tirée pour la soirée. Il n'aurait donc pas à expliquer la présence de cette femme dans ces lieux, et il se voyait mal le faire, en faîte. « Ha, mais elle, c'est rien du tout. J'ai juste un peu pourri son existence et maintenant, elle me colle aux basques ». Il retint un soupire et chassa ces pensées. Il n'avait vraiment pas envie de penser à cette femme. Ses pensées étaient toutes tournées vers Kurenai.
Il l'observa s'asseoir sur l'un des canapés tandis qu'il se rendit vers le minibar. Son petit plaisir personnel avait été brisé en morceau par les gifles que lui avaient assenées l'hybride, et sa joue s'en remémorait encore. Il frotta rapidement cette dernière tandis que les verres entre ses mains tintaient et qu'il remplissait le fond de l'un d'entre eux de whisky.

« Hum, des devinettes. Ça fait longtemps que je n'ai pas jouées aux devinettes. Je garde l'idée dans un coin de ma tête. »

Une fois son affaire terminée, il décida de rejoindre la jeune femme. Quelques pas suffirent tant l'espace de la pièce était réduit. Et la deuxième phrase qu'il lui asséna le figea légèrement. Il posa ses yeux pupilles sombres vers elle, ou tout du moins, d'où il entendait sa respiration et la fixa brièvement.
C'était quelque chose dont il n'avait pas souvenir. Beaucoup de questions venaient de naître dans son esprit, formant un flot de pensées et d'interrogations. Il soupira, agacé par ses propres simagrées intérieures et termina de s'approcher, décidant de s'asseoir sur la table, et surtout, face à elle. Il repoussa le récipient plein de mégots qui se tenait près de lui.

« C'est un bon deal », conclut-il finalement, sachant qu'elle devait attendre d'entendre son vrai.

Un léger sourire apparut, rapidement dissimulé par le verre dont il vida le fond d'alcool avant de le poser sur la table à côté de lui et de finir par reporter son regard sur elle.

« Laissez-moi donc me présenter », fit-il d'un air théâtral et maladroit, portant une main au niveau de son torse, parlant d'un ton fort

« J'ai porté de nombreux noms mais celui que l'on m'a donné la naissance est et restera à jamais Eyrik Mclane. À votre service ! »

Et sur ces quelques paroles, il attrapa la main gauche de la blonde, s'inclina tout en la portant jusqu'à ses lèvres qu'il déposa sur les doigts. Tout en gardant une certaine emprise sur ceux, il releva la tête vers elle, ses cheveux noirs et longs cascadant autour de lui.

« Puis-je donc me permettre de vous demander votre nom, ma dame ? »

Léger sourire en coin, il aurait presque pu rougir d'avoir décidé de son propre petit manège.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   15.06.14 21:31


Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent.

Tristan Levian & Kurenai Alucard


Les prunelles de la jeune femme s'accommodaient peu à peu à la pénombre environnante. Désormais elle discernait les mouvements de Tristan mais elle avait encore du mal à percevoir clairement les expression de son visage. Les modulations de sa voix de ténor étaient les seules indices à sa disposition. Tristan vida son verre puis reporta son attention sur la belle hybride. Sa soudaine mise en scène arracha un éclat de rire à la demoiselle. Cette dernière retint sa respiration quand les paroles de son ancien protecteur emplir la pièce. Mclane... Eyrik. Un nom à sonorité gaëlique. Un souvenir revient à la surface de sa mémoire. Lors de leur première rencontre, elle avait trouvé que la galanterie italienne lui sied plutôt bien. Le professeur qu'il était à cette époque, avait précisé qu'il était breton. Même si les racines ne sont pas les même elles restent très proches... Ainsi du sang celte coulait dans ses veines.

