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 Deeds, not words | Epsilon

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[F.S.R. • Unité Epsilon]


MessageSujet: Deeds, not words | Epsilon   21.08.13 3:04

Selon Takeshi, il n'y avait que trois types de soirées.

Les soirées normales, les plus courantes, où tout se déroulait selon son emploi du temps.

Les soirées dangereuses. Celles-ci se passaient généralement en extérieur, et requéraient beaucoup de sang froid ainsi que pas mal d'énergie. Les interventions spéciales de nuit entraient dans cette catégorie, au même titre que ses sorties régulières dans les bars gay -à fortiori lorsqu'elles impliquaient de se mutiler la langue pour s'empêcher d'embarquer son partenaire d'unité dans un second baiser langoureux...

Et enfin il y avait le troisième type. Les soirées auxquelles il aurait préféré ne pas assister.

A la surprise générale, les petites fêtes organisées par le F.S.R faisaient partie de la dernière division.

Dans l'esprit assez étriqué du japonais, "travail" et "détente" étaient deux mots condamnés à ne jamais avoir une liaison quelconque. Alors autant annoncer directement la couleur : Ces "fêtes" n'étaient pour lui ni plus ni moins que des heures supplémentaires non-rémunérées.

Et quelles heures supplémentaires. Devoir supporter la présence de l'unité Beta dans son périmètre de vie, comme s'il n'en avait pas eu assez durant pas moins de huit années.
Non pas qu'il reprochait à cette unité quoique ce soit en matière d'efficacité sur le terrain. Cependant depuis son admission au sein d'Epsilon, il considérait Beta comme un élément du passé qu'il avait désormais devancé. Et si celle-ci avait pu rester en arrière, et disparaître à tout jamais de sa vue, il ne s'en serait que mieux porté. Après tout, personne n'aimait se faire rappeler ses périodes d'amateurisme. De plus, il n'avait d'affinité avec aucun des membres -c'était même tout juste s'il les comprenait, eux et leurs manières bruyantes et vaguement désordonnées.

C'est pour toutes ces raisons et quelques autres encore que, très vite, Takeshi préféra s'exiler de lui-même dans un coin de la salle. Loin, très loin, le plus loin possible de certains éléments dont on ne citera aucun nom qui commençaient déjà à se tourner en ridicule.
Question de survie.

Il se choisit l'une des petites tables où quelques amuse-bouche et bouteilles d'alcool avaient été déposés pour les invités, et s'installa côté banquette de celle-ci. Pour être tout à fait honnête, oui, il l'avait choisie pour la banquette. Petit plaisir personnel et puéril.

Les yeux rivés sur les filets de bulles dans son verre de champagne à peine entamé, il ne remarqua qu'au tout dernier moment une intéressante silhouette l'approcher. Il releva alors la tête, et enfila l'une de ses expressions mielleuses.

« Oh, tiens donc... Bonsoir. Las de toute cette agitation vous aussi ? »

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Dernière édition par Takeshi Kemp le 21.08.13 23:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   21.08.13 23:03

Il savait lorsqu’il avait été promu capitaine qu’il y aurait certaines choses auxquelles il n’échapperait pas. Mais alors ça… Il entendit les rires et les « blablas » depuis le couloir.  Il avait reçu une note qui indiquait que la présence était obligatoire pour les capitaines, en réalité c’était assez mal vu tout court de ne pas s’y pointer, capitaine ou non. Sauf que comparé à un simple soldat, son absence se ferait remarquer.

Bon, il avait marché le plus doucement possible, à reculons s’il avait pu. Il passa l’entrée. Il y avait du monde. Peut-être que ça aurait pu passer inaperçu tout compte fait. Il jeta un coup d’œil circulaire sur la salle. Et voilà ce qu’il n’aimait pas : soit il restait planté là comme une pique et la soirée serait longue, soit il partait sociabiliser et papoter pour ne rien dire et la soirée le serait encore plus.

Sociabiliser. Il avait besoin d’une dose d’alcool pour s’y mettre. Le capitaine se dirigea vers la table histoire de se prendre un verre, puis changea précipitamment de trajet. L’erreur monumentale qu’il avait failli commettre. Tel un débutant il s’était dirigé droit sur l’unité Beta. L’unité Beta, bruyante… Trop bruyante. Il avait fait l’erreur une fois à la dernière soirée F.S.R et il s’en mordait encore les doigts. Cela dit s’il était vraiment désespéré, c’était un plan Z acceptable, l’unité ferait la conversation à sa place sans problème.

Donc c’est en s’éloignant le plus possible de l’épicentre du bruit et des rires que le capitaine tomba sur.. tiens ? Takeshi. Au moins le bruit ne s’aventurerait pas dans ce coin de la salle. Silence et calme, celui-ci essayait d’échapper à la fête. Bien sûr il était venu, il aurait pu s’en abstenir lui. Sûrement qu'il s'était senti le devoir de venir. Eri s’approcha de lui jusqu’à ce que l’homme lève la tête et qu'il rajoute, une expression horripilante sur le visage :
« Oh, tiens donc... Bonsoir. Las de toute cette agitation vous aussi -ô vénéré maître- ? »

Eri haussa un sourcil. « Tiens… » Il tourna sa tête vers l’horloge accrochée au mur. « Il est 21h30 et tu n’es pas au lit… C’est un…véritable évènement ! » dit-il en regardant Takeshi avec un rictus.
« Et oui, cette petite soirée m’émerveille autant que toi » rajouta-t-il avant même que le soldat n’ait eu le temps de broncher.

Il se servit un verre. « Autant trinquer ! » dit-il tout en rapprochant son verre de l’autre. Puis, là, gaminerie, montée de testostérone ou pour on ne sait quelle raison, le capitaine Epsilon finit son verre cul sec devant les yeux interrogateur de son soldat.

Il prit une respiration  et se resservit un verre.
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   23.08.13 1:22

Contrairement aux autres, tu fais des efforts. Des efforts pour parler. Des efforts pour esquisser des sourires. Peu importe qu'ils soient faux ou calculés. Tes interlocuteurs ne s’occupent pas de ça. Ils veulent juste avoir l'illusion d'une bonne entente et d'un échange productif. Tu te contentes de leur offrir ce qu'ils veulent. Eux sont satisfaits de cette sociabilisation cordiale et réussie. Pendant que tu es comblé de cette emprise discrète et manipulatrice que tu détiens désormais. Oh, ça ne t'amuse pas plus que ça. Au contraire, tu préférerais t'éviter de tels efforts stériles. Mais il est toujours bon de bénéficier de l'affection de certaines personnes, fut-elle factice. Pour survivre, pour vivre, tu as dû apprendre à devenir calculateur. Ça ne t'enchante pas. Mais c'est devenu un style de vie. Alors te voila plongé en plein milieu du bruit et de la foule. Tu ne sais même plus de quoi tu discutes. Ni avec qui. Mais tu t'en sors terriblement bien. Tu jettes des regards curieux à la salle. Il y a décidément de tout chez les F.S.R. Des hommes en costumes aux geeks en tee-shirts imprimés, en passant par les filles à cheveux roses bubblegum et les cyborgs socialement inadaptés. Certains d'entre eux attirent plus ton attention que d'autres. Certains d'entre eux arrivent à déclencher une étincelle d'attention honnête et ingénue. Par exemple, tu aimerais engager la conversation avec le discret capitaine des Oméga, sincèrement intéressé par les ressentis qu'elle peut dissimuler. Mais tu juges l'endroit décidément trop peu adapté pour une telle discussion.

