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 O Death [PV Mort]

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En-Zakel

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[Faucheuse]


MessageSujet: O Death [PV Mort]   29.01.14 14:46

Aujourd’hui était la journée de repos d’En-Zakel. Pas de travail, pas d’obligations, juste le droit de ne rien faire et de profiter du bon temps. Alors, la jeune femme s’était promenée un peu, avait profité du soleil et avait flâné dans les rues de Naniwa sans véritable but précis.
Elle se sentait étonnamment calme, comme détachée du monde, le regardant d’un œil distrait. Elle n’avait pas ressenti ça depuis longtemps et ne savait pas spécialement comment le prendre ; elle se contentait de se laisser porter par ses envies sans trop réfléchir au reste.
La Faucheuse était étrangement distante de la ville et de ses habitants. D’ordinaire, elle avait toujours un minimum d’interaction avec ses concitoyens d’infortune ; là, ce fut tout juste si elle répondit aux questions de la serveuse qui vint prendre sa commande à la terrasse du petit troquet où elle s’était installée.
Sa commande arrivée – un jus de goyave, comme souvent – elle l’avait sirotée sans vraiment y penser, regardant passer les gens, l’esprit visiblement ailleurs.

Bizarre, pensa-t-elle, ça faisait longtemps que je n’avais pas été aussi zen … Bah, autant en profiter avant la prochaine catastrophe. Ca ne me fera pas de mal.

Elle resta un long moment assise à sa place, et la petite aiguille de l’horloge eut le temps de faire deux fois le tour du cadran avant qu’elle ne se remette en route.
Résidente de Minami, la dame en blanc décida de changer d’air et s’en alla en direction de Tennoji. L’ambiance tranchait radicalement avec les autres quartiers de la cité, les espaces boisés et les temples prenant le pas sur les gratte-ciels et autres immeubles de béton sale.
L’heure tournait ; le soleil commençait déjà à décliner, et les gens qui travaillaient le lendemain rentraient petit à petit chez eux, au cœur de la mégalopole ou bien dans sa périphérie proche. La Faucheuse, elle, ne comptait pas retourner tout de suite à son appartement.
Passant dans le parc le plus proche, elle avança le plus tranquillement du monde, suivant les chemins, gagnant peu à peu de la hauteur au fur et à mesure que la lumière du jour décroissait, et que le ciel se teintait progressivement d’orange et de rouge.
Finalement, elle arriva au sommet d’une petite colline. Là, elle s’assit par terre et, calée contre un arbre, regarda la ville devant elle.
En-Zakel vivait à Naniwa depuis une bonne dizaine d’années maintenant, peut-être un peu plus, et elle ne se souvenait pas d’une seule année où rien ne se soit passé, où les anges ou les Hommes n’aient pas fait parler d’eux, où elle n’avait pas retrouvé de vieilles connaissances – quand elle ne s’en faisait pas de nouvelles. Entre Sundance, dont elle avait fini par accepter la mort, Belaam dont elle se méfiait toujours mais dont la présence lui était devenue indispensable, Shizuo qu’elle avait appris à apprécier, elle ne se considérait plus comme étant seule au monde comme elle avait pu l’être en revenant à la vie, trente ans plus tôt. Ses sœurs et frères lui manquaient de temps à autres, mais leur souvenir était si flou, si fragmenté dans son esprit qu’elle n’était pas encore trop nostalgique du temps et des lieux qu’elle avait connu du temps de sa vie passée.
Elle était loin de se douter cependant que cette existence allait la rattraper très bientôt, et qu’elle arrivait droit sur elle en même temps que la vague de froid qui venait de s’abattre sur le parc.
La Faucheuse sentit clairement un changement dans l’atmosphère ; elle était toujours détendue, mais faisait plus attention à ce qui l’entourait. Elle avait une drôle d’impression de déjà-vu, mais impossible de comprendre pourquoi.
Les yeux fixés sur la ligne d’horizon, elle attendit que quelque chose, n’importe quoi, se montre enfin.



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MessageSujet: Re: O Death [PV Mort]   29.01.14 18:16