Le geste de Tristan la prie au dépourvu. Kurenai sentit ses joues s'empourprer. Heureusement la pénombre dissimulait la couleur de son visage. Tristan avait toujours eu le don de la faire rougir... de lui dire que le rouge aux joues lui allait bien. La belle hybride pensait avoir changé avec les années. Finalement en présence de Tristan elle restait la même. Kurenai ne retirera pas sa main de celle de son hôte. Il avait tenu un rôle et elle se devait de lui donner la réplique. Elle inspira profondément. Un sourire timide se dessina sur son visage. Sa main libre se posa sur celle qui retenait ses doigts.

«  Eleanor... Spenser. Enchanté de faire votre connaissance Mr. Mclane. »

Kurenai Alucard... Identité qui lui avait été donnée suite à son adoption. XIII était le numéro du spécimen qu'elle représentait aux yeux des scientifiques. Eleanor Roseline Spenser était son nom officiel. C'est du moins ce que lui avait raconté sa sœur Roxanne. Mais pourquoi lui aurait-elle mentir ? Roxanne avait elle même livré cette information. Kurenai ne savait même pas qu'elle avait un "vrai" prénom lorsqu'elle était encore au Centre. Ses souvenirs étaient flous mais elle était prête à parier que les gens du Centre la dénommaient toujours par le numéro tatoué sur sa nuque. Néanmoins cette Eleanor était une étrangère. Est-ce de même pour Tristan ? Sans doute que non... Tristan ou plutôt Eyrik Mclane devait avoir un passé et avoir vécu de nombreuses expériences. Eleanor Spencer... des caractères noirs marqués sur une feuille blanche. Rien de plus. Rien de moins. Mais elle aurait pu être plus que ça dans une autre vie...

«  Alors Mr. Mclane... êtes-vous écossais ou bien irlandais ?... Je comprend mieux maintenant cette passion pour votre liqueur ambrée ! »

Un large sourire illumina son visage. Kurenai aimait également taquiner Tristan. Ce dernier était âgé... peut-être même plus que la jeune femme le supposait. Quelle aurait été leur vie à tous les deux s'ils étaient nés à une autre époque ? Se seraient-ils rencontrés ? Auraient-il été alliés ou bien ennemis ? Depuis quelques temps, la jeune femme se posait des questions semblables sur sa vie. Qu'aurait été cette dernière si elle était restée au Centre... ou si elle avait grandit aux côtés de sa sœur et de son père biologique ? Ses yeux vermeilles observèrent Tristan avec attention. Oui elle aurait tôt ou tard rencontré cet homme. C'était une certitude profondément encrée dans son âme. Il y a des choses qui sont inéluctables... qui ne changent pas quoiqu'il advienne...
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   17.06.14 16:36

Quelque part, il eut de la peine à contenir une certaine surprise lorsqu'il entendit le véritable nom de Kurenai. Son regard se perdit brièvement dans le vague ; ce n'était pas qu'il ne l'avait pas cru mais ça restait surprenant, même pour lui. Il était bien habitué aux manigances du monde des ombres qu'il côtoyait sans cesse mais plutôt les crasses qu'ils pouvaient se permettre de faire aux autres. L'identité et les origines d'une personne, c'était important. Sans ça, qui devenait-elle ? Il reporta son regard sur elle.

« Moi de même, mademoiselle. »

Un léger sourire de circonstance pour continuer sa petite manigance de preux chevalier. Il comptait bien retenir ce nom et l'utiliser, si il en avait le droit. Probablement, si elle avait pris la décision de le lui offrir. Après tout, ils venaient d'échanger leur véritable identité ; combien d'autres personnes de confiance la connaissaient ? Il était prêt à parier qu'ils se comptaient sur les doigts d'une main. Et dans le pire des cas, il s'en donnait le droit. Un tribut en échange des mois qu'elle avait passés sous sa protection. Et elle revint alors avec une autre question. Son sourire s'agrandit face à la boutade.
Elle voulait en savoir plus concernant les origines de l'hybride... quoi de plus naturel ? Même avec sa mémoire revenue, il n'était toujours pas sûr de savoir d'où il venait. Ses véritables origines.