Ton interlocuteur prend congé pour mieux aller s'esclaffer des bouffonneries de certains soldats - inutile de les citer. Ba. Ce genre de chose ne t’intéresse guère, mais elles ont le mérite d'animer la soirée. Soirée qui commence à se faire fort longue à ton goût d'ailleurs. Une main dans la poche, l'autre tenant un verre de champagne que tu portes à tes lèvres, tu songes doucement à t’éclipser discrètement. Tu n'as rien contre ce genre de petites fêtes organisées sur fond de bonne humeur maladive. Tant qu'on ne te force pas à y participer. Tu salues prestement un collègue resté à tes cotés et tu te diriges sans précipitation vers la sortie. Sauf qu'une image retient ton regard et te fais changer de direction.

Capitaine, vous savez que vous ne tenez pas l'alcool. Te voila debout, dans le dos de ton capitaine d'unité, un sourire valsant entre amusement gentillet et sarcasme sous-entendu. Ce n'est pas très raisonnable, si ?

Sans attendre de réponse, tu avises Takeshi juste en face de ton supérieur et tu lui adresses un rapide sourire discret servit d'un infime geste de la tête en guise de salutation. Puisque tu es là et que le contact a été établi, autant rester quelques minutes de plus non ? Sans rien ajouter, tu contournes ton capitaine pour prendre place sur la banquette à coté de ton partenaire. Un soupir de satisfaction traverse tes lèvres, plus soulagé que tu n'aurais pu le penser de pouvoir t'asseoir, avant de reprendre avec un ton délibérément surjoué.

A vous voir esseulés dans votre coin, on pourrait vous croire prêts à commettre un double-suicide. Je me suis dis que je devais empêcher ça.

Surtout que tu connais mieux que quiconque la relation particulièrement orageuse liant le capitaine Xie a Takeshi. Et l'alcool présent dans leurs verres ne t'inspire pas vraiment confiance. Tu doutes que laisser ces deux-là seul à seul soit une excellente idée.
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   26.08.13 0:44

Eri.
Un homme d'un an son cadet, et, aussi, son capitaine d'unité.

Il l'enviait. Il enviait sa position, qu'il avait obtenue malgré son jeune âge et sa désinvolture. Alors que lui-même qui n'avait vécu que dans ce but pendant huit années, était encore bien loin de l'effleurer. Et par dessus tout il enviait cette aisance avec laquelle il accomplissait son rôle. En vérité, il n'était pas certain de pouvoir en faire autant. Et il détestait ça.

Peut être n'avait-il pas été très précautionneux durant ses trop nombreux élans de jalousie, ou peut être était-ce juste sa tête qui ne revenait simplement pas à Eri. Toujours était-il que ce dernier semblait souvent enclin à répondre aux pics que lui lançait parfois le japonais. Voire même à se charger de les lancer lui-même. Comme c'était le cas ce soir. A grands renforts de déformations de propos à peine puérils soit dit en passant.

La taquinerie sur ses habitudes fit naître sur le visage de Takeshi un sourire encore plus narquois que le précédent.

« Ne vous avancez pas trop, capitaine. Après tout vous n'avez aucune idée de la manière dont j'occupe mon temps après mes journées de travail.

Le pire dans cette histoire, c'est que c'était vrai. Et quelque part, il n'était pas à l'aise avec ce fait. Mais il laissait volontiers la honte de son indiscipline de côté lorsqu'il était question de contredire ce cher capitaine.
Avec tout le respect qu'il lui devait, bien entendu.

― Enfin, je vous accorde tout de même que ce genre de festivités tardives ne sont pas vraiment dans mes habitudes.

Sans même prêter une once d'attention à la réponse de Takeshi, Eri rejeta son dévolu sur son verre de champagne et... l'engloutit. D'une seule traite. Devant le regard médusé de son soldat.
Son comportement semblait l'inviter à faire de même, mais... non, il ne rentrerait pas dans ce jeu-là si facilement. Au lieu de ça, le petit brun laissa simplement tomber son menton au creux de sa main libre pour mieux juger en silence, son petit air goguenard toujours en place. Il aurait pu faire ça des heures durant, jusqu'à ce qu'Eri s'énerve tout seul. Mais ils furent interrompus...

― Capitaine, vous savez que vous ne tenez pas l'alcool. Ce n'est pas très raisonnable, si ?

Takeshi se redressa bien docilement, pendant que son visage se parait d'une pointe de douceur presque imperceptible. Comme à chaque fois depuis la soirée qu'ils avaient partagée, la présence d'Assad dans les alentours immédiats du japonais le rendait subtilement plus noble, et moins enclin aux dérapages de narcissisme. Ce n'était pas dans sa nature de se soucier des autres, et encore moins du regard qu'ils posaient sur lui, mais son partenaire était depuis peu l'exception. Devant ses yeux, il se tenait toujours plus droit, ajoutait une touche d'élégance à ses lèvres, et s'exprimait de toute son éloquence. Oui, en bref, il se pavanait discrètement.

Cependant il ne tenait pas à ce que sa vie professionnelle se mêle encore un peu plus à sa vie personnelle, c'était déjà assez apocalyptique à son goût présentement. Aussi se débrouillait-il pour que ces vagues indices ne puissent être vus que par l'intéressé, ou qu'ils puissent facilement être mis sur le compte de la simple camaraderie. A tel point qu'il n'était plus vraiment sûr qu'ils parvenaient même à leur destinataire.

En guise de réponse à la salutation d'Assad, Takeshi ferma les paupières quelques secondes pour accompagner un très léger mouvement de tête. Puis il l'observa alors qu'il faisait le tour de la table pour venir s'installer sur la banquette, une infime tension s'emparant de ses muscles lorsqu'il s'assit près de lui.

― A vous voir esseulés dans votre coin, on pourrait vous croire prêts à commettre un double-suicide. Je me suis dis que je devais empêcher ça.

― Ce n'est pas mon style, voyons. Et puis si je mourais avec notre capitaine, je manquerais alors ma chance de le remplacer. »

Mh. Ne pas délivrer trop de regard à Assad allait s'avérer bien compliqué dans cette situation. Surtout quand il était si soigneusement empaqueté dans son costume-cravate noir. Non pas que l'uniforme des Forces Spéciales n'était pas tout autant flatteur sur sa silhouette ceci dit...

Takeshi envoya ses pupilles se promener autour de lui, à la recherche de quelque chose pour les soustraire de l'homme à ses côtés. Elles tombèrent sur le verre maintenant vide d'Eri. Il estima son propre récipient encore à demi-plein, puis l'air délicatement provocateur de son capitaine... Allons bon, ce n'était pas bien malin. Il attrapa la flûte du bout des doigts, la leva en direction de ce dernier, et bu calmement le reste du contenu sans discontinuer.

Après quoi il la reposa sur la table, non sans offrir à Eri un nouveau sourire.

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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   08.09.13 7:29

HRP:
 


Il allait boire ce deuxième verre. Bon, d'accord, il avait conscience qu'il se rendait presque ridicule. D'habitude il gérait assez bien l'air insolent du soldat Takeshi par de la désinvolture, mais ce soir ceci s'avérait particulièrement difficile. Cette ambiance festive ne mettait pas à l'aise le capitaine, en tout cas pas autant que lors d'une mission. En mission tout devenait facile, la ligne directrice de tous ses actes lui venait naturellement. Ce n'était pas du génie, il avait été entraîné pour ça toute sa vie, c'était presque comme respirer. Il était respecté par ses hommes parce qu’il était vraiment doué, tout le monde le savait, lui le premier.
En revanche pour Takeshi, c'était un peu différent. Non pas que ce soldat ne respectait pas ses décisions militaires, mais il s'était donné pour but de faire montre d'une insolence sans faille envers son capitaine, le tout à la japonaise : enrobé de manières faussement polies et doucereuses. Et pour quelle raison ? L'homme avait un objectif bien ancré en tête : une place de capitaine, rien que ça.