Le Temps n'avait pas d'emprise sur lui. Seule la barrière existante à l'Univers l'empêchait d'aller plus loin que les frontières qui existaient. Et d'autres endroits nécessitaient aussi sa présence. Alors pourquoi restait-il dans un monde dont il jugeait la population barbare ?
Il aimait bien les mélodrames, tout simplement. Ce monde s’entre-déchirait depuis des millénaires. En terme de mortalité, le peuple qui vivait ici battait tous les records. Il se rendait souvent dans les parages pour tuer son ennui. Surtout que Naniwa avait connu une catastrophe... ou plutôt un affrontement de taille. Il n'était guère intéressé par celui-ci en particulier mais plutôt ce qu'il annonçait.
Il le savait. Les créatures terrestres étaient fatiguées. Et il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elles commettraient le pire. Qu'était-ce donc le pire ? Oh.... chaque chose en son heure.
C'était à cause de ça qu'il avait décidé de rester dans les parages plus qu'à l'habituel. Alors qu'il effectuait une marche digestive après un copieux repas dans un restaurant du coin, quelque chose attira son attention. Une pâtisserie. Et qui vendait des donuts à l'air appétissant. S'il avait été humain, il aurait sûrement été très triste de la limite que son estomac lui imposerait quotidiennement. Ou alors il aurait fini avec quelques centaines de kilogrammes en trop.
Quelque chose attira à nouveau son attention. Il lâcha un petit « oh » qui attira l'attention de la vendeuse qui leva un sourcil interrogateur. Il prit chaque pâtisserie en double et commanda aussi deux sodas grand formats. Il paya la caissière et celle-ci ne le lâcha du regard qu'un instant, le temps de compter la monnaie qu'elle lui devait, qu'il avait brusquement disparu.

« Disparu » n'était pas le terme exact. La Mort ne vivait pas sur les mêmes plans de réalité que les autres créatures. Il était à part et pouvait décider de voyager entre différentes réalités. Ce qui était pratique puisque ça lui permettait de faire son travail en toute quiétude, se rendant invisible aux yeux de certains et pas d'autres. À cet instant, personne n'aurait été capable de le voir, sauf une.
Et il décida de faire sa rentrée en scène habituelle. Devenu un nuage noirâtre, il se mouva rapidement dans les airs, contre les vents et atteignit en l'espace de quelques secondes un parc. Il ne fallut pas longtemps avant de trouver ce qui l'avait amenée ici.
La fumée noire frappa brusquement le sol au pied de la colline et continua de se mouvoir lentement. Quelques humains eurent la malchance d'être traversée à cet instant, les faisant frissonner comme jamais.
Alors qu'elle montait, elle commença à se compacter, formant cette silhouette si familière à la Faucheuse. Les derniers pas qui les séparaient, il les effectua sous sa forme humaine, tenant dans la main une une boîte de douze donuts et dans l'autre deux sodas, la canne sous le bras. Il s'arrêta, satisfait de son effet de style et entrée en matière.
Son regard se posa sur la femme et il reprit contenance sur leur plan de réalité, ayant à nouveau une forme physique. Le couvercle de la boîte en carton sauta, s'ouvrant sur les pâtisseries.

« Voyez-vous, donuts, soda, toi, moi ? » demanda-t-il en connaissant déjà la réponse.

Sa voix était, comme à l'habituelle, grave et ne semblait pas disposer de nombreuses sonorités. Un léger sourire en coin était apparu sur son visage à la vue de la jeune... hum, non, elle n'était plus si jeune que ça, en faîte. Pas autant que lui, qui était une existence ancestrale, mais tout de même.
S'il y avait eu beaucoup de Faucheuses par le passé, En-Zakel avait sans nul doute été sa préférée. Probablement parce qu'elle avait ce panache que les autres n'avaient pas. Et les familiarités dont elle faisait parfois preuves ne lui déplaisaient pas. Au contraire, c'était une forme de respect qu'il appréciait, sachant que les autres, Faucheuses ou non, agissaient toujours avec une déférence qui finissait toujours par l'ennuyer. Même Dieu. Et ce, même si sa puissance n'était plus la même qu'auparavant.

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En-Zakel

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MessageSujet: Re: O Death [PV Mort]   30.01.14 1:03

En-Zakel vit arriver le nuage de fumée noire et plissa les yeux, suspicieuse. Elle avait déjà vu ça quelque part. Elle ne se souvenait pas où, ni quand, mais elle savait qu’elle avait croisé cette brume dans son passé – celui dont elle ne se rappelait pas.
Perplexe, elle se contenta d’observer cette masse informe monter vers elle, jusqu’à ce qu’elle commence à devenir plus compacte, se modelant petit à petit jusqu’à dessiner la silhouette d’un homme de haute taille.
Ce ne fut que lorsqu’il eut pris sa forme humaine que la jeune femme le reconnu enfin, et qu’elle comprit d’où lui venait cette impression de déjà-vu. Sa mâchoire se décrocha et ses yeux blancs s’ouvrirent tout grand, fixés avec incrédulité sur ce sombre personnage qu’elle connaissait, à dire vrai, plus que bien.

Oh Seigneur … pensa-t-elle, incapable de se dire qu’elle ne rêvait pas, qu’il était bien là et que ce n’était pas une hallucination.