« Mh. Vous brisez un peu notre accord en me posant des questions aussi abruptement... mais bon, je ferais un piètre gentleman si je ne vous répondais pas, n'est-ce pas ? » demanda-t-il de façon totalement rhétorique avant de continuer. « Je suis né sur les terres d'Écosse... mais quant au sang qui coule dans mes veines, je ne peux certifier d'être écossais. Ma mère était peut-être française, quant à mon père... »

Il s'arrêta net dans son discours. Il relâcha la main de Kurenai et il se redressa brusquement. Tel un animal sauvage qui venait de se faire débusquer, il regarda autours de lui ; un relent de l'époque où il était encore capable de voir. Il se dirigea finalement vers la fenêtre qui se tenait derrière la jeune femme et l'ouvrit. Il renifla l'air avant d'émettre un léger grognement. Elle était là.
Il se déplaça dans la pièce tout en fouillant dans ses poches. Il s'était apprêté à sortir mais rebroussa chemin une fois qu'il retrouva ses clés dans ses poches.

« Kure... Eleanor », se corrigea-t-il à la dernière seconde avant de se tourner vers elle pour reprendre. « On a un problème. Il faut qu'on s'enfuit, tout de suite. Et on ne peut pas passer par la porte. Je t'expliquerais tout, promis. »

Quelle erreur de débutant. Elle était rentrée dans son champ de perception et se dirigeait déjà vers l'établissement. Ils n'avaient plus beaucoup de temps avant qu'elle débarque ici et compromette complètement la situation. Il avait été trop enivré par le moment présent et en avait complètement oublié la menace qui pesait sur sa tête. Devait-il emporter une arme ? Non, ce ne serait pas nécessaire. Il se dirigea vers la blondinette pour se planter devant elle.

« Une fois à l'extérieur, nous serons tranquille mais... m'autorises-tu à te porter ? »
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   11.07.14 21:09


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Tristan Levian & Kurenai Alucard


Un sourire faussement innocent fleurit sur le visage de Kurenai. Cette dernière adressa un clin d'œil complice et un brin provocateur à son ancien protecteur. De toute manière leur accord avait été respecté. Ils connaissaient maintenant leurs véritables identités. La jeune femme était simplement curieuse de connaitre les origines de son ami. Elle était prête à lui révéler les siennes et à répondre à toute les questions qu'il souhaiterait lui poser. Kurenai ne voulait plus se cacher derrière des masques de faux-semblant.

Ainsi Tristan avait des origines écossaises... et vraisemblablement françaises. Ceci explique donc cela... Son côté gentleman, protecteur de ses dames, galant en toute (ou presque) circonstance. Il était néanmoins assez difficile, sur le moment, de visualiser Tristan au milieu des lands écossaises ou bien dans les ruelles parisiennes. Ses cheveux longs, sa barbe et sa fatigue apparente ne collaient pas vraiment avec le tableau mental.

S oudainement son hôte se tut. La pression sur sa main s'envola tout aussi subitement, laissant une morsure froide à la place... Kurenai observa Tristan avec inquiétude. Il semblait paniquer et ressemblait étrangement à sa sœur quand cette dernière présentait un danger. Que ce passait-il ? Ses lèvres s'entrouvrirent pour murmurer la question mais elle se ravisa aussitôt. Ses sourcils alors que ses yeux vermeilles cherchaient à voir la menace invisible que Tristan semblait avoir décelé. Est-ce un mauvais souvenir de son passé qui venait le hanter ? Non... la menace était bien réelle. Kurenai la présentait également sans pour autant la saisir pleinement. Tristan se dirigea vers la fenêtre. Kurenai se leva et  observa le dos de son hôte. Ses muscles semblaient se tendre face à la menace imminente. Entendre son prénom était très étrange... comme si on ne s'adressait pas vraiment à elle mais à une tiers personne. Kurenai s'empara de sa veste prête à quitter les lieux. La jeune femme avait assez confiance en Tristan pour savoir que ses sens ne le trompaient jamais... ou du moins très rarement.