Je suis plus jeune que lui, et je suis déjà capitaine, je vois bien d'où vient le malaise.
Sans aimer l'air de Takeshi, il y a quelque chose qui me plaît en lui... C'est mon garde-fou. Le type qui m'attendra au tournant, le premier à me remettre en question si quelque chose ne va pas. Ça a quelque chose de rassurant de savoir qu'un des moutons du troupeau ne sautera pas les yeux fermés dans le fossé en cas de mauvaise décision de ma part.

Eri jeta un coup d’œil à son soldat, celui-ci le fixait d'un air narquois. Non, déciment, à part ça, il ne pouvait vraiment pas l'encadrer. Quel homme doucereux et insupportable. C'est simple, il lui tapait sur le système et Eri ne se gênait pas pour le lui faire comprendre. Le capitaine mettait un point d'honneur à lui rendre la monnaie de sa pièce. Depuis quelques temps, il s'amusait même à le lancer lui-même dans ce petit jeu de celui qui aurait la meilleure répartie. Il s'apprêtait à relancer une petite pique à l'attention du soldat quand il entendit dans son dos une voix connue :

- Capitaine, vous savez que vous ne tenez pas l'alcool. Ce n'est pas très raisonnable, si ?

Eri ne se tourna pas, il n'avait pas besoin de répondre non plus à cette provocation. Assad n'était pas le genre d'homme à lui manquer de respect gratuitement. D'ailleurs, il s'avérait qu'il avait raison, mais Eri n'en tint guère compte et finit sa coupe d'une traite pendant que le jeune homme fit le tour de la table pour s'installer juste à côté de son collègue. Eri eut le temps de poser les yeux sur lui au moment même où il s'installait et fut le témoin d'un changement quasi imperceptible dans la posture de Takeshi. Tiens ? Étrange. Peut-être que l'alcool commençait déjà à lui faire tourner la tête.

Eri salua Assad chaleureusement. Comment faire autrement ? Assad c'était le soldat parfait. Efficace, intelligent, calme, avec l'esprit d'équipe. Il est comme moi, il a appris à se battre dès l'enfance. Eri avait de l'estime pour lui, mieux que ça, de l'amitié. Bien sûr sa position de chef l'empêchait de pousser cette relation à une véritable amitié. Il y avait toujours ce "vous" entre eux. Néanmoins, Assad avait un statut vraiment spécial. Si je devais choisir un bras droit...

― A vous voir esseulés dans votre coin, on pourrait vous croire prêts à commettre un double-suicide. Je me suis dis que je devais empêcher ça.

Le capitaine sourit devant cette remarque, pendant que Takeshi se la jouait "rebelle". Une autre remarque sur le fait qu'il se voyait déjà capitaine, rien d'inhabituel en somme. Quoique... Si, peut-être ce petit coup d'oeil discret sur le côté en direction d'Assad. C'était quoi ça ?

Eri regarda ses soldats :

- Pas de double suicide, rassures-toi, au contraire, je trouve Takeshi toujours aussi divertissant.

Il eut un petit sourire narquois et vit Takeshi se prendre au jeu et finir... sa ... flûte d’une traite ? Sérieusement ?  Si je m'attendais à ça... Il doit avoir pété une durite…
Si Eri était étonné, il n’en montra pas la couleur, il observa Takeshi d’un air détaché et condescendant. En somme, il aurait été totalement légitime d’avoir envie de lui donner des claques. Après un petit temps, lorsqu’il se rendit compte qu’on attendait de lui une réaction de sa part, il se prit à lancer :

- Tu comptes faire un combat de coq pour voir lequel est le meilleur pilier de bar ? Parce que si c’est le cas, j’ai pris de l’avance sur toi » dit-il en montrant son verre vide. « comme dans la vie en somme… »
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[F.S.R. • Unité Epsilon]


MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   18.09.13 20:21

Tu ne peux pas réellement admettre qu'Epsilon soit ta famille. Tu ne peux pas admettre que les F.S.R. sont ta famille. Tu as grandis parmi eux, tu as vécu à travers eux. Mais de famille ou de compagnons, ils ne sont rien. Ils ne sont que des collègues de travail. Des collègues soudées, des collègues emplis de confiance les uns envers les autres. Mais des collègues tout de même. Et ça, c'est quelque chose qu'il est douloureux d'admettre pour un être humain qui a évolué en étant entouré de ces hommes et de ces femmes du gouvernement, de ces soldats, de ces capitaines, de ces stratèges et entraîneurs. Mais là, ici, assis sur cette banquette aux cotés de ton camarade et de ton capitaine durant cette petite fête difficilement supportable, tu te sens à l'aise. Ils ne sont certes pas une famille ou de réels amis. Mais il te donne l'impression d'être à ta place, dans cette immense ville trop froide et trop polluée qui n'est pas la tienne, que tu n'as jamais porté dans ton cœur. Et c'est par un calme et paisible sourire que tu exprimes cette pensée, alors même que tu écoutes avec plus ou moins d'attention les réponses de tes vis-à-vis, ta flûte de champagne à moitié vide posée devant toi. Tu t'amuses intérieurement de ces piques qu'ils se lancent sans cesse et tu ne penses même plus à les arrêter. L'habitude. Le quotidien. Une conversation banale. Dans le bon sens du terme. Deux ans que tu es chez Epsilon. Rien n'a changé. Non, c'est faux. Il y a des différences. Comme cette envie qui te tiraille. Cette envie qui te marmonne de jeter ton regard sur le collègue assis à tes cotés. Tu la fais taire et tu y résistes. Difficilement à l’intérieur, mais ton visage est un masque parfait. Un masque qui ne se brise que lorsque que Takeshi semble relever la provocation de ton capitaine. Les lèvres s’entrouvrent, un sourcil interrogatif se hausse. Tu sais que ce n'est pas son genre d'agir ainsi. Ce n'est qu'un détail. Pas grand chose. Mais tu es perfectionniste et empathique, tu remarques toujours la moindre petite chose. Alors cette minuscule broutille reste dans un coin de ta tête. Avec un rire jaune, tu te dis que le japonais ne doit pas tourner rond, ne doit pas être de la meilleure humeur possible. A ce niveau-là, la pire chose qui puisse arriver serait qu'Eri...

Tu comptes faire un combat de coq pour voir lequel est le meilleur pilier de bar ? Parce que si c’est le cas, j’ai pris de l’avance sur toi. Oh. Pitié non. Comme dans la vie en somme…

Si. Il l'a dit. Tu ne peux guère t’empêcher de mentalement soupirer. Les ambitions de Takeshi sont connues d'à peu prés tout le monde. Si ce n'est plus, si c'était possible. Tout comme tout le monde sait que la cause de sa rivalité avec Eri tenait principalement du fait de la position de capitaine de ce dernier. Position qu'il occupait depuis déjà deux ans malgré son jeune âge. Et à chaque provocation de l'un ou de l'autre sur le sujet, c'est une bombe prête à exploser que tu vois dans leurs paroles.