Elle se pinça même discrètement la cuisse à travers le tissu de sa longue robe immaculée, et la petite douleur qu’elle ressentit lui prouva qu’elle était belle et bien réveillée.
Il lui fallait se rendre à l’évidence : la personne qui se trouvait devant elle était celle à qui elle et toute son espèce devaient leur existence. Le Moissonneur, la Camarde, la Grande Faucheuse : il existait un florilège de noms sous lesquels on l’avait nommé au fil des âges. Mais il restait la Mort, pour toujours et à jamais, et aucun sobriquet n’aurait changé ce qu’il était.
La Faucheuse blanche était comme gelée sur place, et durant une poignée de secondes, elle ne sut pas comment réagir. Elle lâcha un mot dans la langue des morts, bien malgré elle, et ce simple mot contenait un soulagement et une gratitude infinis.

- Père …

Elle cligna des yeux et, enfin, remarqua les pâtisseries et les sodas qu’il tenait dans ses grandes mains fines. Elle redressa un peu la tête pour mieux les voir et finit par sourire.

- Je préfère les beignets, mais bon, je ferai avec.

Elle se sentit soudain incroyablement à l’aise, comme retrouvant des vieilles habitudes depuis longtemps oubliées et qui lui avaient terriblement manqué. Elle avait presque l’impression de rentrer à la maison, si tant est que la « maison » ait pu être définie par la présence plus ou moins proche de l’homme tout de noir vêtu. Elle se poussa un peu et lui fit une place à côté d’elle. Lorsqu’il se fut assis, elle prit le soda qu’il lui tendit et piocha un donut dans la boîte.

- Vous avez toujours eu du goût pour les gâteaux, ça fait plaisir de pouvoir faire affaire avec un connaisseur. Vous avez au moins ça pour vous, rajouta-t-elle en souriant, malicieuse.

Elle mordit à pleines dents dans son donut et apprécia le goût sucré sur sa langue, se souciant peu du gras qui, de toute façon, n’avait pas d’emprise sur son organisme bien spécial. Buvant une gorgée de soda pour faire passer le tout, elle regarda la Mort.

- Je ne pensais pas vous revoir, en tout cas pas ici. Qu’est-ce qui vous amène à Naniwa ? Qu’est-ce qui vous amène sur Terre tout court, en fait ?

En-Zakel se demandait ce qui avait bien pu attirer la Mort si loin de son domaine habituel, ce plan d’existence entre les réalités qui n’existait que pour lui et les Faucheuses. S’il était là, à prendre forme physique et à vivre parmi les Hommes, alors quelque chose de gros devait se préparer.
Ou bien quelque chose de grave s’était produit.
Dans les deux cas, ça n’avait rien de très rassurant, mais En-Zakel aurait accepté n’importe quel ordre de son « patron », d’autant plus si cela pouvait lui permettre de mettre des bâtons dans les roues des anges.


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MessageSujet: Re: O Death [PV Mort]   30.01.14 2:43

Il accueillit le premier mot qu'elle prononça avec un sourire. Elle semblait dubitative, ne semblant pas croire à sa présence. Et pourtant, il l'avait senti et décidé de se joindre à elle.

« Oh, merci de ne pas m'en tenir rigueur », fit-il à la remarque concernant les beignets.

Leur dernier tête à tête remontait à plusieurs millénaires. Lui-même n'avait pas de souvenirs exacts de ce qui s'était passé à ce moment-là. Même s'il possédait de grands pouvoirs, il disposait, comme chaque être, d'une mémoire. Et celle-ci n'était pas infini. Il effaçait volontairement de nombreux souvenirs pour laisser place à d'autres... les connaissances importantes dont il disposait, par exemple. Il en avait même oublié sa naissance mais il y avait une chose dont il était sûr : rien n'était plus vieux que lui.
Il accepta l'invitation de la Faucheuse, s'asseyant auprès d'elle, tendant le soda ainsi que la boîte. Il avait déposé la canne sur ses jambes, posant le container en carton entre eux pour qu'elle puisse se servir à son gré.

« Quelques milliards d'années à goûter la cuisine de divers Univers te donnent le temps de rôder ton palais ! Voyez-vous. » répondit-il avec la même malice.

Il piocha à son tour dans la boîte, attrapant l'une des pâtisseries dans laquelle il mordit à pleine. Haa, le goût du sucré qui se répandait doucement sur sa langue. Il aimait cette douce sensation. La nourriture était vraiment un plaisir unique.
La question de la demoiselle blanche lui laissa un goût amer. Pendant un bref instant, le peu d'air enjoué qu'il avait eu s'effaça laissant place à un air plus sombre sur son visage.