« Tu comptes sauter par la fenêtre ! Tu peux me porter mais tu sais je suis mi-ange... je ne crains pas le vide. »

Un sourire doux presque triste éclaira une courte seconde son visage. Tristan avait sans doute peur pour sa sécurité... ou bien voyait-il en elle une jeune femme fragile incapable de courir ? Si Kurenai voulait être vraiment elle même... elle ne devait pas compter sur Tristan pour la protéger en toute circonstance. La menace imminente semblait avoir fortement chambouler le jeune homme. Qui donc pouvait le mettre dans un état pareil ? Il devait être personnellement visé. Jamais elle avait vu cette inquiétude dans son sombre regard. Ils devaient fuir... ou du moins Tristan devait fuir. Kurenai pouvait peut-être lui donner une certaine avance.


« Ecoute... si des personnes en ont après toi... Je peux les retenir ou bien les envoyer sur une fausse piste !  »

Est-ce un plan de ses anciens employeurs ? Combien de personne était à sa poursuite ? Sûrement un grand nombre... Tristan était contre laisser Kurenai seule face à la menace. Cette dernière était trop dangereuse. La belle hybride acquiesça et se rangea de son côté. De toute  manière le temps leur faisait défaut. Ils ne pouvaient se permettre de polémiquer sur la question. Kurenai s'approcha de la fenêtre et empoigna la bordure.

« Je passe devant ! »

A peine avait-elle prononcé ces quelques mots que la belle hybride s’envola tel un papillon nocture...
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   22.07.14 15:52

La porter ne lui aurait sans doute pas déplu mais l'urgence de la situation l'empêchait de réellement d'argumenter cet état fait. Ce qu'il craignait, ce fut qu'elle puisse sentir la présence de la blondinette... quelle situation de merde, pensa-t-il intérieurement.
Il ne rajouta rien à ceci et répondit à son sourire par un autre. Il devait être prudent, ne pas laisser la situation. Le pire était de se faire découvrir à cet instant. Il serait torturé et martyrisé pendant un bout de temps si ça venait à s'apprendre... il préférait de loin être tourmenté par le Diable en personne. Quand elle avança sa proposition de le couvrir, il écarquilla des yeux. C'était la pire idée qu'ils pouvaient avoir.

— Ce n'est pas un adversaire que l'on peut battre, ni toi, ni moi. Et même en faisant équipe, je pense qu'on n'en sortirait pas indemne...

Son air grave ne rajoutait qu'au sinistre de la situation. Son inquiétude était réelle et il était prêt à emporter Kurenai de force si nécessaire. Il ne lui restait que cette option si elle venait à insister quant à la possibilité de retenir la menace.
Elle accepta finalement de passer par la fenêtre. Quand elle s'envola, il frissonna. Les pouvoirs angéliques lui inspiraient toujours cette même crainte surnaturelle. Son instinct lui priait toujours de fuir... et c'était bien ce qu'il comptait faire en cet instant. Il l'observa et monta sur le cadre de la fenêtre.
Ainsi poser, il semblait prêt à sauter vers le bas. Ce n'était pas son objectif. Tout en s'accrochant à la bordure de sa main droite, il se pencha légèrement en avant, courba son cœur et prépara la puissance nécessaire dans ses muscles. Là où les anges étaient sans doute tout en grâce et finesse, lui n'était que force et puissante brute ; il bondit avec violence et traversa brièvement les hauteurs.
Il parvint à atterrir sur le toit d'un entrepôt à une cinquantaine de mètres de sa destination de départ. Et sans trop d'encombre, pour une fois... il avait juste encore déchiré sa chemise. Il soupira en passant un doigt dans le trou au niveau de son coude gauche ; la déchirure allait jusqu'au poignet. Il tira les manches dans un vain espoir de rendre la chose moins visible.