Vous voyez capitaine, vos mots commencent déjà à dépasser vos pensées.

Humour taquin pour sous-entendus un peu plus sérieux. Tu ne sais absolument pas si Eri y sera réceptif ou non, mais tu te prépares déjà à faire preuve de tempérance pour l'un et l'autre. Quand les répliques commencent à fuser entre eux, tu as l'impression d'être en présence de deux chats de gouttière se jaugeant. Et curieux quant à la réaction de Takeshi, tu poses le regard sur son profil, dans l'attente. Sans pouvoir t’empêcher de glisser ton propre petit commentaire à son attention, une lueur joueuse dans les yeux.

Peut-être devrais-tu te modérer aussi ? L'alcool fait souvent faire de drôles de choses.
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   27.09.13 0:28

« Au contraire, je trouve Takeshi toujours aussi divertissant.

Cette phrase-là, s'il n'avait pas été au beau milieu d'une joute verbale avec son auteur, il en aurait sans doute ri franchement. Mais les choses étant ce qu'elles sont, Takeshi s'était contenté de pouffer de rire très brièvement. Eri n'était pas d'un habituel particulièrement subtil, mais il lui arrivait parfois d'être étonnant.
Et dire que ses vieilles manies reprirent le dessus dès qu'il prononça les mots suivants.

Le sourire du japonais retomba lentement. Aussitôt remplacé par un sourcil haussé, tout autant -si ce n'est plus- condescendant. C'était parfaitement ridicule. Eri venait de piquer le milieu de la cible... à l'aide d'un harpon de baleinier, et à deux mètre de distance. Typiquement le genre de prouesse qui avait le don de faire monter chez le petit brun une violente vague de mépris. Oui, encore plus violente que la normale.

Un long soupire silencieux s'échappa de ses lèvres, alors qu'il s'apprêtait à répondre à ce...boulet qu'on venait de lui lancer. Mais Assad intervint le premier pour tempérer les propos du capitaine, avant de s'adresser directement à lui avec des manières qui rappelaient quelques souvenirs.

― Peut-être devrais-tu te modérer aussi ? L'alcool fait souvent faire de drôles de choses.

Takeshi délivra un regard vaguement confus à l'homme à ses côtés, pendant qu'une foule entière de sentiments complexes et contradictoires s'étaient invités à venir grouiller dans le fond de sa tête.
Premièrement, avait-il l'air si incontrôlable pour que son partenaire doive s'inquiéter à sa place de sa capacité à se modérer ? Deuxièmement, maintenant qu'il lui avait indiqué le ravin, il était hors de question d'y plonger sans passer pour un demeuré. Troisièmement, depuis quand s'entravait-il dans ses plans d'insubordination pour les beaux yeux d'un autre ? Quatrièmement, il était vraiment séduisant dans son costume immaculé. Et cinquièmement, si ces "drôles de choses" dont il parlait étaient du même ordre que celles qui s'étaient produites la dernière fois qu'ils avaient bu un verre ensemble, alors il...
Non, restons-en là.

Juste le temps de se recomposer un visage goguenard, et le petit brun était déjà de retour avec sa voix doucereuse. Il attrapa la bouteille de champagne posée au milieu de la table, et se resservit un verre. Pas tant pour la soif que pour le fait d'occuper ses mains et ses yeux.

― Tu en sais quelque chose si je ne m'abuse...

Un presque murmure. Presque noyé dans le clapotis de l'alcool qui coulait. Presque adressé à lui-même. Relever de cette façon la remarque d'Assad avait été un choix risqué de sa part, mais il estimait que le jeu en valait la chandelle. Et qu'avec un peu de chance, le cerveau de leur capitaine était présentement trop occupé avec les bulles de champagne pour y prêter attention.

Tout en se chargeant de remplir à nouveau le verre de son partenaire, il poursuivit sans discontinuer, cette fois en prenant soin d'hausser le ton suffisamment pour que l'homme en face de lui l'entende bien distinctement.

― Oh, mais je n'avais aucune intention de lui tenir tête. Dans ce domaine-là, je ne doute pas que notre capitaine a un bien meilleur niveau que moi. »

Après tout c'était ses propres dires.
Non, au cas où ce n'était pas évident, il n'avait pas vraiment avalé le dernier commentaire d'Eri, aussi grotesque fut-il. Ce qui ne l'empêcha pourtant pas de le resservir lui aussi en alcool, et ce avec toute la délicatesse japonaise qui coulait dans ses veines. Car même ses joyeuses démonstrations d'impertinence envers son capitaine étaient sous conditions :

L'instant où il posait le pied au delà de la limite de la politesse, c'était l'instant où il s'excusait et se retirait.

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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   30.09.13 19:42

L’empathie. Une notion qu’Eri ne connaissait pas. Il savait la définition bien sûr, mais ça n’allait pas au-delà. Non, parce que si Eri en avait eu, il aurait pu comprendre qu’il était en trop, qu’il aurait dû s’éclipser bien sagement et que mine de rien les deux dadais face à lui se tournaient autours. Sagement bien sûr. Discrètement. De manière imperceptible. M’enfin, pour Eri c’est différent, il aurait fallu qu’ils se sautent dessus pour que le capitaine comprenne, ou qu’il fasse une crise cardiaque (au choix).

Bref, il ne comprenait pas la situation, le pire, il ne se rendait même pas compte qu'il ne captait pas. Takeshi lui resservit un verre. Que se passe-t-il ? Le soldat Kemp rendait les armes. Un instant, Eri se dit qu'il est allé trop loin, que son envie d'assoir sa supériorité a été trop forte. L'alcool...


Son verre était plein mais il ne le boirait pas. Pas la peine de finir ridicule. C'est sur cette bonne résolution qu'une main s'abattit dans le dos d'Eri. Ce dernier s'évertua à ne pas renverser son verre. Il n'y a qu'une personne qui peut faire ça. Yuri. Chier... Le capitaine des alpha lui ordonna de se mélanger aux autres capitaines, et c'est ainsi qu'il se fit trainer quasiment de force, ne pouvant qu'essayer de ne pas vider son verre sur le sol ainsi que porter un dernier regard -suppliant- sur ses hommes.



Papoter pour ne rien dire. Quelle joie... Quelle perte de temps. La capitaine des omega se trouvait en face lui, dur de faire la conversation dans ses conditions. Un robot. Eri en voulait au F.S.R pour ça, encore une chose qu'il avait à reprocher à l'organisation. La jeune femme -si on pouvait la nommer comme ceci- mettait l'homme mal à l'aise. Il savait que toutes ses paroles étaient calculées et sortait de la caboche d'un ordinateur. Bref,  autant dire qu'il ne lançait pas la conversation, préférant laisser les autres parler. Yuri le faisait bien. Pour compenser, -et faire quelque chose- Eri sirotait son verre. Il avait oublié sa résolution prise quelques lignes plus tôt. Urgence de se noyer dans l'alcool, disons.

Eri jetait des coups d'œil fréquents à l'horloge, puis ses yeux se posèrent sur Assad et Takeshi. Ces deux là parlaient encore. Étrange, cette scène semblait bizarre pour le capitaine. il lui semblait que les deux se parlaient peu. Ou que dans un cadre professionnel. Cela dit le capitaine s'en foutait, il aurait juste préféré être avec eux deux, l'aiguille avancerait sûrement plus vite.

Seulement 5 minutes de passées... Chier...


Dernière édition par Eri Xie le 14.10.13 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   14.10.13 2:40

Tu en sais quelque chose si je ne m'abuse...