« Il est naturel que tu ne sois pas au courant de la situation dans laquelle je me trouve. Les Faucheuses n'existent plus en ce monde, à part toi. Sans vous pour maintenir le flux maintenant le passage des âmes vers l'autre monde, j'ai été forcé de créer un système me permettant de vous remplacer mais qui nécessite mes ressources personnelles pour le faire fonctionner. »

Il mordit, mâcha doucement et but une bonne gorgée de son soda. Un air satisfait apparut sur son visage, terminant la pâtisserie d'une dernière bouchée. Il en piocha une autre avant de reprendre.

« Voyez-vous, ce monde a trop d'âmes. Je ne pourrais très certainement pas tenir tête à un archange dans ma condition actuelle, même s'il ne pourrait mettre un terme à mon existence. Tout ça pour dire que j'ai dû me débarrasser de certains de mes pouvoirs dont l'omniscience que je possédais autrefois. Je pourrais récupérer mes pouvoirs en arrêtant le cycle de la vie. »

Et ça aurait des conséquences désastreuses pour ce monde. Des millions d'âmes incapables de passer de l'autre côté qui finiraient tôt ou tard par se déchaîner. Autant dire que s'il devait en arriver là, ça serait pour de très, très bonnes raisons.
Il mordit dans le donut. Sa main alla chercher l'une des serviettes en papier dans la boîte pour s'essuyer la bouche.

« Cependant, je suis au courant de ce qui s'est passé ici. Un archange a mis fin à l'existence d'un clover. Ce n'est pas une mauvaise chose, en soi. Ces créatures seraient sans doute capable de me détruire si elles venaient à se réunir. »

Il s'arrêta, se rendant compte que ce n'était pas ce qu'il voulait dire. Sa manie de parler plus que nécessaire venait de prendre le dessus. La Faucheuse l'avait taquinée sur un sujet sensible et il commençait à parler plus que nécessaire. Il décida de finir par répondre à la question initiale qui lui avait été posée.

« Il y a des chances que quelque chose se produise prochainement. Quoi, je ne sais pas. Quand, je ne sais pas non plus. Le moment venu, je le saurais et si c'est quelque chose de l'ampleur de la guerre entre les démons et les anges, je t'appellerais à moi. »

Il voulait éviter de la voir disparaître à nouveau. Même si le travail qu'elle effectuait en ce monde n'était pas suffisant pour lui permettre de récupérer ses pouvoirs, il ne désirait pas que l'existence de la Faucheuse soit à nouveau supprimer. Et là où elle serait le plus en sécurité, ce serait en sa présence.
Il mordit dans son donut, mâchant lentement, avalant et répéta l'opération.

« Hum, les pâtisseries de ce monde sont mortelles. » lâcha-t-il la bouche pleine avec un air ravi.
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En-Zakel

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MessageSujet: Re: O Death [PV Mort]   01.02.14 22:47

L’ambiance agréable et légère qui s’était installée entre les deux étranges personnages s’envola aussi vite qu’elle était arrivée. En-Zakel regarda le fin sourire disparaître des lèvres de la Mort tandis qu’il lui expliquait les raisons de sa présence sur Terre plutôt qu’ailleurs, entre les mondes.
Ainsi donc, elle était bel et bien la dernière Faucheuse vivant sur ce plan d’existence. Cette pensée lui serra le cœur, et pendant un instant, elle se sentit tout à coup incroyablement seule au monde. Les anges avaient réussi finalement, eux qui étaient si prompts à éliminer tout ce qu’ils considéraient comme étant impur, ou bien une menace au grand Plan avec un « p » majuscule imaginé par un dieu qu’elle estimait cruel, dur et implacable, loin de la miséricorde qu’on lui attribuait ; et maintenant qu’ils avaient éliminé tous ceux de son espèce, les choses devaient s’être incroyablement compliquées du côté du flux des âmes. Chose que lui confirma le grand homme de noir vêtu à ses côtés. C’était lui qui avait pris leur place à défaut de pouvoir faire quelque chose qui ne lui demande pas de s’investir personnellement dans cette histoire.

- Je vois … Ca explique votre présence ici et le fait que je n’ai revu aucun de mes frères et sœurs.