Il ne disposait que d'un espace de deux kilomètres. Il ne pouvait pas aller plus loin que cette distance sans risquer que son bar puisse être mis en danger... enfin, les risques n'étaient pas si grands. Il devait juste faire preuve d'une certaine prudence. Pour le moment, la menace ne faisait plus partie de ses craintes et il pouvait de nouveau se détendre.
Il étira ses muscles pour les délier après ce petit exercice. Il alla s'asseoir sur le rebord du toit, les jambes pendantes dans le vide et s'allongea finalement. Il croisa les mains en-dessous de sa tête en attendant la venue de la jolie blonde aux yeux écarlates pour reprendre leur conversation là où elle en était restée.
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MessageSujet: Re: Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent   14.09.14 20:45


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Tristan Levian & Kurenai Alucard


Une brise mordante se faufila entre les immeubles du quartier. Le ciel nocturne était dépourvu de nuage. On pouvait apercevoir les étoiles les plus brillantes dans les ruelles faiblement éclairées. Kurenai toucha terre à quelques mètres du bar « The Crow ». La ruelle semblait déserte. La belle hybride ne sentait aucune présence ni menace potentielle. Kurenai se retourna en direction du bar. En levant les yeux elle put apercevoir la fenêtre. Tristan se trouvait dans son encadrement. Ce dernier s’élança puis disparu au loin dans les ténèbres... La jeune femme  poussa un léger soupir,  enfila son manteau, quelque peu résignée. Ses doigts prirent soin de le boutonner pour éviter que la morsure du froid ne s'attaque à sa peau. Ses talons résonnaient légèrement sur l'asphalte  de la ruelle rompant la quiétude de cette dernière. Kurenai s'arrêta en bas d'un bâtiment vétuste au bout de quelques minutes de marche. Cet immeuble était composé de logements à partir du premier étage. Des boutiques se trouvaient au rez-de-chaussée... la plupart étaient fermées. Celles ouvertes semblaient plus que louches ! Kurenai préféra contourner le bâtiment pour s'enfoncer dans une impasse. Une escalier de secours était accroché à la façade du bâtiment. Ses prunelles vermeilles observèrent avec attention le haut du bâtiment.

Kurenai se posa en silence sur la corniche du toit. Tristan se trouvait bien là. Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Il était allongé et ses pieds pendaient dans le vide. La jeune demoiselle s'approcha doucement en essayant de faire le moins de bruit possible... néanmoins elle était sûre que Tristan avait senti sa présence. Son ouïe était infaillible. Les battement de son cœur avaient dû trahir sa présence... ou alors les gravillons qui recouvraient le toit et roulaient sous chacun de ses pas. La belle hybride s'arrêta à côté de Tristan et s'allongea. Ses jambes se balançaient légèrement dans le vide... un sensation étrange mais non déplaisante. Son visage se tourna vers celui de Tristan et un sourire moquer éclaira son visage.

« On est vraiment mieux installé ici que dans ton salon ! Alors mon cher... qui donc nous a obligé à fuir précipitamment la chaleur douillette de ton appartement pour cette terrasse froide ? Je suis curieuse de connaitre cette diabolique personne et ses desseins machiavéliques !  »

Un rire léger s'échappa de ses lèvres. Il faisait certes froid mais la vue était assez belle. On pouvait contempler des étoiles peut-être même un peu plus que dans la ruelle. Les lumières de la villes étaient néanmoins trop fortes pour offrir un spectacle éblouissant. Cette vue lui rappela sa première rencontre avec Tristan. Un souvenir qui semblait si lointain maintenant. Kurenai avait observé cette nuit-là les lumières de la ville et les étoiles qui se tenaient au-dessus. Tant de choses étaient arrivées depuis cette époque. La jeune femme se demanda si les préoccupations de Tristan avaient-elles aussi changées... elle garda cette question en mémoire pour plus tard...

« Mais avant ça tu veux peut-être continuer ton histoire... ou alors on considère que c'est à ton tour de me poser une question? »
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Les gens changent mais pas toujours ce qu'ils ressentent

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