Oh non. Surtout ne relève pas. Ne relève rien. Tu n'as pas entendu. L'allusion est simplement tombée dans ton oreille sans atteindre ton cerveau. Ne relève pas. Tu ne tomberas pas dans ce petit jeu ce soir. Tu restes droit, les mains dans les poches, ton regard observant la table sans réellement la voir. En face, ton capitaine n'a point réagit. Tu ne penses pas qu'il ai remarqué quoi que ce soit. Remarqué ? Mais au fond, qu'y a-t-il a remarquer ? Vous n'êtes que deux collègues se taquinant un peu. Des petits échanges de répartis. Comme on en trouve souvent chez des partenaires. A la fois des amis et des rivaux. Il n'y a rien à remarquer. Il n'y a rien à relever. C'est bien la raison pour laquelle tu ne réagis pas. Ton verre se retrouve à nouveau plein alors que tu ne l'avais même pas totalement vidé. Tu remercies Takeshi par réflexe sans toucher à ta flûte. Ton regard passe de la table aux bulles ambrées. Que fais-tu ici déjà ? Pourquoi te forces-tu à rester ici alors que ta seule envie est de partir, de retrouver le calme et la solitude ? La voix de ton camarade retentit une nouvelle fois et te ramène un peu trop brusquement à la réalité.

Je ne penses pas que...

Mais tu ne peux terminer. Ta voix se fait brusquement interrompre par celle du capitaine Koning. Si tes yeux se sont ouverts de surprise le temps d'une brève seconde, ton visage n'exprime rien de particulier. Ici, tout le monde ou presque est habitué à la jovialité expansive du capitaine des Alpha. Par respect - tu es toi aussi passé entre ses mains lors de ton entrainement durant ton adolescence - tu lui adresses un salut et un léger sourire amusé. Tu aimes bien cet homme. Sa bonne humeur et son honnêteté n'entachent jamais son autorité ni son professionnalisme. Tu n'es pas de ceux ayant besoin de modèles dans la vie, mais si tu avais dû en avoir un, il aurait surement s'agit de Yuri Koning.

Devrions-nous sauver notre capitaine ? Ta voix est, à l'image de ton sourire, pleine d'une intonation amusée par la situation tandis que tu t'adresses à Takeshi tout en suivant du regard Eri se faire traîner par le russe. D'un air vague, tes yeux restent figés sur le rassemblement de capitaines. Avant de poser une main sur la banquette pour te pencher à peine en direction du brun. Quoique je suis sur que le spectacle te réjouit.

Malice dans ta voix, malice dans tes yeux, puis tu te détournes à nouveau. Le verre de champagne retrouve le chemin jusqu'à tes lèvres. Lèvres trop nues. Lèvres qui ont besoin de combler un manque. Tes pupilles glissent vers Takeshi. Non. Pas ce manque-là. Ce manque-là, tu ne dois pas y penser. C'est à un autre manque, plus tangible, plus facile à assouvir, que tu penses. Tu échanges quelques paroles banales et vides de sens dont tu te souviens à peine avec ton partenaire. Puis tu ne tiens plus. Tu termines ta coupe d'une traite et tu fais mine de te lever.

Connaissant le capitaine Köning, le notre va en avoir pour un moment. Je vais fumer dehors.

Et c'est ainsi, simplement, que tu prends congé pour finalement te diriger vers la baie vitrée, à l'écart du cœur de la fête. A ton approche, les plaques de verre s'écartent pour mieux te laisser passer avant de se refermer. Le brouhaha est immédiatement coupé alors que la fraîcheur de la nuit et le vague chuchotement de la circulation de la ville t'assaillent. Machinalement, ton visage perd sourire et éclat tandis qu'un profond soupir s'échappe. Tu t'appuies contre le rebord du balcon. Tu sors un cigarillo que tu allumes et portes à ta bouche. Tu réalises que ta tête te lance. L'air frais te fait du bien.
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   14.01.14 4:48

Il l'avait tout juste remarqué à la dernière seconde. Il s'était infiltré dans le dos d'Eri d'un pas si lourd et pourtant si silencieux que Takeshi en était resté bouche bée. Le capitaine Köning, c'était quelque chose... Le petit brun salua son supérieur de la tête, tout en lui adressant un sourire de politesse. Le salut pour lui, et le sourire pour sa mère à vrai dire. Cette dernière avait connu le capitaine des Alpha alors qu'ils n'étaient tous deux encore que des bleus parmi les FSR, et avait gardé contact avec lui même après son départ du service. Il aurait donc été particulièrement malvenu -et dangereux, mortellement dangereux- de ne pas conserver une relation au minimum neutre avec cet homme-là.
Bien qu'en vérité, même sans cela, Takeshi respectait grandement le capitaine Köning et la place qu'il s'était creusée au sein des FSR.

Ce n'est pourtant pas sa position qui empêcha le grand russe d’entraîner joyeusement Eri par le col pour saluer toute la famille des capitaines avec lui, comme le ferait un papa poule avec son fils un peu introverti. Et ce au grand dam dudit fiston.

Dans un dernier geste animé par le désespoir pur, le pauvre petit capitaine se retourna pour lancer à ses soldats un appel à l'aide silencieux. Auquel le japonais se fit une joie de répondre d'un grand sourire plein de moqueries, et d'un discret mouvement de main. Bye bye Eri, amuse-toi bien.

« Devrions-nous sauver notre capitaine ?, et alors qu'Assad prononçait ces mots, les lèvres de Takeshi s'étirèrent de plus belle, Quoique je suis sur que le spectacle te réjouit.

Il sentit le poids de son partenaire basculer légèrement de son côté, et sans jamais perdre son air goguenard, ni faire se rencontrer leurs regards, le petit brun s'enfonça un peu plus au fond de la banquette. A partir de cet instant, l'ambiance de cette soirée qui lui avait paru jusqu'à maintenant lourde et insipide se gorgea d'une douce chaleur. Lui et Assad continuèrent d'échanger quelques propos sans importance, et il se redit compte d'à quel point le ton paisible de sa voix pouvait être relaxant. Ou peut-être était-ce simplement lui qui divaguait ? L'heure un peu tardive et le champagne faisaient des coupables tout désignés. Mais qu'importe. Le fait est qu'à chacune de ses paroles, Takeshi en oubliait presque le reste de la salle, et ce n'était selon lui pas un mal.

Cette réception aurait très bien pu se conclure là-dessus en ce qui le concernait, et il ne s'en serait pas plus mal porté. Mais bien sûr, ç'aurait été trop facile.

― Connaissant le capitaine Köning, le notre va en avoir pour un moment. Je vais fumer dehors.

C'est sur ces simples mots qu'Assad se redressa, et laissa Takeshi en tête à tête avec son verre de champagne. Et un "sympathique" problème. Notez les guillemets. Notez-les bien.

D'un côté, il était tenté de suivre son partenaire à l'extérieur. Après tout, avouons-le, si l'on retirait les membres de son unité, les quelques capitaines pour la forme, et les petits fours au saumon, il n'y avait plus rien digne d'intérêt ici. Mais ne serait-ce pas un peu...bizarre ? Pour lui qui était d'un habituel solitaire, suivre volontairement une personne et s'isoler avec était un geste bien trop rare pour ne pas soulever des questions. Il en avait déjà fait l'expérience une fois.
Dans ce cas, il valait peut être mieux qu'il reste sagement sur sa banquette en attendant que l'un de ses deux coéquipiers ne revienne. C'était sans doute bien plus prudent, le seul risque étant alors de passer pour encore plus asocial qu'il n'était. Et d'avoir très vite l'air parfaitement ridicule, esseulé à siroter son champagne. Ugh. Il se voyait déjà attirer l'unité Beta comme un fruit mûr attire les mouches. Surtout le petit bleu, qui, à en juger par les quelques rares interactions qu'ils avaient eu, lui paraissait particulièrement "joyeux"... Comment s'appelait-il celui-là, déjà ?... Sa... Sableye ? Peu importe.