Elle sirota son soda sans trop y réfléchir, ses pensées tournées vers autre chose. Elle écoutait ce qu’avait à lui dire son « père » avec une attention qui aurait pu sembler étonnante à ceux qui ne connaissaient pas bien la jeune femme en blanc, mais qui était parfaitement normale quand on savait quelle relation elle entretenait avec l’homme qui piocha une fois encore dans la boîte de gâteaux.
La fin de sa déclaration suivante lui glaça le sang. Arrêter le cycle de la vie … c’était une solution radicale pour résoudre un problème d’une ampleur sans précédent. Arrêter le cycle de la vie, ça voulait dire couper définitivement le flux des âmes et les laisser errer jusqu’à la fin des temps. La mort, la vraie mort, n’existerait plus. Une quantité incroyable d’énergie s’accumulerait, source dans laquelle puiseraient toutes les factions qui, fortes de leur nouvelle puissance, se jetteraient à la gorge des unes et des autres jusqu’à s’entretuer pour de bon.
Si le cycle de la vie s’arrêtait, ce serait le début de l’Apocalypse, et le début de la fin. Etrangement, l’idée ne plaisait pas vraiment à En-Zakel. Ce n’était pas le fait de disparaître qui la dérangeait – après tout, elle était déjà passée par là, elle savait à quoi s’attendre – mais plutôt de voir le monde s’éteindre dans la plus pure barbarie qui soit.
Tendant la main, elle attrapa un nouveau donut dans lequel elle mordit, mais se figea en entendant parler la Mort. Elle cligna ses yeux blancs et le regarda, perplexe et un peu inquiète.

- C’est une de vos mauvaises blagues, hein .. ? Les Clovers ne peuvent pas tuer la Mort … si ?

Elle savait que ces êtres uniques en leur genre avaient été créé comme arme contre les anges et, lorsqu’ils étaient tous réunis, contre Dieu lui-même, mais il y avait une différence fondamentale entre tuer un dieu, aussi omnipotent soit-il, et détruire la Mort.
L’idée lui semblait si absurde, si inconcevable, qu’elle l’écarta rapidement de son esprit, se disant que l’homme en noir devait parler de sa forme physique et pas d’autre chose.
Elle but une nouvelle gorgée de soda, écoutant toujours. Ses doutes se confirmèrent : quelque chose approchait, et les conséquences n’affecteraient pas seulement Naniwa, mais probablement le monde entier.
Elle sourit doucement, contente de savoir qu’il l’appellerait si un tel évènement venait à se produire. Elle n’aurait pas supporté de rester sur le banc de touche, et si elle pouvait être actrice que spectatrice, alors tant mieux. Et puis, aux côtés de son maître, que pouvait-il lui arriver de mal ?
La jeune femme haussa un sourcil et le regarda.

- Oh, vous ne venez pas vraiment de faire cette blague …

L’humour de la Mort était quelque chose de très particulier quand on n’en avait pas l’habitude. Cependant, si l’on était amateur d’humour particulièrement acerbe et noir, alors on ne pouvait que se ravir des blagues souvent douteuses qu’imaginait le grand homme de noir vêtu.
En-Zakel ne lui en tint pas rigueur cependant, et sourit même un peu. Elle remit ses longs cheveux blancs en place.

- Quelque chose va donc se passer … Très bien. Je répondrai présente si vous veniez à m’appeler.

Elle redressa la tête, regardant la ligne d’horizon derrière laquelle le soleil était en train de disparaître. Une question lui brûlait les lèvres depuis qu’il était venu s’asseoir à côté d’elle – plusieurs questions à vrai dire, mais elle n’était pas certaine de vouloir entendre les réponses à certaines d’entre elles.
Néanmoins, sa curiosité fut la plus forte.

- Dites-moi, j’aimerais savoir … Vous êtes forcément au courant de ce qui m’est arrivé. Est-ce que … est-ce que c’est vous qui m’avez ramenée … ?

Depuis qu’elle avait été ressuscitée, elle s’était toujours demandé quelle puissance cachée lui avait redonné vie, et surtout pourquoi. En cet instant, elle n’imaginait personne d’autre capable d’un tel exploit que la Mort elle-même. Et si ce n’était pas lui … eh bien, ça ne ferait que soulever de nouvelles interrogations. La dame en blanc en avait pris l’habitude, à force.
Hésitant un instant, elle finit par continuer à poser ses questions.

- Et je voulais vous demander … Je sais que c’est de l’ordre des données confidentielles, mais je chercher deux personnes, et je ne sais pas si elles ont survécu.

La jeune femme attrapa son médaillon et le serra doucement entre ses doigts, un peu rassurée par la présence de l’objet.

- L’un des deux est un démon, appelé Rampa. La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles, c’était avant la guerre entre les anges et les démons. Je ne sais pas s’il a été tué ou s’il est enfermé en Enfer avec les autres. Le second …

Elle se mordilla un peu la lèvre, le cœur serré. Savoir qu’il avait pu arriver malheur à Rampa était une chose, mais se dire qu’elle était peut-être sur le point d’apprendre que son fils n’était plus la remplissait d’appréhension. Elle espérait de toutes ses forces que les deux êtres qui comptaient le plus pour elle soient encore de ce monde. Mais elle avait besoin de réponses, et elle ne pouvait plus reculer désormais.

- Le second est un hybride. A moitié démon, à moitié Faucheur. Il s’appelle Dahsim.

Il n’était pas difficile de deviner qui était les parents du jeune homme dont elle venait de donner le nom. Une Faucheuse qui donnait vie … un véritable petit paradoxe.
La jeune femme pencha la tête sur le côté et sourit.

- Je vous en demande beaucoup d’un coup, hein ? Excusez-moi, je me suis un peu laissée emporter.

Elle prit une nouvelle bouchée de son beignet et reporta son attention sur l’horizon. Elle doutait que la Mort lui donne les réponses qu’elle cherchait. Mais si elle pouvait avoir ne serait-ce qu’un tout petit indice quant à la raison de son retour sur Terre ou quant au sort de sa famille, alors elle se sentirait soulagée d’un poids, même si les nouvelles étaient mauvaises. Au moins pourrait-elle se focaliser sur quelque chose de plus concret que des suppositions et des espoirs un peu vains.

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MessageSujet: Re: O Death [PV Mort]   02.02.14 3:47

HRP:
 

La Mort hocha doucement de la tête. Même si ce monde n'était pas son favori, il se trouvait ici contre son gré. S'il avait pris soin de se plier aux volontés de l'Éternel, celui-ci n'avait clairement pas respecté les termes de leur contrat. Il n'avait que rarement nourri de la rancœur envers des êtres vivants mais Dieu en faisait partie. Il soupira doucement, chassant cette pensée de sa tête. Nourrir une quelconque haine était une mauvaise chose, même pour lui. Si des envies de vengeance le traversaient et qu'il venait à tenter de les accomplir, ce serait une véritable catastrophe. Il devait donc profiter de l'instant présent, aussi fugace soit-il. Au moins, il y avait enfin quelqu'un avec qui il pourrait discuter de temps à autre.
Par contre, la consternation de la Faucheuse le prit quelque peu au dépourvu. Un léger sourire, le même qu'aurait eu un père bien veillant envers ses enfants, apparut sur ses lèvres. Les inquiétudes de la dame en blanc n'avait rien de très étonnant.

« Je ne sais pas », finit-il par répondre en reprenant un air plus sérieux, « après tout, ils peuvent déformer la réalité de l'Univers et effacer l'existence de Dieu. Et je fais partie de cette réalité. Si ça devait arriver, je quitterai définitivement ce plan d'existence avant d'être menacé, voyez-vous. »

Qu'il soit vivant ou non n'importait pas dans ce cas de figure. Il était réel. Bel et bien réel. Sa destruction, soit-elle spirituelle ou physique, reviendrait à un arrêt total des cycles de la vie qui se trouvaient éparpiller dans les divers Univers. Au final, sa décision de fuir était la plus sage, fusse-t-elle lâche ou non.
Se confronter à des créatures aux idées saugrenues étaient de loin la dernière chose qu'il désirait faire. En venir à utiliser ses pouvoirs pour semer la destruction n'avait jamais été faite, malgré les quelques colères qui l'avaient gagnées au fil des... quel âge avait-il déjà ? Cette pensée lui fit pencher la tête sur le côté, l'information ayant disparu.
Son attention se reporta sur elle à la remarque sur sa blague, un certain amusement traversant son visage. Il avait bien conscience que ses blagues étaient toujours douteuses mais au moins, elle ne lui en tenait pas rigueur. Ou pas trop.

Il confirma d'un hochement de la tête ce qu'elle dit ensuite. L'appeler était nécessaire, plus pour le bien être de la Faucheuse que de participer aux éventuels événements. Si il ne comptait pas y jouer de rôle, il se doutait bien que le caractère de la dame en blanc nourrissait une certaine rancœur envers les anges.
La première question qu'elle posa ensuite le força à imposer un air de circonstance, plus sombre, plus distant. Elle abordait un sujet délicat, très délicat qui le poussa presque au mutisme. Il décida de l'écouter. Et elle posa de nombreuses questions. Des questions qui, naturellement, devaient lui trotter en tête depuis sa renaissance.
L'existence de sa liaison avec un démon ainsi que celle d'un enfant né de de la première ne lui étaient pas inconnues. C'était encore à une époque où ses pouvoirs étaient gigantesques. Et l'information de cette naissance lui était arrivée, obligatoirement, ce qui l'avait poussé à se renseigner sur les circonstances d'un tel phénomène.
Les Faucheuses étaient en majorité libres de faire ce qu'elles désiraient du moment qu'elles prenaient part aux obligations qui les incombaient. Si il n'avait rien dit à ce propos, c'était à raison. S'il avait bien quelque chose qui était constamment sous la surveillance avisée de l'Éternel, c'était bien lui. Et s'approcher de cette existence à la fois paradoxale et intrigante aurait signifié sa fin.