Mais tout de même. Fallait-il vraiment qu'il aille se chercher dans la salle quelqu'un d'absolument ennuyant et inutile pour avoir avec lui une conversation absolument ennuyante et inutile, afin d'avoir la paix et d'éviter qu'on ne le soupçonne de... De quoi au juste ? D'apprécier la compagnie de l'un de ses camarades d'unité ? Il n'y avait rien à soupçonner. Non, rien du tout. Ils n'étaient que deux coéquipiers qui avaient la chance de bien s'entendre. Et même si c'était déjà beaucoup concernant Takeshi, ce n'était rien. De. Plus. Alors pourquoi tu te prends la tête ? Dès qu'il s'agissait d'Assad, il réfléchissait trop. Ça l'agaçait.

D'un mouvement vif, il attrapa sa flûte et délaissa le confort de sa banquette pour un bol d'air frais. Ce qui finalement n'était peut être pas une si mauvaise chose; il ne s'en était pas aperçu avant d'avoir à tenir debout, mais le verre d'alcool en trop avait bel et bien fait son bonhomme de chemin dans son organisme.

A son approche, les vitres teintées s'ouvrirent pour découvrir la silhouette de son partenaire, accoudé au balcon. Le petit brun prit une inspiration silencieuse avant d'aller le rejoindre, le tout si possible en marchant droit, sans se prendre les pieds dans ses propres chaussures, et sans renverser son champagne. Pourquoi avait-il pris la peine de ramener son verre d'ailleurs ? Encore des risques inutiles. Tout comme le choix en lui-même de venir au devant des ennuis en rejoignant Assad en dépit de son état et des formalités en vérité. Takeshi tu es trop fier. Et trop curieux. Et par dessus tout tu es un imbécile.

Un sentiment de satisfaction l'envahit lorsqu'il parvint à atteindre le rebord du balcon sans laisser transparaître que ce fut aussi périlleux que de dépoussiérer une armoire sur une chaise roulante. Véridique. Sentiment qui fut rapidement noyé sous le besoin de se justifier pour sa présence. Il pinça sa lèvre entre ses dents. Il ne devait pas. Surtout pas. C'était le meilleur moyen de se décrédibiliser totalement. Mais rester silencieux n'était pas non plus une solution.

― Tu avais raison. Il va en avoir pour un long moment.

Un indice quant à ses raisons, ni plus ni moins. Ce serait plus que suffisant. Pour l'instant. La vérité c'est que Takeshi ne savait même pas de quelle attitude se parer. Maintenant qu'ils étaient tous deux de nouveau en tête à tête, était-ce l'occasion de reprendre le ton plus détendu qu'il n'avait eu de cesse de réprimer jusque là ? Ou le simple fait qu'ils se trouvaient être sur leur lieu de travail leur imposait-il de rester les mêmes parfaits petits soldats habituels ? La seconde réponse lui aurait paru évidente s'il ne brûlait pas intérieurement de retrouver son partenaire si piquant et séduisant de la dernière fois.

― L'air extérieur me manquait plus que je ne le pensais, un léger soupire, un regard furtif, Je ne sais pas ce que tu en penses, mais pour ma part je ne refuserais pas une longue promenade...

Toi ? Marcher ? Tu tiens même pas debout.

Alors qu'il s'applaudissait mentalement pour l'ironie, un son lisse, distinctif de l'ouverture automatique de la baie vitrée, vint écraser sa maigre tentative d'avancée. Ha ha. Et regardez-moi qui est de retour, toujours avec son timing impeccable.

― Oh. »

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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   08.02.14 22:46

Eri aurait pu tenter de compter le nombres de bulles de champagne dans son verre, qu'il aurait ressenti plus de bonheur de vivre. Il scruta d'un air de poisson mort son verre, les yeux dans le vagues, les oreilles saturées de bruits et d'onomatopées.

Quel était l'intérêt de cette soirée, à part lui faire perdre un temps précieux ? Et qu'on ne lui sorte pas des excuses, telles que "ce genre de soirée ressert les liens entre les unités". Au contraire, ce genre de soirées creusait des abysses entre eux. Le capitaine des epsilon lorgna de côté, interpellé par des rires plus alcoolisés que les autres, en bref, vers l'unité bêta au grand complet. Bon tous, n'était pas irrécupérables, par exemple cette femme de l'unité bêta, était potable -d'un point de vue professionnel bien sûr. Disons qu'elle s'abstenait de participer aux concours de biceps, ou qu'elle ne décapsulait pas les bouteilles de bières avec ses dents.

L'alcool faisait ressortir les personnalités des uns et des autres et Eri, se pensait assez sobre pour n'être qu'un témoin neutre de la dépravation de ses collègues. Même Yûri y mettait particulièrement du sien, il l'avait d'abord entraîné de force au milieu d'une discussion entre capitaines et cet homme était reparti comme il était venu, laissant le jeune capitaine planté au milieu d'inconnus. Eri l'observait slalomer entre les gens, occupé à discuter, rire ou papillonner ici et là, interpellé par certains. Nul doute qu'il reviendrait vers lui pour se plaindre que ce genre de "conneries n'étaient pas de l'âge d'un vieillard tel que lui" partant ensuite dans un rire tonitruant. Un vieillard qui mettrait n'importe qui au tapis se dit-il, esquissant un sourire caché derrière son verre.
Il sortit de sa transe pour voir qu'il se retrouvait donc seul avec la capitaine des oméga et qu'en plus il était bêtement entrain de sourire. Les autres avaient désertés devant le mutisme de ces deux "monstres asociaux". Elle le regarda d'un air dubitatif et il lui renvoya un regard dédaigneux, avant d'esquisser son départ. Mais là encore Yuri fut plus rapide et se joignit à eux.

« Ça drague sec à ce que je vois !
-Co...comment ? »


Le jeune capitaine affichait une tête tellement ahurie, que Yûri rit franchement, Emma elle, ne moufta pas. Eri serra les dents, il avait réagit tellement naïvement, qu'il comprenait que son ancien entraineur se moque de lui. Il se demandait quel était la cause de son emportement, sirotant son verre, ne se doutant pas que l'alcool -le coupable tout désigné à ses réactions à fleur de peau- lui montait à la tête.
Puis, il y avait le bizarre de la situation, le fait de se retrouver ici avec ses hommes. Quoiqu'il en soi, Eri était vexé et ivre qui plus est, il ne pu s'empêcher de la ramener :

« Vous êtes saoul vieil homme.

-Tu te vexes et tu ne nies pas...»


Yûri 2- Eri 0. Et le capitaine des alphas prit la jeune capitaine par l'épaule, l'emmenant plus loin, laissant Eri seul et agacé. Ce dernier termina sa coupe d'une traite et partit à la recherche de quoi la remplir de nouveau. Il perdait son sang-froid et ça ne lui était pas habituel de compter sur l'avis de quelqu'un d'autre. Une fois sa coupe pleine, il chercha des yeux Takeshi et Assad en vain. Ils avaient dû s'éclipser de cette horreur. Il sentait un fourmillement qui lui remonta dans la nuque et sur les paupières. Trop de monde, trop d'alcool. Il se dirigea d'un pas assuré -du moins autant qu'il le pouvait- vers l'extérieur.