C'était en majeure partie pour ça qu'il pesait le pour ou le contre de répondre aux questions de la Faucheuse. Sans ses pouvoirs, il lui était incapable de savoir si ils étaient surveillés. Et même si Dieu avait pu perdre de l'intérêt envers le sinistre personnage, les chances qu'il écoutait aux portes étaient toujours présentes.
Le reste était bien évident. Il n'était pas la Connaissance mais la Mort. Répondre à de telles questions posaient toujours un problème. Il était censé être neutre. Et aider les autres étaient une mauvaise chose. Que ce soit en bien ou en mal. Et ce, même pour les Faucheuses. Nourrir l'espoir qu'il puisse être un allié ou un ennemi était bien la dernière chose qu'il devait faire.
Il finit le donut qu'il avait en main, essuyant celle-ci avec la serviette en papier. Il déposa celle-ci dans l'emplacement vide avant de saisir la canne noire qu'il trimbalait toujours avec lui. Cet objet bien mystérieux qui semblait n'être qu'une figure de style était bien plus importante qu'elle n'y paraissait aux yeux de la Mort.

« Les questions que tu me poses... sont compliquées, voyez-vous », avoua-t-il doucement.

« Peu importe comment on regarde la situation, tu mets en péril ma neutralité. Même si je t'ai créée, Dieu ne veut pas de toi. Et de moi non plus mais il ne peut me supprimer. Si je m'implique dans quelque chose sans qu'il me l'ait demandé, alors il est possible qu'il tente de m'expulser. »

Et il ne se laisserait pas faire. Aucun Dieu ne l'avait jamais expulsé et si celui-ci tentait quoique ce soit, il allait s'en mordre les dents.
Il se redressa sur ses deux jambes, fit quelques pas pour se tenir droit devant elle, plantant la canne dans la terre sur laquelle il prit appui, se penchant légèrement en avant, un air terriblement sérieux sur le visage. Et il comptait bien aborder un sujet très important.

« Voyez-vous, comme tu le sais, je dispose d'une collection d'âmes très importante. Il y a des âmes que je veux que tu récupères pour moi. La première d'entre elle risque de te déplaire mais c'est un personnage très important parmi les siens. C'est un Archange avec lequel tu pourrais bien t'entendre, vue que vous aimez causer des troubles à vos « pères » respectifs. Son signe distinctif est une clochette en guise de boucle d'oreille. »

Il leva la main pour l'empêcher de parler, poursuivant sur sa lancée, persuadé qu'elle allait dire une bêtise.

« Si tu le trouves avant sa fin, ça pourrait m'arranger. Il est très difficile à retrouver, même ses frères ne l'ont pas encore retrouvé, mais il pourra peut-être t'aider à retrouver les deux âmes que je désire ensuite. La première est un démon qui a, jadis, séduit une de mes Faucheuses préférée avec qui il a eu un enfant. Et la deuxième est celle du dite enfant. Je ne sais pas où ils sont actuellement et j'aimerais que tu les retrouves pour moi, compris ? »

Il ne pouvait s'impliquer personnellement mais pouvait toujours faire travailler sa Faucheuse pour lui en lui fournissant de menues informations concernant l'existence plausible des êtres chers au cœur de la dame en blanc, n'est-ce pas ?
La Mort n'avait jamais de plan toute indiquée. La Mort n'était sans doute pas parfaite. La Mort n'avait sûrement jamais montré de la compassion envers les autres existences. Mais les Faucheuses étaient des êtres à part. Elles étaient ses enfants. Et personne ne l'empêcherait de les aimer, aussi glacial soit son corps et les mines qu'il pouvait arborer par moment.

Il y avait une question qui restait en suspend. Elle aurait sans doute remarqué qu'elle n'y avait pas répondu. De tout ce qu'elle avait demandé, c'était bien la chose la plus délicate, aussi avait-il décidé de l'ignorer complètement, évitant totalement le sujet. Et il espérait bien qu'elle ne l'aborderait plus.
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En-Zakel

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MessageSujet: Re: O Death [PV Mort]   01.08.14 17:46

Tout au long de sa vie, il était arrivé à En-Zakel de se dire, au beau milieu d’une conversation, qu’elle aurait mieux fait de se taire. Elle aurait pu retenir ses questions, les garder pour plus tard et profiter de ces retrouvailles qu’elle n’aurait jamais imaginées. Elle aurait pu profiter de la présence de la Mort pour se rassurer, pour se redonner un peu de courage et se dire que s’il était là, c’était que quelque chose allait finalement se passer, que la roue allait tourner et que les choses allaient bouger.
Mais non, elle avait décidé de parler, réduisant à néant la bonne ambiance qui s’était installée en même temps que le grand personnage vêtu de noir.
Sa réponse concernant les Clovers et leurs pouvoirs manqua lui arracher un frisson. Imaginer qu’ils puissent ainsi distordre et remodeler la réalité selon leur bon vouloir lui faisait entrevoir des perspectives d’avenir tout sauf rassurantes. Il y avait des choses qui, une fois dérangées, entraîneraient le monde dans leur chute. Ce serait un nouvel univers avec de nouvelles lois, et dieu que les lois des hommes étaient instables et inappropriée pour gérer tout un univers.
La jeune femme finit le gâteau qu’elle était en train de manger tout en écoutant l’homme lui répondre. Elle sourit un peu en penchant la tête sur le côté.

- Ravie d’apprendre que le Créateur en personne ne veut pas de nous, c’est tout à fait charmant de sa part.

Les faucheuses n’étaient pas les créatures les plus aimées – constant rappel que rien ni personne n’était éternel, leur proximité et leur compréhension des âmes et du grand flux qui les charriait faisaient d’elles des êtres jugés dangereux qu’on aurait volontiers vu disparaître.
Pour les anges, c’était plus simple : tout ce qui n’était pas eux ou pas humain était une abomination à éliminer. Le problème était facilement régler.
En-Zakel redressa la tête pour regarder la Mort qui était venue se planter debout face à elle, les deux mains posées sur le pommeau de sa canne. Elle le fixa dans les yeux, remarquant très bien que son expression était devenue très grave et sérieuse tout à coup. En silence, elle l’écouta.
Et faillit s’étouffer de surprise et d’indignation lorsqu’il lui apprit qu’il l’envoyait trouver un archange. La tâche lui semblait complètement absurde, surtout confiée à elle qui ne s’approchait des anges que pour les tuer.
Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais la Mort leva la main, l’obligeant à se taire. Refermant la bouche, elle se contenta de souffler par le nez, en colère et complètement perplexe.

Mais qu’est-ce qui lui passe par la tête pour me demander ça ? pensa-t-elle.

La réponse ne tarda pas à tomber, réponse qui la laissa sans voix et les yeux écarquillés. Son cœur manqua un battement avant de se remettre à cogner de plus belle. Son cerveau se mit à tourner à toute vitesse tandis qu’elle mesurait l’étendue de ce qu’il venait de lui dire.
Il ne lui aurait jamais demandé tout ça pour rien. Il ne lui aurait pas fait miroiter la survie de sa famille en vain. Si son époux et son fils étaient morts, il le lui aurait fait comprendre, à défaut de pouvoir le lui dire clairement ; il aurait trouvé un moyen de lui annoncer leur disparition. Là … s’il était question de les retrouver, c’est bien qu’ils devaient encore être quelque part.
La faucheuse cligna des yeux et acquiesça en hochant doucement la tête.

- Je … oui, oui, bien compris …

Elle se mordilla la lèvre, réprimant un sourire et un éclat de rire soulagés, se trouvant idiote de croire que les choses pouvaient être si simple, et se disant dans le même temps qu’elle avait enfin un semblant de preuve que les deux êtres qu’elle désirait retrouver plus que tout au monde étaient encore en vie. Aussi se contenta-t-elle d’une réponse articulée presque dans un murmure :

- … Merci …

Elle se racla un peu la gorge et se reprit. Il était bien trop tôt pour crier victoire, et elle avait beaucoup de travail devant elle si elle voulait parvenir à ses fins.
Comme, par exemple, retrouver ce fameux archange.
Dire que l’idée ne lui plaisait pas était un doux euphémisme. Rien ne la mettait plus en rage que de penser aux anges, qu’elle accusait, de manière complètement arbitraire, de tous les maux du monde. Elle avait déjà du mal à faire profil bas et à ne pas massacrer tous ceux qu’elle croisait sous peine de se faire tuer à son tour, alors travailler avec l’un d’entre eux, voilà une situation qui ne pouvait pas bien se terminer.
Mais elle n’avait pas le choix.

- L’archange que vous m’avez demandé de retrouver, il a nom ? Quitte à le chercher à l’aveuglette, autant que je ne parte pas sans rien.

Elle ne savait pas du tout où il pouvait bien se trouver. Elle espérait qu’il était en train de se terrer quelque part à Naniwa, ce qui lui aurait fait gagner beaucoup de temps. Et déjà qu’elle n’était pas très patiente en temps normal, cette mission allait mettre ses petits nerfs fragiles à rude épreuve.
Mais le jeu en valait largement la chandelle.


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O Death [PV Mort]

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