Par chance, il n'y avait personne à part Takeshi et Assad. Eri sentit un léger soulagement de les voir encore ici, bien que la scène lui parut étrange, comme son arrivée brisait quelque chose. Eri crut distinguer, sans aucune surprise, une lueur de désappointement dans les yeux de Takeshi... L'alcool et la colère parlant pour lui, il ne pu se retenir de jeter ironiquement aux deux hommes :

« Ça drague sec à ce que je vois ! »

Idiot... À peine les mots étaient sortis de sa bouche qu'il se sentit idiot. La spontanéité c'est de la merde se rappela-t-il. Surtout qu'ils ne pouvaient pas comprendre que sa pique visait Yûri.

Il soupira, énervé contre lui-même encore. Pour qu'il s'excuse, il fallait vraiment qu'il se sente mal.

« Désolé. Oubliez... C'était gratuit et très alcoolisé. »
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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   08.08.14 10:28

Une chose est sure, tu n’auras pas profité bien longtemps de la solitude. Pas que cela te dérange particulièrement en soit. Après tout, ce genre de soirée est fait pour non ? Cependant, à l’entente des portes automatiques, ton corps se raidit imperceptiblement. Tu es comme ça. Tu ne sais pas te détendre totalement en présence d’un tiers. Tu dois toujours avoir l’air impeccable, irréprochable. Ici, tu dois être le soldat parfait, comme on t’a appris, comme on t’a façonné. Quelle bonne blague. Mais c’est comme ça que tout le monde te voit, tu ne peux pas leur montrer autre chose. Alors au bruit des pas qui s’approche dans ton dos, tu lâches un insignifiant soupir et tu récupères ton visage de sang-froid et de calme contrôlé.

Tu avais raison. Il va en avoir pour un long moment.

…Avant de te détendre à nouveau, très légèrement, en constatant l’identité de l’arrivant. Takeshi qui t’a finalement rejoint. Peu étonnant au final. Ton collègue a l’air à peu près autant heureux d’être ici, à participer à cette soirée, que tu as toi-même envie d’être dans ce pays. Ce qui est assez compréhensif, au fond. Tu accueilles sa proposition avec un sourire en coin. Tu sais parfaitement où cela vous a menés, la dernière fois que vous vous êtes « promenés ». Ces non-dits et ces sous-entendus entre vous t’amusent d’ailleurs. En découle une frustration intense, mais pas désagréable. Une situation bien plus intéressante que toutes celles que tu pourrais avoir au quotidien. Mais avant même que tu ne puisses répondre quoi que ce soit, la voix familière et pas tout à fait sobre de ton capitaine retentit.

Ça drague sec à ce que je vois !

Pris par surprise devant cette intervention totalement inattendue, tu te retournes pour lui faire face, coudes appuyés contre la balustrade, et tu te pares du plus beau sourire faussement coupable – et parfaitement surjoué – que tu puisses offrir à ton supérieur, avant de répondre au tac-au-tac.

Zut,  nous voilà démasqués.

Meilleure tactique pour passer outre une blague qui touche juste : Répliquer l’air de rien sur le même ton badin. Avec un minimum de spontanéité, de réactivité et de jeu d’acteur, le taux de réussite est de cent pour cent. Notamment lorsque que l’interlocuteur avoue voir un petit coup dans le nez. Tu en profites au passage pour glisser un discret sourire équivoque à Takeshi, bien plus amusé par la situation que tu le devrais. D’un même mouvement, tu écrases ton mégot avant d’allumer sa petite sœur, relâchant  la fumée de côté.

Vous voyez capitaine, je vous avais bien dit que l’alcool, ce n’était pas une bonne idée. Même vos plaisanteries ne tiennent plus debout.

Si tu te permets ce ton à la fois narquois et réprobateur envers ton supérieur, c’est bien par respect et confiance. Tu sais donc qu’il ne t’en tiendra pas rancune, loin de là. D’ailleurs, c’est même aussi pour ça que tu te permets d’aller encore un peu plus loin.

Et puis, vous pouvez parler. Tu pivotes légèrement, juste de quoi poser ta joue contre la paume de ta main, toujours appuyé contre le rebord, avant de continuer en fixant ton chef d’un air taquin. Et cette fille que vous avez sauvé pendant la catastrophe ? Il parait que vous êtes allé lui apporter des fleurs à l’hôpital et que ça ne s’est pas trop mal passé ? Je devrais peut-être vous demander des conseils en matière de drague.

Dixit avec un ton bien trop confiant pour le penser. Néanmoins, ceci étant dit, il est vrai qu’un tel geste de la part d’Eri est rare et surprenant. Tu es intrigué. D’un autre côté, tu te dis que cette demoiselle doit vraiment avoir quelque chose à part pour attirer l’attention d’un homme aussi… De... Et bien d’une personne comme le capitaine. Tu espères que les bulles de champagne lui ont suffisamment délié la langue, vu qu’en temps normal, aborder ce sujet - surtout en présence de Takeshi - aurait été plus que risqué. Mais là, tu as l’occasion de satisfaire ta curiosité tout en faisant dériver l’attention du concerné sur autre chose que ta relation entre ton collègue et toi. Pourquoi se priver ?

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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   09.10.14 1:37

Rattrape ton verre. Rattrape-le.

Bien.
Maintenant rattrape-toi tout court, parce qu'une tête pareille ça s'appelle un aveu.

Bien bien.
Si le sang froid s'était comme qui dirait noyé dans le champagne, Takeshi était fier de constater que ce n'était pas le cas des réflexes qui, à défaut d'être impeccables, restaient opérationnels.

Et c'était une chance car il du se recomposer une seconde fois de toute urgence lorsqu'arriva la réponse d'Assad. Bien loin de lui l'idée de critiquer l'efficacité des méthodes de son partenaire, cela dit il fallait admettre qu'elles n'étaient pas moins mauvaises pour son cœur que l'humour éméché et absurdement perspicace de son capitaine.
Sans se tourner complètement, il pivota la tête en direction d'Eri, croisant en chemin le regard si dénué du moindre regret de son coéquipier. Tu ne vas même pas prendre la peine de cacher un tant soit peu ton amusement, n'est-ce pas ?

― Vous voyez capitaine, je vous avais bien dit que l’alcool, ce n’était pas une bonne idée. Même vos plaisanteries ne tiennent plus debout.

Et si seulement il n'y avait que ses plaisanteries, ajouta Takeshi pour lui-même pendant qu'il renvoyait ses yeux faire un tour du paysage.

La suite de la conversation, il n'y prêta attention que d'une oreille. Une oreille assez assidue pour deux, on vous l'accorde, mais une seule tout de même.
C'était un sujet bien délicat que venait d'aborder Assad, et malgré sa finesse redoutable, Takeshi ne doutait pas que faire passer ce très cher Eri à table ne serait pas une mince affaire. A vrai dire ce n'était pas tant les amourettes de son capitaine que les méthodes de persuasion utilisées pour le faire parler qui l’intéressaient. Bien qu'il devait admettre avoir lui-même été intrigué par cette affaire de bouquet de fleurs. Sauf qu'il savait d'ores et déjà qu'aucune information ne filtrerait tant que son supérieur serait trop conscient de sa propre présence. Ainsi son choix fut vite fait ; il opta pour la discrétion, garda le dos tourné, fit mine d'entendre sans écouter, s'effaça autant que possible.

...Cependant c'était sous-estimer le potentiel d’huître récalcitrante d'Eri.

Environ deux minutes. C'est le temps qu'aura tenu Takeshi la bouche fermée, pendant que ses émotions faisaient une visite complète de toutes les nuances de l'agacement.  
Peut être était-il moins patient qu'à son habitude, toujours est-il que les derniers mots de son capitaine suffirent à convaincre Takeshi qu'il faudrait bien plus qu'Assad et son joli minois avant qu'il ne se résigne à cracher le morceau. Et c'était dire. Il tomba donc de lui même son masque d'indifférence pour s'adresser directement au concerné.

― Voyons capitaine, inutile d'être aussi amer, on croirait presque que vous passez un interrogatoire.

Le tout sur un ton qui ferait croire que ce n'était presque pas le cas. Il fit face à son interlocuteur avant de poursuivre, tout en faisant danser le fond d'alcool dans son verre.

― A moins qu'il ne s'agisse là de timidité ? il pouffa de rire, Excusez notre inconvenance, nous ne savions pas... »

Avec l'air désolé c'est mieux par contre.

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MessageSujet: Re: Deeds, not words | Epsilon   25.10.14 17:29

Comme d'habitude, Assad lui sauva la mise. Il prit sa remarque à la rigolade, détendant l'ambiance et le fait qu'il mette sa blague vaseuse sur le compte des bulles de champagne et non sur le compte de son égo blessé par Yuri, le rassura.
Qu'ils le croient pompette, n'était pas en soi un problème, par contre qu'ils sachent que Yuri l'avait malmené quelques secondes plus tôt aurait été un supplice.

« Et puis, vous pouvez parler.  Et cette fille que vous avez sauvé pendant la catastrophe ? Il parait que vous êtes allé lui apporter des fleurs à l’hôpital et que ça ne s’est pas trop mal passé ? Je devrais peut-être vous demander des conseils en matière de drague.

ÔBORDEL...

Rien n'aurait pu préparer Eri à ça. Ses yeux s'écarquillèrent d'étonnement. Impossible de masquer alors qu'il n'avait pas fait mouche. Quand Assad tirait, il ratait rarement sa cible et Eri venait d'en être la victime.
Bon, il faut l'avouer que sa blague vaseuse lui revenait en plein dans la figure, et s'il n'avait pas été de mauvaise foi, il aurait avoué de lui-même qu'il l'avait bien cherché ; sauf qu'il aurait été optimiste de demander au capitaine de s'effacer simplement derrière un sourire -et surtout après un début de soirée aussi mouvementé. De plus, la question qui le préoccupait le plus pour le moment était : qui avait pu ouvrir sa bouche ? Qui avait bien pu savoir ? Qui était la balance dans l'histoire et comment se faisait-il que ses faits et gestes aient été espionnés ?
Le visage du capitaine des Epsilon se ferma et il serra les dents. Ils vivaient tous bien assez les uns sur les autres au QG pour qu'Eri espère avoir un minimum de vie privée en dehors. En quelques milli-secondes il décida que le type qui s'était amusé à l'espionner, passerait un sale quart d'heure à la seconde même où il apprendrait son nom.

Et puis il n'y avait pas que cela qui le contrariait. Il n'avait pas imaginé que ce genre de question puisse venir de la bouche d'Assad. D'abord, il avait dû subir la réplique cinglante du capitaine des Alpha quelques minutes auparavant, et voici qu'Assad s'y mettait. Décidément les esprits étaient échauffés ce soir. Que Takeshi et Yûri l'emmerdent mois après mois, très bien... il avait accepté son sort, mais qu'Assad fasse front commun avec cet empaffé de Kemp était bien plus qu'étonnant.
Après tout, comme dit plus haut, il aurait pu se dire qu'il l'avait bien cherché... mais comme mentionné plus haut également, il préféra se dire que ce soir, la plupart des gens avaient décidé de l'emmerder royalement et y trouvaient là une joie démesurée.

Qu'à cela ne tienne, hors de question de leur laisser ce plaisir. Le capitaine des Epsilon décida, non pas de nier ou d'avouer mais plutôt de rembarrer ces petites colporteuses.

- Vous êtes curieuses... mesdemoiselles ! rajouta-t-il un sourire mesquin aux lèvres.

L'état du soldat était bloqué entre l'exaspération devant ces discussions enfantines et l'envie d'en savoir plus. Il se demanda depuis quand Assad était au courant puisque l'affaire dont il parlait datait d'environ six mois. Il était tellement focalisé sur les réactions d'Assad, qu'il en avait oublié l'autre...

- Voyons capitaine, inutile d'être aussi amer, on croirait presque que vous passez un interrogatoire.

Oui... Celui là...

― A moins qu'il ne s'agisse là de timidité ? Eri tourna son visage vers Takeshi au moment même où celui-ci pouffa de rire.  Excusez notre inconvenance, nous ne savions pas...

Eri scruta le visage béat du soldat. Un instant, une vision de lui-même enfonçant la tête de Takeshi dans la pièce montée qui était exposée dans la salle de réception en attendant d'être découpée, apparue devant ses yeux. Il se serait délecter du fait de maintenir son visage enfoncé assez longtemps dans la crème pour qu'il ne lui soit plus possible d'oxygéner le cerveau qu'il n'avait pas. Dans sa vision, en arrière plan, l'unité Bêta applaudissait l'exploit.
L'espoir fait vivre et l'idée de faire désordre n'était pas dans les habitudes du capitaine, c'est avec regret qu'il laissa s'envoler au loin ses envies de meurtres.

Il soupira.

- Takeshi, je ne pensais pas que mes conquêtes t'émoustilleraient à ce point... en tout cas -et il sourit au moment même où sa réplique lui arriva sur les lèvres- pas autant que tes passages dans les douches communes.

Cela-dit, il sentait qu'il perdait le combat. Il avait beau être doué, ils étaient deux fois plus nombreux en face. Sans compter qu'il n'aurait pas la paix tant qu'ils n'avaient pas l'impression de lui avoir arraché des informations, il avait beau retourner ça sous tous les angles, c'était foutu d'avance. Pour finir, égoïstement, il se dit qu'il était peut-être temps que son unité connaisse l'existence de Kohane, si un jour on devait la prévenir de quoique ce soit... Il s'imagina qu'elle voudrait au moins être mise au courant du fait qu'il puisse disparaitre de la surface de la terre... Qui sait ? C'est surtout pour ce dernier argument qu'Eri rajouta :

- Allez-y... Il soupira. Si je dois satisfaire votre curiosité, faites, mais dépêchez-vous, que je puisse retourner boire pour oublier.

Il scruta le visage étonné de Takeshi. Il avait au moins réussi à lui faire fermer son clapet, si bien qu'Eri cru un moment que ce dernier ne l'ouvrirait plus jamais. Cette petite victoire rassura son égo malmené. Il avait cru que voir le visage presque béat de Takeshi allait être le summum, mais quand son regard se tourna vers Assad et qu'il fut témoin de son sourire, quelque part ce fut presque pire... Le capitaine se ressaisit. Il avait certes accepté une trêve mais pas à n'importe quel prix :

- Cela-dit... puisque mes informations ont l'air de valoir un prix raisonnable, autant que j'en retire quelque chose.Il soutint le regard d'Assad.  Je suis bien curieux de savoir qui est le délateur.»
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Deeds, not words | Epsilon

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